‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 583 sur 1225 · S0h. Ruines de lafameuseaèiai/e du Lys · texte numérisé non relu

S0h. Ruines de lafameuseaèiai/e du Lys

DEmmErtin-en-Goële, ch.-i. de c. (Seine- et-Marne), arr. et à 20 kil. de Meaux ; 1.570 h. Ch. de f. N. Plâtre. —

Le cant. a 23 comm. et 9.470 h. Le 3 septembre 1914, l'armée allemande de von Klück a poussé ses éclaireurs jusqu’à Dammartin-en-Goëlle. Ce point marque l’extrême avancée de sa marche dans la direction de Paris.

dEmilEblo [da-na-ble] adj. Qui peut attirer la damnation éternelle ; action, maxime damnable. Qui mérite d’être damné. Qui mérite réprobation.

dEmUEblement [da-na-ble-man] adv. D’une manière damnable. (Peu us.)

dEUlDEtion [ia-na-si’-on] n. f. Condamnation aux peines éternelles. Juron qui marque la colère. Ant. Salut.

Damnation de Faust (la), légende dramatique en quatre parties, musique d’Hector Berlioz (1846). Une des ' partitions les plus remarquables de l’école française par sa variété et sa puissance. La marche hongroise, le ballet des sylphes, la ballade du roi de Thulé, la sérénade de Méphistophélès, l’invocation à la nature en sont les pages les plus fameuses.

dEDOmé [da-né], eadj.etn. Qui est en enfer. Ame damnée, personne aveuglément dévouée à une autre. Souffrir comme un damné, horriblement. Fam. Funeste, rusé comme un démon : ces damnés marchands. Ant. Bienheureux, élu, juste, saint.

dEmuer [da-né\ V. a. (lat. damnare). Condamner à la damnation : Dieu damne les mauvais riches. Etre cause de la damnation de. Fig. Faire damner quelqu'un, le tourmenter à l’excès.

DEUlOClès rZcZèss], courtisan qui vivait à Syracuse vers 400 av. J.-C., sous le tyran Denys l’Ancien, dont il vantait constamment le bonheur. Denys voulut faire comprendre à Damoclès, par une allégorie, quelles sont les jouissances de la grandeur. 11 l’invita à prendre sa place dans un festin et ordonna à ses serviteurs de le traiter comme luimême. Damoclès s’enivrait de son bonheur, quand tout à coup, levant les yeux, il aperçut au-dessus de sa tête une épée lourde et très aiguë, qui n’était suspendue que par un crin de cheval. La coupe encore pleine échappa des mains du naïf courtisan, qui comprit aussitôt ce qu’est le bonheur' d’un tyran. — Li'épée de Damoclès est le danger qui menace toujours l’homme au milieu de la prospérité.

dElUoiseEU [zô] n. m. (bas lat. dominicellus). Autrefois, jeune gentilhomme qui n’était pas encore chevalier ; aujourd’hui, jeune homme empressé auprès des dames. (On dit aussi damoisel.)

DEUloiSBEU. (Marie-Charles-Théodore, baron de), astronome français, né à Besançon, m. à Issy (1768-1846). Dh'ecteur du bureau des Longitudes et membre de l’Académie des sciences (1825). On lui doit des mémoires astronomiques.

dEinoisellO [zè-le\ n. f. Fille de qualité, demoiselle. [Vx.)

DeiUOII et PythiES [assj, philosophes pythagoriciens qui vivaient àr15yrâ(jus’e vers 360 av. J.-C., au temps de Denys le Jeune, et célèbres par l’amitié qui les unissait. Pythias, condamné à mort, ayant demandé au tyran un délai pour régler ses affaires, Damon consentit à mourir à la place de son ami, dans le cas où celui-ci ne serait pas de retour au moment fixé. L’heure du supplice venue, Damon allait être exécuté, lorsque Pythias se présenta pour subir son arrêt. Denys, touché d’un pareil dévouement, gracia le condamné et demanda, mais en vain, aux deux philosophes de l’admettre en tiers dans leur amitié.

DEnaoptlOIl, sculpteur grec, né en Messénie (il» s. av. J.-C.).

DEDdOreEU (Laure-Cinlhie Montalant, dame), cantatrice française, née et morte à Paris (1801-1863). Elle créa de nombreux rôles à l’Opéra et à l'Opéra- Comique, et fut professeur au Conservatoii'e. Elle a laissé un recueil de jolies romances.

