‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 571 sur 1225 · CUR · texte numérisé non relu

CUR

eus

cure-langue n. m. invar. Petite lame d'os, d'écaille, d'ivoire, etc., pour se nettoyer la langue. CUrement n. m. Syn. de CDRAGE.

cure-môle n. m. Machine à curer les ports. PI. des cure-môles.

cure— oreille n. m. Petit instrument pour se nettoyer les oreilles. Nom vulgaire du forflcule. PI. des cure-oreilles.

cure-pied n. m. instrument du maréchal ferrant. PI. des cure-pieds.

curer [rd] v. a. (lat. curare^. Nettoyer, retirer les ordures de : curer un fosse. Curer un bois, le débarrasser des bois morts, des branches rompues, des souches, etc., qui l'encombrent. "V. n. Faucoiin. Prendre la cure, en parlant de l'oiseau de proie.

Cures, ville de l’Italie anc., dans le pays des Sabins. Auj. Correse.

Curet irè] n. m. (pour cuiret). Peau de buffle avec laquelle le doreur étend la potée d'étain sur les pierres sanguines.

Curètes n. m. pl. Prêtres du culte de Cybcle et de Jupiter, en Crète. S. un curète.

curettage [rè-ta-je] n. m. Chir. Opération qui consiste à nettoyer avec une curette des tissus malades. (On écrit aussi curetage.)

— Encycl. Le curettage se pratique dans divers organes pour enlever des corps étrangers ou des sécrétions morbides. Le plus fréquent est le curettage utérin, qui se fait avec une curette dans les cas d'endométrite, de rétention placentaire, etc.

curette \rè-te] n. f. (de curer). Outil de bois ou de fer, avec le-

di*vèrr inïtm-

mCîltS. InstrU- Curette (chirurg.).

ment de couver-

tuiûer. Instrument de chirurgie, en forme de cuiller à bords tranchants. Instrument de fer avec lequel on nettoie un trou de mine avant d’y introduire la cartouche de poudre ou de dynamite.

Cureur n. m. Qui cure les puits, les fossés, etc. Curgy, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 8 kil. d’Autun ; 1.220 h.

Curiaces (les), v. IIoraces (les), curial) e, aux adj. (lat. eurialis). Qui concerne une cure. Maison ruriale, presbytère.

curial) e* aux adi. Qui concerne la curie romaine : assemhlé'e curiale.

Curial (Philibert, comte), général français, né à Saint-Pierre d’Albigny (Savoie), m. à Paris (1774- 1829). Se distingua pendant les guerres de l'Empire, à Essling et à Hanau ; défendit en 1814 les Buttes- Chaumont.

curial ou curiale n. m. (lat. eurialis). Membre d’une même curie. Membre d’un sénat municipal, sous le Bas-Empire : les curiales étaient solidairement responsables du payement de l'impôt.

CUriate adj. Qui se compose de la réunion des curies : comice curiate., assemblée curiate;

curie [ri] n. f. (lat. curia). Subdivision de la tribu, chez les Romains. Lieu de réunion de chacune de ces divisions. Lieu où s'assemblait le sénat. Le sénat lui-même. Le sénat des villes municipales. Par anal. Ensemble des administrations gouvernementales du pape.

— Enxycl. On désignait sous ce nom, dans l'ancienne Rome, la réunion d’un certain nombre de familles qui avaient pour chef un curio7i, dont la principale fonction était de veiller aux choses du culte.

Chaque curie avait un nom particulier, son culte spécial, ses cérémonies propres.

— A dm. eccl. La curie romaine comprend des ministères et des tribunaux, qu’on peut répartir en trois groupes : lo congrégations romaines; 2o curie de justice (rote, signature de justice) ; 3® curie de grâce (pénitencerie, chancellerie, chambre apostolique, aumônerie, secrétariats).

Curio Pierre), physicien et chimiste français, né et m. à Paris, écrasé par un camion (1859-1906) ; membre de l’Académie des sciences ; auteur de remarquables travaux sur le radium, poursuivis en collaboration avec sa femme Marie Sklodowska, née à Varsovie en 1867, professeur de physique à la Sorbonne ; lauréate du prix Nobel.

curiethérapie n. f. (du nom de Curie). Mot proposé pour remplacer le mot radiumthérapie.

curieusement Ize-man] adv. Avec curiosité. Par ext. Avec soin, précieusement.

