‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 633 sur 1225 · V. MÉTHODE, HISTOIRE, LANGUE, RÉVOLUTIONS, STYLE · texte numérisé non relu

V. MÉTHODE, HISTOIRE, LANGUE, RÉVOLUTIONS, STYLE

discourtois, e [dis-knur-toi, oi-zel adj. Qui manque de courtoisie : homme, propos discourtois. Ant. Courtois.

discourtoisement [dls-kour-toi-ze-man adv.D’une manière discourtoise. Ant. Courtoisement

discourtoisie [dis-kour-toi-zî] n. f. (de discourtois). Manque de civilité. Ant. Courtoisie.

discrédit [dts-àré-di] n. m. (ital. discrédita). Diminution, perte de crédit : la multiplication des ■ assignats amena leur discrédit. Perte d'influence, de considération : livre tombé dans le discrédit. Ant. Crédit.

discréditer [dis-kré-di-tf\ v. a. Faire tomber en discrédit : discréditer un rival. Ant. Accréditer.

discret [dts-Aré], ète adj. (du lat. discretus, séparé). Qui présente des séparations, discontinu : quantité discrète. Fig. Retenu dans ses paroles et dans ses actions : il faut être discret quand on use du bien d'autnii. Qui sait garder un secret : confident discret. Qui favorise le mystère : une ombre discrète. Ant. Indiscret.

discrètement !dis-krè-te-man] adv. Avec discrétion. Ant. Indiscrètement.

discrétion [dis-kré-si-on] n. f. (lat. discretio). Retenue judicieuse dans les paroles, les actions. Réserve qui empêche de violer les secrets. Enjeu qu’on ne détermine pas et que le gagnant règle à sa volonté. Loc. prépos. : A la discrétion de, à la merci, à la libre disposition de ; à la sagesse, à la justice de : s'en remettre à la discrétion de quelqu'un. Loc. adv. ; A discrétion, k volonté : rnanger à discrétion ; sans conditions : la garnison se rendit à discrétion. Ant. Indiscrétion.

discrétionnaire [dis-kré-si-o-nè-re] adj. Qui est laissé à la discrétion, qui n’est pas prévu par la loi. Pouvoir discrétionnaire, faculté laissée à un juge, principalement au président d’une cour d’assises, de prendre l'initiative de certaines mesures.

discrétionnairement [dis - kré - si-o-nè-reman] adv. D'une manière discrétionnaire.

discrétoire [dis-kré] n. m. Assemblée de religieux ou de religieuses, formant le conseil du supérieur ou de la supérieure. Salle où se tient cette assemblée.

discriminant [dis-kri-mi-nan], e adj. (du lat. discrimen. caractère distinctif). Qui établit une séparation entre deux termes. N. m. Algèbr. Fonction des coefficients d’une équation du second degré, qui sert à discuter l'équation.

discrimination [dis-kri, si-on] n. f. (m. angl.). Faculté de discerner, de distinguer.

disculpation [dis-kul-pa-si-on] n. f. Action de disculper. Etat d’une personne disculpée. (Peu us.)

disculper [dis-kul-pS\ v. a. (du prêt’, dis, et du lat. culpa, fâute). Justifier quelqu'un d'une faute imputée. Se disculper v. pr. Se justifier. Ant. Inculper.

discursif, itre [dis-kur] adj. (du lat. discursus, discours). Logiq. Qui a rapport au raisonnement : faculté discursive. Qui se déduit logiquement : raisonnement discursif. Qui se disperse, s’éparpille sur plusieurs objets : intelligence discursive.

discussif [dis-ku-sif\, i've adj. (du lat. discutere, supin discu.ssum, secouer). Logiq. Qui appartient à la controverse. Méd. Propre à dissiper l’engorgement. (On dit mieux résolutif, ive.)

discussion \dis-ku-si-on] n. f. (lat. disrussio). Examen contradictoire, débat : discussion d'un projet de loi. Contestation, querelle : discussion de jeu. Méd. anc. Résolution (d’un engorgement). Loc. prov. : De la discussion jaillit la lumière, les connaissances que chacun apporte dans une discussion dégagent la vérité dans une question donnée.

discutable (dis-ku] adj. Qui peut être discuté : opinion discutable. Ant. Indiscutable.

discutant [dis-ku-tan], e adj. Qui se livre, à la discussion.

discuter [dis-ku-té] v. a. (du lat. discutere, secouer). Examiner avec soin une question ; en débattre le pour et le contre : discuter une ojiinion. Agiter, débattre, traiter. Dr. Discuter un débiteur, rechercher ses biens pour les faire vendre par autorité de justice.

discuteur, euse [dis-ku, eu-ze] n. Personne qui aime, qui recherche la discussion.

DisentiS, bourg de Suisse (cant. des Grisons), près du confluent du Rhin antérieur et du Rhin moyen ; 1.360 h. Célèbre abbaye, qui renferme le tombeau de saint Colomban,

disépalo adj. Bot. Qui n’a que deux sépales, disert [zèr], e adj. (lat. disertus). Qui parle aisément et avec élégance : orateur disert.

disertement [zlr-te-man] adv. D’une manière diserte, avec élégance et facilité.

disette [lè-te] n. f. Manque de choses nécessaires, et particulièrement de vivres. Fig. ; disette de mots, de pensées, de livres, etc. Ant. Abondance.

disetteUX, euse [zè-teû, eu-ze] adj. et n. Qui manque des choses nécessaires ; pays disetteux.

diseur, euse [zeur, eu-ze] n. Personne qui dit habituellement des choses d’un genre particulier : diseur de bons mots. Absolum. Pèi’sonne qui récite, déclame : une fine diseuse. Beau diseur, celui qui affecte de bien parler. Diseuse de bonne aventure, femme qui fait profession de prédire l’avenir. Prov. : Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs, ceux qui se vantent le plus, qui promettent le plus, sont ordinairement ceux qui font le moins.

Diseuse de bonne aventure, tableau du Caravage. Un jeune homme a confié sa main à une bohémienne, qui y cherche les indices favorables ou fâcheux de ses amours futures. CV. p. 683.) Van Mieris, Valentin Teniers, 'Watteau, Coypel, etc., ont traité le même sujet.

diS^âCe [dts-grâ-se] n. f. (ital. disgrazzia). Perte des bonnes grâces d’une personne puissante : tomber en disgrâce. Fig. Infortune, malheur : être l'artisan de sa propre disgrâce. (Peu us. en ce sens.) Ant. Faveur, bonnes grâces.

disgracié, e [dis-qrajadj. Qui n'est plus en faveur. Fig. Mal doué sous le rapport des qualités naturelles : un visage disgracié. Substantiv. : les disgraciés de la fortune.

disgracier [dis-gra-si-é] V. a. (Se conj. comme prier.) Retirer à quelqu’un sa faveur : Yauban fut disgracié pour avoir plaidé la cause du peuple, disgracieusement [dis-gra, ze-man] adv- D’une manière disgracieuse. Ant. Gracieusement.

disgracieux, euse [dis-gra-si-eâ, eu-ze] adj. Qui manque de grâce ; démarche disgracieuse, Fig. Désagréable, fâcheux. Ant. Gracieux.

DIS

DIS

disg^égation dU-gré, si-on] n. f. Destruction de l'état d'agrégation’.

Dishley [chlè] (moutons de), nom donné à une race de moutons originaires du comté de Leicester.

