‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 588 sur 1225 · DAT · texte numérisé non relu

DAT

data, n, m, pl. (m. lat, signif. choses données). Données, objets connus et servant de base aux recherches : •partir des data pour arriver aux desiderata.

datable adj. Qu'on peut dater : les recueils sans nom d'auteur, non datés, sont difficilement datables.

dataire [té-re]n.m.(lat.da(arms).OffieierduVatican, qui préside l’expédition des grâces, dispenses, etc.

Datain.6, générai perse, qui se révolta contre Artaxerxès Mnémon et fut assassiné en 362.

date n. f. (du lat. datum, donné). Temps précis où un événement a eu lieu. Chiffre qui l'indique. Indication de l'année, du mois et du jour auxquels un acte a été passé, ou une lettre écrite : tout acte authentique doit porter sadate. Defraîche date, récent. De longue date, depuis longtemps. Faire date, faire époque.

— Enoycl. Dr. Dans presque tous les actes, l'indication de la date est nécessaire ; son omission peut entrainer de graves inconvénients. Les actes authentiques font foi de leur date, qui doit être écrite en toutes lettres. Les actes sous seing privé n'ont date certaine contre les tiers que du jour où ils ont été enregistrés, du jour de la mort de l’un des contractants, ou du jour où leur substance se trouve consacrée dans un acte authentique.

Dates célèbres. Il y a, dans l’histoire des peuples, certaines dates principales, qui sont pour la mémoire des espèces de jalons et qui marquent les étapes importantes de l’humanité. 'Voici les plus remarquables : Puissance de Périclès (4t5 av. J.-C.); Chute de l’empire perse (330 av. J.-C.); Mort d’Alexandre le Grand (323 av. J.-C.); Réduction de la Grèce en province romaine et ruine de Carthage (146 av. J.-C.) ; Bataille d’Actium (31 av. J.-C.) ; Naissance de Jésus-Christ (290 année du rème d’Auguste) ; Commencement du moyen âge (39^ ; Ruine de l’empire romain d'Occident par les Barbares (476); Clovis maître de la Gaule (B09) ; Hégire (622) ; Charlemagne, empereur d’Occident (800) ; Traité de Verdun (843); Croisades (1096-1291); Emploi des bouches à feu, à Crécy (1346); Découverte de l’imprimerie par Gutenberg (1436) ; Prise de Constantinople par Mahomet II (1453) ; Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb (1492) ; Système de Copernic (vers 1500) ; Avènement de Léon X (1513); Etablissement de la Réforme par Luther (1517) ; Publication du Novum organum par Bacon (1620) ; Publication du Discours de la Méthode par Descartcs (1637); Paixde Westphalie (1648); Apogée du règne de Louis XIV (Paix de Nimègue, 1678) ; Théorie de la gravitation universelle (1683) ; Machine de Watt (1769) ; Indépendance des Etats- Unis (1776) ; Serment du Jeu de Paume (20 juin 1789); première République (21 septembre 1792) ; coup d’Etat du 18-Brumaire (9 nov. 1799) ; Apogée de l’Empire (14 oct. 1809, Traité de Vienne); 'Waterloo et Congrès de Vienne (1815) ; Inauguration des chemins de fer en Angleten-e (1830); Premier essai de télégraphie en France (1837) ; Proclamation de la République (24 févr. 1848) ; Traversée de l’Afrique par Livingstone (1853-1855) ; Publication de l'Origine des espèces par Darwin (1859); Guerre de Sécession (1861); Guerre austro-prussienne et bataille de Sadowa (1866); Inauguration du canal de Suez (1869) ; Guerre franco-allemande (1870-1871) ; Proclamation de l’empire allemand (18 janv. 1871) ; Guerre russo-turque (1877) ; Congrès de Berlin (1878); Expositions universelles de Paris (1855, 1867, 1878, 1889, 1900) ; Découverte du vaccin contre la rage par Pasteur (1885) ; Guerre hispano-américaine (1897) ; Guerre russo-japonaise (1904) ; Grande Guerre (1914-1918) ; bataille de la Marne (6-13 sept. 1914), armistice demandé par l’Allemagne (11 nov. 1918) , signature de la paix avec l’Allemagne (28 juin 1919).

