V. PATERNITÉ
désaveuglement [za, man] n. m. Action de désaveugler ; état de celui dont on a dessillé les yeux.
désaveugler [za-veu-glé] v. a. Tirer quelqu'un de son aveuglement. (Peu us.)
désavouable [za] adj. Qui peut être désavoué, désavouer [za-vou~é] v. a. Nier avoir dit ou fait quelque chose : désavouer un livre, une signature. Déclarer qu'on n'a pas autorisé quelqu'un en ce qu'il a fait : désavouer un ambassadeur. Fig. Condamner, désapprouver : faire ce que la morale désavoue. Ant. Avouer, approuver.
désaxer [zak-ksé] v. a. Faire sortir de son axe : désaxer un rgl/ndre. Fig. Faire sortir de son équilibre : un esprit désaxé.
désazotation [za-zo-ta-si-on] n. f. Action de désazoter.
désazoter [za-so-té] v. a. Eliminer l’azote con- •tenu dans une substance ; désazoter de l'air.
Desbarolles (Adolphe), peintre, écrivain et
M.-A.-M. Désaugiers.
chiromancien finançais, né et m. à Paris (1801-1886),
Des Barreaux [î'd] (Jaques vallée, sieur), poète français, né à Châteanneuf-sur-Loire, ra. à Chalon-sur-Saône (1602-J673 ); fameux par son athéisme. Un jour, la foudre étant venue à tomber, un vendredi, près d’une auberge de Saint-Cloud, où il mangeait une omelette au lard : « Voilà bien du bruit }:our une omelette au lard ! » s’écria-t-il ; mot resté célèbre
Desbordes-Valmore [dé'\ (M^e Marceline), femme de lettres française, née à Douai, m. à Paris (1785-1859). Elle a écrit des poésies élégiaques, etc., d’une inspiration touchante. Sa Correspondance est d'un réel intérêt.
Desboutin (Marce- ■ lin - Gilbert ) , écrivain , peintre et graveur français, né à Cérilly (Allier), m. à N:ce ( 1823-1902); habile dans la pointe sèche ; auteur de l'Homme à la pipe, qui est son propre portrait.
descamisados
[dès-ka-7ni-sa-doss] n. m.
pl. Mot espagnol qui signifie sans chemise, et qui fut appliqué, par mépris, aux libéraux espagnols qui firent la révolution de 1820. S. un descamisado.
Descamps [dé-kaix] (Jean -Baptiste), peintre français, né à Dunkerque, m. à Rouen (17U6-1791) ; élève de Coypel et de Largillière, connu aussi pour avoir écrit une Vie des peintres flamands, allemands et hollandais.
DescartôS [dé-kar-te] (René), philosophe et mathématicien français, né, à La Haye (Touraine), m. à Stockholm (1596-1650). Il fut d'abord soldat, voyagea, habita pendant yingt ans la Hollande, mais, ne s'y sentant pas en sûreté, à cause de ses opinions philosophiques, il alla, sur l'invitation de la reine Christine, se fixer en Suède, où il mourut d’une fluxion de poitrine . Descartes est l'auteur du Discours de la xnéthode, des Méditationsmétaphysiques, du Traité de Vfxomme, du Traité des pojisions ; il est le vrai fondateur de la philosophie morlerne. Faisant « table rase » de tout ce que l'homme connaît, soit par l’expérience des contemporains , soit sur la foi des ouvra- ' ges des Anciens, Descartes, au début de Descartes,
sa philosophie, n’admet comme idées absolument certaines, et dont la pensée ne peut s’abstraire, que les idées de pensée et d'étendue. L’étendue est mobile : « Donnez-moi de l’étendue et du mouvement, et je vous con.struirai le monde », La mécanique et la géomélrie. dont Descartes renouvelle l'enseignement et amplifie la portée en y appliquant le calcul algébrique, telles sont les sciences principales du monde de l’étendue. La science moderne confirme, à chacune de ses découvertes, les deux principes de mécanique posés par Descaries : 1° la même quantité de mouvement persiste dans le monde ; 2o la nature adopte toujours les voies les plus simples (principe de la permanence du mouvement, et principe du moindre effort). — « Je pense, donc je suis. » Après ce premier axiome, Descartes démontre l’existence de Dieu par Tidée que nous avons de la perfection ou de rinfini. Cette idée ne peut, .suivant Descartes, provenir que d'un Etre infini. De l’existence de Dieu découlent tous les autres principes moraux et métaphysiques. Descartes est aussi un précurseur de notre psychologie physiologique, et, moraliste avisé, il a signalé l’importance d’une bonne hygiène, physique autant que morale, pour prévenir ou guérir les passions mauvaises. Doute systématique comme méthode. mécanisme comme principe scientifique, spil'itualisme et déisme comme principes métaphysiques, telles sont les idées fondamentales du système de Descartes ou cartésiaxiisme.
jime Desbordes-Valmore.
Descartes {portrait de), tableau de Franz Hais, au Louvre.
Descaves (Lucien), l'école naturaliste, né à Paris en 1861, auteur des romans : Sous - off"s . la Colonne. et d’intéressantes pièces de théâtre : la Clairière et Oiseaux de passage (avec M. Donnay), (avec Capus), etc.
Il est membre de l'Académie des Concourt.
descellement [dé-
sè-le-man] n. m. Action de desceller. Etat de ce qui est descellé.
desceller [dé-sè-U] V. a. Arracher une chose scellée, en plâtre, en plomb , etc . Enlever le sceau d’un titre, d'un acte.
littérateur français de
Lucien Descaves.
descendance n. f. Filiation, posté¬
rité : avoir une nombreuse descendance. Ant. Ascendance.
dsscendant [dè-san-dan], e adj. Qui descend: marée descendante. Ligne descendante, postérité de quelqu’un. Gamme descendante, v. gamme. N. : une descendante des Bourbons. N, m. pl. Ceux qui tirent leur origine de quelqu’un : les descendants de JVoé. Ant. Ascendant.
descenderie [dé-san-de-7'î] n. f. Galerie de mine en pente. Puits incliné par lequel les mineurs descendent pour gagner leurs postes. (On dit aussi