CUrieuX) euse rw-eil, eu-ze] adj. dat. curiosus : de cura, souci . Qui a une grande envie de voir, d'apprendre: un esprit curieux. Indiscret: enfant trop curieux. Propre à piquer la curiosité. Singulier, surprenant : procès curieux. N. Personne curieuse. N. m. Chose curieuse: le curieux de l'a/fairc. Ant. insouciant, indifférent, banal, commun, vulgaire.

CUrion n. m. lat. curio). Prêtre chargé, chez les Romains, des fêtes et des sacrifices particuliers à chaque curie. Chef d'une curie,

curiosité [o-zï\ n. f. (lat. curiosiias-. Désir de voir, de connaître. Indiscrétion : la curiosité est rarement bienveillarite. Ensemble des amateurs de choses rares. Pl. Choses rares : amateur de curiosités.

curiste ris-te] n. (de cure). Personne qui fait une cure dans une ville d eau, au nord de la mer, etc.

Curityba ou Corityba, v. du Brésil, capit. de l'Etat de Parana; 50.000 h. Commerce très important: cuirs, laines, etc.

CuriuS DentatuS rwss-d/n-;a-ïtiô's], Romain célèbre par ses talents militaires, et plus encore par son désintéressement et sa frugalité. Il fui trois fois consul, et deux fois honoré du triomphe pour avoir vaincu les Sainnites, les Brutiens, les Lucaniens. les Sabins et enfin Pyrrhus à la bataille de Bénévent, Les Samnites lui ayant envoyé des députés afin d’obtenir des conditions moins dures, ceux-ci présenièrcnt ii Curius des vases d’or, que leur république les avait cliargés de lui offrir. Le Romain refusa leurs offres en disant qu'il aimait mieux coni-

Pierro Ciiri«.

mander à ceux qui avaient de l'or, que d'en posséder lui-méme s. av. J.-C.;, Par comparaison, le nom de Curius s'applique à quelqu'un de désintéressé, ennemi du faste et des grandeurs.

curie n, m. Rouet de cordier, pour la fabrication des fils de caret.

curling [heur- Un' g h] n. m. (ni. anglais''. Sport d'hiver, pratiqué surtout en Ecosse, et qui consiste à faire glisser sur la glace un lourd palet de pierre. CUrlu n. m. Nom vulgaire du courlis.

Curlu, comm. du dép. de la Somme, arr. et à 12 kil. de Péronne, au-dessus de la Somme et do ses marais ; 384- bab. en 19U, Curlu, qui avait été transformé en forteresse par les Allemands depuis le début de la guerre de tranchées, a été pris par les Français delà 6« armée (armée Fayolle), le if juillet 1916, au début de l'essai de rupture du front allemand, par lequel commença, l'offensive de 1916 (bataille de la Somme). Un pan de mur de l'église est tout ce qui i-este de Curlu.

Curmer (Ilenri-Léoti), éditeur français, né et m. à Paris 1801-1870) ; connu par ses publications enrichies de dessins dus à des artistes célèbres.

CUroir n. m. (de curer). Morceau de bois, de fer, pour nettoyer le contre, les oreilles de la charrue.

CUropalate n. m. (du lat. cura, soin, et palatium, palais). A la cour byzantine, grand maréchal du palais sacré.

currente calamo, loc. lat. signif. la plume courant. Ecrire currente calamo, c'est écrire rapidement et sans beaucoup de réflexion.

Currer Bell [keu-rèr' -bil] , pseudonyme de Charlotte Brontë. 'V. Brontë.

curriculum vitæ n. m. 'mot lat. qui signif. carrière de la vie). Ensemble des indications relatives à l’état civil, à la situation d'un candidat, d'un écolier, d'un étudiant, etc.

curry [keur-ré] n. m. (m. angl. ; du tamoul kari). V. CARI.

curseur n. m. (du lat. cursor, coureur). Petite lame ou pointe qui glisse à volonté dans une coulisse pratiquée au milieu d'une règle, d'un compas, d'une hausse de pointage, etc. Astron. Fil mobile qui traverse le champ d'un micromètre, et qui sert à mesurer le diamètre apparent d'un astre.

cursif, l'ire adj. Se dit d'une écriture courante et rapide : caractères cursifs. N. f. : écrire en cursive. CUrsi'Vemeut [man]'adv. En écriture cursive. CUrsoinètre n. m. (du lat. cursus, course, et du gr. metron, mesure). Petit instrument, en forme de sablier, pour mesurer la vitesse des trains.

cursus [sus.s] n. m. (mot. lat. signif. course, mouvement). Système de prose rythmique usité dans la littérature byzantine et les bulles pontificales des xii« et xiii® siècles.

