‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 60 sur 1225 · ALD · texte numérisé non relu

ALD

Lacédémone contre sa propre patrie, puis se récon- | cilia avec Athènes, et. finalement, mourut en exil, 1 assassiné par ordre de Pliarnabaze, satrape de Bitlijnie (45U-i0i av. J.-C.). — Son nom, fiasse dans la langue, sert à désigner un homme plein de qualités naturelles et d'esprit , mais que gâtent d'irrémédiables vices de caractère. On le représente aussi comme désireux de la renommée plutôt que de la vraie gloire et cherchant à occuper l'attendion publique par tous les moyens possibles.

C’est ainsi qu'il fit couper la queue d’un chien magnifique qui lui avait coûté 7.000 drachmes, et

ui faisait l'admiration

'Athènes. De là cette expression proverbiale :

couper la queue de. son chien ou couper la queue du chien a Alcibiade ,

qu'on applique à celui qui commet quelque extra -vagance pour attirer sur lui l'attention.

Alcibiade (saint), un des premiers martyrs des <3aules, mort à Lyon en 177. Fête le 2 juin.

Alcide, petit-fils d’Alcée, surnom d’IIercule et -de ses descendants. [Myth.].

Alciue, enchanteresse près de laquelle Roger ■oublie Bradamante dans le Roland furieux de l'Ai'ioste.

AlcinoÜS fno-î<ss], d’après l'Odyssée, roi des Phéaciens, père de Nausicaa ; accueillit Ulysse naufragé et protégea Médée fuyant contre Jason.

Alcipbron, rhéteur grec du in“ siècle après J.-C. : auteur de 118 Lettres fictives qui fournissent de précieux renseignements sur les mœurs.

Alcira, V. d'Espagne (prov. de Valence), sur le Jucar ; 18.S00 h. Magnifique culture d'orangei-s, d'où vient surtout u la belle valence « vendue à Paris.

Alcmau de Sardes ou Alcméon, poète grec du vii« s. av. J.-C., fondateur de la poésie chorale, le premier en date des grands lyriques grecs. On lui attribue l’invention du vers alcmaiiien ou alcmntque, qui est un ïambique de cinq pieds ou un tétramètre dactylique.

Alcmène, épouse d’Amphitryon, roi de Tirynthe et mère d’Hercule. (Myth.)

Alcméon, médecin et philosophe grec do la secte de Pythagore, né à Crotone ivi® s. av. J.-C.).

Alcméonides,puissante famille venue de Messénie à Athènes. Elle prétendait descendre d’Alcméon, petit-fils de Nestor, et compta parmi ses membres Mégalès, Périclès et Alcibiade. S. un Alcmionide.

Alcofribas Nasier, pseudonyme anagrammatique de François Rabelais.

alcool [kol ou lio-ol] n. m. (ar. al, le, et cohol, chose subtile). Liquide obtenu par la distillation du vin et d'auti-es liqueurs fermentées, et appelé aussi esprit-de-vin. (Il bout à 78“ et ne peut être solidifié qu'à — 130“.) Dr. fiscal, v. boissons.

— E.xcycl. L’alcool ordinaire, appelé encore alcool vinique ou esprit-de-vin, etc., se prépare toujours par la distillation de liqueurs sucrées provenant de fruits ou de céréales qui ont subi la fermentation : les substances employées pratiquement sont : les céréales, les pommes de terre, les betteraves, les châtaignes, les topinambours et les mélasses, mais la distillation donne un liquide qui renferme de 50 à •20 pour 100 d'éau; pour avoir de l'alcool absolu, il faut recourir à des produits très avides d’eau (chaux, Bai-yte caustique, etc.) qui l’en débarrassent par digestion; l’alcool titre alors 100“. Certains alcools, comme ceux de betterave, ont une odeur très désagréable, due à la présence d’aldéhydes ; d’ailleurs, on n'obtient l’alcool pur qu’après rectification.

Les alcools du commerce proviennent de la distillation des substances déjà indiquées et aussi de celle des vins, cidres, fruits, etc. Ils sont appelés eauxde-vie (quand ils renferment moins de 6(i p. 100 d’alcool pur) ou esprit (de CG à 70 p. 100). V. eau-de-vie.

