DRE
litaines infanlene, chasseurs, cavaliers, artilleurs) que dans les troupes coloniales fzouaves, chasseui's d’Afrique, tirailleurs, légion étrangère). Les drapeaux du régiment parisien de sapeurs-pompiers et des Kcolcs militaires (polytechnique et Saint-Cyr) sont également décorés de la Légion d'honneur, drapelôt [Zéj n. m. Petit drapeau. (Vx.) drapement [man] ou drapage n. m. Action de draper.
draper [pé] v. a. fde dmp). Fouler, tondre et apprêter comme on apprête le drap : draper mm éioff'e. Couvrir d’une draperie, en particulier a une draperie noire, en signe de deuil : draper un portail d'éfjlise. Disposer d'une certaine façon les plis des vêtements, d’un dessin, d'une statue, etc. : /es statuaires grecs excellent à draper leurs statues. Fig. Railler, censurer quelqu’un : on l'a drapé d' importance. V. n. Porter le deuil. (Vx.) Se draper v. pr. Arranger les plis de son vêtement. Faire parade de, se prévaloir : se draper dans sa dignité.
drapôrie [ri] n. f. Manufacture de drap : les draperies de Castres, de Sedan. Industrie et commerce des draps : s’enrichir dans la draperie. Métier de drapier. Etoffe disposée à grands plis : les draperies d'un salon. Peint, et sculpt. Représentation des étoffes, des vêtements ordinairement flottants. Privilège de porter le deuil de la cour. (Vx.)
drapier ’pi-é], ère adj. et n. Se dit de celui, de celle qui vend ou fabrique du drap. Adjectiv. : marchand drapier.
drapière n. f. Epingle courte et grosse, drasse [d™ .se] ou drassode [dra-so-de\ n. m. Genre d'arachnides aranéides, comprenant des araignées rousses, soyeuses, vivant ordinairement sur les pierres. (Une espèce est commune en France.)
drastique [dras-H-he} adj. (gr. drastikos). Se dit des purgatifs qui agissent avec violence : l'aloès est un purgatif drastique. N. m. ; un drastique.
— Encycl. Les drastiques sont des purgatifs végétaux très violents. Les plus employés sont l’aloès, le colchique, la coloquinte, le jalap, l'huile de croton, la gomme gutte et la scammonée.
dra'Ve n. f. Genre de crucifères, qui habitent les régions tempérées des deux continents,
IJra'Ve (la), rlv. de l'Europe centrale. Elle naît dans les Alpes, en Italie, traverse l’Autriche et sépare la Hongrie de la Yougoslavie. Elle baigne Klagenfurt et 'Villach, et se jette dans le Danube (r. dr.), près d'Essek ; cours 720 kil.
Dra'Veil, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 11 kil. de Corbeil ; 2.920 h. Ch. de f. P.-L.-M.
dra'Vidieil [di-m] n. m. Géol. Etage géologique, correspondant au permien moyen ou pendjabien.
dra'Vidieil, enne [df-m, é-ne] adj. Qui touche aux Dravidiens. (Les langues dravidiennes, qui appartiennent au type agglutinant, sont : 1» le telouijou ou télinqa : 2» le kanara; 3“ le toulou ; 4» le malayàla ; 5“ le tamoul ou tamil, le plus important.)
Dravidiens [di-inj, peuple ouralo-altaïque, qui s]établit dans l'Inde iDeccan), antérieurement à l'arl’ivée des Aryas. 11 offre des traces évidentes de sang nègre. Il habite le sud de l'Hindoustan et représente environ 30 millions d'hommes. — S. un Dravidien.
dravidisme [dis-me] n. m. Etude des langues dravidiennes.
dravidiste dîs-te] n. m. Celui qui s'applique à l'étude des langues dravidiennes.
dravière n. f. Mélange de légumineuses (vesces, fèves ou pois çris) et de graminées (seigle, avoine), cultivé pour etre donné en vert au bétail, dès le printemps. (On dit aussi hivernage.)