— Encycl. Par croisement du dishley avec le mérinos, on a obtenu des métis (dishley-mérinos) dont les caractères manquent sans doute d'homogénéité en raison des différences d'orientation dans le but poursuivi par les éleveurs ; mais les dishleymérinos constituent, du moins, des reproducteurs qui ont grandement contribué à l'amélioration d'autres races françaises.

dlsjecti membra poetae, mots lat. signif. Des membres dispersés du poète. Mots tirés d’un passage d'Horace {Satires, 1, 4, 62). Un poète traduit en prose n'est pas rendu tout entier, mais on en retrouve encore les membres épars {disjecti membra poetæ).

disjoindre [dis] V. a. (Se conj. comme craindre.) Séparer des choses jointes. Disjoindre deux causes, les soumettre chacune à une procédure spéciale. Se disjoindre v. pr. Se diviser, se désunir. Ant. Joindre, unir.

disjoint [dis-Join], e adj. Séparé, mal joint, où il y a des solutions de continuité : les marches disjointes d'un escalier. Musiq. Degré, intervalle disjoint, intervalle d'une note à une autre note, séparées par plusieurs degrés, par opposition à Degré conjoint, intervalle d’une note à une autre note se suivant dans la gamme, y. degré.

dis jointure [dis] n. f. Action de se disjoindre, disjoncteur [dis] n. m. Pkysiq. Commutateur qui rompt brusquement un circuit.

disjonctif \^dis-jonk-tif], We adj. (du lat. disjunctus, disjoint). Qui, tout en unissant les expressions, sépare les idées : ou, ni, soit sont des conjonctions disjonctives. Propositions disjonctives, celles dont les membres sont séparés par des conjonctions de cette sorte. N. f. : la disjonctive. Ant. Copulatif, conjonctif.

disjonction [dis-jonk-si-on\ n. f. (de disjonctif). Séparation de ce qui était uni. Dr. Séparation de deux ou plusieurs causes. Rhét. Suppression des conjonctions. (Dans ce sens, syn. de asyndète.)

— Encycl. Dr. La disjonction est prononcée : au civil, quand une des deux causes n’est pas en état ; au criminel, lorsque, par exemple, un incident révèle des faits de nature à modifier la situation de l’un des prévenus ou accusés.

Dislère (Paul), ingénieur et administrateur français, né à Douai en 1840. Président du conseil d'Etat. Auteur d'un Traité de législation coloniale.

dislocateur, trice

dis -lo- Ica] adj. Qui disoque.

dislocation [dis-ioka-si-on] n. f. (du préf. dis, et du lat. locatio, action de placer). Démembrement :

la dislocation de l'empire caroling ien fut définitive après le traité de Verdun (S43). Disjonction, écartement de choses contiguës :

les dislocations de l'écorce terrestre. Ensemble d'exercices ayant pour but d'augmenter la flexibilité des muscles, tendons, etc., du corps humain ; résultat de ces exercices : la dislocation des acrobates,

dislO(][Ué, 6 adj. Déboîté, déplacé : bras disloqué. Dégingandé. N. Personne dont les membres semblent désarticulés : les disloqués du cirque.

disloquement [dU-lo-ke-man] n. m. Etat de ce qui est disloqué.

disloquer dis-lo-ké] v. a. (du préf. dis, et du lat. locare, placer). Désunir : disloquer une machine, un système. Démettre, déboîter, en parlant des os, ou des pièces d'une machine. Se disloquer v. pr. Etre disloqué. Fig. Se diviser, se désunir : parti qui se disloque,

dis manibus, mots lat. signif. Aux dieux mânes, formule latine funéraire, dont les initiales D. M. se retrouvent souvent sur les sépultures païennes.

Dison, V. de Belgique (prov. de Liège, arr. de Verriers) ; 12.050 h. Draps, confiserie.

dispélCllC [dis-pa-che] n. f. (ital. dispaccio). Règlement des pertes et avaries entre une compagnie d'assurances maritimes et l'assuré.

dispaclieur [dfs-pa] n. m. Agent spécial, chargé des dispaches.

disparaissant [dis-pa-rè-san], e adj. Qui disparait ; tirer sur des silhouettes disparaissantes.

disparaître [dis-pa-ré-tre] V. n. (Se conj. comme connaître. ‘ — Prend l'auxil. avoir ou être, selon qu’on veut marquer l'action ou l'état.) Cesser de paraître : le soleil a disparu. Se retirer du lieu où l'on est. Ne plus se trouver : mes gants ont disparu. Mourir, ne plus être, ne plus exister : la superstition disparait peu à peu. Ant. Apparaître.

disparate [dù-pa] adj. (lat. disparatus). Qui manque de suite, d'harmonie : style disparate. N. f. Manque de rapport, de conformité : ses actions et ses discours forment une étrange disparate.

disparité [dis-pa] n. f. (du lat. dispar, iné^). Différence entre deux choses que l’on compare. (Peu us.) Ant. Analogie, conformité.

disj^arition [dü-pa-n-si-on] n. f. Action de disparaître ; son résultat. Ant. Apparition.

disparu, e part. pass. Qui cesse d’être visible : vaisseau disparu à l'horizon. Qui n'est plus ; perdu, égaré. N. ; tes disparus.

— Encycl. Müit. On appelle disparus les mili- ■ taires dont, en campagne, notamment a la suite d'une affaire, on constate l'absence sans pouvoir établir leur décès. On dresse un procès-verbal de disparition.

dispendieusement [dis-pan, ze-man] adv.

D'une laçon ilispendieuse.

dispendieux, euse [dü-pan-di-eû, eu-ze] adj. (du lat. dispendium, dépense). Qui occasionne beaucoup de dépenses, de frais : construction dispendieuse ; tout procès est dispendieux. Ant. Gratuit, économique,

dispenssble [dis-pan] adj. Pour lequel on peut accorder une dispense ; cas dispensable.

dispensaire dis-pan-sè-re] n. m. Lieu où l’on donne gratuitement des consultations, des médicaments. aux malades indigents.

— Encycl. Les dispensaires sont destinés aux malades pauvres. Dans certains dispensaires d'enfants, on donne aussi, outre du lait pour les nourrissons, un ou deux repas aux mères. Très utiles pour toute une classe sociale, ils peuvent parfois devenir, par le contact des malades entre eux, un foyer de propagation des maladies contagieuses.

dispensateur, trice [dis-pan] n. (de dispenser). Qui distribue, qui fait les répartitions.

dispensatif, ive [dis-pan] adj. Qui dispense, dispensation [dfs-pan-sa-si-on] n. f. Action de dispenser. Distribution. Administration.

dispense [dis-pan-se] n. f. (subst. verb. de dispenser). Exemption de la règle ordinaire : obtenir une dispense d'dge pour un examen. Pièce qui constate cette exemption.

— Encycl. Dr. V. mariage, service militaire, etc. dispensé [dis-pan-sé], O n. Personne dispensée : les dispensés d'infirmerie. Spécialém. n. m. En France, jeune soldat qui, avant 1906 et d'après les termes de la loi du 16 juillet 1889, bénéficiait d’une dispense d’un an ou de deux ans sur trois qu’il devait accomplir.

dispenser [dis-pan-sé] v. a. (lat. dispensare'j. Administrer, distribuer : dispenser l'éloge et le blâme; dispenser des secours. Exempter de la règle ordinaire : les malades sont dispensés du travail. Trouver bon que quelqu'un ne dise pas, no fasse pas une chose : je vous dispense de m'accompagner. Se dispenser de v. pr. S'exempter de, se soustraire à l'obligation de ; se dispenser de tout travail.