La plus grande partie de l’alcool est consommée comme boisson (eau-de-vie, liqueurs, etc.), mais il trouve encore son emploi comme dissolvant des résines et des huiles essentielles en pharmacie, en parfumerie; la propriété qu’il possède de coaguler l’albumine le f dt employer pour la conservation des pièces anatomiques ; à l’état anhydre, il sert à cons- ■truire des thermomètres pour basses températures. Enfin, l’industrie l’utilise à la fabrication des vernis, et il joue unrôle important dans le chauffage et l’éclairage. Les alcools employés par l’industrie sont exonérés d’une partie des droits qui fi-appent les alcools de consommation, mais ils doivent être dénaturés, c’està-dire additionnés de substances (méthylène le plus souvent) qui les rendent impropres à toute autre destination.

On désigne encore sous le nom générique d’-uZcools une classe très nombreuse de corps qui, par leurs propriétés et leur constitution, se rapprochent de l'alcool ordinaire ; ainsi l’alcool propylique que l’on a retiré des eaux-de-vie de marc ; l’alcool butytique des alcools de betterave, etc. Tous ces alcools se préparent d’ailleurs par des procédés généraux.

— Thérap. A doses faibles, l’alcool active la digestion et favorise la diurèse ; mais à haute dose c’est un poison énergique, qui peut même causer la mort rapide. Les troubles physiologiques de l’alcoolisme chronique portent surtout sur les fonctions du foie : aussi, dans ces cas, observe-t-on souvent des cirrhoses. Au point de vue thérapeutique, à la dose de 50 centimètres cubes par jour, on emploie l’alcool comme tonique antithermique ; on l’utilise en frictions contre les douleurs ; enfin, l’alcool sert de véhicule à divers médicaments dans les alcoolats, les alcoolatures et les alcoolés.

a,lcoola.Se n. f. Ferment soluble qui existe dans la levure et dans les fruits sucrés.

alcoolat (ko-la ou ko-o-la] n. m. Médicament qui résulte de la distillation de l’âlcool sur une sub- ■stanco aromatique : l'eau de mélisse est un alcoolat.

— Encycl. Les alcoolats se préparent avec des plantes fraîches ou desséchées, que l’on fait macérer • dans l’alcool, puis que l’on distille au bain-marie.

En général, les alcoolats sont des excitants ; on les

prend par gouttes sur du sucre, ou. à l’extérieur, on s’en sert comme iiniments, gargarismes ou collyres.

alCOOlate [ko ou fto-o] n. m. Corps résultant de la substitution d un métal alcalin à l’hydrogène dans la fonction alcool.

alcoolature [ko-la ou ko-o-la] n. f. Produit obtenu par macération d’une plante dans l’alcool. (On dit aussi teinture.)

alCOOlé [ko ou ko-o) n. m. Mélange d’une ou plusieurs substances médicamenteuses dans l’alcool : l'eau-de-vie camphrée est un alcoolé.

alcoolification Jit^-li ou ko-o-U, si-on n. f. Transformation dune substance en alcool, par suite de fermentation.

alcoolique [ko-li-kc ou ko-o-li-ke] adj. Qui contient de l’alcool : boisson alcoolique. N. Personne atteinte d’alcoolisme : les alcooliques sont prédestinés à la folie et leurs descendants à la tuberculose.

alcoolisable \ko ou ko-o-H-za-ble'] adj. Qui peut être converti en alcool : le sucre est alcoolisable.

alcoolisation [ko ou ko-o-U-za-si-on] n. f. Production ou addition de i’alcool dans les liquides.

alcooliser [/(o ou ko-o-H-zé] v. a. Produire l’alcoolisation. Ajouter de l’alcool à un autre liquide : alcooliser du vin. S’alcooliser v. pr. Devenir alcoolisé. Fam. Boire de l’alcool.

alcoolisme [ko ou ko-o-Us-me] n. m. Maladie produite par l’abus des liqueurs alcooliques.

