‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 599 sur 1225 · V. n. (prêt*, dé, et goutte · texte numérisé non relu

V. n. (prêt*, dé, et goutte

Tomber ou laisser tomber goutte à goutte : l'eau dégoutte des stalactites.

dégoutture [ghoutu-re] n. f. Liquide qui dégoutte du tait.

dégradant [dan], e adj. Qui dégi-ade, avilit : ■action, conduite dégradante.

dégradateur n. m. Cache aux bords estompés ou dentelés, employé en photographie pour obtenir des images dégradées.

dégradatif, iveadj. Gram.

Qui indique une dégradation.

dégradation [si -ou] n. f.

(lat. degradatio). Destitution ignominieuse d’un grade, d'une dignité : subir la dégradation militaire. Dégradation civique, peine infamante qui enlève au citoyen ses droits politiques , certains droits civils, etc. Dégât. Peint.

Changement insensible et continu : dégradation des couleurs, des ombres. Fig. Avilissement : tomber dans la dégradation.

— E.ncycl. Dr. La dégradation civique prive le citoyen : lo de tous droits politiques, c’est-à-dire des droits en vertu desquels chaque citoyen contribue au gouvernement du pays ; 2° d'un certain nombre de droits publics (port d’armes, décorations, fonction publique, électorat, témoignage en justice, service militaire, professorat, etc.) ; 3o de certains droits de famille.

La dégradation militaire a pour effet de priver le militaire de son grade et du droit de porter aucun insigne ou décoration ; elle lui interdit de servir à aucun titre dans l'armée. Elle entraîne, de plus, les mêmes incapacités que la dégradation civique, et la perte du droit à pension. Le condamné est conduit en grande tenue devant la troupe commandée pour la parade d’exécution. Après lecture du jugement, le commandant prononce la formule : « X..., vous êtes indigne de porter les armes ; au nom du peuple français, noiis vous dégradons I » Puis, tous les insignes de grade et décorations du condamné lui sont arrachés; si c'est un officier, son sabre est brisé et jeté à terre. On le fait ensuite passer devant le front des troupes.

Dégradation de monuments. La dégradation ou la destruction des monuments publics, statues, etc., est punie d'un emprisonnement d'un mois à deux ans et d’une amende de 100 à 5UÜ francs.

dégrader [dé] v. a. (du préf. dé, et de grade)- Dépouiller quelqu'un de son grade : dégrader im ofjicier félon. Détériorer : dégrader un mur. Affaiblir insensiblement : dégrader une teinte. Fig. Avilir : sa conduite te dégrade.

dégrafée \fé\ n. f. Fam. Femme galante : c'est une dégrafée. . . ;

dégrafer \fé] v. n. Détacher une chose agrafée. Se dégrafer v. pr. Devenir dégrafé. Défaire soi-même les agrafes de ses habits. Ant. Agrafer.

dégraissage [grè-sa-je] ou dégraissement [grè-se-man] n. m. Action de dégraisser.

— Encycl. Industr. Le dégraissage des laines, après leur dessuintage, a pour but de les débarrasser des huiles et graisses qui les polluent encore. On a recours à des procédés mécaniques, soit en utilisant 1 argile dans des moulins à foulon, .soit en soumettant ces laines à l'action combinée de l’humidité, de la chaleur et de la pression. On se sert aussi de procédés chimiques, en faisant usage de bains alcalins chauffés à 50» C., dans lesquels on fait passer la laine, qu'on lave et qu'on sèche ensuite. Enfin, un dernier procédé est dit aux dissolvants ; il a lieu en vase clos si l'on fait usage de benzine, ou à froid si l'on emploie le sulfure de carbone. Le dégraissage des déchets de coton, de lin ou de chanvre ayant servi au nettoyage des machines se fait au moyen de lessives alcalines ou du sulfure de carbone.

dégraisse [^rô-se] n. f. Mar. Etat d'une pièce •de bois dégraissée.

