V. a. Enlever le petitlait : délaiter le beurre
délaiteuse [lèteu-seln. f. Machine
Eour débarrasser le eurre du petit-lait dans la fabrication du beurre :ond -laite le beurre soit en le
Délaiteuse.
lavant à plusieurs reprises dans la baratte au moyen d'eau pure, soit en le passant dans une délaiteuse centrifuge.
Delamljre [lan-bre\ (Jean-Baptiste-.7oseph), astronome français, né à Amiens, m. à Paris (1749- 1822). Il mesura avec Méchain un arc du méridien, pour servir à l'établissement du système métrique. Cuvier a dit de lui que sa probité scientifique n'avait d'égale que sa modestie. Membre, puis secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.
délampourdage
[lani n. m. Action de délampourder les laines.
délampourder [lan-
Î}Our-dé] V. a. Enlever les ampourdes accrochées à la laine.
Del aplanche (Eugène), statuaire français, né Delambre.
et m. à Paris (1836-1891);
auteur de ; Eve avant le péché, la Musique. laVierge au lys, l' Education maternelle, etc. Il vaut par des qualités de grâce et de noblesse dans le style.
délardeaient [man] n.
m. Enlèvement du lard qui recouvre la viande du porc.
Enlèvement d’une des arêtes vives d’une pièce équarrie.
Coupe oblique du dessous d’une marche d’escalier en pierre.
délarder [dé] v. a. Opérer le délardement.
Delarocde (Paul), peintre d'histoire français, né et m. à Paris (1797-1856). Il excellait à étendre une idée sur une toile et à la bien mettre en scène, s'attachant à rendre Delaplanche. les détails les plus émouvants.
La Mort d' Elisabeth. Cromwell ouvrant le cercueil de Charles /«r, les Enfants d'Edouard, la Mort de Jane Grey, et, surtout. l'Assassinat du due de Guise et les Girondins comptent parmi ses meilleurs tableaux.
délassant [la-san],
© adj . Qui délasse.
délassement [lase-man] n. m. Ce qui délasse : la lecture est un délassement pour l'esprit.
délasser \ia-sé\ v.
a. Oter la lassitude : les bains tv'des délassent le corps. Se délasser v. pr.
Se reposer de ses fatigues de corps ou d'esprit.
Ant. Fatiguer, lasser.
délateur^ triC6 n. Paul Delaroche.
et adj. Se dit des dénonciateurs serviles : les délateurs sont méprisables. N. m. Pièce adaptée à certaines serrures de sûreté, pour indiquer si l'on a tenté de les forcer.
délation [si-on] n. f. (lat. delatio). Dénonciation secrète, en vue d'une récompense : la délation secrète est plus dangereuse' que lu délation publique.
— Encycl. La dénonciation secrète des crimes qui compromettent la sûreté de l'Etat était jadis une obligation légale, dont la non-observation était prévue par le Code pénal. Une loi de 1832 a abrogé les peines rigoureuses qui frappaient les personnes coupables de ne s’ètre pas pliées à cette besogne de délation.
délattor [la-té] v. a. Enlever les lattes.
Delattre (le P. Alfred-Louis), religieux et archéologue français, né à Déville-lès-Rouen en 1850. Auteur de fouilles à Carthage et d’importants travaux d'archéologie punique et chrétienne.
Delatyn, bourg de la Galicie orientale, cercle de Nadvorna. au confluent de la Balisna et du Pruth et au pied des Karpathes : 6.000 hab. Salines; sources minérales. Pris par les Russes de Detchîtzky le 8 juillet 1916 ; perdu par eux en 1917.
De Launay. Bwqr. v. Launay.
Delaunay [lô-né] (Charles-Eugène) , mathématicien et astronome français, né à Lusigny (Aube), m. à Cherbourg, noyé au cours d'une promenade en mer 18J(>-1872i. Membre (1885), puis président (1868) de l'Académie des sciences.
Delaunay (Louis-Arsène), artiste dramatique français, né à Paris, m. û "Versailles (1826-1903}. 11
ifi
Louis Delaunay.
Elle Delaunay.
Casimir Delavigne.
excella, à la Comédie-Fi'ançaise, dans l’emploi des jeunes premiers.
Delaunay (Elle), peintre françai.s, né à Nantes, m. à Paris (1828-1891); artiste d'inspiration délicate et originale, il est l’auteur des tableaux : la Peste de Rome . David triomphant, la Communion des apôtres, etc.
délatrage n.m. Action de délaver. .Son résultat, déla'tter ^vé] v. a. Enlever, aftaiblir avec de l’eau une couleur étendue sur le papier. Mouiller, détremper. Pierre délavée, pierre dont la couleur est faible.
Dela'Vign© (Casimir), poète lyrique et dramatique français, né au Havre, m. à Lyon (1793-1843). On lui doit des pièces lyriques (les Messéniennes], des tragédies et des drames estimables {les Vêpres siciliennes. Marina Faliero. Louis XI, les Enfants d'Edouard), des comédies (Don Juan d'Autriche), etc. Poète correct et délicat, d’une inspiration toujours noble, mais parfois un peu • courte, esprit très libéral, il a joué le rôle ingrat de médiateur entre les classiques et les romantiques. — Son frère,
Germain, né à Giverny (Eure), m. à Montmorency (1790-1868). a écrit surtout des livrets d'opéras ; le Maçon, la Muette de Portici, Charles VI. avec son frère Casimir; Robert le diable, avec Scribe, etc.
D0l£ttvare [oua-re] (la), fl. des Etats-Unis, qui arrose Philadelphie et se jette dans la baie de Delaware; cours environ 800 kilomètres. Navigation très active.
Dola'Ware, un des Etats unis d'Amérique. Capit. Dover. Industrie très active ; sidérurgie, constructions navales, etc.
délayage [lé-ia-je] ou délayement ou delaiementf /è-nian] n. m. Action de délayer. Substance délayée. Fig. Diffusion du style.
délayant [lè-ian], e adj. Qui délaie, qui est propre à délayer; liquides délayants. Qui augmente la fiuidité du sang et des humeurs. N. m. ; un délayant.
Délayé (Margot), héroïne française du xvi« siècle, qui défendit victorieusement Montélimar contre les troupes de Coligny (1570).
délayer [/è-ii!] v. a. (Se conj. comme balayer.) Détremper dans un liquide. Fig. Délayer une pensée, l'exprimer trop longuement.
délayure [le-i-u-re] n. f. Résultat d'un délayage.
Delbos (Victor), professeur et philosoplie français, né à Figeac, m. à Paris (1862-1916); membre de l'Académie des sciences morales ; auteur de pénétrantes études sur la philosophie de Kant et de Spinoza.
Delbrück'llans).historien alleaiand.né à Bergen (île de Rugen), m. à Berlin (1848-1921); auteur d'ouvrages d'histoire militaire,
Delbrück fi.oi), loi qui permet aux Allemands de conserver leur nationalité allemande, après qu'ils se sont fait naturaliser citoyens d’autres pays.
Delcassé ( Théophile), homme politique français, né à Pamiers,
m. près de Nice (1852-1923), ministre des affaires étrangères de 1898 à 1905 et, en 1914, dans le gouvern -ment de Défense nationale.
deleatur [dé-lé] n. m. invar, fm. lat.
signif. qu'il soit e/7'acé). Signe typographique, indiquant une suppression à effectuer,
délébile adj. lat. delehilis^. Qui peut être effacé : encre dè/tf6i^e. Ant. Indélébile, ineffaçable.
Delécluze (EUenne-Jean), peintre, littérateur et critique français, né à Paris. m. à Versa lies (178J-1863) ; auteur des intéressants Souve.n'LTs de soixante années (1862), où il a dépeint avec un style net ei clair les salons, littéraires de l'époque roman¬
dèlectabilité [Wc-ta]
n. f. Etat de ce qui est délectable.
délectable [lèk-ta-ble] adj. Très agréable.
délectablement [lèkta-ble-man] adv. D'une façon délectable.
délectation [lék-tasi'On\ n. f. Plaisir savouré.
délecter [Uk-té] v. a. (lat. deleciarc). Charmer,
Delcassé.
inaires
Si
Delécluze.
réjouir. Se délecter v. pr. Prendre beaucoup de plaisir à quelque chose : se délecter à l'étude, à peindre.
DeleddE (Grazia), romancière italienne, née à Nuoro (Sardaigne) en 1872. Elle a peint avec beaucoup de finesse et de vérité les moeurs et la natiu’e de son pays natal {Elias Portolu, etc.).
déleg'a .t \ghan], e n. Personne qui délègue.
délég'ataire [gha-îè-Te\ n. Celui, celle à qui l'on délégué une chose.
délégateur, trice [ghd\ n. Personne qui fait une délégation.
délégation [gha-si-on] n. f. (lat. delegatio). Acte par lequel le dépositaire direct d’un pouvoir en. transmet l'exercice total ou partiel à un fonctionnaire. Transport à un tiers d’une créance. bélé<,a~ tiim de solde, acte par lequel un sous-officier à solde mensuelle ou un officier en campagne donne pouvoir à une autre personne (généralement sa femme, un ascendant ou un descendant ou autre membre de la famille) de toucher une partie de sa solde (la moitié ou le quart, suivant le cas). Polit. Dété, aüonsy nom qui était donné au Parlement commun de l’Au» triche et de la Hongrie, et aussi à la représentation locale en Alsace-Lorraine {Landesausschuss).
— Encycl. Dr. Un juge d'instruction peut déléguer un autre juge pour recueillii’ certains témoignages ou renseignements.
Le maire peut déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints.
Le commissaire aux délégations judiciaires est un commissaire de police chargé de remplacer, dans l'instruction d'une affaire criminelle ou correctionnelle, le juge d'instruction et le procureur de la République.
Itéiégation spéciale. En cas de dissolution d’un conseil municipal ou de démission de tous ses membres, lorsqu'un nouveau conseil ne peut être constitué, il est nommé par décret une délégation spéciale, dont les membres font les actes de pure administration conservatoire et urgente.
Délégation de contributions. On nomme ainsi un acte par lequel un propriétaire délègue à son fermier les cotes foncières des biens qu’il possède dans une même commune.
Délégations finunnères. En Algérie, on désigne ainsi un corps délibérant comprenant une déh''^tion des colons, une délégation des contribuables non colons, une délégation des indigènes. Les délégués des deux premiers ^^roupes sont élus au suffrage universel. La délégation des indigènes est élue au suffrage restreint ; elle comporte une section kabyle. Le budget spécial de l’Algérie est soumis aux délégations financières, qui le votent en assemblée plénière.
délégatoirô [gha] adj. Qui contient une délégation : titre délégatoire.
délégué, e [ghé] n. Qui a reçu une délégation r les délégués du peuple (ses représentants).
— Encycl. Délégué cantonal. Les délégués cantonaux désignés dans chaque canton, pour trois ans, pai' le conseil départemental de linstruction publique, surveillent les écoles primaires publiques et privées du canton, au point de vue de l'état des locaux et du matéi'iel, de l’hygiène et de la tenue des élèves. Leur inspection est matérielle et morale, mais non pédagogique. Pour être délégué cantonal, il faut être Français et âgé de vingt-cinq ans au moins. Les fonctions de délégué cantonal sont gratuites.
Délégués mineurs. On nomme ainsi des délégués chargés de visiter les travaux souterrains des mnes, minières ou carrières, dans le but d’en examiner les conditions de sécurité pour le personnel qui y est occupé. Les délégués mineurs sont élus par les ouvriers français travaillant au fond. Ils doivent, deux fois par mois au moins, visiter toutes les galeries de leur circonscription, s'assurer que la sécurité des mineurs est garantie et dresser dans les vingt-quatre heures un rapport (que les compagnies peuvent contredire), mis à la disposition des ouvriers et dont une expédition est transmise aux préfets et ingénieurs.
Délé ués séiiatoriaux. On désigne ainsi les délégués nommés sans débat par les conseils municipaux pour former, avec les électeurs de droit (députés, conseillers généraux et d’arrondissements), le collège électoral sénatorial. Leur nombre est déterminé par le nombre des membres du conseil municipal. Ils sont tenus de prendre part à tous les scrutins, sous peine d’une amende de 50 francs, sauf excuse légitime; auquel cas, ils sont remplacés par un suppléant. H est attribué aux délégués qui ont pris part à tous les scrutins une indemnité de déplacement.
déléguer [ghé] v. a. (lat. delegare). Envoyer quelqu’un avec pouvoir d’agir : la Convention délégua des représentants auprès des a'nnées. Transmettre par délégation: déléguer ses pouvoirs.
DéléfUOnt 'mon], v. de Suisse (cant. de Berne), sur la Sorne : 5.200 h. Fromageries, horlogerie.
delenda Carthago, mots lat. signif. Il faut détruire Carthage, paroles par lesquelles Caton l'Ancien iFlorus, Bist. rom.. II, 15) terminait tous ses discours, sur quelque sujet que ce fût. S’emploient pour rendre une idée fixe que l’on a dans l esprit, dont on poursuit avec acharnement la réalisation.
délenter [lan-té\ v. a. Débarrasser des lentes ou œufs de poux: délenter une chevelure.
déleutoir [lan] n. m. Peigne à délenter.
Delescluze [Zé-ft/u-se] (Charles), journalisteet homme politique français, né à Dreux ; membre de la Commune, tué à Paris sur les barricades, où il dirigeait la lutte contre l’armée régulière tl809-I871).
DeleSSe [lè-se] fJoseph), ingénieur et minéralogiste français, né à Metz, m. à Paris (1817-1881). Membre de l'Académie df»s sciences. On lui doit d'importants travaux d’analyse chimique, des cartes géologiques, une Lithologie du fond des mer's.
DôlôSSOrt [/ê-sér] (Benjamin), philanthrope français, né àLyon, m.àParis 1773-1847); fondateur des caisses d'épargne. — Son frère François-Marie, né et m. Paris (1780-1868), fut membre libre de l’Académie des sciences.
délestage [lès-ta-je] n. m. Action de délester.
délester 'lès-té] v. a. Oter le lest d’un navire, d'un ballon. Fam. Alléger de son poids. Dévaliser, ruiner. Ant. Lester.
délesteur [/ès-ïeur] n. m. Celui qui, dans ua poi't, est chargé de faire délester les bâtiments.
DÉL
DÉL
Lttllii : la Mosquée d’or.
délétère adj. (dugr. d'iétèrios. destructeur'!. Qui attaque la sauté, la vie : l'oxyde d • carbone est un gaz délél-'re. Fig. Qui corrompt; doctrine dilét'ere. Ant. Respirable, vital, salubre.