—Encycl. L’alcoolisme aigu est l'ivresse. (V.ce mot.) L’aicoolisrae chronique, œnilisme, ou absinthisme, se caractérise par la perte de l’appétit, la sensation de brûlures œsophagiennes, par des vomissements matutinaux, etc. Puis le foie est lésé et l'ictère apparaît. précurseur d’une fin prochaine, ou encore de la démence alcoolique ou du delirium tremens. Le traitement est surtout moral ; il faut montrer à l’alcoolique les conséquences de son vice, qui poursuivent sa descendance, prédisposée à la méningite tuberculeuse, aux accidents hystériformes et épileptiformes, à l’infantilisme, à l’idiotie, etc.

alcoolyse [ào ou ào-o-Zi-se] n. f. Action d’un mélange d’alcool et d’une petite quantité d’acide sur un corps gras ; l'alcoolyse de l'huile de ricin.

alCOOlyser [ko ou ko-o-li-zg] v. a. Faire une alcoolyse : alcoolyser un corps gras.

alcoomètre ou alcoolomètre f/m ou /m-o] n. m. (de alcool, et du gr. metron, mesure). Aréomètre pour mesurer la richesse en alcool des esprits et eaux-de-vie ; les alcoomètres centésimaux ne peuvent être vendus ni employés avant d'avoir reçu la marque de vérification legale, au Laboratoire d'essais dti Conservatoire des arts et métiers.

— Encycl. li’alcooraètre légal employé en France est celui de Gay-Lussac: c’est un tube cylindrique de verre, terminé à l’une de ses extrémités par une ampoule contenant de la grenaille de plomb ou du mercure pour le lester. Pour graduer l’instrument (on opère à la température de 15“ C.), on le plonge d’abord dans de l’alccol absolu et on règle le lest de façon que le point d’affleurement soit au sommet de la tige ; en ce point on marque 100, puis on plonge l’instrument dans une solution contenant, en volume, 95 d’alcool pour 100 ; on marque 95 au point d'affleurement. On opère ainsi successivement avec des liqueurs contenant, en volume, 90, 85, 80, etc. d’alcool pour 100.

Si l’instrument s’enfonce dans un mélange d’alcool et d’eau jusqu’à la division 50, c’est que le mélange contient 50 d’alcool pour 100.

alcoométrie [ko ou ko-o-mé-M] ou alcoolométrie [ko ou Ico-o-lo-mé-trî] n. f. Partie de la physique qui traite des procédés employés pour la détermination de la contenance en alcool des liqueurs spiritueuses.

alCOOSCOpie [ko ou ko-os-ko-pi] n. f. Science qui s’occupe de l’étude des alcools au point de vue de leur pureté.

Alcor, n. f. Petite étoile située près de Mizar, deuxième étoile de la queuf de la Grande Ourse. (On dit aussi le Cavalier.)

Alcoran. v. Coran.

Alcott (Louise), femme de lettres améx-icaine, née à Gerniantown, morte à Boston (1832-1888); a écrit, pour la jeunesse, des récits spirituels.

alCÔ’ve n. f. (esp. alcoba, chambre à coucher).

so

l’éducation publique en Occident. II mourut à l’abbaye de Saint-Martin de Tours, où il s'était retiré. Il partage avec le grand empereur l’honneur de la Renaissance littéraire qui se produisit en Occident au ixo siècie.

alcyon n. m. (gr. alkufin). Oiseau fabuleux. (L’alcyon, chez les anciens, passait pour ne faire son nid que sur une mer calme, et il était regardé comme oiseau d’heureux présage. ’V. alcyonien.) Genre de polypiers de l’ordre des alcyonaires ou alcyoniens.

aleyonaires [nè-re] ou alcyoniens [ni-in] n. m. pl. Division de Tembrancheraent des cœlentérés (corail, etc.). S. un alcyonaire ou alcyonien.

Alcyons, fllle d’Eole et femme de Céyx, roi de Trachis, changée en alcyon avec son mari. (Myth.)

Alcyone, étoile de troisième grandeur, la plus brillante des Pléiades.

Alcyonée [jiéJ, géant qui attaqua Hercule et qui fut tué par lui.

alcyonelle [nè-le] n. f. Genre de bryozoaires qui vivent dans nos eaux douces.

alcyonien, enne [ni-in, é-ne] adj. Qui se rapporte à l’alcyon. Jours alcyoniens, les sept jours qui précèdent et les sept jours qui suivent le solstice d’hiver, pendant lesquels on dit que l'alcyon fait son nid et que la mer est calme.

Aldabra, petit archipel anglais de l’océan Indien, au N. -O. de Madagascar.

Aldan, riv. de Sibérie, affl. dr, de la Léna; cours 1.870 kil.

Aide, prénom du chef de la famille des Manuces, dont les éditions sont appelées aldines. N. m. Un livre de ces éditions ; bibliothèque qui possède des aides.