dégraisser [grh-sé] */. a. Oter l’excédent de graisse : dégraisser un bouillon. Oter les taches de graisse ; dégraisser un habit. Dégraisser les terres, se dit des eaux qui enlèvent aux terres leurs principes fertilisants. Dégraisser une pii-ce de bois, en -amener les faces aux dimensions voulues.

dégraisseur, euse [gré-seur, eu-ze] n. Pevsonne qui fait métier de dégraisser les étoffes. N. m. Moulin avec lequel on tord la laine imprégnée d'eau de savon, avant de la mettre sous le peigue.

dégraissis [prè-sî] n. m. Ce qu'on enlève par l’opération du dégraissage.

dégraissoir [grè-soir] n. m. Instrument pour dégraisser.

dégramer [mé\ v. a. (du préf. dé. et du lat. gramm, gazon). Après le labour d iin champ, enlj^cer le chiendent pour le brûler : dégramer un champ. dégrapper v. a. Syn. de égrappkr.

dégrappiner [gra-pi-né] v. a. Débarrasser (un vaisseau) des grappins qui y sont accrochés.

^ dégras Igra] n. m. (de dégraisser). Mélange •d’huile de poisson et d’acide nitrique, dont se servent les corroyeurs pour la préparation des peaux.

Degrés conjoints.

Degrés disjoints.

dégrat ^gra] n. m. Départ d’un bateau pour la pèche à la morue.

dégraveler \lé. — Prend deux l devant un e muet : je dégravelle] ou dégra'Ver [rié; v. a. Débarrasser du gravier : dégraveler ou dégraver un tuyau,

dégravellement [vh-le-man^ n. m. Action de retirer le gravier.

dégravoiement ou dégravoiment [voî-

man< n. m. Effet d'une eau courante qui dégrade, déchausse un mur, ou enlève le gravier de son lit.

dégravoyer [voi-ié] v. a. (Se conj. comme aboyer.) Dégrader, déchausser un mur. Enlever le gravier dans le lit d'une rivière.

degré n. m. fpréf. de, et lat. gradus). Chaque marche d'un escalier : descend?'e les degrés. Chacune des divisions d'une échelle adaptée à un appareil : les degrés du baromètre, du thermomètre. Intensité relative : degré de chaleur, de froid, de force. Proportion d'alcool pur, exprimée en poids, qui entre dans un mélange : alcool à 90 degrés. Fig. Situation considérée par rapport à une série d'autres, progressivement supérieures ou inférieures : monter, descendre d'un degré dans l'échelle sociale. Degré de- juridiction, chacun des tribunaux devant lesquels une affaire peut être successivement portée. Proximité ou éloignement qui existe entre parents : cousin au cinquième degré. Grade conféré aux étudiants, dans une université ; le degré de bachelier, de licencié, de docteur. (On dit aussi grade.) Géo7n. et astr. Chacune des 360 parties de la circonférence. (Abrév. : d ou «.) Degré centésimal, unité principale de température. Pathol, Degré d'une maladie, chacune des périodes que parcourt ordinairement cette maladie : phtisie au second degré. Alg. Degré d'une équation entière, puissance la plus haute de l’inconnue dans cette équation. Equation du premier, du second, dit troisième, du quatrième degré, celle dont l'inconnue est à la première, à la seconde, à la troisième, à la quatrième puissance. Gram. Degrés de comparaison, les trois formes de l’adjectif : positif, comparatif, superlatif. Mus. Position relative, sur la portée, des notes de la gamme : chaque note d’une gamme constitue un degré (v. gamme). Degré conjoint, intervalle d'une note à une autre note se suivant immédiatement dans la gamme :

de do à ré, de si à la. Degré disjoint, intervalle d’une note à une. autre note, composé de plusieurs degrés conjomts :

de do à la, de ré à sol. Loc.

adv. : Par degrés, graduellement, progressivement.

De Greef ( Guillaume- Joseph), sociologue belge, né à Bruxelles en 1842, professeur à. Tuniversité de cette ville, auteur de VEssai sur le progrès et le regrès des sociétés, et de nombreux ouvrages où il décrit Dévolution de la société considérée comme un « hyperorganisme ».

dégréement [gré-man] ou dégreage n. m.