Tout ce qu’on dit, faut le penser,

11 n’est rien qui nous en dispense;

Hais on peut bien se dispenser De dire tout ce que Ton pense.

Ant. Assujettir, astreindre, contraindre.

disperme ou dispermatique [dU-vèr] adj.

(du préf. di, et du gr. sperma, semence). Bot. Qui contient deux graines.

dispersement [dis-pèr-se-man] n. m. Action de disperser. Etat de ce qui est dispersé.

disperser [dïs-pér-sé] v. a. (lat. dispergeré). Répandre, jeter çà et là : disperser des papiers. Au fiÇ. : disperser ses efforts. Dissiper, mettre en fuite : disperser un attroupement. Se disperser v. pr. Se répandre de côté et d’autre. Ant. Agglomérer, concentrer, centraliser.

dispersif, ive [dis-pèr] adj. Qui disperse la lumière : le pouvoir dispersif du prisme.

dispersion [dis-pér] n. f. (lat. dispersion). Action de disperser. Son résultat : la dispersion d’une armée. Manque de concentration ; dispersion de Tesprit. Physig. Elargissement d'un faisceau lumineux par un müieu réfringent qui en sépare les différents éléments.

— Encycl. La dispersion de la lumière est la séparation des divers éléments de la lumière blanche au moyen d’un prisme. Les rayons colorés que Ton obtient, reçus sur un écran, donnent le spectre solaire ; ils se présentent dans Tordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. (V. spectre.) La différence entre les indices de réfraction des rayons violets et des rayons verts est appelée coefficient de dispersion.

displicuit nasus tuus, mots lat. signif. Ton nez a déplu. Hémistiche de Juvénal [Satires, yi, 495). Le poète vient de rappeler les mauvais traitements que parfois les dames romaines faisaient subir à leurs servantes. Il ajoute: « De quoi cette jeune fille estelle coupable, si ton nez t'a déplu ? » c'est-à-dire : .1 Est-ce sa faute si aujourd'hui tu te trouves laide ? » Dans les applications, on donne à cet hémistiche un sens beaucoup plus général pour faire entendre que quelqu'un est la victime du caprice, de l’arbitraire : son nez a déjilu.

dispombilité [dïs-^o] n. f. Etat de ce qui est disponible ; disponibilité d'un appartement. Etat d'un militaire renvoyé dans ses foyers sans cesser d’être apte au service ; mettre un officier en disponibilité. Admin. Position d’un fonctionnaire qui, sur sa demande ou d’office, est provisoirement écarté de l’exercice de sa fonction, mais sans perdre son grade ni ses droits à l'avancement. PI. Choses, argent disponibles : utiliser ses disponibilités. Ant. Indisponibilité.

disponible [dis-pn] adj. (du lat. disponere, disposer). Dont on peut disposer : capital disponible. Se dit d'un militaire en disponibilité Dr. Se dit de la portion de biens dont on peut disposer par donation ou par testament ; la quotité disponible varie selon le nombre des enfants. N. m. Comm. Ce dont on peut disposer ; ensemble des valeurs réalisables plus ou moins immédiatement. Ant. Indisponible.

dispos [dis-po] adj. m. (lat. dispositus). Léger, agile : on sort plus dispos déun bain froid. Eveillé, ouvert : esprit dispos. Ant. Indisposé, incommodé.

disposant [dis-po-zan'>, e n. Personne qui fait une donation entre vifs ou par testament.

disposer [dîs-po-xé] v. a. (lat. disponere). Arranger, mettre dans un certain ordre : disposer des fleurs sur une étagère. Préparer quelqu'un a quelque chose ; disposer à mourir. Préparer une chose pour quelque chose ; disposer une chambre. Mettre dans une certaine disposition morale : être disposé en faveur de quelqu'un, y. n. Faire ce qu'on veut de quelqu'un ou de quelque chose: disposer de ses amis, d'un bien. Prov. : L’homme propose, et Dieu dispose. y. Dieu. Se disposer v. pr. Se préparer, se tenir prêt : se disposer à partir.

dispositif [dis-po-ci] n. m. Dr. Enoncé d'un jugement, d'un arrêt, dégagé des motifs qui Ton fait rendre : l'absence de dispositif entraine la nullité du jugement. Fortif. Plan suivant lequel un ouvrage est établi. Techn. Manière particulière dont on agence les organes d'un appareil : dispositif ingénieux.

disposition [dis-po-zi-si-on] n. f. ilat. dispnsitio). Arrangement, distribution : Le Nôtre ^ excella dans la disposition des jardins. Pouvoir de disposer: avoir la livre disposition de son bien. Di.sposition testamentaire, acte, clause par laquelle on dispose de ses biens. Rhétor. Arrangement des parties du discours. Fig, Manière actuelle de voir ou de sentir; inclination pour quelqu’un, pour quelque chose :

Dislère.

montrer de bonnes dispositions pour le travail. Des. sein : être dans la disposition de travailler. .4 la disposition, à la discrétion, au pouvoir de. l’I. Préparatifs, arrangements : prendre ses dispositions pour partir. Les points que règle un arrêt, une loi : les dispositions de cette loi.

disproportion [dis, sf-on] n.f. Défaut de pro” portion, de convenance : disproportion d'âge.

disproportionné [di.s-pto-por-si-o-né], 6 adj. Qui manque de proportion, de convenance.

disproportionnel) elle [dis-pro-por-si-onèl, è-le] adj. Qui n’est point proportionnel. disproportionnellement[dis-pro-oor-st-o-

nè-le-man] adv. D'une façon disproportionnclle.

disproportionnément[(iis-pro-por-st-o-né-

man] adv. D'une façon disproportionnelle.

disproportionner [dïs-pro-por-si-o-né] v. a. Mal proportionner : la perspective mal observée dans un tableau disproportionné les objets qui y sont représentés.

disputable [tfis-pw] adj. Sujet à conteste ; qui peut être disputé.

disputailler [dis-pu-ta, il mil., é] v. n. Fam. Disputer longtemps, et sur des choses sans intérêt.

disputaillerie [dis-pu-ta, il mil., e-rl] n. f. Dispute, discussion longue et vaine.

disputailleur, euse [dis-pu-ta, il mil., eur, eu-ze] n. Fam. Qui a l'habitude de disputer.

disputant [dis-pu-tan] n. m. Celui qui disputait contre un autre. CVx.)

disputation [dis-yu-ta-si-on] n. f. (lat. disputafio). Action de disputer. Discussion.Traité théologique.

dispute [dis-pu-te] n. f. (de disputer). Débat contradictoire : dispute théologique. Discussion publique. Lutte d’émulation pour obtenir quelque chose. Querelle, altercation.