dravite n. f. Silicate naturel, variété ferromagnésienne, brune, de tourmaline : on trouve la dravite en cristaux prismatiques, en Carintkie.
dra'Wbaclr idrà-bak] n. m. (m. angl. ; de draw, tirer, et back. arrière). Remboursement, à la sortie de produits manufacturés, des droits de douane payés sur les matières premières qui ont servi à les fabriquer. (Ce remboursement a pour but de foumir aux fabricants le moyen de soutenir la concurrence sur les marchés de l’extérieur.) Fig. Désavantage, mauvais côté d’une chose.
dra'Wing-room [drô-in’gk’-roum'] n. m. En Angleterre, salon de réception : chez les Anglais, le draiving-room est la pièce où se réunit la famille après le repas et où sont reçus les étrangers.
drayagô [dri-ia-je] n. m. Opération de corroyage, qui consiste à égaliser les peaux en enlevant une partie de la chair.
draye \drè-î\ n. m. Chemin pour les troupeaux, appelé aussi carraire, dans les Alpes.
drayer [drè-ié] v. a. (Se conj. comme balayer.) Pratiquer le drayage, écharner les peaux.
drayoire [drè-f-oi-re] n. f. Couteau à lame cintrée, à deux manches, dont se servent les corroyeurs et les tanneurs pour égaliser l'épaisseur des peaux. Dravoire.
(Onl’appelle aussi ^
couteau à revers, à cause de la forme de son tranchant très rabattu.)
drayure [drè-iu-re] n. f. Rognure de peau détachée en draiyant.
dreadnoughlt [dred’-not'] n.m. (m. angl. signif.
<1 qui ne redoute rien »). Mar. Grand cuirassé puissamment armé.
Drebbel [bèC] (Corrielis Van), physicien et mécanicien hollandais, né à Alkmaar, m. à Londres (1372-1()34). On lui doit l’invention d'un microscope composé.
drêche n. f. Résidu de l'orge qui a servi à faire de la bière. Résidu de la distillation des grains et des pommes de terre : les drèches sont utilisées avantayeusement dans la nourriture des bestiaux et en particulier des bœufs, vaches et porcs. A Terre- Neuve, huile de foie de morue brute. (Syn. draciie, en ce sons.)
dréeite [dré-è-té\n. f. Sulfate naturel de baryte et de chaux, variété de barytine.
Dresde : le Musée, vu du Zwinger,
drege [drè-je\ n. f. Grand filet pour la pêche aufond de la mer. (On écrit aussi dreige.) Peigne de fer pour séparer la graine de lin des capsules.
dréger [jé] v. a. (Se conj. comme abréger.) Peigner le lin avec la drège.
drégeur n. m. teateau pour pêcher à la drège. dreissensia [ drè-sin ] n. f. Genre de mollusques, renfermant des moules minuscules répandues dans tontes les rivières du globe : la dreissensia polymorpha pénètre jusque dans les conduites d'eau des villes.
dreligne n. f. Nom vulgaire du bar (poisson), drelin n. m. (onomat.). Bruit d'une sonnette ; drelin ! drelin 1
drenilG ou draine [drè-ne] n.f. Nom vulgaire d'une grande grive d'Europe (turdus viscivorusj.
drenser [dran-sé] v. n. dat. drensarej. Crier, en parlant du cygne. (On dit aussi drensiter.)
Drenthe, prov. de Hollande ; 208.000 b. Ch.-l. Assen. Grande plaine souvent marécageuse.
Drépane, ane. ville et promontoire de la Sicile occidentale, où le consul Claudius Pulchcr fut vaincu par la fiotte carthaginoise d’Adherbal (249 av. J.-C.) ; auj. Trapani; 39.000 li. V. Claudius.
Dresde [drès-de) v. et capit. de la Saxe, sur l'Elbe ; 529.000 h. ( Dresdois ).