Action de dégréer.

dégréer \gré-é} v. a. Oter les agrès d’un navire, dégrénage ou dégrenage n. m. Action de dégréner un navire ; résultat de cette action.

dégréner ou dégrener [né] v. a. Retirer du broyeur-malaxeur les matières destinées à produire les pâtes céramiques.

dégressif [grè-sif], ive adj. (du lat. degressus, qui a descendu). Qui va en diminuant. Impôt dégressif, impôt dont le taux diminue en même temps que la fortune des contribuables. Ant. Progressif.

dégression r^re-si-on] n. f. (de dégressif). Diminution graduelle.

dégrèvement [man] n. m. Action de dégrever. — Encycl. Fin. Le dégrèvement est général lorsqu’il s’applique à la masse des contribuables (par exemple, l’abaissement du prix du port des lettres ; la remise partielle ou totale accordée en matière de contribution foncière des propriétés non bâties aux débiteurs de cotes n’excédant pas 25 francs pour la paii, de l’Etat); individuel, lorsqu'il bénéficie à un contribuable imposé à tort ou surtaxé. Dans le second cas, il porte plutôt le nom de décharge ou réduct'ton. — P-mr les formalités relatives* aux demandes en décharge ou en réduction, v. impôt.

dégrever [-üfi] v. a. fpréf. dé, et grever. — Se conj. comme amener.) Décharger d’une partie d'impôts : les vignes phylloxérées sont dégrevées.

dégriller [gri, il mil., é] V. a. Retirer des grilles, faire sortir du couvent.

dégringolade n. f. Fam. Action de dégringoler. F'ig. Décadence ; changement progressif et rapide de bien en mal : la dégringolade d'un ftnancier.

dégringoler [lé] v. n. Descendre précipitamment avec la rapidité d'une chute, au prop. et au fig. ; dégringoler d'un toit. Activ. : dégringole^' un escalier.

dégrisement [ze-man] n. m. Action de dégriser (au prop. et au fig.).

dégriser [zè] v. a. (du préf. dé, et de gris). Faire passer l'ivresse. Fig. Détruire l’illusion.

De Groot (Guillaume), statuaire belge, né à Bruxelles en 1839 [le 'l'ravail, Jeunesse).

dégrossage [gro-sa-Je] n. ni. Action de dégrosser un lingot d’or, d’argent.

dégrosser [r/ro-^ê] v. a. Amincir les lingots pour les faire passer à la filière.

dégrossir [^l’o-s/r] v. a. Oter le plus gros d’une matière pour la prépai'er à recevoir la forme. Faire une première ébauche de. Fig. Rendre moins grossier, civiliser : dégross'ir un rustre.

dégrossissage \gro-si-sa-je] ou dégrossissement n. m. Action de dé¬

grossir. de donner la première façon à un ouvrage. Commencement d'étirage au laminoir.

dégrossisseur, euse [(;7’0-si-seizr, eu-ze] n. Personne qui dégrossit un objet. N. m. Cylindre de fonte à cannelures ogivales pour réduire la fonte en barres.

De Groux (Cnarles Degrovx, dit), peintre belge, né à Comines, m. à Bruxelles : 1825-1870'; peintre de genre, exact et minutieux da Promenade, le Bénédicité). — Son fils Henri, né à Bruxelles en 1867. peintre d'une imagination hallucinée et d’un coloris violent [le Christ aux outrages,, auteur de lithographies.

déguenillé, e \ohemi, il mil., é] adj. et n. (du préf. dé, et de guenille). Dont les vêtements sont en lambeaux : un mendiant déguenillé.

dégueniller Ighe-ni, il mil., é] V, a. Déchirer, mettre en guenilles : dégueniller ses habits.

déguerpir [ghèr] v. n. (préf. dé, et anc. franç. guerpir, laisser, abandonner;. Quitter un lieu i>ar force : Jeanne d'Arc fit déguerpir les Anglais d'Orléans. V. a. Dr. Sortir de, abandonner la possession de : déguerpir un héritage, une maison, une rente. déguerpissement \ghèr-pi-se-man] u. ui.