Date obolum Belisario, loc. lat, signif. Donnez une obole à Bélisaire, c’est-à-dire Tendez la main à l’homme éminent qu'a abattu la fortune. (C’est dans ce sens qu’on applique la locution latine, née d’ailleurs d'une tradition reconnue fausse.)

dater [té] v. a. Mettre la date: dater une lettre. V. n. Commencer à compter d’une certaine époque. Fig. : sa haine date de loin. Accuser son ancienneté : un livre, une robe qui date.

daterie frf] n. f. Chancellerie du Vatican, qui expédie les affaires réglées par le pape en dehors du consistoire (grâces, dispenses, etc.). Office de dataire.

datif, ive adj. (lat. dativus). Conféré par voie judiciaire ; tuteur datif. Gramm. Qui est de la nature du datif : préposition dative. N. m. Dans les langues à déclinaison, casqui marque rattribution,ladestination.

dation [sf-on] n. f. (lat. datio). Action de confier judiciairement : dation de conseil judiciaire. Action de donner comme payement. (Lorsqu’un créancier consent à recevoir en payement une chose différente de celle qui a été prêtée, il y a dation en payement. La dation en payement en argent équivaut à une vente.)

Datis [îiss], général des Perses, vaincu avec Artapherne à Marathon par Miltiade (490 av. J.-C.).

datiscacées [tis-ka-sé] n. f. pl. Famille de dicotylédones apétales inférovariées, à port de chanvre et dont le genre datisque est le type. S. une datiscacée.

datiscine [ti-si-ne'\ n. f. Chim. Principe analogue à l’inuline et extrait du datisque.

^ datisme [îts-me] n. m. (de Datis. personnage d’Ai'istophane). Répétition ennuyeuse de multiples synonymes pour exprimer une idée très simple.

datisque [ifs-lce] ou datisca ffis-fta] n. m. Genre de datiscacées de l’Asie australe et de Java : le datisque ou datisca du Levant, ou chanvre de Crète, fournit une assez bonne filasse.

Dato (Edouard), homme d’Etat espagnol, ne à La Corogne, assassiné à Madrid (1856-1921) ; un des chefs du parti conservateur, et président du conseil au moment de sa mort.

datolite n. f. Silieo-borate hydraté de chaux.

datte [da-te] n. f. (du lat. dactylus, doigt). Fruit du dattier -.-les dattes sont un aliment précieux •pour les Sahariens.

— Enoycl. La datte est un des meilleurs fruits des régions chaudes ; elle croît en longues] grappes ou régimes sur les dattiers ; on mange la datte fraîche ou sèche, et on peut s’en servir pour confectionner une liqueur alcoolique agréable.

dattisr [da-ti-é] n. m. Espèce de palmiers appartenant au genre phœnix: le dattier demande a la fois un sol humide et un ardent soleil.

Coupe d’une datte : A, graine ; B, péricarpe.

Dattier.

Datura : a, fruit; b, graine.

— Encycl. Les dattiers atteignent de 15 à 30 mètres de hauteur ; ils vivent entre le quinzième et le trentième degré de latitude, Il le pied dans l’eau et la tète au feu ». Ces arbres fournissent un régime de fruits charnus sucrés très alimentaires ; ce sont les dattes. Ils sont très cultivés, et produisent vers la douzième année ; on sèmegénéralementdcux cents arbres par hectare.

On emploie le bois comme chauffage, la sève pour faire le vin de palme; les feuilles servent à faire des nattes, des corbeilles, etc.

Le dattier est très cultivé dans le Sud algérien, en Tunisie, Egypte, Perse,

Arabie, etc.

dsttursi n. m. invar.

Genre de solanacées, comprenant des arbres et des arbrisseaux vénéneux.