Delflno, illustre famille de Venise, qui a donné le doge Pierre (13.j6-1361j et le poète Jean (1617-1699).
Delft tdèlft'], V. des Pays-Bas (Hollande- Méridionale), à 9 kil. de La Haye, renommée pour ses belles faïences ; 48.0ÜO h. Superbe hôtel de ville. Patrie de Grotius. V. faïence.
Delftsliaveiijv. des Pays-Bas flIollande-Méridionale), près de Rotterdam; 12.000 h.
Delfzijl, v. des Pays-Bas (prov. de Groningue), sur l'estuaire de l'Ems ; 7.000 h.
Delgado (cap), cap situé à l’E. de l’Afrique ; il limite les côtes de Zanguebar et du Mozambique, Delhi, cap. de rinde anglaise (Pendjab), sur la Djemrna; 233.800 h. Capitale de l'empire des Indes; Palais inrpérial (xiv* s.). Orfèvrerie renommée. Ce fut. après 1808, la résidence du Grand Mogol. Les cipayes la prirent en 1857.
déliaison [è-zon] n. f. (préf. dé, et liaison). Jeu qui se produit entre les pièces d’un navire.
déliaque n. Natif, originaire ou habitant de Délus; les Déliaques. Adjectiv. ; histoire déliaque.
délibation îsi-on] n. f. (du lat. delibare, goûter). Dr. anc. Détail par article. Démembrement. Prélèvement.
délibérant [ran\ e adj. Qui délibère; assemblée délibérante.
délibératif, ive adj. Se dit du genre d'éloquence où l'orateur se propose de persuader ou de dissuader. Qui a qualité pour voter, par opposition à celui qui ne donne qu’un avis consull.itif sans pouvoir participer à la délibération ou résolution finale •• aroir voix délibérative.
aélioération [sï-onj n. f. (de délibérer). Discussion orale d'une affaire entre plusieurs per-onnes; les délibérations de la Chambre des députés sont publiques. Résolution prise après discussion ; deliberation dun conseil munic'pul. Phil. Un des trois éléments de l'acte volontaire (les deux autres sont la conception et la résolution), par lequel l'âme examine les diverses raisons d'agir.
déllberativement [man\ adv. D’une manière délibérative.
délibéraloire adj. Qui a rapport à la délibération ; forme d libératoire.
délibéré n. m. Pfocéd. Délibération à huis clos entre les juges ; ordonner un délibéré. Jugement ainsi établi. Délibéré sur rapport, mode d'instruction dans lequel, sur l'ordre d un tribunal, les pièces sont déposées et soumises à l'examen d'un juge, qui fait un rapport public le jour de l'audience.
délibéré, e adj. Aisé, libre, déterminé; avoir un air délibéré. De propos délibéré, à dessein, exprès.
délibérément [man] adv. (de délibéré) adj D'une manière décidée; marcher délibérément.
délibérer [ré] v. n. (lat. deliberare. — Se conj. comme accélérer.) Consulter ensemble ; les juges délibèrent à huis clos. Réfléchir en soi-même sur une décision à prendre.
V, a. Mettre en délibération.
Delibes [be] (Léo).
compositeur français, né à Saint -Germain-du Val (Sarthe), m. à Paris ' 1836- 1891). Musicien instruit, doué d'une imagination fertile et délicate, il a écrit des oiiéras-coraiques remarquables ; La/cmé, Jean de Nivelle, et des ballets charmants ;
Sylvia, Coppélia, etc.
délicat [Icu], e adj. (lat. deïïcntu.s). Agréable au goût, exquis, tendre ; viande délii nte. Façonné avec adresse, avec un soin extrême ; ouvrage délirât. Dit d'une mauière ingénieuse et détournée; Icuan le délicate. Qui juge finement; gobt délicat. Eml)arras- .s,ant: situation délicate. Scrupuleux; conscience délicate. Fig. Ten Ire, faible, frêle; membres délirais. N. Personne difficile ; faire le délicat. Ant. Indélicat, grossier. Robuste, vigoureux.
délicatement [mou adv. Avec délicatesse.
Mollement: enfant élevé trop délicalemcnt.
délicater rte] v. a. Traiter avec trop de délicatesse ; on gâte les enfants d force de les délicater.
délicatesse té-se] n. f. Qualité de ce qui est délicat, fin ; la délicatesse des traits. Adresse, légèreté : délicatesse de pinceau. Faiblesse, débilité; délicatesse d' estomac. Qualité de ce qui est senti, exprimé d’une manière délicate; la délicatesse d'une pensée. Aptitude à juger finement ; délicatesse dugoàt. Scrupules; délicatesse de conscience. Ant. Indél catesse, délices n. f. pl. (lat. delidæ). Plaisir, volupté, bonheur : cet enfant fait les délices de sa mère. N. m. au sing. ; (quel délice cause une bonne action !
délicieusement ' si-eu-ze-man\ adv. Avec délices. d'une manière délicieuse.
délicieux, euse [si-etl, eu-ze] adj. (lat. deliciosus'. Extrêmement agréable : parfum délicieux. Ant. Exécrable.
Délicieux [si-eû] (Bernard Deuciosi, dit), moine franciscain, qui se déclara l’adversaire des inquisiteurs envoyés par le pape contre les albigeois (130U) et fut, pour ce fait, condamné à la prison perpétuelle (1260-1320).
délicoter [léj v. a. Défaire le licou de : délicater un cheval.
delicta juventutls meæ, mots lat. signif. les fautes de ma jeunesse, expression de l'auteur des Psaumes, qui demande sans cesse à Dieu qu'il lui pardonne les fautes de sa jeunesse. (Psaumes, xxiv.l.)
délictueux, euse [lUc-tu-eù, eu-ze] adj. (du lat. delictum, faute). Qui a le caractère du délit : fait délictueux. Syn. peu us. : délutif, ive.
Délie, dame romaine aimée et chantée par Tibulle, qui composa pour elle la première élégie, et la plus harmonieuse, la plus touchante, de son livre.
délié, e adj. Grêle, mince, menu. Fig. Subtil, pénétrant ; esprit délié. N. m. Partie fine des lettres, par opposition au plein. Ant. Epais, gros, lourd.
déliemeut [lî-man\ n. m. Action de délier. Son résultat.
délien, enne m-in, è-ne] ou déliaque adj. De Délos. Surnom d'Apollon et de Diane.
délier H-é'i v. a. (Se conj. comme pn'er.) Défaire, détacher ce qui est lié. Hg. Dégager : délier d'un .serment. Théol. Absoudre.
délies 'li] n. f. pl. Antiq. Fêtes célébrées tous les cinq ans à Délos, en l'honneur d'Apollon. La tradition en rattachait l'origine à Thésée. Chaque Etat envoyait s Délos une théorie ou ambassade sacrée, deligation [.s’-on n. f. .
Application des bandages, des appareils et des médicaments externes.
Delille (l'abbé .Jacques), poète français , né à Clermont-Ferrand . m. à Paris ( 1738 -1813 ); traducteur , en vers, de Virgile cl de Milton. H est c.'lèbre pour avoir excellé à décrire au moyen dhabiies périphrases le jeu de trictrac et autres curiosités. Ses tours de force descriptifs faisaient dire à Rivarol ; « 11 fait un sort à chaque vers et néglige la fortune du poème. « Eu réalité, il a été un poète hardi pour son temps et une sorie de précurseur des romant ques. Citons, parmi ses principaux poèmes : les Jardins, l'Imagination, l'Homme des champs, etc.
délimitateur, trice n. Celui, celle qui pose des limites, des bornes ; délimitateur d'un champ.
délimitation fsi-onj n. f. Action de délimiter : délimitation de frontière.
délimiter [téj v. a. Fixer des limites. Fig. : la psychologie ilélimite les fonctions de l'esprit.
délinéament [man] n. m. (de délinéer). Contour. forme générale.
délinéation ’si-on] n. f. Action ou manière de délinéer ; la délinéation Sun plan. (Peu us.)
delinea’vit, mot lat. signif. a dessiné. C’està-dire -.dessiné par. (Les dessinateurs font suivre leur nom de ce mot. qu'ils abrègent en del. ou delK) délinéer ’né-é] v. a. (lat. deUneare ; préf. dé, et linea. lignei. Tracer au trait le contour de.
délinquant [kan], e n. Qui a commis un délit, délinquer [ké\ v. n. (lat. delinquere). Commettre un délit. (Peu us.)
déliquescence [Aés-san-se] n. f. (de déliquescent). Propriété qu’ont certains corps de se désagréger en absorbant l'humidité de l’air. Arg. littér. Décadence absolue de style, résultant de la violation de toutes les règles précédemment reçues.
déliquescent [àés-sanl. e adj. (lat. deliquescens ; de liquere, être liquide). Qui a la propriété d’attirer l’humidité de l'air et de se résoudre en liquide. Fam. et fig. Qui est tout à fait en décadence.
deliquium [dé-U-kui-om'] n. m. (m. lat.). Etat d'un corps devenu liquide en absorbant l'humidité de l'air.
délirant \ran], e adj. Qui est en délire : imagination délirante. Fig. : joie délirante.
délire n. m. (lat. delirium'). Egarement causé par la fièvre, par une maladie. Fig. Grande agitation de l'âme, causée par les passions ; le déliré de V ambition. Poetiq. Enthousiasme, transports.
— Encycl. Le délire a pour origine une lésion du cerveau, congestion, anémie, tumeur, etc. Le délire aigu est un symptôme des fébricitants ; il disparaît avec le retour à la température normale, mais souvent il survient aussi chez les aliénés, les névropathes, les paralytiques généraux, etc. Le délire chronique aboutit à la folie et se traite comme elle.
délirer [ré\ v. n. Avoir le délire : malade qui commence à délirer.
delirium tremens [dé, om'-tr-i-minss] n. m. (expression lat.). Délire avec agitation et tremblement des membres, particulier aux alcooliques.
— Encycl. L attaque de delirium tremens survient chez l alcoolique à la suite d’excès d'alcool ou de privation. Quelques jours atiparavant, les fonctions psychiques s'altèrent profondément, les hallucinations deviennent fréquentes, et des troubles moteurs apparaissent. Peu à peu un tremblement convulsif s'établit et augmente, ■ des spasmes cloniques se généralisent, et le malade meurt souvent par épuisement. On traite l'attaque par la morphine à doses faibles et répétées, par le chloral et par un peu d'alcool.
Delisle [li-lé] (Guillaume), géographe français, né et ra. à Paris (1675-1726). — Son frère, Joseph- Nicolas, astronome français, né et m. à Paris (1688-1768). H séjourna en Russie de 1727 à 1747.
Delisle (Léopold), paléographe français, né à Valognes , m . à Chantilly (1826 1910), membre de l'Institut et administrateur général de la Bibliothèque nationale. Il a créé et dirigé la revue intitulée ; Bibliothèque de l’école des chartes.
délissage [H-sa-je] n.
m. (de délisser). Triage des chiffons. Triage des feuilles de papier.
délisser [/t’-.se] v. a. Défaire ce qui était lissé. Opérer le délissage.
délisseur, euse [liseur. eu-ze] n. Celui, celle qui fait le délissage.
délit [li] n. m. (subst.
verb. de déliter). Côté d une pierre différent du lit quelle avait dans la carrière. Joint ou veine dans un bloc d'ardoise.
délit <li] n. m. (lat. delictum). Violation de la loi. celle particulièrement qui est punie de peines correctionnelles. Le corps du délit, ce qui sert à le constater. Prendre en flagrant délit, sur le fait. Bois de délit, en matière forestière, bois marqué par les marteaux des agents forestiers pour constater le délit commis par un contrevenant aux règlements.
— Encycl. Dr. En droit pénal, le mot délit désigne dans un sens général toute infraction à la loi pénale, tout acte punissable. Dans un sens plus restreint, l'expression délit s'applique à toute infraction punie de peines correctionnelles : dans ce sens, on oppose le délit soit au crime, c’està-dire à l'infraction jugée par la cour d'assises, soit à la contravention, infraction punie de peines de simple police.
Dans la pratique judiciaire, on applique la dénomination de corps du délit aux traces physiques du délit, aux résidus corporels qu'il a laissés après lui. Dans un incendie, le corps du délit est constitué par les débris fumants ou calcinés de la maison incendiée. En matière de délit, l'action publique se prescrit par trois ans ; la peine, par cinq ans. Flagrant délit. V. flagrant.
Délits et des peines (Des), ouvrage de Beccaria, dont la grande influence a amené la suppression des pénalités barbares d’autrefois. Beccaria y préconise légalité dans les châtiments, la modération dans la distribution des peines et la proportion entre les peines et les délits, la gravité de ceux-ci devant se mesurer au dommage qu'ils causent à la société (1764).
délitagO ou délitement [man] n. m. Action de changer la litière des vers à soie.
délitation [si-on] n. f., délitage ou délitement [man] n. m. Action de déliteries pierres.
déliter [tél v. a. (de dé. et lit). Poser en délit, en parlant d'une pierre. Diviser une pierre dans le sens des stratifications. Changer la litière des vers à soie.
délitescence [tés-san-se] n. f. (du lat. delitescere. se cacher). Disparition subite d'une tumeur et surtout des phénomènes inflammatoires. Chim. Dés^régation d'un corps par absorption d'eau.
délitescent [tés-san], e adj. Qui est soumis à la déliteseence.
déliteur, euse [eu-ze] n. Personne qui délite les vers à soie.
délitoir n. m. châssis où Ton place les vers à soie que l’on vient de déliter.
DelitZSCh (François), théologien et philologue allemand, né et m. à Leipzig (1813-1890). On lui doit une bonne Histoire de la poésie judaïque. — Son fils Frédéric, né en 1850 à Erlangen, assyriologue.
Délium, V. de la Grèce ancienne (Béotiei. En 414 av. J.-C., combat entre les Thébains et les Athéniens, où Socrate sauva la vie à Xénophon.
délivrance n. f. Action par laquelle on délivre. Remise d’une chose : déli'crance d'un cert-ficai. Expulsion de l’arrière-faix dans laccouchement. Ant. Arrestation, eiriprieonnement, captivité.
Léo Delibes.
^Qu lat. aeiigare, lier;.
Delille.
Léopold Delisle.
DEM
DËL
— Tîncycl. La d'élivrance a lieu chez la femme environ une demi-heure après raccouchement ; elle doit être surveillée très attentivement par le médecin on la sage-femme, pour prévenir les hémorragies. Lorsque la délivrance ne peut se faire par les simples contractions de l'utérus, on doit, avec toutes les précautions antiseptiques nécessaires, aller avec la main décoller le placenta et faire la délivrance artificielle. Quand la délivrance n'est pas complète, il faut, dans certains cas, faire un curettage. Jamais on ne doit donner d'ergotine à une femme qui n est pas délivrée.