Action de déguerpir.

— Encycl. Dr. Acte par lequel le détenteur d'un immeuble grevé d une rente ou d’une charge foncière déclare, pour s'exonérer de ses obligations, renoncer à la propriété et à la possession de cet immeuble. Le déguerpissement peut avou’ lieu soit en justice, soit par acte notarié, soit par un simple acte sous seing privé.

déguerpisseur [ghèr-pi-seur] n. m. Celui qui fait abandon d'un bien.

Deguerry (l’abbé Gaspard), prêtre français, né à Lyon en 1797, fusillé comme otage de la Commune en 1871. Il a laissé plusieurs recueils de serinons.

dégueulade [gheu] n. f. ou dégueulemeut [gheu-le-man] n. m. Triv. Action de vomir. Choses vomies.

dégueulasse ou dégueulas [ÿ/ieu-Za-se] adj. Triv. Dégoûtant, répugnant, malpropre, dégueuler [ijheu-lé] a. et n. Triv. Vomir, dégueulls [gheu-li] n. m. Triv. Choses vomies, déguignonner [ghi-gno-né] ou désenguignonner [zan-ghi-gno-né] v. a. Faire cesser la mauvaise chance.

déguisable [ghi-za-ble] adj. Qui peut être déguisé : le sentiment de l'amour n'est pas déguisable.

déguisé [ghi-zé\, e adj. et n. Revêtu d’un déguisement.

déguisement [ghi-ze-man] n. m. Etat d’une personne déguisée. Ce qui sert à déguiser : un déguisement de ramaval. Fig. Dissimulation : parler sans déguisement.

déguiser 'ighi-z£\ v. a. (du préf. dé, et de guise). Changer de vêtements. Par ext. : déguiser sa voix. Fig. Cacher sous des apparences trompeuses ; feindre : déguiser ses sentiments. Se déguiser v. pr. Se travestir.

dégustateur, trice [ghus-la] adj. et n. Qui est chargé de déguster les vins, les liqueurs.

dégustation [phus-ta-si-on] n. f. (de déguster). Essai d'une liqueur en la goûtant.

déguster [ghus-té] v. a. (lat. degustare; de gustus, goût). Goûter une liqueur. Savourer, en parlant des aliments ; déguster des friandises.

de gustibus et coloribus non disputandum, prov. lat. signif. Des goûts et des couleurs il ne faut pas disputer, proverbe des scolastiques du moyen âge, qui est devenu français. Chacun est libre de penser, d'agir comme il lui plaît.

dégut [gu] n. m. Huile empyreumatique, obtenue en distillant l'écorce de bouleau, et employée pour préparer le cuir de Russie et le rendre imperméable.

déliait \dé-è] n. m. Fauconn. Maladie des oiseaux de proie, sorte de paralysie de l'aileron, qui les empêche de voler francliement.

déliaité [è-té] e adj. Qui ne vole pas franchement : faucon déhaité.

délialôr [lé] v. a. lïaler hors du port, relever au vent en parlant d'un navire affalé ou en dérive, ■y. n. Etre déhalé : un bâtiment qui dèhale.

déhlâler [lé] v. a. Oter l'impression que le hâle a faite sur le feint : pommade qui déhâle te teint.

déhaïictlé, e adj. et n. Qui a les hanches disloquées. Qui se dandine sur les hanches. Fig. Qui a mauvaise tournure.

déiianchemeilt [man] n. m. Action de se déhancher. Manière de mai'cher, molle et abandonnée.

détiaïictier [ché] v. a. Rompre les hanches. Se déhancher V. pr. Se rompre les hanches. Se dandiner avec affectation. Fig. Affecter de se donner du mal.

détiarder [dé\ v. a. (du préf. dé, et de harde, corde). Détacher, en parlant de chiens qui étaient liés (juatre à quatre ou six à six.

detiariiaclieiïieilt [man] n. m. Action de déharnacher : le déharnachement des chevaux.

détiarnaelior [ché] v. n. Oter le harnais. Fig. Débarrasser d’un accoutrement incommode.