— E.ncvcl. Les datura sont des herbes ou des arbrisseaux à fleurs blanches ou violettes ; on les cultive comme ornementaux ; ils jouissent de propriétés délétères. Le datura le plus remarquable est le datura stramonium, plus connu sous le nom de stramoine ou pomme épineuse. Le datura est employé en médecine comme antispasmodique, notamment dans l'asthme et la coqueluche.

daturine n. f. Alcaloïde qui constitue le principe toxique du datura.

daturique adj. se dit d’un acide que l’on retire de l’huile des semences de datura stramonium.

Dat veniam corvis, vexât censura columbas, loc. lat. signif. La censure éparipie les corbeaux et tourmente les colombes. Juvénal (Sa/ ires, II, 63) met ce vers dans la bouche de la Romaine Laronia, qui en fait la conclusion d’un énergique plaidoyer en faveur de son sexe, attaqué par les stoïciens. Il se rappelle chaque fois qu'on persécute les innocents et qu’on laisse les méchantsimpunis.

133.Tlb)d>Il [dd] (Charles-Aimé), historien français, né et m. à Paris (1820-1876) ; auteur d’une curieuse étude sur les Prisons de Paris sous la Révolution.

daube [dô-be] n. f. (ital. dobba). Manière de faire cuire certaines viandes, à la braisière : dœw/’ eu daube ou à la daube. Viande ainsi préparée.

— Encyci.. Cuis. La daube se fait avec de la noix de bœuf, du gigot de mouton, du carré de porc frais, des oies, dindes ou poules grasses. Bien larder et assaisonner la viande mise en daube et mettre dans une daubière avec légumes, vin blanc sec, un peu de bonne eau-devie et, facultativement, des bardes de lard et des tranches de veau et de jambon assaisonnées (fines herbes, oignons, carottes, thym, laurier, clous de girofle, poivi’e et sel) ; couvrir avec soin et faire cuire à feu décroissant, trois ou quatre heures, feu dessous et dessus.

Daub enton [dô-ban]

(Louis -Jean -Marie d’Auben- TON, dit), naturaliste français,

né à Montbard, m. à Paris (1716-1800) ; un des collaborateurs de Buffon. Il s’occupa surtout d’acclimatation. Il fut membre de l’Académie des sciences.

dauber [dô-bé] v. a. Battre, rouer de coups : dauber quelqu'un d'importance. Fig. v. a. et v. n. Parler mal de, railler : dauber quelqu'un, sur quelqu'un.

daubérite [dô] n. f.

Sulfate hydraté naturel d’uranium. (Syn. zippkite.)

Daubermesnil

(François-Antoine), conventionnel français, né à Salles (Tai'n) en 1748, m. à Perpignan en 1802, l’un des fondateurs du culte des théophilanthropes.

DailbBF'Val (Jean Bercher, dit), danseur et chorégraphe français, né à Montpellier (1742-1806) ; fut surnommé « le Préville de la danse », parce qu’il excellait dans la pantomime et la danse comique.

daubeur, euse [di.

eu-ze] adj. et n. Personne qui aime à dauber, à railler, à médire.

daubière [dd] n.f. Sorte de braisière pour accommoder les viandes en daube.

D a U b i g n y (Charles- François), peintre et aquafortiste français, né etm. àParis (1817-1878) ; un des principaux paysagistes du xix® siècle. Citons, pai'mi ses principales oeuvres : teSote/tcouc/iJ, les Bords de l'Oise.etc. — Son fils, Karl-Pierre, peintre distingué, né à Paris, m. à Auvers-sur-Oise (1846-1886).

Daubrée [dô-bré] (Gabriel-Auguste), géologue français, né à Metz, m. à Paris (1814-1896) ; un des fondateurs de la géologie expérimentale. Membre de l'Académie des sciences (1861).

Daucliez (André), peintre français, né à Paris

Daubière.

en 1870 ; a représenté avec talent des paysages do pins au bord de la mer.

dauciforme [dd] adj. (du lat. datants, carotte). Bot. Qui a la forme d’une racine de carotte.

daUCUS [dô-kuss] n. m. Nom scientifique latin du genre carotte.

daudaxxt Idô-dan] n. m. Variété de pommes.