Dispute du saint sacrement [la) ou la Théologie, chef-d'œuvre de Raphaël, au Vatican Chambres), représentant un concile imaginaire, une réunion idéale des Pères et docteurs de l'Eglise qui ont pris part aux controverses théologiques sur l'Eucharistie, réunion que président du haut du ciel les patriarches, les apôtres, la Vierge et Dieu luimême. (V. p. 683.)

disputer [dis-pu-té\ v. n. (lat. disputare). Avoir une discussion : disputer du talent d'un auteur. Se quereller. Rivaliser : disputer de luxe, V. a. Lutter, contester pour obtenir quelque chose : Pompée disputa à César la première place dans la république. Fig. et fam. Quereller : disputer ses frères et sœurs. Disputer le terrain, se défendre pied à pied. Loo. prov. V. aiguille et chape. — Prov. littér. V. de GUSTiBUS ET COLORIBUS. Se disputer : v. pr. Etre en dispute, se quereller. Allus. mytiiol. : Se disputer les armes d’Achille. Après la mort du héros, Ulysse et Ajax se disputèrent ses armes. Le premier l'ayant emporté devant les Grecs par son éloquence persuasive, le second, de fureur, se perça de son épée. On fait allusion à cet épisode homérique pour caractériser l'ardeur qu'apportent des adversaires, des partis, à s'approprier les dépouilles, la succession d’un grand homme.

disputeur, euse [dis-pw, eu-ze] n. et adj. Qui aime à disputer, à contredire : un acharné disputeur.

disqualifleation 'dis-ka, si-on] n. f. Action de disqualifier. Résultat de cette action.

disqualifier [dis-ka-H-fi-é] v. a. (Se eonj. comme prier.) Mettre hors de concours, en parlant d'un cheval de course, d’un coureur, etc., qui ne remplit pas les conditions et engagements du concours. Fig. Déclarer quelqu'un indigne de ses pairs : disqualifier un duelliste déloyal. Se disqualifier V. pr .Etre, devenir disqualifié. Se déshonorer, déchoir.

disque [dîs-Ae] n. m. (du lat. diseus. palet). Sorte de lourd palet en métal, que les Anciens, en particulier chez les Grecs , lançaient dans leurs Jeux. Sport. Palet en bois cerclé de fer, du poids de 1.972 grammes , qu’on lance dans les Jeux olympiques [v. ce mot). Objet plat

e t c i r c U 1 a i r e. Disque ailé assyrien.

Surface apparente du soleil, de la lune. Ch. de f. Plaque de métal dont chaque côté est peint d'une couleur différente et qui, monté sur pivot mobile, sert à indiquer, par la couleur qu’elle présente, si la voie est libre ou bloquée (v. CHEMIN DE fer).

Disque ailé, chez les Egyptiens, figuration symbolique du soleil en marche.

(C'était un disque accosté de deux ailes éployées , et souvent de deux uræus.) Chez les Assyriens , figure analogue, dans laquelle le disque central est orné d'une figure d'Assur. Disque litur gique, au moyeu âge, accessoire liturgique en forme d'écran, composé d'une palette d’orfèvrerie, rehaussée souvent de gemmes.

Disque liturgique.

disquisitiou [ciî's-ài-xi-sf-on] n. f. (lat. disquisitio). Investigation, recherche. (Peu us.)

Benjamin Disraeli.

DIS

Disraeli [dis-ra-é\ (Isaac), écrivain israélite anglais, né à EriBeld, m. à Brcdenham Ilouse (Buokingham) [176C-1848j. Il s'occupa surtout de critique et d'histoire. Citons ; Curiosités de la littérature. Etude sur le caractère de la littérature. etc.

Disraeli ( Benjamin ) , lord Beaconsfield , fils du

Erécédent, romancier et omme d'Etat anglais, né et m. à Londres (1804-1881). 11 entra dans la vie politique en 1837, se fit le champion des idées protectionnistes et devint président du conseil en 1868. Chef du parti tory (consei-vateur), il alterna constamment au pouvoir avec Gladstone. Il s'opposa en 1877 à l'exécution du traité de San-Stefano, donna Chypre aux Anglais et reçut le titre de « lord Beaconsfield ». Il a exposé ses idées politiques et religieuses dans ses romans : Vivian Grey, Lothair, Endymion, etc.

disruptif, ive [dis-ntp] adj. Qui éclate. (Se dit de la décharge électrique avec étincelie, lorsque cette décharge dépense la plus grande partie de l'énergie disponible.)

dlss n. m. Nom arabe de Varundo, employé én sparterie.

DiSSay ou Dissais, comm. de la vienne, arr. et à 14 kii. de Poitiers ; 1.170 h. Vins rouges. Château bâti par Pierre d’Amboise. Ch. de f. Orl.

Dissay-sous-Coureillon, comm. de la Sarthe, arr. et à 43 kil. de Saint-Calais ; 1.300 h. Ch. de f. Orl. Patrie de Dangeau.

dissécable [dis-sé] adj. Qui peut être disséqué, dissecteur [dis-sèîc] n. m. Celui qui dissèque, dissection [dis-sik-si-on] n. f. (lat. dissectio). Action de disséquer : la dissection du corps humain passa longtemps pour un sacrilège. Fig. Recherche, analyse scrupuleuse.

— Enoycl. La dissection est une science des plus importantes ; c’est grâce à elle que l'on a pu connaître l’anatomie de l’homme et des animaux. Interdite par les Romains, puis par les chrétiens, la dissection de l’homme lut faite pour la première fois en 131S ; mais elle resta longtemps un sacrilège, et elle ne fut autorisée à Paris qu'en 1576. Aujourd'hui, elle est répandue dans toutes les écoles de médecine ; elle comporte certaines précautions, car les piqûres anatomiques peuvent être mortelles.

dissemblable [dis-sanl adj. Qui n’est point sembiable : figures dissemblables. Ant. Semblable.

dissemblablement [dis - san, man] adv.

D'une manière différente.

dissemblance [dis-san] n. f. Manque de ressemblance. Ant. Ressemblance.

dissemblant [dis-san-blan], e adj. Qui n’est point semblable. Ant. Ressemblant.

dissembler [dis-san-idé] v. n. Différer.(Peuus.) disséminateur, trice [dis-sé] adj. n. et Qui dissémine.

dissémination [dis-sé, si-on] n. f. Dispersion des graines au moment de leur maturité ; le vent aide à la dissémination des graines. Action de disséminer. Par ext. : la dissémination des idées, des Européens sur le globe.

— Enoycl. Bot. La dissémination des graines est assurée soit par la déhiscence du fruit, soit par la chute de celui-ci quand il est arrivé à complète maturité ; le vent, les insectes, les oiseaux, etc., jouent également un rôle considérable dans la dissémination des graines. .

disséminement [dis-sé, man] n. m. Etat de ce qui est disséminé.

disséminer [dis-sé-mi-né] v. a. (lat. dissemînare). Répandre çà et là ; les insectes disséminent le pollen sur les fleurs. Propager. Eparpiller. Se disséminer V. pr. S’éparpiller. Ant. Agglomérer, centraliser.

dissension [dis-san-si-on] n. f. (lat. dissensio). Discorde causée par l’opposition des sentiments, des intérêts : Solon mit fin aux dissensions cü Athènes. AfiT.

Accord, concorde, concert.

dissenter [sèn’-teur] n. m. Relig.

Mot anglais, synonyme de dissident ou non-conformiste.

dissentiment [dis-san-ti-man] n. m. Différence de sentiments, d’opinions. Conflit. Ant. Assentiment.

dissentir [dis-san] v. n. (lat. dissentire). Avoir une manière de penser différente de celle d’un autre.

disséquer [dis-sé-ké] v. a. (du lat. dissecare. couper en deux. — Se conj. comme accélérer.) Faire l'anatomie d’un corps organisé, d'une plante, etc. : disséquer un cadavre. Fig. Analyser dans le détail : disséquer une œuvre littéraire.

disséqueur [dis-sé] n. m. Syn.

de DISSECTEUR.

dissertateur [di-sérj n. m. Qui aime à disserter.

dissertatif, ive [di-sèr] adj.