Delléraill (Pierre-Paul), agronome français, né et m. à Paris

(1830-1902,^ H k JL. ^ 0

futprofesseur au Muséum, à l’Ecole de Grignon, et membre de l’Académie des sciences.

On lui doit des ouvrages estimés dag r O n o lu i e pratique et de chimie agricole.

déhis-

C6nC6 [is- Etamines déhiscentes : 1. De lis; 2. De Srtn sel n. f. solanum; 3. D’épine-vinette. — Fruits déhis- Bot. Manière cents: 4. D’iris; 5. De colchique; l>. De dont un or- pavot ; 7. De tabac ; 8. De mouron rouge, g a n e clos,

comme les anthères, les gousses, s Ouvre naturellement : déhiscence longitudinale.

déllisceilt [fs-sdn], o adj. (du lat. dehisrere, s'oiivrii’i. Bot. Se dit des organes clos qui s'ouvrent à leur maturité le long d'une suture préexistante : les gousses des léyumineuses sont des fi'uits déhiscents.

DollDiel fRichard), poète lyrique allemand, né à Wendiscli-Hermsdorf (18C3-192U; ; auteur de Délivrance, etc.

DellOdencq (Edme- Alfred -Alexis), peintre français, né et m. à l’aris (^1822 1882; 11 excella dans

DËH

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les scènes de g-enre orientales et espagnoles. Citons de lui ; te Conteur marocain.

déhlOIlté, e adj. et n. Sans pudeur. Peu us.) déhonter [té] v. a. Déshonorei\ (Vs.

dehors [or] adv. (de de, et hors). Hors d'un lieu. N. m. La partie extérieure d'une chose : le dehors d'une maison. L’extérieur ; les bruits du dehors. Pays étrangers : produits du dehors. Escr. Ligne de sixte. (Syn. dessus.) Loc. adv. : Au dehors, à l'extérieur ; du (ou de) dehors, de l'extérieur ; en dehors, hors de la partie intérieure. (V. ded.ws.) PI. Fi(j. Apparences : sauver les dehors. Ant. Dedans.

déhouillement [ou, U mil., e-man] n. m. Action de déhouiller. (On dit aussi défilage.)

déhouiller "ou. U mil., é] v. a. Enlever toute la houille d'une couche exploitée.

déhouilleuse [ou. Il mil., eu-ze' n. f. Machine servant à abattre le charbon dans les mines.

déhourder 'dé\ v. a. Oter les hourdis de : déhourder les lambourdes d'un plancher.

déicide adj. et n. (du lat. Deus, Dei, Dieu, et cædere. tuer). Qui est meurtrier de Dieu, en parlant du Christ : les Juifs déicides. N. m. Meurtre de Dieu, déicole adj. et n. (du lat. deus, dei. dieu, et colere. cultiver). Qui rend un culte à une d'tvinité.

r)éid£iniié [mi], fille de Lycoméde, roi de Scyros, amante et épouse d'Achille, mère de Pyrrhus.

déification [si-on] n. f. Action de déifier. Apothéose (au prop. et au flg.).

déifier [fi-é] v. a. (du lat. deus, dei, dieu, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Mettre au nombre des dieux. Diviniser ; la Convention déifia la Raison.

déiflque adj. (du lat. deus, dei, dieu, et facere, faire). Qui élève à la dignité de dieu ; vertus déifiques. déiforme adj. Qui a la forme divine.

Dei gratia, mots lat. signif. Par la grâce de Dieu, formule latine empruntée au langage religieux.

Deimos, satellite de Mars, découvert par Asaph- Hall en 1877.

Déiphobe, fils de Priam et d’Hécube, époux d’Hélène après la mort de Pâlis ; tué par Ménélas à la prise de Troie. [Iliade.)