Ganterie, instruments de précision, machines, parfumerie, ébénisterie. etc. Célèbre galerie de tableaux. 'Victoire de Napoléon sur les Alliés (Russes, Prussiens et Autrichiens) en 1813. C’est au début de cette bataille que fut tué le général .Moreau, qui servait dans l'armée russe,
dressage [drè-sa-je] n. m.
Action de dresser ; le dressage d'un échafaxid. Partie de l'édu- .Armes de Dresde, cation des animaux, qui les habitue à un certain travail : le dressage du cheval doit être commencé de bonne heure.
— Encycl. Pour le cheval, le dressage diffère suivant qu'on veut faire de cet animal un cheval de selle, une bête de trait, ou un carrossier. Ce dres- 'sage exige beaucoup de patience, de douceur et de volonté. Le mulet et l'âne demandent, à cause de leur caractère parfois entêté, encore plus de patience. Le dressage du bœuf et de la vache est relativement aisé ; on place sous le joug, en même temps que l'animal à dresser, un bœuf ou une vache déjà rompus au travail que l'on veut obtenir de leur compagnon. Le chameau, le dromadaire, l'éléphant, le renne, sont également aptes à subir un dressage. Le dressage savant est un peu plus compliqué et n'est usité qu'avec les plus intelligents des animaux : le singe, le chien, le cheval, l'éléphant et le chat. On arrive quelquefois à des résultats surprenants. On apprend au chien à marcher sur les deux pattes de derrière, à tenir un fusil au port d'arme, à jouer aux dominos, à sortir d'un jeu étalé par terre une carte désignée. Les chevaux valsent, rapportent un mouchoir, font le mort, etc. Les dresseurs habiles ont rarement recours au.x corrections, ils emploient plutôt la douceur, une patience inlassable et... beaucoup de friandises.
dresse [dré-se] n. f. (de dresser). Morceau de cuir qu'on met entre les deux semelles d'un soulier pour le redresser quand il tourne.
dressé [dre-sd] n. m. .tfaxièg. Qualité que possède un cheval dont le dressage est parfait : ce cheval a le dressé.
dressée [drè-se\ n. f. Botte de fil de cuivre, destinée à la fabrication des épingles.
dressement [drè-se-man) n. m. Action de dresser ; le dressement d'une liste. Action de dresser le fil de cuivre destiné à faire des épingles.
dresser [drè-sÉ] v. a. (lat. pop. directiare). Lever, tenir droit : dresser la tête. VÎonter, construire : dresser un lit. Aplanir, dégauchir ; dresser un canon de fusil. Etablir, rédiger ; dresser un acte d'accusation. Garnir : dresser un buffet. Disposer pour être servi : dresser des côtelettes en couronne. Rédiger: dresser U7i acte. Instruire, former: dresser un chien. Fig . Dresser l'oreille, devenirattenlif. Se dresser v. pr. Etre dressé. Se trouver dans une situation élevée. Se tenir droit. Sentir ses cheveux se dresser sur sa tète, éprouver un sentiment d'horreur. (Avec suppression du pronom : c'est à faire dresser les cheveux.)
Se dresser sur ses ergots, prendre une attitude agressive, dresseur
\drè-seur] n. m.
Celui qui dresse :
dresseur de chiens.
dressoir \drèsoir] n. m. Etagère pour mettre la vaisselle. Outil pour redresser les pointes des cardes. Instrument poür étendre le tain sur les glaces. Barre de bois contre laquelle on appuie les échalas après la vendange. Longue planche pour régulariser, sur les bords, le terreau des couches.
drè, ialec-
Dressoir.
dret, drette
drè-te] adj. Forme taie de droit.
Dreux [rfrei'i], eh.-l.
d’aiT. (Eure-et-Loir), sur la Biaise, affi. de l'Eure ; à 34 kil. de Chartres ; 10.690 h. {Dr ouais ou Durocasses). Ch. de f. Et.
Chapelleries , tannei’ies
Armes de Dreux.
