V. COURONNE
Cu, symbole chimique du cuivre.
Cuba (ÎLE de), la plus grande des Antilles (Amérique) ; 2.220.000 h.
{Cubains). Capit. La Havane; v.pr. ; Cienfuegos,
Santiago, etc. Tabac, bois précieux, canne à sucre ; riches gisements de fer. Ce fut longtemps une colonie espagnole, mais elle fut occupée par les Etats-L'nis après la guerre de 1895 1898. En 1902, le gouvernement fut ti'ansféré aux Cubains eux-mêmes. Mais en 1906, à la suite de la situation troublée de File, les Etats-L'nis en repri¬
rent l’administration jusqu’au début de Tannée 1909. Depuis lors les Cubains se gouvernent eux-mêmes, comme ils l’avaient déjà fait de 1902 à 1906.
cubage n. m. Opération qui consiste à évaluer en unités cubiques le volume d'un corps.
— Encycl. Cubage des bois. Si le bois est équarri, on a un tronc de pyramide à base carré, et Ton applique alors la formule coi-respondante pour avoir
Anddftte
AHegr
p/us
/eni
3 temj,
Aruioiries de Cuba.
Csardas*
le volume (v. tronc) ; ou encore on assimile le tout à un parallélépipède qui aurait pour base la section équidistante des' extrémités, et pour hauteur la longueur du trône ; si c est le côté de la section moyenne, l la longueur, le volume est donné par V = c“Xl. On évalue le volume d’un tronc d’arbre en grume, en le considérant comme un trône de cône (v. tronc), ou encore comme un cylindre ayant pour base la section équidistante des extrémités, et pour hauteur la longueur du tronc. Quand on connaît le volume du bois eu grume, on en déduit le volume du bois équarri, en procédant de différentes manières : on fait le cubage au quart sans déduction, en supposant le côté de la pièce équarri égal au quart de la circonférence ; le cubage au cinquième déduit ou au sixième déduit, en suppo. sant que l’équarrissage fait perdre un cinquième ou un sixième au péi'imètre. Ainsi, par exemple, soit à cuber le tronc AB au cinquième déduit ; on prendra la longueur de la circonférence d’une section C équidistante deS' bases, soit a cette longueur. En la diminuant de son cinquième il reste
g a, qui devra être considéré comme le périmètre du
carré de base moyenne : le côté de ce carré sera p et
le volume du tronc l, I étant la longueur du tronc.
Les marchands de bois se servent de différents instruments (compas forestier, mètre, etc.) pour mesurer la circonférence ou le diamètre des pièces de bois à cuber. Pour le cubage des arbres sur pied, ils utilisent des dendromètres (v. ce mot).
Cubain, e [bin, é-ne], habitant ou originaire de Cul)a : les Cubains. Adjectiv. : l’insurrection cubaine.
CUbatUre n. f. Ti-ansformation en cube d’un volume de forme différente.
cube n. m. (du gr. kubos, dé à jouer). Corps solide, à six faces carrées égales : le volume d’un cube s’obtient en faisant le cube de son côté, c'est-à-dire en multipliant trois fois par elle-même la longueur de ce côté. Àrithm. Cube d'un nombre, produit de trois facteurs égaux à ce nombre : ST est le cube de 3.
A rg. des éc. Elève de troisième année, dans certaines écoles. (Un ancien élève de TEcole normale s’appelle un archicube.) Adjectiv. Se dit d’une mesure appliquée à évaluer le volume d’un corps, pour la distinguer de la mesure linéaire correspondante : un mètre cube.
eubèbe n. m. (ar. kebaba). Genre de pipéracées, comprenant des arbres grimpants, dont la graine pulvérisée est utilisée en médecine.
— Encycl. Les cubèbes sont des arbrisseaux grimpants d’Afrique et d'Asie ; leur fruit est une haie qui renferme une graine de saveur poivrée. Le eubèbe officinal est employé à la dose de 4 à 30 grammes pour combattre la blennoragie.
cubébin n. m. ou cubébine n. f. Alcaloïde qui se trouve dans le poivre eubèbe.
cuber [bé] v. a. Multiplier un nombre trois fois par lui-même ; cuber un nombre. Evaluer en unités cubiques : cuber des pierres. Avoir en unités cubiques le volume de : ce tonneau cube 300 litres.
CUbiCUlaire n. m. tdu lat. cubiculum, cbambre à coucher). Chambellan des empereurs romains, cubiculum ’lom'] n, m. (m. lat.) Chambre sépulcrale dans les catacombes.
tel n. f. (du gr. hubistan, de danse grecque, dans