Déiphotae (ou la sibylle -de Cumes), fille de Glaukos et d'Hécate. Elle avait été aimée d’Apollon, qui lui accorda de vivre mille ans. Elle avait 700 ans quand Enée vint la consulter. [Enéide, VI.) déira n. m. Syn. de douar.

Déir-el-Bahari, village sur remplacement de l anc. Thèbes '(Egypte).

déisme [is-me] U. m. (du lat. deus, dei. dieu). Système de ceux qui , rejetant toute révélation, croient seulement à Texistence de Dieu et à la religion naturelle : Jean-Jacques Rousseau a défendu le déisme. (Le déisme se distingue du théisme, qui, se fondant sur une révélation, reconnaît en outre une Providence et admet parfois un culte.) Ant. Athéisme.

déiste [is-te] adj. n. et Qui professe le déisme. Ant. Athée.

déité n. f. (lat. deitas) Divinité de la Fable, déjà adv. (de dès, et jà). Dès ce moment; auparavant; je vous ai déjà dit que...

déjaler [lé] V. a. Enlever le jas d’une ancre ; rabattre le jas mobile d’une ancre en fer contre la verge.

Déjanire, fille d’Enée, roi de Calydon, épouse d’Hercule. Le centaure Nessus ayant voulu 1 enlever, Hércule le blessa mortellement d une flèche empoisonnée. Le centaure dépouilla sa tunique teinte de son sang et en fit présent à Déjanire, comme d'un charme qui lui rendrait le cœur de son époux, si celui-ci lui devenait infidèle. Délaissée plus tard pour lole, Déjanire envoya à Hercule la tunique de Nessus. Le héros la revêtit et se sentit aussitôt dévoré de douleurs tellement atroces que, pour s'y soustraire, il se brûla sur le mont Œta. Déjanire se tua de désespoir. Leur fils Hyllos fut l'ancètre des Héraclides. La locution robe de Déjanire a passé dans toutes les langues. V. Hercule.

Déjanire [Enlèvement de) , tableau du Guide (Louvre) ; composition élégante et hardie, dont la couleur est forte et harmonieuse. CV. p. 631.)

Déjanire, drame lyrique en quatre actes, en prose rythmée; paroles de Louis Gallet, musique de Saint- ^ëns (1898). Cette oeuvre, qui montre les amours de Déjanire et d'Hercule et la mort de celui-ci, a été faite pour un grand théâtre à ciei ouvert et fut d abord jouée aux arènes de Béziers.

déjarrer [ja-ré]v. a. (du préf. dé, et de jarre). Débarrasser une pelleterie des poils longs et durs ou jarres, pour ne laisser que le duvet.

déjaugement \jb-je-man]'sx. m. (de déjauger). Diminution du tirant d’eau.

déjauger [jô-jé\ v. n. Mar. N’être plus dans ses lignes d’eau.

Déjazet [zè] evirginie), célèbre comédienne française, née et m. à Paris ( 1797 - 1875 1. Elle débuta à cinq ans et fut, dans le petit genre de la comédie légère, une grande comédienne. Son jeu était plein d'entrain, de grâce, de malice et d'esprit.

Dejean [jan] (Jean- François- Aimé, comte), général du génie, ministre de la guerre sous l'Empire ; né à Castelnaudary, m. à Paris (17W-1824|.

Dejean ( Pierre - François), générai français et entomologiste, né à Amiens (1780- 1845), fils du précédent. 11 prit part à l’expcdilion d'Anvers.

déjecteur [jék] n. m.

Appareil servant a empêcher les incrustations dans les chaudières à vapeur.

Dijazel.

dejectlon [/éA'-si-on] n. f. (lat. dejectio). Evacuation des excréments. PI. Matières éràcuées. Matières que rejettent des volcans: Pompéi fut ensevelie sous les déjections du Vésuve.