DEDaOUr (Augustin-Alexis), minéralogiste français, né et m. à Paris (1808- 1902). On lui doit l’analyse chimique de nombreux minéraux, travaux qui ont fait l'objet de mémoires insérés aux comptes rendus de l’Académie des sciences et d’autres sociétés savantes. Il était membre libre de l’Académie des sciences.

dEmourite n. f. Arnica hydraté, renfermant 11 p. 100 de potasse.

DEmpier [dan-pi-é]

(William), navigateur anglais , né à East-Coker (Somerset), m. à Londres (1652-1715). 11 découvrit en 1700 le détroit de Dampier, situé entre la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Guinée.

DEmpierre, ch.-l. de c. (Jura), arr. et à 21 kil.

de Dôle, sur le Doubs ; 950 h. Minerai de fer, forges. — Le cant. a 15 comm. et 7.170 hab.

DEmpierre [danj, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 17 kil. de Rambouillet, près de l'Yvette ; 660 h. Magnifique château bâti en 1650 par le cardinal de Lorraine et remanié par Mansard.

DEmpierre rdan] (Gui de), comte de Flandre (1225-1305). 11 suivit saint Louis à la 8» croisade, se révolta contre Philippe le Bel, qui le battit à Fumes (1297). Abandonné par sa noblesse et pai' Edouard I»r d’Angleterre, il se constitua prisonnier en 1300. U resta jusqu’à sa mort à Compiègne, dans une captivité d'ailleurs fort douce.

DEmpierre (marquis de), capitaine des chasses de Louis XV et premier écuyer de la reine ; auteur de nombreuses fanfares de cor (xviii» s.) : la Royale, la Dampierre, ete.

DEmpierre (Auguste-Henri-Marie Picot, mar¬

La Dampierre (sonnerie de trompe).

quis de), général français, né à Paris en 1756. Il se distingua à Jemmapes, succéda à Dumouriez, et fut tué sous les murs de Valenciennes en 1793. — Son petit-fils, commandant de mobiles de l’Aube, fut tué au combat de Bagneux (13 oct. 1870).

DEmpierre-leS-Bois, comm. du Doubs, arr. et à 10 kil. de Montbéliard, près de la Féchotte ; 1 .660 h. Ch. de f. P.-L.-M. Serrurerie, quincaillerie. Port sur le canal du Rhône an Rhin.

DEmpierre-sur-Bouhy , comm . de la Nièvre, arr. et à 20 kil. de Cosne, sur un affl. de la Vrille ; 1.220 h.

DEmpierre-Sur-SElon, ch.-l. de c. (Haute- Saône), arr. et à 16 kil. de Gray ; 940 h. Ch. de f. vicinal. — Le cant. a 31 comm. et 8.100 h,

DEmprémy, v. de Belgique (Hainaut), près de la Sambre ; 11.900 h. Mines de houille.

DEmpt (Jean- Auguste), sculpteur français, né à Venarey en 1858. On lui doit un excellent Saint Jean. Epris des belles matières, il a fait de charmantes statuettes en acier, ivoii'e, argent et or ; la Fée Mélusine et le Chevalier Raymondin. Membre de l’Académie des beaux-arts (1919).

DEmrémont [dan-ré-mon] (Charles-Marie de), général français, né à Chaumont (1783-1837), gouver. neur de l’Algérie, tué sous les mui's de Constantine.

DEmvill© [dan], ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 19 kil. d’Evreux, sur l’Iton ; 1.250 h. Ch. de f. Etat. — Le cant. a 22 comm. et 5.430 h.

DEmvillerS [dan-vi-lèr], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 25 kil. de Montmédy ; 750 h. (en 1914). Ch. de f. écon. Commerce de bois. Patrie du maréchal Gérard, de Bastien-Lepage. Systématiquement détruit par les Allemands au cours de la Grande Guerre. — Le cant. a 23 comm. et 6.220 h.

DEDttVix, comm. de la Vendée, arr. et à 32 kU. de Fontenay, sm- la Sèvre Niortaise; 1.390 h.

DeU, cinquième fils de Jacob (Bible). — L’une des douze tribus d’Israël. Samson en était issu.

DeU, nom de rois légendaires du Danemark.

DeuE (Richard-Henri), écrivain américain, né à Cambridge (Massachusetts), m. à Rome (1815-1882) ; auteur de Deux années devant le mât.