Qui tient do la dissertation ; qui s'y rapporte.

dissertation [di-sèr-fa-si-on] n. f. (lat. dissertatio). Examen critique et détaillé de quelque question scientifique, historique, artistique, etc. Exercice littéraire, en latin, eu français, etc., sur un sujet donné: dissertation de philosophie.

disserter [di-sèr-té] v. n. (lat. disseî’tare). Paire une dissertation : disserter sur un texte ; disserter de philosophie.

disserteur, euse [di-sér, eu-ze] n. Personne qui disserte : un ennuyeux disserteur.

dissidence [dis-si-dan-se] n. f. (lat. dissidentîa). Scission ; il s'est produit dans le protestantisme de nombreuses dissidences. Différence d'opinions.

dissident [dis-si-dun], e adj. et n. Qui professe une doctrine, une opinion différente de celle

de la majorité. Qui n’est pas de l’Eglise officielle dans un pays : les dissidents écossais sont méthodistes.

dissigne [dis-.si-i/ue] n. m. (du préf. dis, et de signe). Algèb. Variation de signes. Adj. Qui a deux signes différents.

dissimilaire [dis-sî-mi-lè-re] adj. Qui n’est pas de la même espèce. (Peu us.) Ant. Similaire.

dissimilarité [dis-si] n. f. Etat de ce qui est dissimilaire. Ant. Similarité.

dissimilation [dis-si, si-OJi] n. f. (de dissimiler). Action de rendre dissemblable. Action d’un phénomène qui se transforme plus ou moins sous l’action d’un phénomène voisin.

dissimiler [dis-si-mi-lé] v. a. (du préf. dis, et du , lat. similis, semblable). Rendre dissemblable. Ling. Modifier un son sous l’influence d’un autre son. Ant. Assimiler.

dissimilitude [dis-si] n. f. Défaut de similitude, de ressemblance. Ant. Similitude,

dissimulateur, trice [dis-si] adj. etn. Qui dissimule ; les couhisans doivent être d'habiles dissimulateurs. Ant. Franc, loyal.

dissimulation [dis-si, si-on] n. f. (lat. dissimulatio). Action de dissimuler. Caractère de celui qui dissimule : Machiavel fait de la dissimulation une des qualités du prince. Ant. Franchise, loyauté, sincérité.

dissimulé , e [dis-si] adj. (de dissimuler). Aceoutumé à cacher ses sentiments : caractère dissimulé. Ant. Communicatif, franc, loyal.

dissimuler [dis-si-mu-lë\ v. a. (lat. dissimulare). Cacher : dissimuler sa fortune. Tenir secret : dissimuler les torts d'un ami. Feindre de ne pas voir ou de ne pas ressentir : dissimuler son mécontentement. Rendre moins apparent ; dissimuler les défauts d'un ouvrage. Prov. hist. V. qui nescit DissiMULARE. Se dissimuler v. pr. Ne pas s'avouer à soi-même. (Après se dissimuler que, on emploie le subjonctif ; après ne pas se dissimuler, on emploie l’indicatif, ou le subjonctif avec ne.) Ant. Divulguer.

dissipant [di-si-pan], e adj. Qui entraîne à la dissipation.

dissipateur, trice [di-si] adj. et n. Qui dissipe follement son bien : les dissipateurs peuvent être pourvus de conseils judiciaires. Ant. Econome, parcimonieux.

Dissipateur [le), comédie en vers de Destouches, une des meilleures de l'auteur, jouée en 1737. Cléon, le dissipateur, doit épouser une jolie veuve ; celleci, pour le corriger de sa prodigalité et lui conserver sa fortune, la lui gagne au jeu.

dissipation [di-si-pa-si-on] n. f. (lat. dissipatio). Evaporation : dissipation d'un nuage. Action de dépenser follement : la dissipation d'un patrimoine. Etat d’une personne qui vit dans les plaisirs : vivre dans la dissipation. Inattention indisciplinée : élève qui a de la dissipation. Ant. Economie, épargne, parcimonie.

dissipé, e [dis-si] adj. et n. Plus consacré aux plaisirs qu’aux devoirs : un écolier dissipé ; une vie dissipée ; les dissipés se ruinent. Ant. Réfléchi, appliqué.

dissiper [di-si-vé] v. a. (lat. dissipare). Faire disparaître : le soleù dissipe les nuages. Faire cesser ; le temps dissipe les illusions. Dépenser follement : dissiper son bien. Consumer sans profit : dissiper sa jeunesse. Rendre inattentif, inappliqué : dissiper un élève. Se dissiper v. pr. Etre dissipé. Se disperser.

diSSitiflore [dis-si] adj. (dulat. dissitus, séparé, et fins, oris, fleur). Dont les fleurs sont écartées les unes des autres.

dissociabilité [dis-soj n. f. Qualité de ce qui est dissociable.

dissociable [dis-so] adj. Qui peut être dissocié : l'hydrogène et l'oxygène de l'eau sont dissociables. (Ne pas confondre ce mot avec insociable.)

dissociai, e, aux [dis-so] adj. Qui s’oppose à la sociabilité.

dissociation [dis-so-si-a-si-on] n. f. Action de dissocier. Chim. Réaction limitée, qui se produit lorsque certains corps composés sont maintenus à

DIS

dissoluté [dis-so] n. m. Pharm. Produit de la dissolution d'un corps dans un liquide. (On dit plutôt SOLUTÉ.)

dissolutif, ive [dis-so] adj. Qui a la vertu, la propriété de dissoudre : remède dissolutif. Substantiv. : un dissolutif.

dissolution [dis-so-iw-si-on] n. f. (lat. dissolutio). Physiq. Décomposition des corps par l'action d’un agent qui les pénètre : dissolution du sel dans l'eau. Résultat de cette opération : employer une dissolution de sulfate de cuivre. Solution visqueuse de caoutchouc pour réparer les chambres à air et bandages des automobiles et cycles. Fig. Anéantissement : la dissolution de l'empire romani fut l'œuvre des Barbares. Rupture : dissolution d'un mariage. Déchéance, annulation de pouvoir ; la dissolution de l'Assemblée législative. Acte par lequel une société commerciale déclare prendre fin. Dérèglement : dissolution des mœurs.

— Enoycl. Chim. Une substance solide, liquide ou gazeuse, se dissout dans un liquide mis à son contact, quand elle disparaît dans la masse de ce liquide pour donner un tout homogène. 11 y a lieu de distinguer la dissolution simple, comme celle du sucre dans l’eau, de la dissolution d'un métal dans un acide, du fer dans l’acide sulfurique étendu, par exemple ; dans le premier cas, il suffit d'évaporer la dissolution pour retrouver le sucre solide, identique à celui qui a été employé en premier lieu ; il n'en est pas de même dans le second cas, et, pourtant, les phénomènes de dissolution et de combinaison sont liés intimement. Nous ne parlerons que des phénomènes de dissolution simple.

Une solution est dite saturée quand, à la température à laquelle elle se trouve, elle renferme la plus grande quantité possible de la substance à dissoudre. En général, la solubilité d'un solide dans un liquide, c'est-à-dire la quantité de substance dissoute dans 100 parties du liquide, diminue quand la température , s’abaisse. Lorsqu’on a une dissolution saturée d’un solide dans un liquide à une température déterminée, si on la refroidit, une portion du corps dissous va, en général, se solidifier ; cependant, dans certains cas, il arrive que cette solidification ne s'effectue pas : on dit alors que la solution est sursaturée.