Déj erine (Jules), médecin français, né à Genève, m. à Paris (1849-1917), connu par ses travaux sur les maladies nerveuses.

déj été, e adj. Pop. Mal fait, en parlant d’une personne ; taille déjetee.

déjeter ’ té] v. a. (préf. dé, et jeter. — Prend deux t devant une syllabe muette : je déjette.) Courber, gauchir, en parlant du bois, des membres. Se déjeter V. pr. Se courber, se gauchir, 'se contourner.

déjettement [jè-te-man] n. m. Action de ce qui se déjette. Résultat de cette aciion.

déjeuner [ml] ou plus rarement déjeuné n. m. l'remicr repas du matin, au lever : lé petit déjeuner. Repas du milieu du jour : le grand déjeuner. Ce que l’on mange en déjeunant. l'etit pla¬

teau garni de tasses, etc. : un déjeuner de vermeil. Tasse seule munie de sa soucoupe et dans laquelle on sert le petit déjeuner du matin : un déjeuner en porcelaine. Chass. Sonnerie de trompe pour annoncer le déjeuner. Déjeuner de soleil, se dit d'une étoffe que le soleil fane rapidement et, par ext., d’une chose éphémère.

déjeuner [né] v. n. (préf. dé, et jeûner). Faire le repas du matin.

dejeuneur, euse [eu-ze] n. Personne qui déjeune.

Déjocès [.séss], DéiokèS [/rè.ss], nom grec de Dayakkou, prince mède. Suivant la légende rapportée par Hérodote, Déjocès, après avoir été choisi comme roi par les tribus mèdes, aurait fondé un puissant empire avec Ecbatane pour capitale. Il aurait eu pour successeur Phraortùs.

déj oindre v. a. Syn. de disjoindre.

Dejotarus [nzss], tétrarque de Galatie. Il s'allia avec les Romains contre blithridate, reçut le titre de roi et combattit à Pharsale dans le parti de Pompée. Accusé de complot contre César, il fut défendu par Cicéron.

déjouer [jou-é] v. a. (préf. dé. et jouer). Faire échouer: Richelieu déjoua les complots des grands.

déjour n. m. (préf. dé, et jour).

Aride qui existe entre les jantes d’une roue de voiture.

déjoutement [man] n. m. Assemblage particulier de pièces de charpente.

Dejoux (Claude), statuaire frau- BOQuipmcnt çais, né à Vadans (Jura), m. à Paris (1732-1816). Membre de l’Institut ; auteur de Saint Sébastien mourant, Catinat, etc.

déj UC [juli] n. m. Heure matinale à laquelle les poules qn-ttent les juchoh's.

déjucher [ché] V. n. Sortir du juchoir. 'V. a. Faire sortir du juchoir.

déjudaïser [zé] v. a. Faire cesser d’appartenir au culte juif.

déjuger [jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant n et o : je déjugeai , nous déjugeons.) Annuler par un jugement opposé à celui qu’on avait déjà porté : déjuger son propre arrêt. Se déjuger v. pr. Prendre une décision opposée à celle que l’on avait déjà prise.

déjuguer [ÿ/ifl v.a .(de dé,etàv.\ü.t. jugum, joug). Détacher du joug: âéjuguer un attelage de bœufs. de jure. Diplom. V. de facto.

dékabristes [bris-te] ou décembristes [san-6ri's-fe] n. m. pl. (du russe dekabr, décembre). Membres de la conspiration qui s'organisa à Pétrograd, au début du règne de Nicolas Ier (1825), pour établir le régime constitutionnel en Russie. S. un dékabriste ou décembriste.

Dckkan. Géogr. V. Deccan.

dekkelé n. m. Plante indienne, graminée, désignée aussi sous le nom de maïs noir.

Dekker (Edouard-Douwes, dit Multatuli), écrivain hollandais, né à Amsterdam, m. à Niederingelheim (1820-1887) ; auteur de romans [Max Eavelaar) et de pièces [l'Ecole des princes).

dei. OU del,S abrév. de delineavit. CV. ce mot.) delà prép. (^de de, et là). De l'autre côté: delà la rivière. (Vx.) Est toujours précédé des mots au, en, par: au delà des mers, en delà des monts, par delà Paris. Loc. adv. : Par delà, de l’autre côté ; au delà, plus loin que ce lieu-là. Loc. prépos. : .4m delà de, plus loin que. Fig. Au-dessus de ; au delà de mes dé.iirs. — Ecrivez en deux mots : de là nous pouvions apercevoir l'église, de là résulte une cruelle nécessité, c’est-àdire de cet endroit-là, de cette chose-là. Ant. Deçà.