Chapelle Saint-Louis, dont la construction, commencée en 1816, fut terminée sous Louis-Philippe ; elle sert de sépulture à la famille d’Orléans. Patrie de Rotrou, des Métezeau, de Godeau, de Philidor. En
Chapelle Saint-Louis, à Dreux.
1562, Fr. de Guise y vainquit les protestants. Henri IV assiégea la ville et démantela son château. — L'arr. a 7 cant.. 126 comm. et 62.390 h. ; le cant.
23 comm. et 18.070 h.
Dreux-Brezé Henri Evrard, marquis de), grand mailre des cérémonies sous Louis XVI 11762-
DRO
DRÊ
18291. Il était le petits fils de Thomas Dreux, conseil- Jei au parlement de Paris, qui avait acquis en 1686 le domaine de Brezé, érigé en marquisat. Son père se lit appeler marquis de Dreux-Brezé, bien qu'il ne fût pas apparenté aux célèbres familles de Dreux et 4e Brezé. Il est connu surtout par l'apostrophe fou- 4royante que lui adressa Mirabeau quand il se présenta, le 23 juin 1789, pour congédier l'Assemblée nationale au nota du roi et qui a été diversement rapportée ; « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n’en .sortirons que par la force des baïonnettes. » Il fut pair de France sous la Restauration.
dl'è'Ve n. f. En Belgique et dans le nord de la France, allée, avenue.
Dre'vet (Pierre), graveur français, né à Sainte- Colombe, m. à Paris (1664-1738); interprète des peintures de Rigaud. — Son fils, Pierre-Louis, né et m. à Paris (1697-1739), exécuta de magnifiques gravures d'après Coypel, Restout, Boulongne.
Dreyfus (affaire), ensemble d'incidents surgis à l'occasion d'un procès fait à un officier français, Alfred Drei/fus. né à Mulhouse en 1859. Soupçonné d'être l'auteur d'une lettre (le bordereau) annonçant A un agent étranger l'envoi de documents militaires, Dreyfus fut condamné par un conseil de guerre à la déportation (1894j. A la suite d’une campagne révisionniste, marquée par l'intervention du sénateur Scheurer-Kestner et de Zola (fameuse lettre « J'ac- ■cuse >■), par le procès Esterhazy et par le suicide du colonel Henry, Dreyfus fut renvoyé devant un nou- -veau conseil de guerre à Rennes, qui le condamna à dix ans de détention .'1899 Enfin, la Cour de cas.sation, après une nouvelle instruction, annula le jugegement de Rennes (1906).
dreyfusard, e ou dreyfusiste adj. et n. Sympathique à Dreyfus : journal dreyfusiste. Partisan de Dreyfus.
Dreyse (Jean-Nicolas de), industriel allemand, né à Sœmmerda, près d'Erfurt (1787-1807) ; inventeur du fusil à aiguille, dont l'armée prussienne se servit en 1866 et 1870.
DreySS (Charles), historien françms, né et m. à Paris (1821-19051 . Il a édité les Mémoires de Louis XlV et publié une Chronologie universelle.
Driaut (Emile-Auguste Cyprien), officier, écrivain militaire et homme politique français, né à Neufchâtel (Aisne), mort au champ d'honneur au bois des Caures, devant Verdun (185.5-1916) ; a écrit, sous le pseudonyme de capitaine Danrit, des romans d'un vif intérêt dramatique et de vulgaiùsation militaire : la Guerre de demain, la Guerre de forteresse, etc.
dribbler \dri bK\ v. a. (angl. to dribble). Au football, pousser le ballon avec le pied par saccades.
dribbling n. m. (m. angl.l. Action de dribbler, drift n, m. Nom donné, en Angleterre et en Amérique, à des matériaux formés de sable , de blocs de cailloux roulés , et qui sont une des manifestations du phénomène erratique dans ces pays.
drile n. m. Genre de coléoptères d'Europe, ressemblant au ver luisant, et qui dévorent les escargots.