— Polit. On nomme dissolution l’acte par lequel le pouvoir exécutif met fin à l’existence d’une assemblée législative, départementale ou communale.

La Chambre des députés peut être dissoute par le président de la République, sur l'avis conforme du Sénat ; celui-ci ne peut être dissous. Les conseils généraux sont dissous par décret, et il appartient aux Chambres de fixer la date des nouvelles élections.

Les conseils municipaux sont dissous par décret motivé, pris en conseil des ministres et publié au Journal officiel. Une délégation spéciale, dite commission municipale, gère les affaires de la commune jusqu'au renouvellement de l’assemblée.

dissolutionnlste [dis-so-lu-si-o-nis-te] adj. et n. Polit. Qui tend à la dissolution. Qui est partisan de la dissolution.

dissolvant [dîs-sol-uan], e adj. Qui a la propriété de dissoudre. Fig. Cause de corruption : livre dissolvant. N m. : l'alcool est un actif dissolvant.

dissonance [dis-so] n. f. (du gr. dis. deux fois, et du lat. sonare, sonner). Musiq. Accord défectueux, qui surprend l’oreille ; la dissonance doit toujours être résolue (v. dissonant). Gram. Réunion de plusieurs syllabes dures à l’oreille, comme : à dos d’homme, dîner d'un dindon. Ant. Consonance, assonance.

dissonant [dis-so-nan], e adj. Musiq, Qui forme une harmonie peu agréable à l'oreille. Accord dissonant, celui qui a besoin de se résoudre dans un accord parfait. Ant. Assenant.

— Enoycl. Les accords dissonants sont formés de quatre ou cinq sons consécutifs, exceptionnellement de six ou sept. Ils peuvent être entendus soit à l'état direct, soit à l'état de renversement (v. oonsonant). Les trois accords dissonants de quatre sons s’appellent accords de septième ; il y a ; l'accord de septième de dominante, composé d’une tierce majeure, d'une quinte juste et dune septième mineure ; l'accord de septième de sensible, composé d’une

V? degre

I Ac.de 7i dim.

Vll^deg Acc de lltdeg.Accde IV.ideg.Acv

61*6157* dim. 6’®serisible detntoo'

Accord de septième de dominante, l'-^renv^ 2?cenvt'

Accord de septième de sensible.

3? renv.^

5'.“dlm.et6?sens. triton. St’fnin. 2'!*aug et6*?aug Accord de septième diminuée.

une température donnée, en présence des produits de leur décomposition : c'est Henri Sainte-Claire Deville qui, le premier, attira l'attention sur les phénomènes de dissociation.

dissocier [dis-so-si-é] v. a. (du préf. dis, et du lat. socius, compagnon. — Se conj. comme prier.) Séparer des éléments associés : la vapeur d'eau est dissociée par le platine incandescent.

dissolu, e [dis-so] adj. (lat. dissolutus). Sans mœurs, débauché : Louis XV fut un souverain dissolu. Ant. Austère, rigide, vertueux.

dissolubilité [dis-so] n. f. Qualité de ce qui est dissoluble. Ant. Indissolubilité.

dissoluble fdi,s-so] adj. Qui peut être dissous : métal dissoluble. Ant. Indissoluble.

dissolument [dis-so- lu-man] adv. D’une manière licencieuse : vivre dissolument. (Peu us.)

tierce mineure, d’une quinte diminuée et d’une septième mineure ; l'accord de septième diminuée, composé de tierce mineure, quinte diminuée et septième diminuée. Les accords dissonants de cinq sons s'appellent accords de neuvième ,■ il y a ; l’accoi-d de neuvième majeure de dominante, composé de tierce majeure, quinte juste, septième mineure et neuvième majeure ; l’accord de neuvième mineure de dominante, résultant de la combinaison de la septième dominante et de la tième diminuée.

dissoner [dis-so-né] v.n. Former une dissonance, dissoudre [dis-sow-dre] v. a. (lat. dissolvere. — Se conj. comme absoudre.) Pénétrer et diviser les

Accord de neuvième mineure de dominante.

sep-

DIS

molécules d'un corps solide : Veau chaude dissout les sels plus facilement que Veau froide. Fig. Faire disparaître ; dissoudre les humeurs. Rompre, annuler : dissoudre un mariage. Se dissoudre v. pr. Etre dissous, se résoudre. Ant. Combiner, composer j convoquer, réunir.

dissous [dis-sou], oute adj. Fondu, décomposé : sucre dissous dans l'eau. Rompu, détruit ; alliance dissoute.

dissuader [dis siu-a-dé] v. a. (lat. dissuadere). Détourner quelqu’un d’une résolution. Ant. Conseiller, persuader.

dissuasif [dU-su-a-zif], ive adj. Qui est propre à dissuader. (Peu us.) Ant. Persuasif.

dissuasion [dis-su-a-zi-on] n. f. Action de dissuader. (Peu us.) Ant. Persuasion.

dissyllabe [dis-sil-la-be] adj. Se dit d’un mot <iul n’a que deux syllabes : ca fé, li-vre. N. m. : canon, périr, sont des dissyllabes.

dissyllabioue [dis-sil-la-bi-ke]a.d3. Qui n’a que deux syllabes. 'Vers dissyllabique, qui n’a que deux syllabes, ou dont tous les mots sont des dissyllabes.

dissyllabisme [dis-sil-ia-6t’s-jne] n. m. Etat des langues qui ont des radicaux dissyllabiques.

distacbyé [dis-ta-ki-é], e adj. (du préf. di, et du gr. stakhus, épi). Bot. Qui a deux épis; dont les fleurs sont disposées en deux épis ; l'ischémon est une graminée d fleurs distachyées.

distance [dis-tan-se'] n. f. (du lat. distare, être éloigné). Intervalle qui sépare deux points de l’espace ou du temps : le son faiblit à mesure que la distance augmente. Différence : la distance entre ïhonnéte homme et l'habile homme.

Le mérite suffit pour remplir la distance

Que met entre deux cœurs le rang et la naissance.

Corneille.

A distance, à une certaine distance ; dans un temps éloigné. Tenir à distance, ne pas laisser approcher ; enlever tout prétexte de familiarité. Rapprocher les distances, faire disparaître les inégalités. Turf. A la distance, à 100 mètres environ du poteau d’arrivée.

— Encycl. Dr. Ceux qui font exécuter des ouvrages de nature à gêner les constructions voisines : puits, fosses d’aisances, cheminées, fourneaux, forges, étables, dépôts de sel ou autres matières corrosives, etc., doivent laisser la distance prescrite par les règlements administratifs ou les usages locaux, ou faire les ouvrages prescrits par les mêmes règlements et usages pour éviter de nuire aux voisins.

distancer [dis-tan-sé\ V. a. (de distance. — Prend une cédille sous le c devant a et o ; il distança, nous distançons.) Devancer : coureur qui distance ses concurrents. Fig. Surpasser ; écolier qui distance ses camarades. Sport. Retirer à un coureur, à un cheval, le bénéfice de son placement, en raison de quelque irrégularité relevée 'contre lui dans la course ; distancer un cheval.

distanciomètre [dis-tan] n. m. (de distance, et du gr. metron, mesiire). Appareil télémétrique, servant à mesurer les distances.

distant [dis-tan], e adj. Qui est à une certaine distance : tous les points de la circonférence sont également distants du centre. Au fig. (sens dérivé de l’anglais), réservé ou orgueilleux dans les relations d’affaires ou de société : attitude distante. Ant. Contigu, proche.