Delaborde (comte Henri), peintre et critique d'art franç.ais, né à Rennes, m. à Paris (1812-1899); auteur de travaux sur Ingres, sur Flandrin, etc.

Il fut longtemps le secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-aiis. — Son fils, Henri-François, né à Versailles en 1854. historien français. Membre de

l'Académie des inscriptions (1917). Auteur de l Expédition de Charles VIII en Italie.

délabré, O adj. (de délabrer). Détérioré, en mauvais état : maison, santé délabrée.

délabrement [man] n. m.fdedéZaircr). Etat de ruine. Fig. Dépérisseinent ; le délabrement de la santé.

délabrer [bré] v. a. (de dé, et du lat. lamberare, mettre en lambeaux). Mettre en mauvais état : délabrer une machine. Fig. Ruiner: l'intempérance délabre l'estomac. Se délabrer v. pr. Devenir délabré.

délacer [sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o: je délaçai, nous délaçons.\ Défaire le lacet d'un corset, d'uii soulier, etc. Se délacer v. pr. Défaire les lacets de ses vêtements. Ant. Lacer.

H. Delaborde.

Delachenal (Roland), archiviste paléographe français, né à Lyon, m. à Paris (1854-1923). Membre de l'Académie des inscriptions (1921).

Dclacour (Alfred-Charlemagne Lartigue, dit), médecin et vaudevilliste français, né à Bordeaux, m. à Paris (1815-1883); collaborateur de Labiche.

Delacroix (Jacques-Vincent), avocat et publiciste français, né à Paris, m. à Vei'sailles (1743-1832) ; il plaida avec éclat des causes retentissantes et combattit, avec une vigoureuse éloquence, la torture et la procédure secréte.

Delacroix kroi] (Eugène), un des plus grands peintres français du xix« siècle, né à Saint- Maurice (Seine), m. à Paris (1799-1863). Brillant coloriste, novateur hardi, il fut, avec ses toiles pleines de vie et de passion, le chef de Técolc romantique. Son premier succès, la Barque du Dante, marque une époque dans l'histoire de l’art contemporain. Citons encore de lui; Marina Faliero, le Massacre de Scio, la Prise de Cotislantinople ar les croisés, la Lierté sur les barricades, les Femmes d'Alger, Uamlet et les Fossoyeurs, etc. On lui doit d’importantes décorations : plafond de la galerie d’Apollon au Louvre, bibliothèques du Sénat et de la Chambre des députés, salon de la Paix à l’hôtel de ville de Paris.

Son Journal est très intéressant.

Delacroix [monument de) par Dalou (Jardin du Luxembourg);— iïomma,9e à Delacroix, tableau de Fantin-Latour.

Delacroix (Léon), homme politique belge, né en 1865. Membre du parti catholique, il devint président du conseil en novembre 1918; j oua un rôle important dans les négociations du traité de Versailles et dans les conférences tenues en Léon Delacroix. Belgique par les Alliés.

Delafosse (Jules), homme politique français, né à Pontfarcy (Calvados), m. à Paris (1843-1916) ; orateur de la droite, compétent dans les questions extérieures.

Delafosse (Gabriel), minéralogiste français, né à Saint-Quentin, m. à Paris (1796-1878). Membre de l’Académie des sciences.

Delage (Yves), zoologiste français, né à Avignon, m. à Sceaux (1854-1920); aateur de: laStructureduprotoplasma; les Théories sur l'fiéréd ité et les Grands PrtMèmes de la biologie générale; fondateur de T « Année biologique Membre de TAcadémie des sciences (1901).

Delagoa (baie), située au S.-E. de l’Afrique (océan Indien). V. Lourenço-Mar-

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