drill [ Il mil. ] n. m. Grand singe cynocéphale africain , Drill.
remarquable par la
coloration vive des parties nues de la face et du séant.
drill n. m. (m. allem.). En Allemagne, dressage intensif du soldat..
drille [il mit., e] n. m. Nom vulgaire du chêne rouvre.
drille [// mil., e] n. m. Autrefois, soldat. Bon drille, joyeux drille, bon compagnon. Vieux drille, vieux débauché.
drille \ll mil., e) n. f. (de l'allem. drillen, faire tournei'i. Sorte de porte-foret, qui fonctionne par le mouvement d'un écrou agissant sur une tige verticale en forme de vis sans fin.
driller [il mH., é\ v. a. Percer avec la drille, driller [il mU., é] v. n. Courir. Etinceler. (Vx.) drilles [il mil,, e] n. f. pl. Vieux chiffons de lin ou de chanvre, qui servent à la fabrication du papier.
drilleux, euse [il mil., eû, eu-ze] adj. Qui est en haillons. (Vx.)
drillier ni mil., é], ère n. (de drilles). Chiffonnier en gros. (Vx.)
Drin (le), fleuve d'Albanie, affl. de l'Adriatique, formé du Di’in Blanc et du Brin Noir, et qui coule en de magnifiques gorges ; cours 350 kil.
Drina (la) ou Drin (le), rivière de la péninsule .des Balkans (Yougoslavie), qui conflue dans la Save (riv. droite) après avoir pris naissance sur les rebords extérieurs du Monténégro. Sépare sur une longue distance la Bosnie de la Serbie. Cours de 350 à 400 kilom. depuis la source de sa principale tête,, le Lim. Le cours inférieur de la Drina a vu en 1914 (10-24 septembre) une défaite des Serbes par les Autrichiens de Potiorek, qui, après avoir franchi la rivière à Liouboviya, envahirent la Serbie par le Sud.
drinn n. m. Nom arabe d'une grande graminée •{aristida pwigens), qui constitue un excellent fourrage et qui croît dans le Sahara algérien.
driSS© [dn‘-se] n, f. (ital. drizza). Cordime qui sert à dresser une voile, un pavillon, etc. Fausses drisses, cordages destinés à remplacer les drisses.
drive n. f. Mar. Corruption de dérive. Pop. Débauche, noce : être en drive.
drive [pr. angl. draîv'] n. m. (du v. angl. to drive). Au tennis, coup qui consiste à lancer violemment la balle en lui faisant raser le filet.
driver [vé v. n. (cormpt. de dériver). Fani. Quitter la place qu'on occupait : errer, courir.
driver (pr. angl. drat-xeur, n. m. (m. angl.). Celui qui conduit un attelage, en particulier dans une course. Celui qui, au tennis, pratique le drive.
driving [pr. angl. drai-vingh' n. m. (m. angl.). Sport. Action de conduire un attelage.
DroctOVée (saint i, abbé du monastère de Saint- Vincent, plus connu, depuis, sous le nom d'abbaye de Saint-Gcrmain-des-Prés, ne dans le diocèse d'Autun vers 535, mort dans son monastère vers 580. — Fête le 10 mars.
Drogheda, V. et port d'Irlande, sur la Boyne ; 14-.000 h. Près de là fut livrée la bataille de la Boyne^ où Guillaume III battit Jacques II ,1690j.
d.rog‘nia.11 {drogh-man] n. m. (ar. tardjouman). Interprète officiel d’une légation, d'une ambassade, à Constantinople et dans tout le Levant.