distémonc adj. (du préf. di, et du gr. stêmân, étamine). Bot. Se dit des plantes et des fleurs ayant deux étamines. (On dit aussi distaminé.)

distendre [dis-tan-dre] V. a. (lat. distendere). Causer une tension excessive. Ant. Détendre, relâcher.

distension [ciis-fan] n. f. (lat. distensio). Tension excessive. Ant. Détente, relâchement.

distbène [dis-Jé-Jtel n. m. Silicate naturel d’alumine, appelé jadis schorl bleu ou talc bleu.

distichopbylle [dis-ti-ko-fi-le] adj. (du gr. distikhos, sur deux rangs, et phuUon, feuille). Qui a les feuilles disposées sur deux rangs.

diStig'ma.te adj. Bot. Qui est pourvu de deux stigmates.

distillable [dis-ti-la-ble] adj. Qui peut être distillé : plante distillable.

distillateur [dis-ti-ld\ n. m. Celui qui distille les substances dont on tire les produits essentiels. Fabricant d’caux-de-vie, de liqueurs, etc.

distillation [dis-li-la-si-orî\ n. f. Action de distiller : la distillation du vin donne la meilleure eau-de-vie. Son produit. Fig. SubtiUté, raffinement. Distillation fractionnée, procédé qui permet de séparer par la distillation les différents liquides qui composent un mélange.

— Encycl. Industr. La distillation traite les matières susceptibles de fournir de l’alcool (fruits sucrés, et principalement i-aisin, céréales, topinambour, pomme de terre, enfin et surtout la betterave).

La distillation des fruits sucrés (merise, prune, pêche, abricot, etc.) est précédée d’un foulage sommah'e et d’une fermentation qui a pour but de transformer en alcool le sucre que contiennent ces fruits ; elle s’effectue dans des alambics à feu nu ou, mieux, dans des appareils dont la chaudière est munie d’un double fond métalliçiue, évitant le contact immédiat des fruits avec la paroi touchée par le feu. ’V. eau-de-vie.

Le raisin est distillé après fermentation et pressurage, et Ton soumet au feu tantôt le vin lui-même {cognac, armagnac, trois-six), tantôt le mare (eaude-vie de marc). On fait usage d’alambics à feu nu, mais on élimine le plus souvent les produits de tête et de queue, pour conserver seulement l’eau-de-vle de cœur (procédé des brouillis et repasses des Charentes). Comme les produits les plus volatils, qui sont souvent les plus nocifs (éthers.aldéhy des), passent les premiers, il est préférable de faire usage d’alambics munis de rectiflcateurs, qui offrent l’avantage de donner au premier jet des eaux-de-vie à titre élevé et de la meilleure qualité possible. Les marcs de pommes et de poires se traitent d’ailleurs d’une façon analogue et fournissent le calvados.

La distillation industrielle (eaux-de-vle et alcools d’industrie) traite principalement les matières qui sont susceptibles de fermenter sous l’influence de levures pour donner des jus sucrés (betterave, canne à sucre), et les substances qu’il est indispensable de saccharifier préalablement (amidon des pommes de terre, des grains).

Bien qu’une partie des alcools et eau-de-vie d’industrie lalcools bon goût) soit absorbée par la con¬

sommation (eaux-de-vie et alcools pour la conservation des fruits, la fabrication des liqueurs, les usag:es pharmaceutiques, etc.), la plus grosse part est destinée à des usages industriels lalcools à brûler pour le chauffage, l’éclairage ou l’alimentation des moteurs, alcools pour la fabrication des vernis, etc.). Les betteraves, lavées abondamment, passent sous le coupe-racines qui les débite en cosseltes ; ces cossettes sont soumises, dans des macérateurs-diffuseurs, à l’action d’un jus acidulé, qui les épuise en se chargeant de sucre inverti et va lui-même subir la fermentation alcoolique en cuve ; la distillation s'effectue ensuite, soit dans des alambics ordinaires, soit dans des appareils à grand rendement (colonnes à plateaux) munis, ou non, de rectiflcateurs, mais toujours pourvus de chauffe-vin, et établis de telle façon qu’on obtienne le maximum de rendement avec le minimum de frais.

Les résidus des sucreries de canne (mélasses, eaux de lavage) donnent le rhum.

Les céréales (blé, seigle, maïs, orge, riz) sont d’abord nettoyées, puis mises à germer, saccharifiées ensuite à l’aide des acides ou d’un malt, et enfin traitées en moûts dans lesquels on laisse la diastase agir sur la dextrine jusqu’à transformation complète de celle-ci en maltose fermentescible ; la fermentation achevée, on distille par les procédés ordinaires.

La pomme de terre est lavée, cuite sous pression, saccharifiée par le malt et distillée en matière pâteuse. Le topinambour subit les mêmes manipulations.

— Dr. ’V. BOUILLEURS DE CRU, BOISSONS, etO.

distillatoirs [dis-ti-la] adj. Qui sert à la distillation : l'alambic est un appareil distillatoire.

distiller [dis-ft-fé] v.a. (lat. distillare ; préf. de, et stilla, goutte). Réduire les liquides en vapeur à l’aide de la chaleur, pour les faire retomber ensuite à l’état liquide par le refroidissement, et en recueillir les principes volatils : distiller des boissons alcooliques. Sécréter goutte à goutte : plantes qui distillent le poison. Elaborer ; l'abeille distille le miel. Fig. Tirer l’essence d’une chose : distiller une affaire. 'Verser, répandre avec précaution et ménagements : distiller le venin de la calomnie.

distillerie [dis-ti-le-rî\ n. f. Lieu où Ton distille. Métier de distillateur.

distinct [dis-tinkt'], e adj. (lat. distinclus). Différent ; deux sons distincts. Fig. Clair, net : termes distincts. Ant. Confus, équivoque; identique.

distinctement [dis-tink-te-man] adv. D’une manière distincte : parler distinctement. Ant. Indistinctement, confusément.

distinctif [dis-tink-tif\, i’Ve adj. Qui distingue : les cheveux longs étaient le signe distinctif de la royauté chez les Mérovingiens.

distinction [dis-tink-si-on'\ n. f. (du lat. distinctio). Action de distinguer ; distinction du bien et du mal. Division, séparation : distinction des pouvoirs. Différence entre les personnes ou les choses ; la distinction entre les classes tend à s'effacer. Explication des diverses acceptions d un mot, des divers sens d une proposition. Egards, prérogative, honneur : recevoir des marques de distinction. Supériorité, mérite : officier de distinction. Bon ton, couidoisie, élégance physique : avoir de la distinction dans les manières, dans la tournure.

distincti’Vement [dis-tink, man] adv. D’une manière distincte.

distinguable [dis-tin-gha-blé] adj. Qui peut être distingué.

distingué [dis-tin-ghé], e adj. Remarquable, éminent ; écrivain distingué. Qui donne ou marque la distinction ; naissance distinguée ; fonctions distinguées. De bon ton : toilette distinguée ; manières distinguées. Qui a de bonnes manières ; un homme distingué. S’emploie comme formule de politesse, dans le sens de Non ordinaire : croyez à ma considération distinguée.

distinguer [dis-tin-ghé] v. a. (lat. distinguere). Discerner par les sens, par l’esprit : distinguer une lumière à l’horizon. Séparer, établir la différence : distinguer les temps, les lieux. Caractériser ; la raison distingue l'homme. Accorder une attention spéciale et favorable : Louis XIV distinguait le maréchal d'Humières. Se distinguer v. pr. Etre distinct. Se signaler, se faire remarquer. Ant. Confondre.