Dede (Jacques Dwight), naturaliste et professeur américain, né à Utica, mort à Newhaven (1813-1895).

dEllECée [së] n. f. Genre d’insectes coléoptères, famille des cantharidiens, répartis dans les régions limitrophes de la Méditerranée (en Europe et en Asie): les danacéessont verdâtres, variées de jaune et de roux.

DEDEé, fille d’Acrisius, roi d'Aj-gos, et d’Eurydice. Un oracle avait prédit à son père qu’il serait tué par l’enfant qui naîtrait de Danaé ; Acrisius enferma celle-ci dans une tour. Mais Danaé plut à Jupiter, qui s’introduisit près d’elle sous la forme de pluie d’or, et elle mit au monde un fils, Persée (v. ce mot). [Myth.]

Danaé, célèbre tableau du Corrège, galerie Borghèse, à Rome. Le dessin est d’une exquise élégance, et le coloris est des plus harmonieux (v. l’art, précéd.). —

Le même sujet a été traité , d’une façon très remarq uable aussi, par le Titien (musée de Naples),

(v. p. 688) et par Van Dyck (musée de

^"dEnEÏde [na-i- Danaide (réduite de 2/3). de] n.f.Genredebeauxpapillonsdes régions tempérées.

Dana! lies.

DAN

DAN

Dankali.

Dauaïdes, nom des cinquante filles de Danaûs, qui, la nuit de leurs noces, sur l'ordre formel de leur père, tuèrent toutes, moins une, leurs époux. Seule, Hypermnestre épargnale sien, Lyncée, qui, plus tard, vengea ses frères en tuant Danaüs et ses filles. Les Danaïdes furent condamnées, dans le Tartare, à remplir d’eau un tonneau sans fond. (Myth.) S. uns Danaîde. (On compare au tonneau des Danaïdes une mémoire où rien ne laisse de traces, un cœur dont rien ne remplit les désirs, un prodigue qui dissipe à mesui’e qu’il reçoit, etc.).

dauaïte n. f. Variété de mispickel qui est cobal tifère.

Dauàk.il (au sing. Dankali), nom donné parles Arabes aux Afar, peuple de l’Afrique entre l’Abys sinie et ledétroit deBab-el-Mandeb.

Danaüs [«s s], personnage mythologique, roi d’Egypte, puis d’Argos, père des Dana'fdes, à qui il donna pour époux les cinquante fils de son frère Egyptus, qui l’avait chassé d’Egypte.

Danbé (Jules), violoniste et chef d’orchestre français , né à Caen, m. à Paris (1840-1905).

danburite n. f. siiico-borate de calcium.

Dancbet (Antoine), poète dramatique français, né à Riom, m. à Paris (1671-1748). Il écrivit des livrets pour les opéras de Campra.

dancing \dan'-sin’gh] n. m.

(m. angl.). Bal. Etablissement public où l'on danse.

Dancla ( Jean-Charles), violoniste et compositeur français, né à Bagnères-de- Bigorre (1818-1907). — Ses deux frères, Arnaud, né et m. à Bagnères - de - Bigorre (1820-1862), et Léopold, né à Bagnères-de-Bigorre, m. à Paris (1822-1895), furent aussi des artistes distingués.

Dancourt \kour] (Florent Carton, sieur d’AncouRT, dit), auteur dramatique français, très fécond, né à Fontainebleau, m. à Paris (1661-1725). 11 fut un des meilleurs successeurs de Molière, et ses pièces : le Chevalier à la mode, les Bourgeois de çuaiit(i,etc.,sontd'intéres santés études de mœurs.

dandi n. m. Membre d’un ordre de religieux hindous, ascètes et mendiants.

dandin n. m. (de dandiner). Fam. Homme niais, sot, aux manières gauches, empruntées.

Dandin , personnage de Molière. V. George Dandin.

Dandin (Pen’in),nom sous lequel on personnifie le juge à la fois ridicule et rapace.

Ce nom fut créé dans le Pantagruel par Rabelais, qui en fait un bon bourgeois du pays de Lusignan-, lequel, pris pour arbitre, termine ' tous les procès de la manière la plus expéditive. Racine en a fait dans ses Plaideurs le type du juge fanatique de sa profession, qui passerait volontiers sa vie à l’audience. Dans sa fable l'IJuître et les Plaideurs, La Fontaine lui a fait décider le débat de la manière suivante :

Perrin Dandin arrive ; ils le prennent pour juge.

Perrin, fort gravement, ouvre l’hultre et la gruge,

Nos deux messieurs le regardant.