Délivrande fLa), hameau de la comm. de Douvres, arr. de Caen (Calvadosi : o4ü h. Ch. de f. de Caen à la mer. Ancien et célèbre pèlerinage de la "Vierge.
dolivrô n. m. (8ubst.verb.de de7zurer). Arrièrefaix, enveloppes foetales.
délivrer [vré] v. a. fiat, deliberare ; de liber. libre'. Rendre la liberté à : délivrer des prisonniers. Débarrasser de : délivrer quelqunn de ses ennemis. Livrer, remettre : délivrer des marchandises. Accoucher : médecin qui délivre une femme. Ant. Asservir, subjuguer, enfermer.
délivreur n. m. Celui qui délivre. Cylindre qui, dans une machine industrielle, distribue la matière qui doit être travaillée. (On dit plus couramment DisTRmnTKUR, dans ce dernier sens.)
Délia Maria (Domenico), compositeur français, d’origine italienne, né à Marseille, m. à Paris {17GS-18Ü0). Dans sa courte carrière, il a donné quelques ouvrages qui eurent du succès {le Prisonnier, le Vieux Château. l'Oncle Valet, etc.). Il mourut subitement et mystérieusement la nuit, dans la rue.
Belle. ch.-I. de c., territoire et à 18 kil. de Belfort. sur l'AIlaine, à la frontière suisse : 2..t90 h. {Déliais). Ch. de f. P.-L.M. Douane. Patrie du général Schérer. — Le cant. a 27 comm. et 19.260 h.
Dellinger (Rodolphe), compositeur allemand, né à Ciraslitz (Bohème;, m. à Coswig, près de Dresde (1837-1910) ; auteur d'opérettes : Don CésM', la Chansonnette, le Dernier .lonas, etc.
Dellys [^m], V. d'Algérie {dép. d’Alger), arr. et à llü kil. de Tizi-Ouzou ; 14.000 h. Ch. de f. Port sur la Méditerranée.
Dôlniâ'S^ charfteur scénique français - (basse chantante), né à Lyon en 1801. Il s'est surtout distingué dans le répertoire wagnérien.
Dellïie, ch.-l. de c. du dép. de la Moselle, arr. et à 17 kil. de Château-Salins, sur le penchant sud de la côte de Dclme ; 706 h. Ch. de f. d'Alsace et Lorraine. Carrières de marbre. La côte ou colline de Dclme, qui domine, de 180 m. la ville du même nom et la plaine avoisinante, fait partie des hauteurs de la rive droite de la Seille. Au début de la Grande Guerre, les Allemands l’avaient fortifiée de tranchées, d'abris bétonnés, de réseaux de fil de fer, etc., contre lesquels se brisa, le 20 août 1014, l'effort des soldats de la II® armée française, commandée par le général de Castelnau. Du moins, la Vie armée allemande, celle du kronprinz de Bavière, ne putelle, à la suite de cet échec français, enlever les hauteurs du Grand Couronné et s’avancer .jusqu'à Nancy.
Dôlniet (Paul), chansonnier français, né et m. à Paris (1862-1004). Auteur de romances gracieuses : Stances à Manon. Petite brunette aux yeux doux, les Petits Pavés, etc.
Delna (Marie LedA-N, dite), cantatrice française, née à Paris en 1875 ; a fait applaudir à l'Opéra- Comique et à l’Opéra sa belle voix de contralto.
Delobelle, type de comédien manqué et prétentieux, créé par A. Daudet dans son roman : Fromont jeune et Risler aîné. Le mot a passé dans la langue, comme celui de Tartarin.
délocalisation ^si-on] n. f. Action de se délocaliser, de dépouiller dù caractère local.
délocaliser [zé] v. a. Oter le caractère local à.
délogement \je-man] n. m. Action de déloger.
déloger [jè] v. n. (Prend un e muet après le fj devant a et o : je délogeai, nous délogeons.) Sortir d'un logement. Quitter un lieu. Fig. Déloger sans trompette, quitter un lieu secrètement . V . a. Fam.
Faire quitter à quelqu'un sa place. Faire abandonner ses positions : déloger l'ennemi à coups de canon.
délonger [jé\ v. a.
(Prend un e muet après le Cj devant â et o : je délongeai.
nous délongeons.) Débarrasser de sa longe ''un faucon].
(On dit aussi dblongir.)
Delord [lor] (TaxUe), publiciste français, né à Avignon, m. à Paris (1815-1877) ; auteur d’une intéressante, mais incomplète, Histoire du second Empire.
Delorme { Philibert ) , architecte français, né à Lyon, m. à Paris (Jnlolo7G!. Il éleva les Tuileries et fit faire de grands progrès à l'architecture par les perfectionnements qu'il apporta à la coupe des pierres et à la construction des voûtes. Le château d'Anet est son œuvre la plus remarquable. On lui doit de nombreux ouvrages, qui ont formé, pendant plus d'un siècle, le meilleur traité de l'art de la construction.
Delorme (Uarion .
femmecélébrepar sabeauté et ses aventures sons Louis XIII, née à Baye (Marne', m. à Paris (1611- 1660). Elle rutl'amie de Cinq- Mars. de Saint-Evreniond.de Buckingham, du grand Condé.elc.'V.MARiOîîDELORME.
Delorme (Pierre-CIaude-François', peintre français, né et m. à Paris (1783-1889' : auteur de la Mort d'Abel, de Cépkale enlevé par l'Aurore.
Mariou Delorme.
Philibert Delorme.
DéloS [lossl, la plus petite des Cydades, où se trouvait le grand sanctuaire d'Apollon et où la mythologie fait naitre Apollon et Diane. C'est là qu'était, à l'origine, le trésor de la Confédération des alliés d'Athènes. L'Ecole française d'Athènes y a fait des découvertes importantes. (Hab. Déliens.)
délot floj n. ra. (lat. digitale). Doigtier de cuir du calfat, de la dentellière.
délover [ué] v. a. (préf. dé, et lover). Dérouler un câble lové.
déloyal [loi-lal], e, aux adj. Qui n'a pas de loyauté : procédé déloyal. Ant. Loyal.
déloyalement \loi-ia-le-man] adv. Avec déloyauté : rompre déloyalement une trêve.
déloyauté [loi-io-té] n, f. Manque de loyauté. Acte déloyal : commettre une déloyauté.
Delpectl Ipèch'] (.Tacques-Mathieu), savant chirurgien et professeur français, né à Toulouse (1777-1832). Il mourut assassiné, à Montpellier.
Delphes [dH-fe'i, auj. Castri. v. de l'anc. Grèce, au pied du Parnasse (Phocide), où Apollon avait un temple et rendait des oracles par la bouche de la Pythie. {Myth.)
Delplies fut prise par une armée de Gaulois en 279 av. J.-C. Les fouilles de Delphes, conduites par l'Ecole française d’Athênès, ont été très fructueuses. (Ilab. Delphiens.)
Delphine, roman épistolaire, par M™« de Staël il803). L'auteur y défend cette thèse qu'un homme doit savoir braver l'opinion, mais qu'une femme doit s'y soumettre. Delphine d’Albémar, jeune veuve indépendante, croit pouvoir suivre la seule impulsion de son coeur et dédaigner l'opinion du monde. Mais l'opinion sc venge et, désespérée, Delphine se tue.
delphinelle ou delphinette n. f. Syn. de
DAUPHINELLE.
delphinidéS [dèl. dé] n. m. pl. Famille de cétacés ayant pour type les dauphins. S. un delpliinidè.
beau qui revint, n’ayant pu se poser nulle part, et, quelques jours après, une colombe, qui rapporta une branche d’olivier. Noé, comprenant que les eaux s'étaient retirées, sortit de l'arche avec sa famille et les animaux qui étaient enfermés avec lui. Dieu promit de ne plus frapper ainsi le genre humain; il bénit Noé et ses enfants et conclut avec eux une alliance dont il leur montra le signe dans l’arc-en-ciel.
Déluge (^e), fresque de Michel- Ange, chapelle Sixtine; — de Raphaël, Loges; — tableaux de Girodet et d’Antoine Carrache (Louvre) ; — tableau de Poussin (Louvre i, chef-d’œuvre qui fait partie d'une suite de quatre compositions que l'ar-
Le temple de Delpljes : Lalone, Artémis et Apollon (bas-relief, au Louvre).
liste peignit pour le duc de Richelieu et dans lesquelles, sous prétexte de peindre les quatre saisons, il a retracé quatre épisodes de l'histoire sainte. Son tableau le Déluge est aussi appelé l'Hiver. (V. p. 632.)
déluré, e adj. et n. Vif, dégourdi, délurer >e] v. a. (du préf. dé, et de leurre). Dégourdir, déniaiser.
delphinium [dél-ft-ni-om'] n. m. Nom scientifique du genre danphinelle ou pied-d'alouette.
dèl] adj. (du lat. delphis. dauphin.
delphinoïden
du gr. eidos , fi
et
dauphin.
delphinorhynque [dèl, rin-ke] n. m. Genre de delphinidéS, à mâchoire en forme de bec.
delphinule fdèZl n. f. Genre de mollusques gastéropodes prosobranches, à coquille rude et épineuse au dehors, nacrée en dedans : les delphinules habitent les mers chaudes de l'ancien monde. (V. la planche MOI.I.USQUES.)
Delpit [dèl-pi] (Albert), romancier et poète français, né à La Nouvelle-Orléans, m. à Paris (1849-1893). Plusieurs de ses pièces ont été tirées de ses nombreux romans : le Fils de Coralie. Disparu, la Marquise. etc.
delta [dèl] n. m. (n. de la quatrième lettre de l'alphabet grec, qui a la forme d’un triangle). Ile triangulaii'e formée par la double embouchure d'un fleuve : le delta du Rhône. Delta mystique.
triangle entouré de rayons, dans lequel on dessine un œil ou les lettres hébraïques qui composent le nom de Jéhovah.
— Encyci.. Les deltas, ainsi nommés de leur forme triangulaire qui rappelle le A grec, des fleuves travailleurs, lesquels déposent à cet endroit les alluvions (sables, cailloux, argiles) dont ils se sont chargés pendant leur cours. Par suite de ce dépôt, l'embouchure du fleuve avance progressivement vers la mer, et une nouvelle côte d'alluvion se forme, en général basse et marécageuse, et qui sans cesse progresse aux dépens des flots. En Europe, les principaux deltas sont ceux du Rhône, du Pô. dû Danube, etc. Hors d'Europe, il faut citer les deltas du Nil, du Gange, du Mékong, du Song-Koï. du Mississipi. Les deltas sont souvent d’une exceptionnelle fertilité et constituent à ce titre des régions privilégiées de peuplement.
deltaïque [dèl-ta-i-ke] adj. Qui a rapport à un delta; les formaUons deltaïques.
deltoïde [dH-to-i-de] adj. Qui a la forme de la lettre grecque nommée delta. Anat. Muscle de l’articulation de l'épaule. N. m. : le deltoïde.
deltoïdien, enue [to~i-di-in. è-ne] adj. Qui a rapport au muscle deltoïde : insertions deltoïdiennes.
DelUC [luk] (Jean-André), physicien et géologue suisse, né à Genève, m. à Windsor (1727-i817).
Delta mystique.
se produisent à l'embouchure
déluge n. m. (lat. diluvium ; de diluere. noyer). Le débordement universel des eaux, d'après la Bible et les diverses traditions de l'Orient classique. Très grande inondation. Pluie torrentielle. Fig. Grande quantité; déluge de maux. Remonter au déluge, remonter à une époque très reculée et, au fig.. reprendre de très loin le récit d'un événement. Prov. HisT. : Après moi le déluge ! Maxime égoïste, familière à Louis XV. Les remonti'ances des parlements, les réclamations du clergé, les idées nouvelles émises par la philosophie, tout ce bruit dérangeait liouis XV dans ses plaisirs, et, moitié impatient, moitié effrayé, il disait: « Les choses, comme elles sont, dureront bien autant que moi ! Mon successeur s'en tirera comme il pourra! Après moi. le déluge î »
— Encycl. Le récit du déluge se trouve dans la Genèse : Dieu, mécontent des hommes, résolut de les faire périr : cependant, il fit grâce â Noé et à sa famille. Sur l'ordre de Dieu, Noé construisit une arche et mit cent ans pour la finir. Dès qu'elle fut terminée, il s’y enferma avec sa femme, ses enfants et sept couples de tous les animaux purs vivant sur la terre. Alors, la pluie tomba à torrents pendant quarante jours et quarante nuits ; les eaux montèrent et couvrirent les plus hautes montagnes, et tout être vivant, homme ou animal, fut exterminé. Les eaux dominèrent sur la terre durant cent cinquante jours: puis elles baissèrent peu à peu, et l'arche se déposa sur les montagnes de l'Ararat. en Arménie. Noé attendit quarante jours; puis il lâcha un cor-
délusoirô [zoi-re] adj. (du lat. delusus. trompé). Propre à tromper : argument délusoire. (Peu us.) délustrer v. a, oter le lustre, décatir,
délutage n. m. Action d’enlever le lut: délutage d'une cornue. Action d’enlever le coke des cornues à gaz.
déluter [té\ v. a. (du préf. dé. et de lut). Oter le lut d'un vase.
déluteur n. m. Ouvrier chargé du délutage.
Delyannis [a-nm]
(Théodore), homme politique grec, plusieurs fois président du conseil: né à Kalavi'yta, m. assassiné à Athènes (1826-1906).
Delzons ( Alexis - Joseph'), général français» né â Àurillac, tué à Maloïaroslawetz (1775-1812).
déiuacadazïliscr [zé] v. a. oter le macadam, déiuaclage n, m. Action de démacler.
démacler [klé] v. a. (préf. dé. et macler). Remuer le verre fondu dans le creuset avec une barre de fer.
démaçoUIiagÔ [so-na-je] n. m. Action de démaçonner.
démaçonner [so-né] v. a. Défaire la maçon.' nerie de ; démaçonner un pan de mur.