distinguo [dis-tin-gho] mot lat. signif. Je distingue, et qui, dans l'arsenal de la scolastique, est le pendant de concedo, j’accorde, et de nego, je nie. Substantiv. n. m. invar. : des distinguo subtils.

distique [dis-ti-ke] n. m. (du gr. dis, deux, et stikhos, rangée). En grec et en latin, réunion d’un hexamètre et d’un pentamètre. En français, réunion de deux vers formant un sens complet ;

Le menteur n’est plus écouté,

Quand même il dit la vérité.

distomatose n. f. Maladie occasionnée, chez les animaux par la présence, dans le foie et les canaux biliaires, de vers du genre distome, et qui est caractérisée par un amaigrissement progressif de la bête (moutons, bœufs). On l’appelle aussi cachexie aqueuse.

distomatosé, e adj. Qui est atteint de distomatose ; foie distomatosé.

distome ou distoma [dis-fo] n. m. Zool. Nom scientifique du genre douve.

distomiens [dis-to-mi-in] n. m. pl. Sous-ordre de vers trématodes, comprenan1»les douves et autres vers plats, toujours parasites, munis de une ou deux ventouses. S. un distornien.

distordre [dis-tor-dre] V. a. (lat. distorquere). Déformer en tordant : la paralysie distord te corps humain. Contourner, donner une entorse.

distors [dis-tor], e adj. Qui est contourné, de travers ; membres distors.

distorsion [dis-for] n. f. Action de distordre. Torsion convulsive d’une partie du corps.

distractile adj. Hist. nat. Qui est partagé en deux.

distraction [dis-trak-si-on] n. f. (lat. distractio). Action de séparer une partie d’un tout : la distraction des objets saisis est sévèrement punie. Prélèvement d’argent. Inapplication. Chose faite par inadvertance : avoir, commettre des distractions. Ce qui amuse, délasse l’esprit : la lecture est la plus saine des distractions. Ant. Attention, application.

DIS

— Encycl. Dr. Distraction des dépens. On désigne ainsi le jugement qui alloue à l’avoué, à titre d honoraires, les dépens accordés à son client.

Demande en distraction. C’est le nom donné à la revendication, pai' un tiers, d’un objet indûment compris dans une saisie.

distraire [dis-trè-re] v. a. (lat. distrahere. — Se conj. comme traire.) Séparer une partie d’un tout; somme distraite d'une autre somme. Détourner à son profit : distraire de l'argent. Fig. Détourner l’esprit d’une application. Divertir, récréer : la promenade distrait. Se distraire v. pr. Etre séparé d’un tout. Se détourner de : se distraire d'un projet. Se divertir, se récréer.

distrait [dis-fré], e adj. Peu attentif â ce qu’il dit ou à ce qu’il fait : écolier distrait. Ant. Attentifi appliqué, rétléchi.

Distrait [le), comédie en cinq actes et envers, de Regnard (1G97). Peinture spirituelle des mœurs do la fin du règne de Louis XIV, en particulier do celles des jeunes gens à la mode ; le caractère de Léandre, le distrait, qui va jusqu’à oublier qu’il est marié le jour de ses noces, est très amusant.

distraitement [dis-trè-te-man] adv. D’une manière distraite : regarder distraitement.

distrayant [dis-trè-i-an], e adj. Propre à distraire. à délasser l’esprit : lecture distrayante.

Cistré, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 4 kU. de Saumur ; 700 h. Vins mousseux estimés. Monuments mégalithiques.

distribuable [dis-tW] adj. Qu’on peut distribuer : secours distribuables en nature.

distribuer [dis-tri-bu-é] v. a. (lat. distribuere; de tribuere, assigner). Répartir, partager : distribuer des aumônes. Diviser, disposer ; distribuer un appartement. Amener en divers lieux : conduite qui distribue l'eau. Donner au hasard : distribuer des coups de poing. Impr. Opérer la distribution. V. distribution.

distributaire [dis-tri-bu-tè-re] adj. et n. Personne qui a reçu une part dans une distribution.

distributeur, trice [dis-tri] adj. et n. Qui distribue. N. m. Appareil servant à distribuer. Distributeur de vapeur, dispositif servant, dans une machine, à régler l'admission de la vapeur dans les istons. Distributeur automatique, appareil distriuant automatiquement de menus objets, à la suite de l’introduction d’une pièce de monnaie.

— Encycl. Mécan. Il faut, dans une distribution régulière, que l’arrivée de la vapeur dans le cylindre n’ait lieu que pendant une partie de la course dupiston ; q u’^on laisse à la vapeur une certaine possibilité d’exp a n s i O n ; qu’on facilite son évacuation dans l’atmosphère ou le condenseur , avant que le piston Distributeur à tiroir : A, admission de la ne soit à fond vapeur; B, échappement de la vapeur; C, parde course, et, tie du cylindre dans laquelle agit la vapeur ; enfin , qu’on T, tiroir ; t, tige du tiroir,

introduise la

vapeur en sens inverse du mouvement, avant que le piston ait commencé sa course rétrograde. U faut, en effet, que la vapeur pousse le piston pendant un certain temps lorsque le distributeur a interrompu toute communication avec la chaudière ; il faut qu’elle se détende pour fournir le maximum de travail utile.

Les distributeurs se divisent en deux classes, suivant que la machine est sans détente ou à détente. Dans le premier cas, on a employé les robinets, les tiroirs avec pression par la vapeur ou à pression fixe, les souapes, etc. Les appareils distriuteurs actuellement les plus usités sont les tiroirs à surfaces glissantes, mus par un excentrique. I.es distributeurs à soupape se subdivisent en soupapes simples et soupapes doubles; ils s’emploient dans les fortes machines. On appelle fréquemment soupapes de Cornouailles les soupapes doubles ; elles sup • priment les chocs que produi- Distributeur autosent les premières. V. machine. matique.

On appelle aussi robinet distributeur un robinet spécialement combiné pour l’éclairage à l’oxygène des appareils de projection doubles ou triples ; il sert à faire le fondant des vues. (V. OXHYDRiqUE, OXYÉTHÉRIQÜE.)

— Agric. Il existe des appareils distributeurs d’engrais liquides ou pulvérulents : les premiers sont constitués par de gros tonneaux laissant écouler l’engrais par de petits orifices ménagés dans un tuyau horizontal placé à Tairière du récipient. Les autres sont construits sur le principe des semoirs. (V. la planche aoriculture.)

distributif, ive [dis-tri] adj. Qui distribue. Justice distributive, celle qui rend à chacun ce qui lui appartient. Logiq. et gram. Qui s'applique à chacune des parties d un tout, par opposition à collectif.

distribution [dis-tri-bu-si-on\ n. f. (lat. distributio). Action de distribuer : distribution de vivres, des lettres. Disposition ; heureuse distribution d'un appartement. Service d’un facteur qui porte les lettres, les imprimés à domicile. Répartition des rôles d’une pièce entre les artistes d’un théâtre. Impr. Répartition des caractères dans leurs cassetins respectifs, après tirage ou clichage. Mécan. Ensemble des pièces destinées à mettre alternativement chacune des faces du piston en communication avec la chaudière et avec le tuyau d’échappement. Manière dont se répartit la vapeur dans le cylindre et effets qu’elle produit. Distribution de prix, solennité dans

DIS

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