Le repas fait, il dit : d’un ton de président :

— Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille Sans dépens ; et qu’en paix ciiacun chez soi s’en aille.

dandinant [nan], e adj. Qui dandine, dandine n. f. Tringle de fer pour fouetter le vin pendant le collage.

dandinement [man] n. m. Mouvement de celui qui dandine, ou se dandine. (On dit aussi dan-

DINAGE.)

dandiner [né] v. n. (onomat.). Donner à son corps un mouvement gauche et nonchalant. Se dandiner V. pr. ; le canard se dandine en marchant.

dandinette [?iè-fe] n. f. Pêche à la ligne, qui s’exécute à l’aide d’un poisson d’étain garni d’hameçons et qu'on laisse descendre dans l’eau pour le remonter par petites saccades.

Dandolo, famille de Venise, qui a fourni quatre doges à la République. Citons, parmi les plus fameux : Henri Dandolo (1105-1205), qui dh-igea contre Zara les chevaliers de la 4« croisade et refusa le trône impérial de Constantinople, et Andréa Dandolo, m. en 1354, qui reprit Zara aux Turcs après un siège célèbre et qui soutint contre Gênes une longue lutte de laquelle il sortit vainqueur, grâce à l'appui de l’empereur d’Orient et du roi d’Aragon.

Dandré-BardOIl (Michel-François), écrivain et peintre français, néà Aix, m. à Paris (1700-1783). Son œuvre capitale est un Christ, au musée de Marseille.

dandrelin n. m. Hotte en tissu d’osier très serré, pour la vendange. (On dit aussi

DANDERLIN.)

dandy n. m. (m. angl.). Homme élégant, à la mode. PI. des dandys.

dandy n. m. (m. angl.). Mar. Variété de cotre qui porte un tapecu.

dandysme [dis-me] n. m. Manières du dandy. Prétention à l’élégance, au suprême bon ton.

daneau [ndj n. m. Jeune daim.

(Peu us.)

Danebrog [ordre du), ordre de chevalerie danois, fondé par le roi Christian V (1671), on souvenir d’un événement miraculeux : l’armée danoise de Valdemar II, sur le point d’être battue à Keval par les Livoniens (12J9), aurait repris courage en voyant tomber du ciel

Dancourt.

Danehrog (ordre du).

le danehrog (force des Danois), étendard rouge à croix blanche, et remporta la victoire. Réformé successivement en 1671 et en 1808, l’ordre comprend 4 classes (ruhan blanc, à liséré rouge).

Danemark, Etat de l’Europe septentrionale au N. de l’Allemagne; capit. Copenhague.

— I. Géographie. Le Danemark se compose d’une presqu’île, le Jutland, et des îles de Fionie, Seeland, Laaland, Bornholm, etc. Son sol, très plat, souvent sableux, continue la plaine germanique ; les côtes sont basses et bordées d’étroites langues de sable : le climat est humide et brumeux, plutôt que froid. L’agriculture est florissante (culture de l’avoine, de Torge.du seigle ,du blé, de la pomme de terre, de la betterave, etc.) ; élevage du bétail de plus en plus considérable, mais l’industrie est relativement peu développée ; il y a des distilleries, des sucreries , des brasseries.

L’instruction primaire est répandue dans les plus humbles vUlages.

Sup. : 43.500 kil. carr. ; popul. : 3.000.000 hab.

(Danois). Les dépendances du Danemark sont les Des Feroë et le Groenland. L’Is-

Iande,Etat indépendant Armoiries du Danemark, neutredepuis 1918. reste

en union personnelle avec le Danemark. Le royaume, organisé en monarchie constitutionnelle, cap. Copenhague, est divisé en 7 diocèses [stifter) et en 19 départements (amter).