CUrtiCÔne adj. Se disait autrefois d’un trône de cône dont la section est parallèle àla base. N. m. : lot curtieônc.

CUrtipède adj. nist. nat. Qui a les pieds courts, CXU*tiroStre [ros-tre] adj. Ilist. nat. Dont le bec ou le rostre est court.

CurtiUS [si-ttss] (Marcus), personnage légendaire, célèbre dans les traditions romaines, d'après lesquelles un tremblement de terre ayant ouvert un gouffre sur l'emplacement du Forum, les augures déclarèrent qu'il ne pourrait être comblé que par le trésor le plus précieux de Rome. Le patricien Curtius, estimant que la force de Rome était dans les armes et la valeur, se précipita à cheval et en armes dans le gouffre, qui se referma. L action héroïque de Curtius. le gouffre de Curtius sont des expressions demeurées proverbiales, pour caractériser les actes de dévouement, les sacrifices à la patrie.

Curtius (Ernest), philologue et historien allemand, né à Lubeck, m. à Berlin .1814-1896) ; auteur d'une Histoire de la Grèce. Il a attaché son nom aux premières fouilles dOlympie. — Son frère, Georges, né à Lubeck, m. à Ilemsdorf (1820-1889), fut un linguiste distingué : Grammaire grecque classique ; Principes d'étymologie grecque.

CUrule adj. fiat, eurulis). Se disait d'un siège d'ivoire sur lequel certains magistrats romains avaient seuls le privilège de s'asseoir : chaise curule. Se disait des fonctions et de la personne-même qui jouissait de ce privilège ; magistrature curule.

curur© n. f. (de curer). Boue retirée d'un fossé, d'un étang : les curures sont un excellent engrais.

CUTUru n. m. Nom spécifique d'une paullinie de la Guyane. Fruit du même végétal employé par les sauvages du pays pour empoisonner leurs flèches.

Cur'Valle, comm. du Tarn, arr. et à 33 kil. d'Albi, près du Rancé, affl. du Tara; 1.980 h. Etain.

ciirvateuTadj . et n. m. (du lat. curvare , supin curvatumt courber). Se dit d’un des muscles du coccyx.

CUr'Vatif) iv© adj. (même étymol. qu'à l’art. précéd.U Qui tend à se courber: feuilles curvatives.

CUrvation n. f. {de curvatif). Action de

courber.

Ernest Curtius.

. curvicaud.© [kô-de] adj. Hisl. nat. Qui a la queue recourbée.

CUrvicaul© [/id-Ze] adj. Bot. Qui a la tige recourbée.

CUrvifolié) e adj. Qui a les feuilles courbées.

CUrvigTapne n. m, du lat. curvuSy courbe, et du gr. qraphein, écrire;. Instrument de mathématiques pour tracer les courbes.

curvigraphie \ff] n. f. (de curvigraphe). Art de tracer des courbes.

curvigraphiq ue

adj. Qui a rapport àla curvigraphie : procédé curvigraphique.

curviligne adj. (du . , , , . , ...

iat. curvus, courbe, et de cvrvd.gnes.

ligne). Géom. Se dit d'une figure formée par des lignes -courbes : angle, triangle curviligne.

curvilogie jf n. f. (du lat. curvus. courbe, et du gr. logos, discours). Géom. Traité des lignes courbes.

Curvilogique adj. Qui concerne la curvilogie. curvimètre n. m. (du lat. curvus, courbe, et du gr. metron, mesure). Instrument mesurant la longueur des lignes courbes sur le papier.

— Excycl. Le curvimètre est généralement formé par une tige à l'extrémité de laquelle est disposée une petite roulette à l'aide de laquelle on suit les sinuosités de la ligne à mesurer ; une échelle ou un cadran donne la longueur du chemin parcouru, à l’échelle de la carte.

Curzon de Eedlestoa.

Se dit des feuilles dont les nervures sont courbées.

curvirostre [ros-irQ] adj.

Qui a le bec recoui’bé,

Curzon (Paul -Alfred de), peintre fran^is, né à Moulinet, près de Poitiers, m. à Paris (1820- 1893) ; d'aboi'd paysagiste, il a peint ensuite des figures ; le Tasse à Sorrente, etc.

Curzon de. Kedleston

(Georges-Nathaniel, lord), homme politique anglais, né à Kedleston, m. à Londres (1889-1925) ; vice-roi des Indes (1889-1903); a fait partieducabinet LloydGeorge (1916) ; un des représentants de Timpérialisme anglais. Auteur d’un livre important sur la Perse.