Aldébaran ou l’Œil du Taureau, étoile de première grandeur, a de la constellation du Taureau . Cette étoile est d’une belle couleur orangée.

aidée \dé] n. f. vniage dépendant des possessions européennes d’Afrique, du Brésil et des Indes, habité par des autochtones.

Aldegonde (sainte), née dans le Hainaut, fondatrice du chapitre des clianoinesses de Maubeuge (630-680'. Fêle le 30 Janvier.

Aldegrever ou Aldegrave (Heinrich), peintre, graveur et orfèvre allemand, né et mort à Soest (1502-1658).

aldéhyde [dé-i-de] n. f. Liquide volatil, qui se produit soit lorsqu’on oxyde un alcool, soit quand on réduit un acide.

— Encycl. Les aldéhydes constituent une série nombreuse de composés ; elles dérivent des alcools par perte d’hydrogène.d’où leurnom d’aldéhyde (alcool déshydrogéné). Ciions, parmi ces composés ; l’aldéhyde formique ou méthanol, ou formol, qui est très employé dans l’industrie des matières colorantes et comme antiseptique en médecine (v. formol) ; l'aldéhyde éthylique, appelée simplement aldéhyde, pro. dùit industriel que Ton obtient en distillant les produits de tête résultant de la rectification des alcools.

AldenllO’Ven, v. d’Allemagne (distr. d’Aix-la- Chapelle), sur le Merzbach, s.-affl. de la Meuse; 1.230 h. Victoire de Jourdan sur les Autrichiens, le 2 octobre 1794..

alderiuan [dèr-man'] n. m. (m. angl.). Magistrat municipal, en AngleteiTe et aux Etats-Unis. Pl. des aldermen.

Aldershot [chot'],v. d’Angleterre (Ilampshire); 35.000 h. Camp, établissements militaires.

aldiu, e adj. Qui a rapport aux Aides, qui vient des Aides : l'édition aldine de 'Virgile, publiée en 1501, est très estimée.

Aldini (Jean), physicien italien, né à Bologne (1762-1834). Il a inventé, pour combattre les incendies, un appareil qui porte son nom.

Aldobrandini (Sylvestre), jurisconsulte florentin (1499-1358) ; son fils Hippolyte devint pape sous le nom de Clément VIII ; un de ses descendants, le cardinal Pietro Aldobrandini, neveu du pape Clément VIII, fut possesseur de la villa où furent transportées ■ les fameuses fresques antiques appelées Noces Aldobrandines, représentant une scène nuptiale, découvertes en 1606 sur le mont Esquilin, et qui sont aujourd’hui au Vatican. Ces fresques datent du début de l’empire romain, et traliissent fortement l’influence grecque.

aldol n. m. Liquide mobile résultant d’une po¬

Noces Aldobrandines. |V. ALDOBRA^DINï.J

Enfoncement dans une chambre, pour recevoir un ou plusieurs lits. Fig. Vie conjugale intime i les secrets de Valc^'p.

— Encycl. Les alcôves sont en général malsaines, car Tair s'y renouvelle difficilement. Souvent, une maladie des systèmes circulatoire ou respiratoire a pour origine le sommeil habituel dans un lit d'alcôve.

alcoviste [vIs-N;] n. m. Bel esprit qui fréquentait les ruelles ou alcôves des I^récieuses au xvik s.

Alcoy J/toi], V. d'Espagne fprov. d’Alicante); 32.000 h. Faïences, étoffes, papier à cigarettes.

AlCXlill) théologien et savant anglais, né vers 73o, m. en 8üV. un des maîtres de rEcole palatine fondée sur l'ordre de Charlemagne, et promoteur de

lymérisation de l'aldéhyde et possédant à la fois la fonction aldéhyde et là fonction alcool; corps ayant la même fonction chimique que l'alcool type.

Aldrich. (Thomas Bailey), romancier et poète américain, né à Poiismouth (New-Hampshire) [1837- 1907]. Psychologue pénétrant, aussi bien dans ses poèmes (les Cloches; le Drap d'or) que dans ses romans (le Collii'r de Daisy ; Histoire d'u7i mauvais garçon; la Reine de Saba; etc.).

aMrovande n. f. Genre de plantes de la famille des droséracées, qui croissent dans les marais.

Aldrovandi (Ulysse), savant naturalisteetvoyagour italien, né et m. à Bologne, auteur d une Histoire naturelle fort méritoire pour son temps (1522-1607).

Page 1