Démade, orateur athénien, adversaire acharné de Déniosthène ; il fut mis à mort par ordre d’Antipater, en 318 av. J.-C. Homme d’Etat sans scrupules, longtemps à la solde de Philippe. Il avait une éloquence forte et rude.
déinagllétîsatîoill [za-si-on] n. f. Action de démagnétiser. Résultat de cette action.
démagnétiser [zé\ v. a. Détruire l'état magnétique. Tirer de l’état de somnambulisme magnétique.
démagogie [/f] n. f. {de démagogue). Politique qui flatte la multitude. Etat politique dans lequel le pouvoir est abandonné à la mutitude: après Périclhs. Athènes tomba bien vite dans la démagogie.
démagogique adj. Qui appartient â la démagogie : discours démagogique.
démagOgisme [jis-me] n. m. Opinion, conduite de ceux qui poussent à la démagogie.
démagogue [gho-ghe]n. m. (du gr. dèmos. peuple. et agôgos. qui conduit). Celui qui affecte de soutenir les intérêts du peuple, pour gagner sa faveur : Aristophane a raillé les démagogues de son temps.
démaigrir [mè] v. n. Devenir moins maigre. V. a. Rendre moins épais ; demaigrir une poutre.
démaigrissement [mh-gH-se-man] n. m. Action de démaigrtr: le démaigrissement d'une pierre. Partie enlevée d'une pierre, d’une pièce de bois.
démaillante [ma. il mll.J n. m. Action de démailler une chaîne.
démailler [ma. Il lull., é] v. a. ^Défaire les mailles : déinailler une chaîne.
démaillonner [ma. U mil., o-né] v. a. Détacher les sarments de l'échalas, après la vendange.
démailloter [ma. Il mil., o-té] v. a. oter du maillot : démailloter un enfant. Ant. Emmailloter.
demain [zziin] adv. (lat. de, du, et mane. matin). Le jour qui suit immédiatement celui où l’on est. Par ext. Bientôt, à une époque à venir très rapprochée.
démancllé^ e n. Personne ayant des allures disloquées: un grand démanché. iPeu us.) N. m. Musiq. Syn. de démancuement : Vart du démanché.
démanchement \man] n. m. Action de démancher; son résultat. Fig. Division, désunion.
démancher [c/ië] v. a. oter le manche d’un instrument. Fig. Disloquer, désunir. V. n. Musiq. Avancer la main près du corps du violon. Ant. Emmancher.
démancher [ché] v. a. oter la manche ou les manches de: démancher un habit.
demandable adj. Qui peut être demandé, demandant [dan], e adj. Qui demande.
Delyannis.
DEM
demande n. f. AeUon de demander: faire une demande. Ecrit qui contient une requête : apostiller une demande. Question : demande indiscrète. Démarche par laquelle on demande une fille en mariap^e. Comm. Commande. Ilr. Action qu'on intente en justice pour obtenir une chose à laquelle on a ou croit avoir droit. Econ. Somme des produits ou des services demandés ; Voffre et la demande. Ant. Réponse J offre.
demander [d£\ v. a! (du lat. demandare, ordonner!. Prier quelqu'un d'accorder une chose: demander une faveur. Exiger; demander la bourse ou la t’i'e. S'enquérir : demander son chemin. Avoir besoin : la terre demande de la pluie. Former une demande en justice. Faire une demande pour obtenir en mariage : demander une jeune fille. Ant. Recevoir ; répondre.
demandeur, euse [eu-ze] adj. et n. Personne qui aime à demander.
demandeur, eresse [ré-sej n. Proeéd. Qui forme une demande en justice. Ant. Défendeur, eresse.
Demande (Charles), avocat français, né à Versailles, m. à Paris (184-1-1925). Il s'est acquis une grande réputation comme avocat d’assises (procès Pierre lionaparte, Pranzini, Dreyfus).
démangeaison ÿé-sonj n. f. Picotement à la peau. Fig. Grande envie : démangeaison de parler.
-r- Encyci,. Les démangeaisons existent dans La plupart des maladies de peau, en particulier dans i'éczéma. le psoriasis, la gale, etc. Lorsqu'elles ne sont pas d'origine parasitaire, on emploie pour les calmer des pommades oU des onguents à îiase de menthol, de camphre, de chloral, etc., ou des poudres comprenant les mêmes éléments associés à l'oxyde de zinc, la poudre d'amidon, etc. Dans la plupart des cas, un bain d'amidon est tout indiqué. Quand, au contraire, l'origine parasitaire est indéniable, il faut tout d'abord tuer l'agent causal par des solutions de sublimé, des onguents mercuriels, soufre, etc., puis prendre des" bains tièdes prolongés.
démanger [jé] v. n. (de dé, et manger. — l'rend un e muet après le g devant a et 0 ; il démangea, nous démangeons.) Causer une démangeaison ; l'a télé me démange. Fig. La langue lui démange, il a grande envie de parler.
démanillage [ni. Il mil., a-je] n. m. Action de démaniller. (On dit aussi démaillage.)
démaniller [ni, il mil., é] v. a. Séparer des objets unis par des manilles.
démantèlement [man] n. m. Action de démanteler. Etat d'une place, d’une ville démantelée.
démanteler [léj v. a. (du préf. dé, et du vx fr. mantel, manteau. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette ; je démantèle.) Démolir les murailles d’une ville, les fortifications d'une place : liichelieu fit démanteler de nombreux châteaux forts.
démantibuler [lé] v. a. (du préf. dé, et du lat. mandibula. mâchoire). Rompre ou démettre, en parlant de la mâchoire. Rendre impropre à fonctionner; démantibuler une machine.
déma()juiller lin, il mil., é] v. a. Enlever le maquillage. Ant. Maquiller.
Démarate, Corinthien qui alla s'établir en Italie, et fut le père d’Aruns et de Tarquin l'Ancien (vn= s. av. J.-C.).
Démarate, roi de Sparte de 5i0 à 4-91 av. J.-C. Dépossédé par Cléomène, il s'exila en Perse, puis suivit Xerxès dans son expédition en Grèce.
démarcatif, ive adj. Qui indique la démarcation : ligne, borne démarcative.
démarcation [si-on] n. f. (du préf. dé, et de marquer). Action de limiter. Ligne de démarcation, qui marque les limites de deux territoires. Fig. Ce qui sépare les droits, les attidbutions de deux pouvoirs.
démarche n. f. Allure, manière de marcher : démarche lourde. Fig. Tentative: démarche utile.
démarchementfman] n. m. changement des marches dans le métier 'à tisser.
démarcheur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui fait des démarches. Spécialem. Employé de maison financière chargé des relations avec les clients, en dehors de Télablissement.
démargarination [si-on] n. f. (préf. dé. et margarine). Opération qui consiste à débarrasser les huiles grasses de la margarine qu'elles contiennent.
démargariner [né] v. a. Opérer la démargarination.
démarger ijé\ v. a. (Prend un e muet après le g devant a et d: il démargea, nous démargeons.) Otèr la marge ou ce qui est en marge. Déboucher les criflees d’un four de verrerie.
démariage n. m. Action de démarier. Agric. Opération consistant à enlever un certain nombre de betteraves, pour éclaircir les plants et ne laisser en place que les sujets les plus beaux.
démarier [ri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Séparer juridiquement deux époux. Agric. Procéder au démariage : démarier des betteraves. Se démarier, V. pr. Divorcer.
démarieuse ’eu-ze] n. f. Sorte de herse mécanique, utilisée plutôt à l'éclaircissage des betteraves qti au démariage (cette dernière opération ne pouvant être faite qu'à la main).
Demarne ( Jean- Louis ) , dit Demarnette, peintre français, né à Bruxelles en 174-4-, m. à Paris en 1829. Il se consacra à la peinture de genre. Ses chefs-d'œuvre sont une Foire à la porte d'une auberge. Départ pour une noce de village, etc.
démarquage [Aa-y'e] ou démarcage n. m.
Action de démarquer ; son résultat. Fig. : un démarquage littéraire.
démarque [mar-lce] n. m. (du gr. démos, dème, et arkhé, commandement). Antiq. Chef élu d'un dème, en Attique et dans certains pays grecs, .éuj. Maire d'une commune en Grèce.
démarque [mar-ké] n. f. Se dit. dans certains jetix. d'une partie où l'un des jotiettrs diminué le nombre de ses points d'une quantité égale à celle des points pris par l'autre joueur. Comm. et fam. Action d'enlever les étiquettes de marchandises défraichies. pour les mettre en solde ; moment où cette opér.ation se lait.
démarquement [ke-man] n. m. Enlèvement d'une marque à un arbre, à un linge.
— mi —
DEM
démarquer ’ké' v. a. Oter la marque de : démarquer du linge, p’aire la démarque. Copier une œuvre littéraire, un dessin, en y apportant qticlqtics changements pour dissimuler l'emprunt. 'V. n. Ne plus avoir aux dents de trace qui serve à faire connaitre l'àge, en parlant du cheval. Ant. Marquer.
démarqueur, euse [keur, ett-^e] n. Personne qui démarque.
démarrage [ma-ra-Je] n. m. Action de démarrer. Départ, action’ de se mettre en mouvement, de commencer à rouler-
démarrer [ma-ré] v. a. .Ifar. Dét.acher les amarres d'un bâtiment. V. n. Quitter le port, le point de départ, partir ; navire, train, voiture, bicyclette qui démarre. Fig. et fam. Quitter une place, un lieu ; ne démarrez pas de là. Ant. Amarrer.
démarreur [ma-reur] n. ni. Appareil servant à la mise en marche des moteurs électriques.
Demarteau Gilles), dessinateur et graveur français, né à Liège, m. à Paris (1722-1776). Il inventa la gravure en manière de crayon.
demas [dé-mass] n. m. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant des papillons nocturnes de France.
démasclage [mas-kla-je] n. m. Enlèvement du premier liège ou liège mâle, sur un chêne-liège.
démascler [mas-klé] v. a. (du provenç. desmascla, émasculer). Pratiquer le démasclage.
démasquer mas-kê] v. a. Oter à quelqu'un le masque qu'il a sur le visage. Démasquer quelqu'un, le faire connaitre tel qu'il est. Démasquer une batterie, la découvrir, big. Démasquer ses batteries, faire voir à nu ses projets. Démasquer l'hypocrisie, lui ôter les apparences de' la vertu. Dans l'industrie des vins mousseux, éliminer le masque qui s'est formé dans les bouteilles.
démastiquage [mas-ti-ka-je] n. ra. Action de démastiquer.
démastiquer [mas-ti-ké] v. a. Enlever le mastic : démastiquer des vitres.
démâtage ou démâtement [man] n. m.
Action de démâter.
démâter |(é] v. a. Abattre ou rompre scs mâts ; les boulets rames servaient ü démâter les vaisseaux. Fig. Déconcerter. V. n. Perdre ses mâts ; le vaisseau démâta.
dématériallser [zé] v. a. séparer de la matière.
dématophore n. m. Champignon qui cause la maladie de la vigne appelée poumdié. ['W. ce mot.)
dématriculer [W] v. a. Enlever le numéro matricule sur un effet d’équipement militaire.
Dema'veud, nom de la cime maîtresse de TEIbourz (Perse), dans le Mazenderan; 6.000 m. environ.
Demb6a [din-bé-a)^ ou Tzana, lao d’Abyssinie, sur le plateau de Dembea, d'où sort le Nil Bleu.
dème n. m. (du gr. dêmos, peuple). Nom des bourgs, divisions administratives de l'ancienne Grèce. Dans la Grèce moderne, division administrative dont plusieurs forment une éparchie. Biol. Individualité complexe de quatrième ordi-e.
démêlage n. m. Action de démêler la laine. Mélange de l'eau chaude et du malt, dans les brasseries. Syn., dans ce sens, de brassage.
démêlé n. m. Querelle, contestation, débat.
démêlement [man] n. m. Action de démêler, démêler [lé] v. a. séparer et mettre en ordre ce qui est mêlé : détnèler un écheveau de fil. Fig. Débrouiller, éclaircir : démêler une intrigue. Discerner : démêler le vrai du faux. Contester: qu'ontils à démêler ensemble? Ant. Mêler, emmêler.
démêleur, euse [eu-ze] n. Personne qui fait le démêlage.
démêloir n.m. Peigne à grosses dents, dont on se sert pour démêler les cheveux.
Instrument pour démêler.
démêlures n. f.
pi . Cheveux qui tombent nêméloîr
pendant qu'on se démêle.
démembrement [man-bre-man] n. m. Action de couper, de séparer les membres de. (Peu us.) Fig. Partage : le démembrement de l'empire de Charlemagne. Partie démembrée, partagée ; le droit de battre monnaie accordé aux seigneurs était un démembrement de la souveraineté royale.
— Encycl. Dr. Action de transférer à un tiers l'exercice d'une partie des droits qui constituent la propriété ; par exemple, l'usufruit, l'habitation.
démembrer [man-bré] v. a. Arracher, séparer les membres d'un corps. Fig. Diviser : l'empire démembré de Charlemagne ne put résister aux Normands.
démembreur, euse ïman-breur, eu-ze] n.
Personne qui opère un démembrement.
déménagement [manl n. m. Action de déménager. Ant. Emménagement.
— Encycl. Dr. Le propriétaire qui n'a pas reçu le payement de ses loyers peut s'opposer au déménagement du locataire. Il peut, en outre, lorsqu'il existe un baii, empêcher le locataire de q^uitter les lieux avant l'expiration de ce bail, à moins que le locataire ne paye le prix de tous les loyers à courir. Lorsque le locataire veut déménager sans avoir rempli les obligations qui lui sont imposées, le propriétaire peut demander l'assistance du commissaire do police. Si le locataire a opéré furtivement son déménagement, le propriétaire doit, assisté de deux témoins, en faire la déclaration au commissaire de police.
Un locataire ne peut déménager ; 1» sans avoir, au préaiable, reçu ou donné congé par écrit, dans les délais prescrits ; 2“ sans avoir fait les réparations locatives qui sont à sa charge, suivant l'usage ou d'après l'étal des lieux ; 3» avant d'avoir prouvé, par une quittance du percepteur, qu'il a acquitté toutes ses contributions.
déménager [jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : je déménageai, nous déménageons.) Transporter (des meubles) d'une maison dans une autre : déménager sa bibliothèque. 'V.n. Changer de logement : nous avons déménagé ou nous sommes déménagés (selon qu'on veut marquer l'action ou l'état'. F'ig. et fam. Sa tête déménage, il déraisonne. Ant. Emménager.
déménageur n. m. Celui qui fait les déménagemcnls des autres.
démence [man-se] n.f.iTat.deniend'u). Aliénation totale d'esprit ; la démence de Charles VI favorisa les ■succès des Anglais. Conduite dépourvue de raison.
— Encycl. Pathol. La démence est caractérisée par un affaiblissement progressif des facultés intellectuelles, puis des forces physiques. Elle peut survenir chez de jeunes sujets (démence précoce) chargés d'une hérédité syphilitique ou alcoolique; mais c'est surtout chez les vicillai'ds (démence sénile) qu'elle est fréquente. Enfin, elle peut apparaître au cours de diverses maladies : paralysie générale, ramollissement cérébral, syphilis, alcoolisme, etc.