Cusa (Nicolas de), cardinal et savant italien, né à Cusa.dansle diocèsedeTrèves, m. à Todi (1401-1464) ; mathématicien remarquable, un des esprits les plus profonds du xv® 'siècle.

cuscamine [/n«s-/ca] n. f. Alcaloïde trouvé dans l'écorce d’un quinquina analogue à celui deCusco.

CuSCO.Géoÿf.V.Cüzco.

CUSCOUine [kus-ko] n. f. Alcaloïde du quinquina de Cuseo.

cuscute [Icus-ku-te] n. f. {ar.,kouchout). Genre de convolvulacées, parasites des végétaux cultivés.

— Encycl. Les cuscutes sont des herbes à tiges filiformes, qui s’enroulent autour de certaines planites et, s’y fixant à l’aide de suçoirs, les épuisent rapidement, La cuscute attaque surtout la luzerne, le trèfle, le chanvre, le houblon, le lin, etc. Quand une luzerne est contaminée, il faut circonscrire le point atteint, faucher tout remplacement au ras de terre, ramener les débris au centre, et mettre le feu ; puis on répandra sur remplacement une solution de sulfate de fer. On conseille également d'enfouir la léguraineuse sur toute la surface attaquée, et de semer sur la terre, retournée et tassée, une graminée ; la cuscute, qui ne peut vivre sur une graminée, ne tarde pas à périr. Pour prévenir les ravages de la cuscute, il faut ne faire usage que de semences décuscutées.

CUSpariue [kus-pa] n. f. Alcaloïde qu'on prépare en épuisant par l’éther l’écorce d'angusture vraie .

CUSpide [kus-pi-de] n. f. (du lat. cuspis, idis, pointe'. Bot. Pointe acérée et allongée.

CUSpidé f/cMS-»i-dê], e adj. (de cuspide). Bot. Qui se termine en pointe : feuille cuspidée.

CUSpidifolié, e [kus-pi] adj. Bot. Qui a des feuilles pointuées, cuspidées.

Cussac, comm. de la Gironde, arr. et à 33 kil. de Bordeaux; 1.240 h. Vignobles.

Cussac, comm. de la Ilaute-'Vienne, arr. et à 16 kil. de Rochechouart, près de la Tardoire; 2.020 h. Ch. de f. dép.

eusseron [te-se], cuceron ou cusson

Ikti-son] n. m. Nom sous lequel on désigne divers insectes qui ravagent les légumes.

CUSSet [/iM-sè] n. m. Variété de pomme à cidre.

Cusset [ku-sé], ch.-l. de c.

(Allier), arr. et à 22 kil. de I,apalisse, entre lo Sichon et le Jolan. affl. de l'Ailier; 6.720 h.

Ch. de f, du Centre. Tribunal de 1'» instance. Eaux minérales, fours à chaux. Papeterie. —

Le cant. a 8 comm. et 13.310 h.

cussonné [ku-so-né], e adj. (de cusson, autre forme de cosson). Se dit du bois sur pied qui est rongé ou piqué par les vers.

Cussy - en - Morvan,

comm. de Saône-et-Loire, arr.

et à 22 kil. dAutun; 1.870 h.

Gustine (Adam-Phllippe, comte de ) , général français, no à Metz, m. à Paris (1740-1793). Il fit capituler Mayence et s'empara de Francfort-sur-le-Mein. (1792). Nommé général en chef de Tarmée du Nord 11793), il fut mal secondé par ses officiers ; la reddition de Condé lui fut imputée à crime ; accusé de traliison, il fut décapité.

custode [fcMs-io-deJ n. m. (du lat. custos, odis, gardien). Dans les ordres mendiants, moine qui remplace le provincial dans certaines occasions.

custode \kus-lo-de\ n. f. (du lat. custodia, garde). Rideau que l'on met dans certaines églises à côté du maitre-autel. Pavillon qui couvre le saint ciboire. Nom donné aux vases liturgiques.

Cuscute*

Custîne.

eus

CYA

CUStodie [dî] n. f. Administration d'un custode.

CUStodinOS [Îiossj n. m. (en lat. iiarde-nous\. Confidentiaire qui gardait un bènéflce ou un office pour les rendre à un autre.