— II. Histoire. Connus de l’Europe par leur rôle dans les incursions normandes, les Danois se constituèrent au x® siècle en royaume spécial et sou-

SOLDATS DANOIS : 1. Dragon ; 2. Hussard ; 3. Garde à pied (grande et petite tenue) ; 4. Infanterie ; 5. Mitraiileur cycliste.

mirent à leur domination la Norvège et une partie de l’Angleterre. L’union de Calmar (1397) réunit sous un même sceptre les trois Etats Scandinaves, mais la Suède, lasse du joug despotique de Copenhague, se rendit indépendante sous Gustave Vasa. Le Danemark, devenu luthérien au commencemen t du xvi » siècle, prit une part active à la guerre de Trente ans, mais fut défait en 1626 par les armées de Ferdinand II. En 1807, U prétendit rester neutre dans le conflit du blocus continental ; les Anglais s’en vengèrent en bombardant cruellement la capitale et, après la chute de Napoléon, le traité de Kiel (f814) donna la Norvège à la Suède. En 1848, la question du Slesvig-IIoIstein entraîna une scission armée entre le Danemark et la Prusse, et le traité de Londres (1852), qui avait mis sous la garantie des puissances l’intéCTité du royaume, fut violé par Bismarck en 1864 : le Holstein, le Slesvig et le Lauenbourg furent enlevés au Danemark, après une guerre où les vaincus déployèrent inutilement le plus grand courage. En 1920, un plébiscite organisé par les Alliés a rendu au Danemark la partie septentrionale du Slesvig.

— Langue. Le danois fait partie du rameau Scandinave des langues germaniques. Il se parle en Danemark, au nord du Slesvig, dans l'ile de Bornholm et en Norvège, où il est resté la langue des lettrés.

— III. Littérature. La littérature du Danemark fut d’abord à peu près exclusivement composée de chants populaires, qui lui étaient d’ailleurs communs avec les autres pays Scandinaves ; puis à ce fonds national se mêle la culture latine et chrétienne. C’est en latin qu’on écrit les premiers ouvrages historiques, tels que YHütoria Danica, de Saxo Grammaticus (xii« s.) ; l’idiome national est conservé dans les anciens textes législatifs. A la fin du xv® siècle, on traduit en danois les romans et les poèmes chevaleresques français. A partir de ce moment, la littérature nationale se développe. Après la Réforme luthérienne, la Bible est traduite en danois (1550). Sous l’influence française, le théâtre prend un vif essor avec llolberg. Mais Ewald, puis CElenschlæger, l’amènent la littérature de leur pays vers les sujets purement nationaux et Scandinaves. Au xix® siècle, le poète et conteur Andersen , les poètes Grundtvig, Ilolst, Hansen, Aarestrup , les auteurs dramatiques Hoiberg et Drachmann sont à citer.

— IV. Beaux-arts. L'architecture danoise, qui produisit quelques cathédrales au moyen âge, ne se développa qu’à la fin du xvi' siècle, surtout pendant le règne de Christian IV. Au xviii' siècle, le Danemark compta des peintres de talent : Ismaêl Mengs, Krock, Magnus Berg, Pierre Andersen, Juel, Abilgaard, les Lund, auxquels succédèrent au xix® siècle les Jensen, Dalgas, Blunk, Eckerberg. La plus grande

illustration du Danemark est le sculpteur Thorwald sen. La musique fut fort en honneur en Danemark, et ce pays reçut plusieurs artistes étrangers ; mais il a eu ses musiciens nationaux, parmi lesquels nous citerons, au xix® siècle, Berggreen, Hartmann, Lumbye, Gade.

— A ir national danois. Les paroles du chant national danois évoquent les prouesses du roi Christian, vainqueur des Suédois ; elles sont dues au poète

AIR national danois

danois Jean Ewald et tirées de son drame les Pêcheurs, qu’il fit paraître au commencement du xix® siècle. La musique a été écrite, d’après une vieille mélodie , par le compositeur allemand Johannes Hartmann.

Danemora, v. de Suède (prov. d’Upsal); 2.500 h. Célèbres mines de fer.

Dane’Werk (ouvrage danois), ensemble de fortifications élevées dans les temps païens pour protéger le Slesvig contre les incursions des Wendes et des Saxons. Le rempart que le roi Gottfried’ fit construire au début du ix® siècle depuis l'Eyder inférieur jusqu’à la Slee a servi de modèle à celui que firent faire un peu plus au S. quelques-uns de ses successeurs au début du siècle suivant. Les défenses du Danewerk ont été plusieurs fois restaurées par la suite ; elles le furent la dernière fois de 1861 à 1863, avant la « guerre des Duchés ».

danezy n. m. Cépage blanc cultivé dans TAllier.

Dangé, ch.-l. de c. (Vienne), arr. et à 15 kU. de Châtellerault, sur la Vienne ; 860 h. Ch. de f. Orléans. Commerce de hétaU, foires importantes. — Le cant.

Daugeard (Pierre), botaniste français, né à Ségrie (Sarthe) en 1862 ; auteur de beaux travaux sur la sexualité chez les champignons supérieurs. Membre de l’Académie des sciences (1917).