On place les déments dans des lits spéciaux, surtout quand ils se livrent à des actes violents ; souvent, l'internement dans une maison de santé est nécessaire et. exige un certificat signé par deux médecins et une' demande d'internement signée par un proche parent.
— Dr. V. FOLIE.
démener [né] (se) v. pr. (Se conj. comme amener.) Se débattre, s'agiter vivement. F’ig. Se démenerpour utie affaire, se donner beaucoup de peine.
dément [man], e adj. Atteint de démence- Substantiv. : ùn dément.
démenti [man] n. m. Dénégation de ce qu’un autre affirme : donner, recevoir un démenti. Fig. et fam. Honte de ne pas réussir : il en a eu le démenti.
démentiel [si-èi], elle adj. Qui appartient à la démence : un accès démentiel.
démentir [man] v. a. (Seconj. comme mentir.] Dire à quelqu’un qu’il n’a pas dit vi-ai ; démentir un témoin. Nier l’évidence d’un fait. Contredire : prédiction que l'événement a démentie. Fig. l’arler, agir en sens contraire : démentir son caractère. Se démentir v. pr. Se contredire. Ant. Avérer, appuyer, confirmer.
Demerara ou Demerary, fleuve de la Guyane anglaise, qui se jette dans l’Atlantique à Georgetown; cours d’environ 260 kil.
démerder [mér-dé] v. a. Pop. et bas. Débarrasser des excréments qui souillaient : démerder un enfant. F’ig. Tirer quelqu’un de ses ennuis, de sa misère. Se démerder v. pr. Se débrouiller. Se tirer d’embarras.
démergement [mèr-je-man] n. m. Diminution dans le tirant d'eau. (Peu us.)
démerger [mèr-jé] v.n.(dupréf.tié,et dulat.mergere, plonger. — Prend un e muet après le g devant a et O : il démergea, nous démergeons.) Subir une diminution dans le tirant d’eau. (Peu us.)
démérite n. m. Ce qui peut attirer l’improbation, le blâme.
démériter \té\ v. n. Agir de manière à perdre la bienveillance, l’affection ou l’estime.
déméritoire adj. Par quoi Ton démérite: acte déméritoire.
démesuré [zu-ré], e adj. Qui excède la mesure ordinaire : taille démesurée. F’ig. Extrêmement grand, outré, excessif ; ambition démesurée.
démesurément [zu-ré-man] adv. D’une manière démesurée; excessivement, sans mesure.
Démèter [tèr], divinité grecque, pi-rsonniflcation de la Terre et des forces pi'oductrices de la nature, identifiée avec Cérès chez les Romains. Sa fille Coré ayant été enlevée par Hadès, elle parcourut la terre à sa recherche. Bien accueillie à Eleusis, elle enseigna à Triptolème l'art de cultiver le sol. Eleusis était resté le centre de son culte, et elle présidait aux fameux mystères. 'V. Cérê.s.
DémétriuS [mss] I''', Poliorcète [le Preneur de villes), fils d'Antigone, roi de Macédoine de 295 à 287 av. J.-C.; il fit de nombreuses conquêtes en Grèce. Fait prisonnier par Séleucus, il fut enfermé dans une forteresse, où il mourut. — Son fils, DÉmétrius le Beau, fut le père d'Antigone Doson. — DÉMÉTRIUS II, fils d'Antigone Gonatas, roi de Macédoine de 241 à 231 av. J.-C.
DémétriUS I®’’, Soter {le Sauveur) , roi de Syrie, de 160 à 150 av. J.-C., petit-fils d’Antiochus le Grand. 11 vainquit les Macchabées en Judée et périt dans un combat contre les rois ligués de Pergame, d’Egypte et Jonathas, prince des Juifs. — DémétriuS IL Nicator {le Vainqueur), fils de Séleucus Philopator, roi de Syrie de 146 à 126 av. J.-C. S'étant aliéné ses sujets, U fut vaincu près de Damas et se réfugia auprès de sa femme Cléopâtre, qui le fit assassiner. — Démétrius III, Eucæros {V Heureux), petit-fils du précédent, roi de Syrie en 94, m. en 88 av. J.-C. Il fut dépossédé par son frère Philippe, qui le livra à Arsace, roi des Parthes.
Démétrius de Phalère, orateur, homme d’Etat ef liisforicn grec. Il gouverna Athènes au nom du Macédonien Cassandre ; m. vers 283 av. J.-C. 11 avait écrit sur une foule de sujets.
Démétrius, Dmitri ou Dîmitri, nom de
plusieurs souverains russes et de quatre aventui'iers qu'on appelle les quatre faux Démétrius.
démettre [mè-tré] v. a. (Se conj. comme mettre.) Disloquer, Ôter un os de sa place ; démettre un bras. Proeéd. Débouter. Fig. Destituer. Se démettre V. pr. Cesser volontairement de remplir une fonotion, un emploi.
Dem.etz (Frédéric-Auguste), magistrat et philanthrope français, né et m. à Paris (1796-1873) ; fondateur de la colonie pénitentiaire de Mettray.
démeublé, e adj. Qui n’a pas de meubles. Fam. Douche démeublee, bouche sans dents.
démeublement [man] n. m. Action de démeubler. Son résultat.
démeubler [blé] v. a. Dégarnir de meubles : démeubler un appartement.
demeurant >anj, e adj. Qui demeure. N. Personne qui reste. Personne qui survit. Ce qui reste. Au demeurant loc. adv., au reste, en somme.
demeure n. f. (de demeurer). Habitation, domicile ; embellir sa demeure. Durée d’un séjour. Demeure céleste, paradis. Sombre demeure, Tenfer. Dernière demeure, le tombeau. Loc. adv. : A demeure, d'une manière stable.
demeure n. f. (de demeurer^. Fait de tarder, d'être en retard. (Vx.) Il n'y a pas péril en la demeure. il n'y a pas péril à tarder plus longtemps. Retard dans 1 acquittement d’une obligation. Dr. mettre quelqu'un en demeure de, l'avertir par som-
DEM
DEM
mation que le moment est venu de remplir son eng'agement. Demeure du créancier, refus par le créan- <5ier d’accepter un payement.
— Encycl. Dr. Le débiteur est constitué en demeure par une sommation, ou par un acte équivalent. 11 est mis en demeure par la seule arrivée du terme, quand telle a été la convention des parties ou lorsque l'obligation est telle que l’exécution tardive ne serait d'aucune utilité pour le créancier. Les effets de la den.eure du débiteur sont : de mettre à sa charge les risques de la chose due ; 2° de le rendre comptable des fruits perçus depuis la mise en demeure, ou des intérêts de la chose due.
Le créancier est en demeure lorsqu’il refuse d’accepter le payement et que le débiteur a fait des offres réelles, suivies de consignation. La demeure du créancier a pour effet de mettre la chose aux risques du créancier, d'arrêter le cours des intérêts.
demeurer [ré^ v. n. (lat. demorari). Habiter : il a demeuré dans cette maison. Rester, s’arrêter : demeurer dans un endroit. Employer un certain temps à une chose : demeurer une heure à écrire. Continuer d'être dans certaines conditions : question qui demeure indécise; il demeure acquis que... (On dit il a demeurélon il est demeuré en chemin, selon que l'on veut exprimer l’action ou l’état.) Demeurer d'accord, être du même avis, api*ès discussion. En demeurer là. ne pas continuer. Impersonnel!. Rester : il y demeura quelque cinq, cents hommes sur la place. Ant. Partir, s’en aller.
demi, e adj. (lat. dimidius). Qui est l’exacte moitié d'un tout. N. m. Moitié d’une unité : deux demi valent un entier. Verre de bière, de la valeur d’un demi-litre. Au football, joueur chargé de recevoir le ballon au sortir de la mêlée, et de le passer rapidement aux trois-qiiarts. N. f. Demi- unité : ne qjouvant en avoir une. fen ai pris une demie. Signifie aussi demi-heure', entendre sonner la demie; pendule qui sonne les demies. Loc. adv. A demi, à moitié : faire les choses à demi; enfant à demi mort. A demi-mot. v. demi-mot. — Demi, adjectif, est invariable quand il précède le nom, auquel il se ioint par un trait d’union : les demi-journées, une demiheure. Placé après le nom, il en prend le genre et reste au singulier : deux heures et demie, trois jours et demi.
Dcmia (Charles), prêtre et éducateur français, né à Bourg, m. à Fourvière (1636-1695). Il fonda en 1666 la Congrégation des frères de Saint-Charles. pour l’instruction des enfants pauvres.
demi-air n. m. Demi-volte d’un cheval. PI. des demi-airs.
demi-antenne n. f. Vergue des voiles à bourcet. PI. des demi-antennes.
demi-bain n. m. Bain dans lequel le corps ne plonge que jusqu’à la ceinture. PI. des demi-bains.
demi-bande ou demi-carène n. f. Position d’un navire incliné seulement jusqu’à la moitié de sa carène.
demi-bas n. m. invar. Bas plus court de moitié que le bas ordinaire.
demi-bastion n. m. Ouvrage de fortification, qui se compose d’un seul flanc et 2
d’une seule face. PL des demi-bas- ^ tions.
demi -bâton n. m. Musig. \j/ ^
Barre tracée perpendiculairement Demi-bàton sur deux lignes de la portée, qui indique un silence de deux mesures.Pl.des demi-bâtons.
demi-battoir n. m. A la paume, battoir de petite taille. PI. des deyni-battoirs.
demi-bau n. m. Mar. Chacune des pièces qui composent un bau d'assemblage. PI. des deyyxi-baus.
demi-bosse n. f. Sculpture qui tient le milieu entre la ronde bosse et le bas-relief : buste en demibosse. PL des deyyii-bosses.
demi-botte n. f. Botte qui s’arrête à mi-jambe. PL des demi-bottes. Escr. Botte qui n’est pas poussée à fond.
demi-brig’ade n. f. Régiment français pendant les premières guerres de la Révolution. PL des demi-brigades.
demi-eadence n. f. Mus, v. cadence.
demi— canon n. m. Ancienne pièce d’artillerie de 11 pieds de longueur. PL des demi-canons.
demi-case n. f. Au trictrac, flèche sur laquelle il n'y a qu’une dame. PL des demi-cases.
demi-castor n. m. chapeau dans la fabrication duquel il entre moitié poil de castor et moitié laine. Pop. Se disait d une femme de demi-venu, gardant des apparences de femme honnête. (On disait aussi DEMi-cACiiEMiRE.) PL des demi-castors.
demi— ceint [sm] n. m. Ceinture de femme, ordinairement d’orfèvrerie, et qui fut en usage depuis le haut du moyen âge jusqu’au xviie siècle. PL des demi-ceints.
demi-ceintier [sin-ti-é] n. m. Ouvrier qui faisait des demi-ceints pour les femmes. PL des demiceintiers.
dcmi-cerclC n. m. La moitié d’un cercle. Sorte de parade d’escrime. Graphomètre. VI. des demi-cercles.
demi-cbaîne n. f. Pas de danse, qui n'est que la moitié de la chaîne. PL des demi-chaînes.
demi -circulaire adj. Qui a la forme d'un demicercle. Canaux demi-circulaires. trois conduits de l'oreille interne. Bemi-clef.
demi-clef n. f.
Nœud fait du bout d’un cordage replié sur lui-même. PL des demi-clefs.
demi— colonne n. f. Colonne engagée de la moitié de son diamètre. PL des deyni-c<Honncs.
demi— contre n. m. Escr. Parade d'un dégagement ou d’un coup droit, qui consiste à délire avec l’épée un demi-cercle au-dessous ou au-dessus de l’épée de l’adversaire, de façon à se trouver en opposition. PL des deyni-coyitres.
demi-coup n. m. Escr. Syn. de demi-botte. demi-coup© n. m. Pas de danse.
demi-couronne n. f. Monnaie anglaise d'argent, valant au pair 3 fr. 125. PL des demi-cow'onnes.
demi-deuil n. m. vêtement mi-parti noir et blanc, ou de toute couleur sombre, porté dans la dernière moitié du deuil. PL des demi-deuils.
demi-diamètre n. m. La moitié du diamètre, demi-dieu n. m. Personnage que les Anciens croyaient participer de la aivinité : les faunes, les satyres étaient des demi-dieux. Héros, fils d'un dieu ou d'une déesse et d'un mortel : mortel divmisé en tant que fondateur de cités, bienfaiteur, etc. : Hercule. Castor et PoLlux étaient des deyni-dieux. Par ext. llomnie exceptionnel par son génie, sa gloire, ses bienfaits, ou par les honneurs qu’on lui rend.
Demidofy famille russe : Nicolas, né à Pétrograd, m. à Morence. forma une célèbre galerie de tableaux tl773-1828j. — Anatole, duc de iSan-Doiiato. fils du précédent, né à Moscou, m. à Paris (1813- 187D). 11 épousa la princesse Mathilde, fille de Jérôme Bonaparte, dont il se sépara bientôt.
demi-double n. m. Sorte de dégagement d'un appartement. (Vx.)
demi-droite n. f. Droite ayant une extrémité fixée par un point, l’autre extrémité à l’infini.
, demie \mi\ n. f. v. demi.
démieller [è-lé\ v. a. Enlever le miel de la cire, demi-fin, © adj. Formé d’un alliage où la quantité de métal fin est réduite de moitié environ : collier demi-fin. N. m. Alliage d’or : collier en demifin. Calligr. : écrire en demi-fin.
demi-fleuron n. m. Nom des fleurs irrégulières des composées PL des deyyxi-fleui'ons.
demi-folle n. f. Filet de pèche, plus petit que la folle. PL des demi-folles.
demi-fond n. m. invar. Spoi'î. Course de demifond. course de moyenne distance.
demi-fortune n. f. Sorte de voiture à quatre roues et à un seul cheval. PL des demi-fortunes.
demi-fou, folle n. Malade atteint de troubles nerveux temporaires ou permanents, sans abolition totale de la conscience : Us kleptomaxxes. les érotomanes. les dipsomanes soxxt des dexni-fous. (On l'écrit parfois en un seul mot.)
demi-frère n. m. Frère de père ou de mère seulement. PL des demi-frères.
demi— futaie n. f. Bois dont les arbres ont de quarante à soixante ans d'âge. PL des demi-futaies, demi-garniture n. f. Tuyau de cuir qui conduit l’eau à la lance, 'dans les pompes à incendie. PL des demi-gai'nitures.
demi-gorge n. f. Fortif. Ligne qui va de Tangle de la courtine au centre du bastion. PL des demi-gorges.
demi-gros n. m. invar. Commerce qui a pour objet les moyens et les petits approvisionnements des marchands au détail.
demi-guêtre n. f. Guêtre courte qui ne prend pas tout le moiict. PL des deyni-guètres.
demi-beure n. f. Moitié d une heure. PL des deyyxi-heures. V. demi.