CustoZZa [tof-sa], bourg de Vénétie, prés de Vérone ; 650 h. Les Autrichiens, eommandés par liadetzky, y battirent le roi de Sardaigne Cliarles- Albert et ses Piémontais. le 25 juillet 1848. Commandés par l'archidue Albert, les Autrichiens y battirent les Italiens sous les ordres du roi Victor- Emmanuel II et le général La Marmora, le 24 juin 1866.

Custrin ou Küstrin, v, d’ Allemagne (Prusse), au confluent de la Wartha et de l'Oder: 17.000 h.

cutané, e adj. (du lat. cuti$, peau). Méd. Qui appartient, qui a rapport à la peau: maladie cutanée. N. m. Nerf cutané : le cutané interne.

Cutllbert (saint), évêque de Lindisfarne (Angleterre), m. en 687. Fête le 20 mars. — La vie de saint Cuthbert a inspiré au peintre français Duez un joli triptyque (Luxembourg). Le panneau central montre le saint, en costume d'évêque, accompagné d'un jeune garçon : ils traversent une vaste solitude

— E.n'cyci.. Les cuves employées pour la fermentation des mofits sont faites le plus souvent on bois (on en fait aussi en maçonnerie, que i'on revêt intérieurement de carreaux de verre épais ou de ciment, ; elles ont la forme d'un tronc de cône, et les cercles qui en maintiennent les douves augmentent d'épaisseur en même temps que de diamètre. On rend les cuves étanches, comme d'ailleurs tous les vaisseaux de bois, en y laissant séjourner de l'eau, qui gonfle le bois (abreuvement; ; on peut aussi les badigeonner avec un mélange à poids égaux de paraffine et de gutta-percha, fondu sur un feu doux, cuveau [rd] n. m. Petite cuve, cuvée [vé] n. f. Le contenu d'une cuve : une cuvée do vendange, de moût. Vin résultant d'un cuvage ; vin de première, de seconde cuvée.

cuvelage ou cuvellement [vè-le-mani n. m. Hevêtement de l'intérieur d'un puits de mine. Im troduction d'un tube métallique dans le forage d'un puits artésien.

CUVeler [fé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : ilcuvelle.) Faire un cuvelage

Saint Cuthbert, triptyque de Duez.

et voient surgir un aigle apportant un poisson, avec lequel ils pourront calmer leur faim. Sur le côté gauche, le saint, dans son enfance, garde les troupeaux de son père ; sur le côté droit, le saint, dans sa vieillesse, laboure son champ et regarde les petits oiseaux qui viennent manger les grains qu'il sème.

CUtiCOleadj.(dulat.ci(fî.‘!,peau,etcofere,habiter). Qui vit sous la peau: leslarves de l'œstre sont cutico les.

CUtiCUlaire [lè-re] adj. Qui appartient à la cuticule.

éuticule n. f. (lat. euticula). Petite peau très mince. (Syn. de épiderme.) Pellicule qui tapisse e.xtérieurêment la tige et les feuilles des plantes.

cuticuleux, euse [fetl, eu-ze] adj. Hist. nat. Qui a la forme d une petite membrane.

CUtidure n. f. (du lat. cutis, peau, et dura, dure). Bourrelet du pied du cheval.

CUtine ou cutose [zé] n. f. Cellulose modifiée, qui recouvre le corps des plantes.

CUtinisation fza-si-on] n. f. Transformation de la cellulose en cutine.

CUtinisé [zé], e adj. Qui a subi la cutinisation. cuti-réaction [afc-si-on] n. f. (du lat. cutis, peau, et de réaction). Réaction déterminée par l'introduction de tuberculine dans une scarification faite sur la peau et qui se produirait seulement dans le cas où le sujet est tuberculeux.

cutose n. f. Composé extrait par Frémy de la cuticule épidermique.

cutter [keu-teur] n. m. (mot ang.). Syn. de cotre. cuvage n. m. Opération qui consiste à soumettre le raisin à la fermentation dans des cuves.

— Encycl. Le cuvage est une opération qui s'effectue avant le pressurage, et pour les vins rouges seulement : les raisins destinés à produire des vins blancs sont en effet pressurés aussitôt après la cueillette, et leur fermentation a lieu en tonneau.

Le raisin, égrappé ou muni de sa rafle, est écrasé sous un fouloir et jeté dans la cuve. Irrégulière au début et décelée seulement par un léger dégagement de gaz carbonique et une élévation progressive de la température du moût, la fermentation devient tumultueuse, puis, au bout de quelques jours, se calme. 11 faut de temps à. autre remuer la masse, pour refouler vers le fond le chapeau que le marc tend à former à la surface, ou, même encore, disposer dans la cuve des claies qui retiennent le chapeau immergé. Remonté à la surface, ce chapeau y subirait l'action du mycoderme acétique.