Dangeau, comm. d’Eure-et-Loîr, arr. et à 18 kU. de Chàteaudun, sur l’Ozanne, affl. du Loir ; 1.350 h. [Dangeautins).

Dangeau [y’d] (Philippe de Courcillon, marquis de), courtisan spirituel, né à Chartres, m. à Paris (1638-1729) ; auteur de Mémoires d’un très grand intérêt pour l’histoire de la vie de cour sous Louis XIV.

— Son frère, l’abbé Louis de Dangeau, né et m. à Paris (1643-1723), fut un grammairien distingué.

danger \jé] n. m. (lat.

dominiarium ; de dominus, seigneur). Autref. Domination, puissance ; par extens., péril couru par suite d’une domination arbitraire quelconque, puis toute sorte de péril, de l’isque ; rester calme Damreau.

en face du danger. Risque, °

inconvénient. Fam. : il n’y a pas de danger, cela n’est pas à craindre. Ant. Sécurité.

dangereusement fze-mau] adv. D’une manière dangereuse : être dangereusement malade.

dangereux, euse |reA, eu-ze] adj. Qui offre du danger ; une dangereuse équipée. Qui risque de devenir dangereux. F’emicieux, nuisible.

Dangeville (Claude-Charles Botot, dit), acteur français, né et m. à Paris (1666-1743).

Dange’ville (Marie-Anne Botot, dite Mi>«), née et m. à Paris (1714-1776) ; elle jouaavec talent les soubrettes, les coquettes et les travestis.

Danbauser (Joseph), peintre autrichien, né et m. à Vienne (1805-1845) ; auteur d’amusantes scènes de mœurs.

Danliauser ou Dannliauser (Adoiphe- Léopold), musicien français, né et m. à Paris (1835- 1898) ; auteur d’une Théorie de la musique.

Danicheff [les), pièce en quatre actes, de Newsky, pseudonyme collectif de Dumas fils et de Pierre de Corvin-Kroukowski (1876). Le comte Wladiniir Danicheff aime la jeune serve Anna et fait d’elle sa femme, malgré l'opposition de sa famille, grâce au dévouement du serf Ossip, qui sacrifie son amour pour Anna. Pièce intéressante, bien faite et semée de mots étincelants.

Daniel, l'un des quatre grands prophètes (vu® s. av. J.-C.). Daniel faisait partie des jeunes Israélites emmenés captifs à Bahylone. Sa pénétration et son esprit le mirent en grande faveur auprès de Nabuchodonosor et de son successeur EvUmérodach. Cette faveur éclatante excita la jalousie des mages, qui obtinrent du roi que Daniel serait jeté dans la fosse aux lions, où il fut retrouvé le lendemain sain et sauf. Il expliqua les songes de Nabuchodonosor, démontra l’innocence de la veuve Suzanne et expliqua la fameuse inscription du festin de Balthazar. Il mourut probablement à Suze. [Bible.) En littérature, on rappelle la fosse aux lions, pour désigner un danger imminent au mUieu duquel un homme se meut sans crainte.

Daniel [Livre de), un des Im-es de l’Ancien Testament, qui contient une partie historique et une partie prophétique.

DAN

DAN

limite d'état..

limite de departemeRt .

Chefliea de départem^ o Chemin, de fer..

Canal .

Daniel (saint), surnommé la Stylite, né près de Samosate en 410, m, en 490. Il resta par mortification plus de trente-trois ans sur une colonne. Fête le 11 décembre.

Daniel (Gabriel, dit le Père), jésuite français, né à Rouen, m.

à Paris (1649-1728) ; auteur d'une Histoire de la milice française et surtout d’une Histoire de France, digne encore d'être consultée, bien que Voltaire lui ait reproché, non sans raison, de s’occuper insuffisamment des institutions et des mœurs.

Daniel Cortis, roman d’ Antonio Fogazzaro (1885). Daniel Cortis aime sa cousine Hélène, mariée à un homme méprisable, et il est aimé d’elle ; mais il triomphe de sa passion et décide Hélène à suivre dans l’exil son indigne époux. Ce roman est un hymne à la volonté.

Dauiell (Jean-Frédéric), physicien et chimiste anglais, né à Londres (1790-1845). On lui doit l’invention de la pile à courant constant et de l’hygromètre à condensation.

. danien [nî-in] n. m. Géol.

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