A, demi-lune ; B, réduit ; C, tenaille ; D, glacis.
demi-jeu n. m. Manière de jouer d’un instrument, qui consiste à en alfaiblir la sonorité.
demi-jour n. m. Jour faible, comme celui qui annonce le lever du soleil. PL des dtmii-jours. demi-louis n. m. invar. Pièce de dix francs, demi-lune n. f. Fortif. Ouvrage extérieur destiné à couvrir la conirescarpe et le fossé. Par ext. Plan demi-circulaire devant un édifice, et où aboutissent plusieurs chemins. Mob. Meuble demi -circulaire : une coynmode demi-lune. PL des demi-lunes.
demi-mal n. m. Fayn.
Inconvénient moins grave que celui qu’on redoutait.
PL des deyyxi-maux.
demi-membraneux
n. et adj. m. Se dit d’un muscle situé à la partie postérieure de la cuisse, et qui contribue à former le bord intérieur du creux poplité.
demi-mesure n. f. Moitié d’une mesure. Mesure insuffisante, peu efficace : les demi-yyxesures sont presque toujours illusoires.
demi-mondain, e adj. et n. Qui fait partie du demi-monde. PL des deyni-nxondains. aines.
demi-monde n. m. Monde des femmes déclassées et de mœurs équivoques.
Demi-monde (le), comédie en cinq actes, de Dumas fils; œuvre énergique et éloquente, dont le nom a s,ei*vi à désigner une certaine classe de la société. Suzanne, baronne d'Ange, demi - mondaine ambitieuse, rêve d'épouser M. de Nanjac, riche gentilhomme; elle y arriverait, sans l'habileté d’Olivier de Jalin, qui déjoue ses projets. Peu de comédies de Dumas fils sont aussi vives de dialogue et mieux conduites (1855).
demi-mort, e adj. Mort à demi : des hoynmes demi-moy'ts ; une femme deyyii-morte.
demi-mot loc. adv. Eyitendre sans qu’il soit nécessaire de tout dire.
déminéralisation tza-si-on] n. f. Elimination de substances minérales par les urines dans des proportions supérieures à la normale.
déminéraliser [zé] v. a.
Faire perdre ses sels minéraux : déminéraliser l'organisme.
de minimis non curât practor, mots lat. signif. Le préteur yxe s'occupe pas des affaires de miniyyxe iynportayxce . Axiome que l’on cite pour signifier qu’un homme dans une certaine situation n'a pas à s’occuper de vétilles.
démionn. m. Ane. mesure de capacité pour les liquides, de la contenance d'une demi-chopine, en usage surtout aux xve et xvi^ siècles, demi-oause n n
à demi-mot.
Démion (xv* s.).
f. Musiq. Signe de durée qui indique un silence de deuxtemps, et qui se. place sur la troisième ligne : la
PP
Emploi de la demi-pause.
(hirée de la demi-pause est égale à la valeur d'une Hanche. PI. des demi-pauses.
Demi-rond.
demi-pension n. f. Ce que paye un demipensionnaire. Ifl. des derni-pensioxis.
demi-pensionnaire n. Qui n'est pensionnaire qu'à moitié. Qui déjeune à la pension, assiste aux études, mais couche dans sa famille, PL des dem i-pei isi onnai res .
demi-pièce n. f. La moitié d’une pièce d’étoffe. La moitié d'une pièce de vin (tonneau de 110 litres). PL des demi-pièces.'
demi-pique n. f. Pique à manche raccourci, que les officiers d’infanterie portèrent quelque temps comme insigne de commandement, après 1 adoption des armes à feu. PL des demi-piques.
demi-plaee n. f. Place à moitié prix ; les enfayi.s de trois d sept ayxs payent demi-place en cheynin de fer. PL des demi-plac 'S.
demi -plan n. m. Surface plane limitée par une ligne droite.
demi-quart n. m. La moitié d’un quart, demi-reliure n. f. Reliure dans laquelle le dos seul est en peau, les plats étant recouverts de papier ou de toile. PL des demi-reliuy'es.
demi-revêtement n. m. Fortif. Revêtement en maçonnerie soutenant les terres d'un bastion, mais ne s'élevant pas au delà du sol naturel. PL des demi-rev éléments.
Demir-Kapou ou Demir-Kapija Porte
de fer;, cluse constituant la partie la plus étroite de la longue série de défilés par laquelle le Vardar se fraye son chemin à travers les plateaux entre la plaine d Uskub et celle de Macédoine. On étend d’ailleurs le nom de Demir-Kapou à tout l'ensemble des déiilés, soit aux 20 kilom. compris entre Stroumitsa et Banja, mais il s'applique surtout auxSOoou 600 m. où le défilé est le plus resserré. La ««Porte de fer » constitue une limite climatique entre l’Europe centrale ei les terres méditerranéennes ; elle est suivie d'un bord à l’autre par une route et par le chemin de fer de Nich à Salonique. Le nom de Demir- Kapou est celui d'une bataille qui a eu lieu en décembre 1915. au cours de la retraite des armées alliées sur Salonique ; les troupes françaises ont alors supporté le choc des Bulgaro-Allemands et couvert la retraite des Serbes. Quelques jours après la victoire du Dobropolje (v. ce mot;, la 2® armée serbe a repris la *« Porte de fer »
(22 septembre 1918; et achevé ainsi la séparation des deux armées germano-balkaniques commencée les 15 et 16 septembre.
demi-rond n. m. Couteau de corroyeur. PI. des demi-ronds.
demi-ronde n. f. Lime plate d’un côté, arrondie de l’autre. PL des demi rondes, démis, © \mi. i-ze] adj.
(de démettre). Mis hors de sa position naturelle, en parlant d'un os : jayyibe déyyxise.
demi-SStiSOn n. f. Paletot, vêtement de demisaison, ou n. m. : un demi-saison. Vêtement moins chaud que les vêtements d'hiver et que l'on porte au printemps et à l’automne.
demi-sang n. m. invar. Cheval provenant de reproducteurs dont un seul est de pur sang.
demi— savant n. m. Homme qui n’a qu’une médiocre culture intellectuelle : mieux vaut un ignorant qu'un demi-savant. PL des deyni-savants.
demi-savoir n. m. Connaissances supei’flcicUes.
demi-sel n. m. Fromage frais, préparé avec de la crème légèrement salée.
demi-setier [ti-é] n. m. Ancienne mesure de capacité pour les liquides, qui valait 0 lit. 233 environ. fOn emploie encore ce mot, à Paris, pour un quart de litre.)
demi-shilling n. m. Monnaie d’argent anglaise, valant la moitié d’un shilling (0 fr. 60 c. env.). PL des d yni-shillinys.
demi-sœur n. f. Sœur de père ou de mère seulf^ment. PL des deyni-sœurs.
demi-solde n. f. Appointements réduits d’un militaire en non-activité. N. m. invar. Officier en demi-solde. — Ce mot s’est appliqué spécialement aux officiers de l'armée de Napoléon 1er, disgraciés par la Restauration : les duels furent q noyrihreux emre les demi-solde et les ■ 47 officiers rentrés de l'éyyiigration. H
demi-soupir n. m. Musiq. Silence «T ' équivalant à la moitié d'un soupir. Signe Demi-soupir, qui l’inuique : la durée du deyni-soupir est égale à la valeur d'uxxe croche. PL des demi-soupirs, demi— souverain n. m. Monnaie d’or anglaise, valant environ 12 fr. 60 c. PL des deyni-soucerahxs.
démission [yni-si-on] n. f. (lat. demissio). Acte par lequel on se démet d’une charge, d’un emploi : donner sa déyixission.
— Encycl. Les fonctionnaires peuvent se démettre à leur gré de leurs fonctions, mais le code pénal frappe de la dégradation civique la démission collective tendant à entraver l’exécution des lois.
démissionnaire r»ïi-sz-o-wé-reJadj. et n. Qui a donné sa démission : officier démissionnaire. démissionner [mi-si-o-né] v. n. Donner sa
démission.
demi-tasse n. f. Tasse à café, de petite taille ; son contenu. PL des demi-tasses.
demi-teint© n. f. Teinte intermédiaire entre le clair et le foncé. PL des demi-teintes.
demi— tendineux adj. etn. m. Anat.Se dit du muscle de lapartie postérieure de la cuisse, qui constitue le bord interne du creux poplité. ///’ppo/. Muscle situé à la partie postérieure de la cuisse. (11 fléchit la jambe et tend la cuisse.) V. la planche cueval.
demi— terme n. m. Moitié d'un terme de location : ne pa ser qu'un aemi-terme dans un logement. Date qui marque la fin de cette période : déménager au dnn(-t‘rine. Somme due pour la moitié d'un terme. PL des demi-termes.
demi-tige n. f. Arbre fruitier dont on a arreté la croissance à une hauteur moyenne. PL des demi-tiges. Syn. demi-vent.
demi-ton n. m. Musiq. Intervalle qui est la moitié d’un ton : il y a un demi- ton du ini au fa et du si au do de la gamyyxe normale, PL des demi-tons.
DEM
— Encycl. Les demi-tons sont diatoniques ou chromatiques. Le demi-ton diatonique se trouve entre deux notes de nom üitTérent ; le demi-ton ciiromatique se trouve entre deux notes de même nom, quandl’unede ces notes est altérée par un dièse ou par un bémol.
demi-tour n. m.
Moitié d'un tour ; faire demi-tour. PL des demi-tours,
démiurge n. m.
(gr. dêmiourgos). Nom du Dieu créateur, dans la philosophie platonicienne.
déiniurp^iç[ll6 adj. Qui a rapport au démiurg’e. demi-vierge n. f. Jeune fille qui est encore vierge au sens rigoureusement physiologique du mot, mais que des flirts audacieux ont cependant déflorée. (Le mot a été lancé par Marcel Prévost, dans un roman psychologique, intitulé précisément les Demi-Vierges '1894-]. iTauteur en tira une comédie en trois actes [Gymnase, 1895].)
demi— 'VOlte n. f. Equit, Changement de main par un tête à queue.
démoijilisatioU [za-si-on] n. f. Action de faire rentrer dans leurs foyers les troupes qu'on avait mobilisées. Prime de démobilisation, prime attribuée à tous les soldats français de la Grande Guerre, au moment de leur démobilisation. (Cette prime comprenait une somme fixe de 250 francs, plus une indemnité mensuelle de 20 ou de 15 francs, selon le temps passé dans les formations combattantes ou non combattantes.)
démobiliser \zé] v. a. Procéder à la démobilisation de : démobiliser un corps d'armée.
Démocède, médecin grec, né et m. à Crotone ; gendre du célèbre Milon.
démocrate n. et adj. (du gr. dêmos, peuple, et kratos, autorité). Attaché aux principes de la démocratie. Ant. Aristocrate, monarchiste.
démocratie [sf] n. f. (de démocrate). Gouvernement où le peuple exerce la souveraineté ; Piriclés organisa la démocratie à Athènes. Les classes populaires. Ant. Aristocratie, monarchie.
Démocratie en France {la), ouvrage politique de Guizot (1849). L'auteur y voit, dans la démocratie organisée et contenue par de sages réglementations de la famille, de la propriété et du travail, la meilleure garantie du progrès national.
Démocratie en Amérique {De la), ouvrage de Tocqueville, étude sur le régime politique et social des Etats-Unis, que Royer-CoUard appelait « une continuation de Montesquieu ». Cette étude sur la société américaine est des plus pénétrantes et des plus vraies (1835).
démocratique adj. Qui appartient à la démocratie : la constitution de la l'rance est démocratique. Ant. Aristocratique, monarchique.
démocratiquement [ke-man] adv. d une manière démocratique.
démocratisation [za-si-on] n. f. Action de démocratiser.
démocratiser [lé] v. a. Rendre démocratique, populaire : démocratiser la science.
démocratisme [tis-me] n. m. Penchant aux idées démocratiques.
Demi-tons diatoniques.
Demi-tons chromatiques.
Démocrite, philosophe grec du ve siècle av. J.-C. U faisait consister l'essence de la matière dans les atomes indivisibles, et admettait l’existence du vide. Il est en morale le prédécesseur d’Epicure. Une légende le représentait riant constamment de la folie humaine : il est souvent opposé à Iléraclite, que le même motif faisait pleurer. Il ne faut voir dans cette légende que la traduction populaire et symbolique <tes deux philosophes :
Tune . celle d’Héraclite, qui ne voit dans les choses que le côté tragique ; l'autre, celle de Démocriie, qui cherche à recueillir dans le monde tout ce qu'il a de bon, sans trop se plaindre némocrite de ce qu’il ne soit pas parfait.
démodé) e adj. Qui n’est plus de mode : habit démodé.
démoder [dé] v. a. Mettre hors de la mode. Se démoder v. pr. l'asser de mode.
démodex .dé-mo-dèkss] n. m. Genre d’acariens, qui produisent diverses affections cutanées : le demodex folliculorum produit chez l'homme l'acné sébacée.
D emodOCOS) aède qu'IIomère représente vivant à la cour du roi des Phéaciens et chantant en présence d’Ulysse les propres exploits du roi d’Ithaque.
Demogeot [jo] (Jacques -Claude), littérateur français, né et m. à Paris (1808-1894) ; auteur d’une Histoire de la littérature française, longtemps classique.
démographe n. et adj. Se dit d'une personne qui s’occupe de démographie ; un démographe ; un médecin démographe.
démographie \fî\ n. f. (du gr. démos. peuple et graphè, description). Etude statistique des collectivités humaines, soif dans leur composition actuelle {démographie statique), soit dans leur évolution (démographie dynamique).
démographier \fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Faire la démographie de.
démographique adj. Relatif à la démographie.
demoiselle [zè-le] n. f. (bas lat.
dominicelia). Autref., femme de naissance noble. Fille de naissance bourgeoise. Auj., femme qui nest pas mariée. Demoiselle d'Iioniteur. jeune fille noble qui avait un service auprès des reines et des princesses ; jeune fille
Demoiselle.
qui accompagne la mariée. Nom vulgaire de la libellule. Instrument pour enfoncer les pavés, et appelé également hie. Instrument de bois à deux branches pour élargir les doigts de gants.
Jambe de force placée sous le banc d’âne des scieurs de
Demoiselle de gantier.
long. Bouteille remplie d'eau bouillante pour chauffer un lit.