DRlldetrdè](Ernest),écrivainfr.,néàNînies,m.aux Petites-Dalles (Seine-Inf.) (1837-1921). On lui doit des romans fort intéressants (Madame Bobemier, les Amours de Baseras, dfd» de Fougères.ci,c.),cidcs études historiques sur la Révolution. l'Emigration, etc.

Daudet (Alphonse), romancier et auteur dramatique français , frère du précédent, né à Nîmes, m. à Paris (1840-1897).

Il appartient à l’école réaliste ou, plus exactement, à l’école impressionniste.

Ses romans ; le Nabab.

Fromont Jeune et Bisler aîné, le Petit Chose, Sapho. Soutien de famille,

Tartarin, Jack, Numa Boumestan, l'Immortel, la p ,

Pehte paroisse, les Rois en

exil, et ses recueils de nouvelles : Lettres de mon moulin et Contes du lundi, etc., valent par l'acuité de l'observation, la vérité des tableaux et des portraits, le pittoresque et le dramatique des mœurs, et par la vivacité expressive du style. Parmi ses œuvres de théâtre, une mention particulière est due à 1 Artésienne.— Son fils, Léon, écrivain et homme politique français, né à Paris en 1867, a publié des romans d'une imagination vigoureuse (les Morticoles. etc.), et des Souvenirs écrits avec une verve amère et puissante, etc. Polémiste fougueux, il est un des chefs Alphonse Daudet,

du parti royaliste et du

groupe de l’Action française, qui a pour programme le II nationalisme intégral ».

daulin [dd] n. m. Nom vulgaire de la bécassine.

Daulis [dd-iiss], V. anc. de la Phooide (Grèce) ; auj. Dalia.

Daum (Antonin), maître verrier français, né à Bitche, m. à Nancy (1846-1909). A enrichi la technique de la décoration du verre.

paumas (Eugène), général français, à qui Ton doit des ouvrages sur l’Algérie ; né à Délémont (Suisse), m. à Camblanes (Gironde) [1803-1875]. Il prit une part distinguée aux campagnes d’Algérie.

Daumer [dd-méi-JfGeorges-Frédéric), philosophe et poète allemand, né à Nuremberg, m. à Wurtzbourg, auteur d'un livre sur les Mystères de l'antiquité chrétienne (1800-1875).

Daumeray, comm. de Maine-et-Loire, an-, et à 28 kil. de Baugé ; 1.440 h.

Daumesnil [dô-mé-nil]

(Yrieix-Pierre, baron), dit la Jaynbe de bois, général français, né à Périgueux, m. à Vincennes (1776-1832). Chargé, en 1814, de défendre Vincennes et sommé par les Alliés de rendre la place, il répondit : « Je rendrai Vincennes quand on me rendi-a ma jambe ». (Il avait pei'du une jambe à Wagram.)

Daumet (Honoré), architecte français, né et m.

à Paris (1826-1911) ; membre de l'Académie des beauxarts (1885) ; restaura le château de Saint-Germain-en- Laye et reconstruisit le château de Chantilly.

Daumier [dô-mi-é]

(Honoré) , peintre et dessinateur caricaturiste français, né à Marseille, m. à Valmondois (1808-1879). II a criblé de traits satii-iques le monde officiel de la monarchie de Juillet et représenté avec esprit les principaux types sociaux du même temps. Ses personnages sont d’un relief saisissant.

Daumont (Arnulphe), savant français, né à Grenoble (1720-1800), collaborateur de d’Alembert.

Daumont [dô-mon]

(à la) loc. adv. employée en parlant d’un attelage à la manière du duc d'Aumont , qui en introduisit Tusage sous la Restauration. Cet attelage se compose de quatre chevaux attelés sans volée, conduits par deux postillons : calèche attelée, conduite à la Daumont. (On écrit aussi à la d'Aumont.) Substantiv. ; une élégante daumotU.

D a U n (Joseph - Marie - Léopold), général autrichien, né à Vienne (1705-1766). 11

vainquit Frédéric II à Kolin en 1757. H avait été surnommé le Fabius Cunctator autrichien.

Statue de Daumesnil, œuvre de L. Hochet.

Daumier.

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