Il est parfois nécessaire d'activer la fermentation par réchauffement du moût; d'autres fois (notamment dans les pays chauds; de la modérer, afin que la température ne dépasse pas 30 à 35 degrés, les levures n'ayant plus qu'un effet ralenti ou nul au delà de cette température.

D'ordinaire, l'opération du cuvage dure de huit à dix jours ; elle varie d'ailleurs suivant les régions, mais elle a toujours pour résultat de transformer tout ou partie du sucre en alcool, et de faire abandonner aux pellicules des grains leurs principes colorants.

cuvaison [ré-zon] n.

f. Syn. de cuvage.

cuve n. f. (lat. cu- J)n . Grand vaisseau pour la fermentation du raisin : il est daUj/ereux de pénétrer dans les cures lorsqu'elles contiennent du moût en fermentation. Vaisseau servant à difl'erents usages domestiques et industriels.

Cuve.

CU'Velier de Trye [li-é] (Antoine), auteur dramatique français, surnommé le Crébillon du boulevard, né à Boulogne-sur-Mer, m. à Paris (1766- 1824). On lui doit de nombreux drames.

CUVelle [vè-le] n. f. Dans les fabriques de poterie, caisse cylindrique contenant les meules poulie broyage des matériaux. Cuvier.

cuver [vé] V. n. Fermenter dans la cuve. V. a. Fig. Cuver son vin dormir après avoir bu avec excès.

Cuvier à lessive.

cuverie [H] n. f. Local où l’on fait cuver le vin ; cellier.

cuvette [vè-te] n. f. (dimin.

de cuve). Vase large, peu pro- ouvon..

fond, qui sert à la toilette et à d'autres usages. Entonnoir placé au-dessous de la descente des plombs. Petit vase situé à la partie inférieure du tube d'un baromètre.

Plaque métallique en dessous du mouvement d'une montre.

Partie de la harpe où sont plaeées les pédales. Fig. Mouvement du sol en forme d'entonnoir : Sedan est situé au fond d'une cuvette.

cuvier [vi-é] n. m. Cuve à lessive. Cuve à tremper l'acier. Baquet dans lequel on lave le kaolin. Cuverie, cellier.

Cuvier [vi-é] (Georges), naturaliste français, professeur au Muséum, né à Montbéliard, m. à Paris (1769-1832). Il fut le créateur de l'anatomie comparée et de la paléontologie. Il posa en principe : 1“ qu'un certain rapport lie entre elles toutes les modifications de l'organisme, et que quelques organes ont sur l'ensemble de l'économie une influence décisive, d'où la loi de subordination des organes ;

2“ que certains caractères s'appellent mutuellement, tandis que d'autres s'excluent nécessairement, d'où la loi de corrélation des formes. C'est en appliquant ces principes qu'il put déterminer des espèces inconnues d'après quelques os brisés, et que reparurent les individus détruits au cours des révolutions du globe. Vers la fin de sa vie.

li combattit les vues de Geoffroy Saint-Hilaire sur l'unité de composition organique. Membre (1795), puis secrétaire perpétuel (1803) de l'Académie des sciences. — Son frère, Frédéric, né à Montbéliard, m. à Strasbourg ( 1773-1838). fut aussi un naturaliste distingué. Membre de l'Académie des sciences.

Cuvillier-Fleury [ri-li-f. (Alfred-Auguste), publiciste et littérateur français, né et m. à l’aris (1802-1887 1 : membre de l'Académie française : précepteur du duc d'Aumale. Il a laissé un curieux Journal intime.

Cuxac— d’Aude, comm. de l'Aude, arr. et à 10 kil. de Narbonne, sur l'Aude; 2.540 h. Commerce de vins. Carrières.

Cuxhaven ou Kuxhaven, petite ville et port de l'Allemagne du Nord, banlieue de Hambourg, à l'embouchure de l'Elbe : 4.900 h . Station balnéaire.

Cuyaba, v. du Brésil, ch. 1.

Matto-ürosso : 18.000 h.

de la prov. de

paysagiste hollandais,

Cuyp (Albert., peintre né et m. à Dordrecht (1605- 1691). Il a interprété la nature avec autant de magnificence que de grandeur. Un de ses chefs-dœuvre est le Départ pour la promenade, au Louvre.

Cuzco ouCuSCOjV. du Pérou, dans les Andes;

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