Demolder (Eugène), littérateur belge, né à Bruxelles, m. à Corbeil (1852-1919), auteur de romans (la Route d'émeraude) et d’études d’art.
démolir v. a. (lat. demoHri). Détruire,abattre pièce à pièce : démo lir une maison. Fig. et fam. Détruire : démolir une doctrine. Ruiner la santé de : l'alcool démolit unhomme.Pop.Vervusserb.torec de coups. Ant. Bâtir, construire, édifier.
démolissement [ii-sc-man
us. de DÉMOLITION.
démolisseur, euse [H-seur, eu-ze] n. Personne qui démolit. Fig. Destructeur des lois sociales.
Demoiselle, n. m. Sjn. peu
démolition [si-on] n. f. (lat. demoiitio). Action de démolir : la démolition d'une maison. Pi. Matériaux qui en proviennent ; acheter des démolitions. Ant. Construction.
— Encycl. Dr. Les riverains de la voie publique sont obligés de démolir, sur Tordre de Tadministraiion, les édifices menaçant ruine. Lorsque des constructions qui doivent être incorporées à la voie publiques sont démolies, soit volontairement, soit pour cause de péril ou de vétusté, l’incorporation à la voie publique a lieu de plein droit, sans qu’il soit nécessaire d'en négocier l’acquisition, ou d’en poursuivre l’expropriation.
D6molomb6 [lon-be] (Jean- Jacques Florent), jurisconsulte français, savant commentateur du droit civil, né à La Fère, m. à Caen (1804-1887), auteur d’un célèbre Cours de Code Napioléon.
démon n. m. (du gr. daimôn, divinité, génie). Chez les Anciens, divinité. Génie bon ou mauvais, attaché à la destinée d’un homme. Chez les modernes, ange déchu, diable. Fij. Personne méchante, ou es-^ piègle, ou dangereuse à un point de vue quelconque ; quels démons que cer laines femmes ! Faire le démon, être tapageur. Démon familier, bon génie qui hante une personne. Le démon de Socrate, génie particulier par lequel Socrate se prétendait inspiré dans les principes de sa philosophie et de sa conduite.
Démon -((fe), opéra en trois actes, livret de Wiskowaiof, d’après le roman remarquable du poète russe Lermontof, musique de Rubinstein (1875).
Démon de midi {le), roman par Paul Bourget (1914), où il montre les ravages apportés par Tamour dans Tâme et la destinée d’un homme- de quarante ans qui a cessé de conformer sa conduite à ses principes.
démoUEtrehiser [zé] v. a. Soustraire au gouvernement monarchique.
Démonax [Jia&ss], philosophe moraliste contemporain de Marc-Aurèle. On cite de lui plusieurs maximes : « Le propre de l’homme est d’errer; celui du sage, de pardonner à Terreur. >i — « 'Vous ajoutez à votre vertu tout ce que vous retranchez à vos plaisirs. »
démoue n. f. Féminin peu usité de démon.
démonerie [rî] n. f. Action, intervention d'un démon. Commerce avec les démons.
domODétisatîOD [za-si-on] n. f. Action de démonétiser: la démonétisation des anciennes pièces.
démonétiser [zé] v. a. (du préf. dé, et du lat. moneta, monnaie). Dépouiller de sa valeur légale, en parlant d’une monnaie. Fig. Déprécier.
démonialité n. f. Nature, caractère du dé¬
mon.
démoniaque adj. et n. Qui a rapport aux démons : folie démoniaque. Possédé du démon : exorciser un démoniaque.
démonicole adj. et n. (du lat. dæmon, démon, et colere, adorer). Se dit d un adorateur des démons.
démonisme [nis-me] n. m. Croyance aux démons.
démoniste [nis-te] adj, et n. Qui croit aux démons : un philosophe démoniste ; un démoniste.
démonographe ou démonologue Uoghe] n. m. (du gr. daimôn, démon, et graphê, description, ou logos, discours). Celui qui s’occupe do démonologie, qui a écrit sur les démons.
démonographie [/’f] ou démonologie
[jî] n. f. Science qui traite de la nature et de l’influence des démons.
démonographique ou démonologi-
qne adj. Relatif à la démonographie ou démonologie.
démonolâtre adj, et n. (du gr, daimô7i, démon, et latreiaj, adoration). Qui adore les démons.
démonolâ'trie [tri] n. f. (de démonolâtre). Adoration des démons : se livrer à la démonolâlrie.
démonolâtrique adj. Relatif à la démonolâtrie.
démonomane n. Malade atteint de démonomanie.
démonomanie [m'j n. f. (du gr. daimôn, démon, et mania, fureur). Variété de manie, où Ton se croit possédé du démon. (On dit aussi démono- PATniE )
— Encycl. Méd. Le démonomane attribue ses troubles physiques à une intervention diabolique. Des hallucinations fortifient l'idée délirante. Chez les femmes hystériques, la folie démoniaque se complique de nymphomanie et peut prendre la forme extatique et somnambulique. Elle peut revêtir une forme épidémique (possédées de Lnudun). On traite la démonomanie par Tinterneiiient et la suggestion.
Démonomanie ( Id) , ouvrage de Jean Bodin (1582) ; un des plus curieux qui aient été écrits sur les procès de magie et de sorcellerie.
démonstrabilité n. f. Syn. de démontra-
BILITÉ.
démODStratôlir imons-tra' n. m. Celui qui démontre, qui enseigne une science.
DEM
démonstratif, ivo ’jnons-tra] adj. idu lat. demonstrare, démontrer). Qui démontre : raison démonstrative. Qui fait beaucoup de démonstrations d’amitié, de zèle : personne démonstrative. Rhét. Genre démonstratif, qui a pour objet la louange ou le blâme. Gram. Adjectif démonstratif , qui détermine le nom en y ajoutant une idée d’indication. Les adjectifs démonstratifs sont:
Masc. sing. : Ce, cet. | Fêm. sing. : Cotte.
Pl. des deux genres : Ces.
Pronom démonstratif, qui tient la place du nom en montrant la personne ou la chose dont on parle :
Masc. sing. : Celui, celui-ci, celui-là.
Fé.m. sing. : Celle, celle-ci, celle-là.
Masc. plur. : Ceux, ceux-ci, ceux-là.
Fém. Plur. : Celles, celles-ci, celles-là.
Du GENRE neutre ET INV. : Ce, ceci, cela.
domoustratiou [mons-tra-si-on] n. f. Raisonnement par lequel on établit la vérité d’une propo sition : on doit à Newton la démonstration de la loi universelle de gravitation. Leçon qu'on donne en s’aidant d’un objet matériel. Marque, témoignage extérieur d’amitié, d’intérêt : prodiguer les démonstrations. Manœuvres ayant pour but de dérouter l’ennemi.
— E.ncycl. Log. La démonstration consiste à prouver une proposition en montrant qu’elle est la conséquence nécessaire d’une autre proposition eu principe nécessaire. Elle se fait à l’aide des définitions et des axiomes, et prend la forme de Yanalyse (démonstration ascendante) ou de la synthèse (démonstration descendante).
démonstrativcmCDt \rnons-tra, man] adv.
Par démonstration, d’une manière convaincante : prouver démonstrativement.
DemOUt (Adrien-Louisj, peintre français, né à Douai en i851, paysagiste qui interprète avec talent les sites sauvages.
démontahle adj. Qui peut être démonté : bateau démontable.
démontage n. m. Action de démonter : le démontage d'un fusil.
Demont-Breton (MmeVir^înie), peintre français, fille de Jules Breton et femme de A.-L. Demont, née à Courrières (Pas-de-Calais) en 1851. Citons, parmi ses œuvres principales : L'homme est en mer, la Plage, etc.
démonter [té] v. a. Jeter quelqu’un à bas de sa monture : démonter un cavalier. Mettre à pied : démonter un escadron. Priver d’un commandement : démonter un capitaine de vaisseau. Désassembler les parties d'un tout : démonter un fusil. Fig. Déconcerter : cette objection l'a démonté. Mer démon tée, mer très agitée. Se démonter v. pr. Se disjoindre. Perdre conte. ,ance.
démonteur, euse [eu-ze] n. Personne occupée à démonter.
démontrabilité n. f. Qualité de ce qui est
démontrable.
démontrable adj. Que Ton peut démontrer : les axiomes ne sont pas directement démontrables.
démontrer [tré] v. a. (lat. demonstrare). Prouver d’une manière évidente. Témoigner : sa rougeur démontre sa honte.
démontreur n. m. Celui qui démontre, démophile adj. et n. (du gr. dêmos, peuple, et philos, ami). Ami du peuple. (Peu us.)
démoralisant [zan], è adj. Qui démoralise : doctrine démoralisante.
démoralisateur, trice [za] adj. et n. Qui
démoralise : influence démoralisatrice.
démoralisation [za-si-on] n. f. Action de démoraliser. Etat de ce qui est démoralisé.
démoraliser [zé] v. a. Corrompre, rendre immoral. Décourager, désorienter : la retraite démoralise les meilleures troupes.
démordre v. n. Lâcher prise après avoir mordu. Fig. Se dédire, se désister : il n'en démordra point.
démorphiner v. a. Désintoxiquer un morphinomane,
démorphinisation n. f. Action de désintoxiquer les morphinomanes en les privant soit brusquement, soit progressivement, de morphine.
Demosthène, général athénien du v» s. av. J.-C. Il se distingua dans la guerre du Péloponése, fut vaincu avec Nicias en Sicile (413), et mis à mort par les Syracusains.
Démosthène, le plus illustre des orateurs athéniens (384-322 av. J.-C.). Pendant quinze ans, 11 s’employa tout entier contre Philippe de Macédoine, qui voulait assei-vir sa patrie, prononça contre lui les immortelles Philippiques et les Olynthiennes, assista à la bataille de Chéronée. et lutta encore courageusement après la mort de Philipiie. Ctésiphon, ayant proposé aux Athéniens de décerner une couronne d'or à Démosthène, fut accusé par Eschine d’avoir contrevenu aux lois de TEtai. Démosthène prononça le discours Pour la couronne, qui fit acquitter Ctésiphon. A la mort d’Alexandre, il mit son éloquence au service des Grecs confédérés ; mais, devant l’impuissance de ses efforts, il s’empoisonna pour échapperà Antipater. Ce prince de la parole ne paraissait point destiné par la nature aux luttes de la tribune, et il dut entreprendre contre lui-même un opiniâtre combat pour former sa voix, fortifier sa poitrine, corriger ses gestes. Il déclamait de longs morceaux la bouche pleine de petits cailloux ; il allait sur le bord de la mer opposer sa déclamation aux mugissements des flots pour s’accoutumer, disait-il, aux orages des assemblées populaires. D’autres fois, il se plaçait sous la pointe J'une épée nue, pour corriger certains mouvements déréglés de son corps. Enfin, il demeurait enfermé des mois entiers, la tête à demi rasée, pour s’interdire Tenvie de quitter sa retraite, et là copiait Thucydide jusqu’à huit fois de suite, s'exerçait à tout exprimer en orateur, préparait des morceaux pour toute occasion, sans cesse déclamant, méditant, écrivant. Les envieux, qui prétendaient
DÉM
voir dans ce travail opiniâtre l'absence ou la médiocrité du talent, accusaient ses harangues de sentir l'huile: mais il répondait avec raison à ses ennemis que sa lampe et la leur n'éclairaient pas les mêmes travaux. Démosthène est, en effet, le plus grand orateur de l'antiquité. Son style est un modèle de pureté et de concision. Son éloquence est d'autant plus persuasive qu'elle dédaigne l'artifice pour aller droit au but, brisant de son seul poids tous les obstacles.
démotique adj. (du gr. dèmos, peuple). Se dit d'une éci'iture égyptienne cursive populaire.
démOUClietage n. m. Action de démoucheter, démoucheter [tdl v. a. (Prend deux t devant unesyllable muette -.je aéynouchette.) Oter le bouton qui garnit la pointe d’un fleuret. Ant. Moucheter. démoulage n. m. Action d'enlever d'un moule, démouler [U] v. a. Retirer du moule.
Demoustier [mous-ti-é] (Charles-Albert), littérateur français, né à Villers-Cotterêts, m. à Paris {176Ü-1801), auteur des Lettres à Emilie sur la mythologie, ouvrage souvent précieux et affecté, mais ingénieux et gracieux.
démoirvoir v. a. Détourner. Faire désister, démuétisation [za-si-on] n. f. Action de démuétiser ; la démuétisation d'une voyelle.
démuétiser izé] v. a. Rendre sonore une lettre muette : démuétiser une voyelle.
Démulu, comm. du dép. de la Somme, arr. et à 22 kil. de Montdidier, sur la Luce, affluent de l'Avre picarde ; 572 h. (en 1914). Là, comme à Hangard, se sont livrées des batailles terribles pour tourner Amiens par le sud, lors de la deuxième bataille de Picardie (fin mars 1918).
démunir v. a. Enlever les munitions de : démunir une forteresse. Se démunir v. pr. Se dessaisir d'argent, de pi'ovisions, etc. Ant. Munir, approvisionner.
démurer [ré] v. a. Rouvrir une porte, une fenêtre, etc., qui était murée. Ant. Murer.
démuseler [ze-lé] v. a. (Prend deux l devant une syllable muette : je démuselle.) Oter la muselière d'un animal, etc. Fig. Déchaîner : démuseler les passions. Ant. Museler.
démutisation [za-si-on] n. f. Cessation de la mutité. Ensemble des méthodes de phonation et d'audition mises en pratique pour faire cesser la mutité.
Denain [nin], ch.-l. de cant. du Nord, arr. et à 12 kilom. do 'Valenciennes ; 24.560 h. Port sur l'Escaut ; ch. de f. N. Houille, fonderies. Villars y remporta sur le prince Eugène, en 1712, une victoire décisive, qui amena la fin de la guerre de la succession d'Espagne. — Le cant. a 7 comm. et 40,000 h.
Denain (Bataille de), tableau de Jean Alaux (Versailles. 1839). Le maréchal de Villars, à la tête des régiments de Navarre et du Dauphiné, enlève les retranchements des Impériaux (v. p. 632).
dénaire [nè-re] adj. (lat. denarius). Qui est fondé sur le nombre dix : système dénaire. (Peu us.)
déuantir v. a. Enlever son nantissement à : dénantir ses créanciers. Ant. Nantir.
dénarial n. m. (du lat. denarius. denier). Nom qu'on donnait à certains affranchis, chez les Germains.
dénasaler iza-lé] ou dénasaliser ’za-H-sé] V. a. Oter le son nasal à : dénasaliser une voyelle.
dénationalisation [si-o, za-si-on] n. t Action de dénationaliser ou de se dénationaliser.
dénationaliser [si-o-na-li-zé] v. a. Faire perdre le caractère national.
dénatter [na-te\ v. a. Défaire une natte : dénatter ses cheveux. Ant. Natter.
dénaturalisation [za-sî-on] n. f. Action de dénaturaliser. Ant. Naturalisation.
dénaturaliser [zé] v. a. Priver du droit de naturalisation. Ant. Naturaliser.
dénaturant \ran], e adj. Qui dénature, dénaturateùr n. m. Empleyé de la régie qui dénature les alcools et autres denrées.
dénaturation [ra-si-on] n. f. Action de dénaturer. Sjiécialem. Action d'ajouter aux alcools, au sucre, au sel, etc., destinés à certains usages industriels ou agi'icoles, des produits qui en modifient la nature (aspect ou saveur) pour les rendre impropres à toute autre destination.
— Encycl. Les alcools qui doivent être employés dans la fabrication des vernis et couleurs, ou servir à Véclairage, au chauffage, etc., jouissant d'un régime fiscal particulier, sont dénaturés avec du méthylène, qui en rend impossible la régénération.
Les sucres utilisés au sucrage des vendanges, vins, cidres et poirés, étant exonérés également d’une partie des droits perçus sur le sucre de consommation courante, sont dénaturés par mélange avec une certaine quantité du marc à sucrer, et ce, en présence des employés de la régie ; les sucres et mélasses destinés à ralimentation des bestiaux sont dénaturés par adjonction de sel marin, coques d’arachides, de cacao en poudre, paille hachée, etc.
Le sel destiné à la fabrication des engrais est dénaturé par addition de naphtaline, de goudron, de chaux éteinte, etc. ; celui qu’on achète pour les animaux est dénaturé par addition de tourteaux.
L'administration livre au public, comme insecticides, des jus de tabacs dénaturés par adjonction de pétrole.
dénaturé, 6 adj. Qui a subi la dénaturation : alcool dénaturé. Qui n’a pas les sentiments qu'inspire ordinairement la nature : un fils dénature. Contraire à ces sentiments : une action dénaturée.
dénaturer \ré\ v. a. Changer la nature d'une chose. Faire subir la dénaturation ; dénaturer de l'alcool. Fig. Donner une fausse apparence, gâter les sentiments naturels.
Denbigh. [dén], comté d’Angleterre 'Galles). Ch.-l. liuthin.
deneb-é [dan\ e adj. (b. lat. denticatus ; de dens. déni). Blas. Découpé en dents de scie, et d’un seul côté.
denchure [dan] n, f. Filet denché.
Dendérab, village de la haute ^ypte, près duquel on voit les ruines de l’antique Tôntyris, où l'on a trouvé un célèbre zodiaque, aujourd'hui au musée du Louvre.
Denderbelle, comm. de Belgique (Flandre- Orientale. arr. de Termonde) ; 1.630 h.
Dendorhautom, comm. de Belgique (Flandre-Orientale), près de la Dendre ; 4.700 h.
Deilderl66UW, bourg de Belgique (Flandre- Orientale), sur la Dendre ; 3.500 h.
Dendermonde. Géogr. v. Termonde.
Dender'Windeke, bourg de Belgique (Flandre-Orientale) ; 3.320 h.
Dendre [dan-dre] ou Dender [dan-dèr] Ha), riv. de Belgique, qui se forme à Ath et se jette dans l'Escaut à Termonde .riv. dr.) ; cours 105 kil.
dendrite [din] n. f. -du gr. dendroni arbre). Pierre arborisée. Arbre fossile.
dendritique [din] adj. Sc dit des cryptogames comme les lichens, qui ont la forme d'un petit arbre.
dendrobie [din-dro-bî\ n. f. Genre d’orchidées ornementales très odorantes.
dendrograpiie [dm] n. m. ("du gr. dendron, arbre, et graphein, écrire). Auteur de traités, d études sur les arbres.
dendrographie [dm, fî] n. f. (de dendrographe). Traité, étude sur les arbres.
dendrographique [dm] adj. Qui a rapport à la dendroçraphie.
dondroido [dm] adj. (du gr. dendron, arbre, et eidos, forme). Bot. Divisé en branches.
dondrolague [dm, lagh'] n. m. Genre de mammifères didelphes, renfermant de petits kangourous arboricoles de l'Océanie.
dcndrolitllC [din] n. m. Arbre, bois pétrifié, dendrologie n. f. Syn. de DENDROGRAPHIE.
dendromëtre [dm] n. m. (du gr. dendron, arbre, et metron, mesure). Instrument pour mesurer la hauteur des troncs d'arbres.
— Encycl. Les dendromètres donnent la hauteur
des arbres, rapportée à l'horizontale partant de l'œil de l'observateur au moyen do l’angle formé par cette horizontale et le rayon visuel allant au sommet des tiges à mesurer. Le plus simple de ces instruments est constitué par une équerre à 45° ; la planchette dendrométrique repose sur le principe de la similitude des triangles. Mais les dendromètres étant des instruments tenus à la main ne donnent que des l’ésultats approximatifs, suffisants d'ailleurs dans la plupart des cas. •
dendrométrie [din] n. f. Mesure des arbres, dendrométrique [^m] adj. Qui concerne la dendrométrie : planaiette dendrométrique.
dendropllile [din] n. m. Genre de coléoptères clavicornes, dont plusieurs espèces vivent en France.
dendropliories [dm, rïj n. f. pl. (du gr. den-
dron, arbre, et p/ioros, qui porte). Antiq. gr. Fêtes où l'on portait solennellement des arbres symboliques consacrés à certaines divinités.
Donob (m. ar. signif. çueite), étoile de première à deuxième grandeur, la plus brillante de la constellation du Cygne.
Donobola^^ étoile de seconde grandeur, située à la queue du Lion, dans la constellation de ce nom. On l’appelle aussi Cauda lucida (queue brillante).
Denecourt (Claude-François), né à Val-Saint- Eloi vHaute-Saône), m. à Fontainebleau (1788-1875). Il se consacra à embellir et faire connaître la forêt de Fontainebleau.
déuégateur, triC6 n. celui, celle qui dénie. dénégâ-tiOXl [si-on] n. f. Action de nier, de dénier, particulièrement en justice. Dénégation d' écriture., action de s’inscrire en faux. Ant. Aveu.
dénégatoire adj. Qui a le caractère de la dénégation. Dr. Exception dénégatoire, dénégation, dénéral n. m. (de denier). Plaque ronde qui servait de type pour contrôler le poids des monnaies.
Denfert-Roehereau [ dan - fèv-ro - che - rô] (Philippe-Aristide), colonel français, né à Saint- Maixent, ni. à Versailles (1823-1878). Il s’illustra en 1870-1871 par sa belle et énergique défense de Belfort dont il ne sortit que sur Tordre du gouvernement de la Défense nationale ; il mourut député, dengue [dan ghe[ n. f.
(m. esp.}. Sorte de grippe épidémique des pays chauds.
Denbam [dè-nam' ]
(Dixon), voyageur anglais, né à Londres, m. à Freetown;! 78b-1828); compagnon de Clapperton. Il visita le Bornou et le lac Tchad.
déni n. m. (subst. verb.
de. dénier). Refus d’une chose due . Déni de Justice, refus fait par un juge de rendre la justice : il y a déni de justice quand le magistrat néglige de juger une affaire en état et en tour d'êlre Jugée.
— Encycl. Dr. Les juges ne peuvent refuser de rendre la justice, même sous prétexte du silence, de l’obscurité ou de Tinsuffisance de la loi, ni simplement négliger les affaires en état et en tour d’être jugées.
Le déni de justice expose le magistrat qui s’en rend coupable à une amende de 200 francs au moins et de 500 francs au plus et à l’interdiction des fonctions publiques pour une durée de cinq à vingt ans.
Le déni de justice est constaté par deux réquisitions, à la suite desquelles le juge peut être « pris à partie ». V. prise à partie.
Dôllir-, V. d'Espagne 'prov. d’Alicante), port sur la Méditerranée ; 12.000 h. Vins, fruits.
délliâ>iS6m6nt [è-ze-man] n. in. Action do déniaiser. (Peu us.)
déniaisé, e [ni-é-zé] adj. Dépouillé de sa niaiserie. de son innocence.
déniaiser [ni è-zé] y. a. Rendre moins niais ; faire perdre sa naïveté, son innocence . le sei'vice militaire déniaise les Jeunes gens.
Denicé, comm. du Rhône, arr. et à 6 kil. de Villefranche ; 1.320 h. Vignobles.
déniebement [ïua/i] n. m. Action de dénicher, dénieber [ché] v. a. (du préf. dé, et de nid). Oter du nid : dénicher une couvée. Fig. Découvrir la demeure de quelqu’un. Débusquer d'une retraite, V. n. S'enfuir : il a déniché cette nuit. Ant. Nicher.
DEN
déniebor [ch^ v. a. (du préf. dé, et de niche)^ Oter d'une niche : dénicher une statue.
dénicheur, euse [eu-ze] n. Qui déniche les oiseaux : les gamins sont d'incorrigibles dénicheurs^ l’ersonne habile à découvrir : dénicheurs de bibelots, dénicotinisation [za-si-on] n. f. Procédé destiné à diminuer la teneur d’un tabac en nicotine, pour rendre le tabac moins nocif à l’organisme.
dénicotiniser \zé] v. a. Diminuer la teneur en nicotine du tabac.
denier [ni-é] n. m. (lat, denarius). Ancienne monnaie romaine, valant 10 as. Ancienne monnaie française, douzième partie d’un sou. (On l'appelait aussi denier tournois.) Intérêt d'une somme : argent placé au denier vingt (vingtième du capital, cinq pour cent). Le denier de la veuve, aumône faite par un pauvre. Denier de Saint-Pierre, offrande volontaire faite au pape par les fidèles. Denier à DieUy somme que Ton donne au concierge d’une maison qu’on loue, au domestique qu’on veut arrêter, etc. Pl. Les deniers publics, les revenus de TEtat.
— Encycl. Dr. Le denier à Dieu ne doit pas être confontiu avec les arrhes. Celles-ci s’imputent sur le prix, tandis que le denier' à Dieu est une libéralité. Bailleur et preneur ont respectivement, pendant vingt-quatre heures, le droit de se dédire, le premier en restituant, le second en abandonnant le denier à Dieu ; mais c’est là un usage, et en cas de contestation, la remise du denier à Dieu ne saurait être invoquée comme moyen de preuve.
Denier de César [le), tableau du Titien (Dresde> (v. p. 632) ; — du Caravage (Florence) ; — de Strozzi (musée des Offices), illustrant la réponse de Jésus- Christ aux pharisiens qui lui demandaient s’il était permis de payer le tribut à César : « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu ».
dénier [ni-é] v. a. (lat. denegare, — Se conj. comme pn’er.) Nier : dénier une dette. Refuser, ne pas accorder : dénier la Justice ; dénier un droit' à quelqu'un. Ant. Avouer, reconnaître,
dénigrant [gran], e adj. Qui marque le dénigrement ; propos dénigrants.
dénigrement [man] n. m. Action de dénigrer, dénigrer \gré\ v. a. (du lat. denigrare, noircir). Chercher par son langage à diminuer Testime qu’on accorde à un homme, à une œuvre. Discréditer, décrier : les envieux ne cessent de tout dénigrer. Ant. Exalter, louer, vanter.
dénigreur n. m. Celui qui dénigre.
Denikine (Anton Ivanovitch), général russe, né en 1872. En 1917, il fut nommé par Kei’ensky commandant en chef des armées du Sud-Ouest. Il prit parti contre les bolchevistes. coopéra avec Koltchak ; en 1920, il dut renoncer à la lutte et s’expatria.
Denina (Giacomo), historien italien, né à Revello, m. à Paris (1731-1813); bibliothécaire de Napoléon PL Denis [ni] (saint), apôtre des Gaules, premier évêque de Paris, au ler ou au ni® siècle, martyrisé à. Saint-Denis (et non pas à Montmartre). La légende populaire le représente se relevant, après sa décollation, pour porter sa tête. Fête le 9 octobre.
Denis {Martyre de saint), peinture de Bonnat, au Panthéon, d'un dessin énergique, d’un coloris vif (1888). [V. p. 631.]
Denis (Louise Mignot, femme), nièce de Voltaire, sa compagne et sa confidente, née et m. à. Paris (1712-1790).
Denis (Ernest), professeur et historien français, né à Nîmes, m. à Paris (1849-1921) ; auteur d’étude» sur les peuples slaves et la Bohême, et de remarquables travaux sur TAllcmagne dont il a bien marqué les ambitions.
Denis (Maurice), peintre français, ne à Granville en 1870. A exécuté de nombreux travaux décoratifs, d'une tonalité lumineuse et claire, et a particulièrement réussi dans la peinture l'eligieusc.
Denis {Monsieur et Madame), chanson fameuse, où Désaugiers met en scène deux vieux époux qui se remémorent leurs jeunes amours.
DenisouDenys, fils d’Alphonse III, i*oi de Portugal de 1272 à 1325. Il fonda Tuniversité de Coïinbre et Tordre du Christ. Roi juste et libéral, il fut surnommé le Père de la patrie. Ses derniers jours furentattristéspar la révolte de son fils Alphonse IV.
Denise (sainte), martyre, mère de saint Majoric, avec lequel elle subit le supplice de la flagellation. Fête le 6 décembre.
Denise, pièce en trois actes, d’Alex. Dumas fils (1885); c’est une œuvre des plus émouvantes, des. plus généreuses et des plus fortes qu'ait écrites l’auteur. Il y plaide la cause de la femme séduite mais restée foncièrement droite, et digne encore d'être réhabilitée par Tamour d’un honnête homme.
dénitra>g6 n. m. opération qui consiste à détruire les nitrites formés au cours de la fermentation alcoolique dans les mélasses de distillerie.
dénitreur n. m. Appareil dans lequel s'opère le dénitrage des mélasses de distillerie.
dénitrification [si-on] n. f. Enlèvement de Tazote dans le sol, dans une substance quelconque.
dénitrificr [/i-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Action d'enlever Tazote dans une substance quelconque.
déniveler [lé] v. a. (Double la lettre l devant une syllable muette :je dénivelle.) Détruire le niveau : déniveler un parc pour le rendre pittoresque.
dénivellation [Uéi-ia-si-on] n. f. Différence du niveau : les dénivellations de l'écorce terrestre sont ynoins sensibles, en proportion, que celles d'une peau d'orange.
dénivellement [vè-le-man] u. m. Syn. de