— Enxycl. D)\ Le nom de drogman désignait naguère les interprètes chargés officiellement, dans les pays d'Orient et spécialement les pays musulmans, de seconder les agents diplomatiques et consulaires. Le nom d'interprète était réservé aux agents servant en Extrême-Orient. Le titre de « drogman >• est aujourd'hui supprimé: il n'y a plus qu’un cadre unique d'interprètes, recrutés parmi les élèves diplômés de l'Ecole des langues orientales vivantes.
drog'inaïiat [drogh-ma-na] n. m. Qualité, fonctions du drogman.
drogue [dro-glie] n. f. fpeut-être du holl. droog. sec). Nom donné aux ingrédients propres à la teinture, à la chimie, à la pharmacie. Mauvais remède : il faut se méfier des drogues des charlatans. Fig. Chose fort mauvaise. Personne peu estimable. Jeu de cartes de caserne, dans lequel le perdant doit se mettre sur le nez un ou deux morceaux de bois fourchu.
drogUCnient [ghe~man\ n.m.Action de droguer, droguer [ghé\ v. a. Donner beaucoup de drogues à un malade. "V. n. Jouer à la drogue. Fig. et fam. Attendre longtemps: il m'a fait droguer.
droguerie \ghe-rî^ n. f. Toutes sortes de drogues. Commerce du droguiste.
droguet n. m. Autref-, tissu tramé de laine sur chaîne de coton ou de fil. Auj., étoffe de soie, de laine ou de coton, garnie de dessins brochés qui ne sont pas tissés dans le fond de l'étoffe.
droguetier [ghe-ti-é] n. m. Fabricant de droguet. (Vx.)
drogU6Ur [gheur] n. ni. Fam. Médecin qui aime à droguer.
drogU6Ur [gheur[ n. m. Bateau qui, après avoir pris le hareng, le prépare à bord.
droguior \gln-é;^ n. m. Armoire à drogues. Pharmacie portative. (Vx.)
droguiste [ghis-te'. n. et adj. Qui fait le commerce de produits chimiques, pharmaceutiques, etc.
— Encycl. Admin. Des visites sont opérées chaque année chez les pharmaciens, épiciers, droguistes et herboristes. Les droits de visite sont exigibles en un seul payement, dans la quinzaine de la publication des rôles, suivant le mode de recouvrement prescrit pour les droits de vérification des poids et mesures, et il n'est pas adressé d'avertissements particuliers aux redevables. Le service est dans les attributions du ministère de l’intérieur.
droit [droî] n. m. (lat. directum). Faculté de faire un acte, de jouir d'une chose, d'en disposer, ou d'exiger quelque chose d'une autre personne: la Constituante a défini les droits de l'homme. Ensemble des lois et dispositions qui règlent obligatoirement les rapi>orts de société, tant au point de vue des personnes qu'au point de vue des biens : la science du droit ; étudier le droit. Imposition : droit de péage. Droits civils, droits dont la jouissance et l'exercice sont garantis par le Code civil à tous les citoyens : le droit de tester, le droit d'aliéner, le droit de transmettre par donation entre vifs ou testamentaire sont des droits civils. Droits civiques, droits dont l'exercice est accordé aux citoyens dans leurs rapports avec l'Etat : le droit de vote est un droit civique. iDipôt, taxe : droit d' enregistrement. Droits réunis, nom donné par la loi du 8 ventôse an XII (kio février 1804 à la régie chargée de la perception de tous les droits de consommation et qui devint, sous Louis XVIII. l'administration des contributions indirectes. Justice : faii'e droit. Droit divin. qui vient de Dieu: monarchie de droit divin. Droit naturel, ensemble des règles basées sur le bon sens et l'équité. Droit piositif. droit établi par le pouvoir législatif chez chaque peuple. Droit des gens ou international, droit qui règle les rapports entre les Etats. Droit canon ou canoniqiie. v. canon. Loc. adv. : A bon droit, avec raison. De aroit, de plein droit, sans qu’il y ait matière à contestation. A qui de droit, à qui l'on doit s'adresser. Droits de thomme, v. Déci-a- RATiON. Prov. : Bon droit a besoin d’aide, il ne suffit pas d’avoir pour soi le bon droit, il faut employer les movens propres à le faire triompher. Abondance de droits ne nuit pas, il est toujours bon d'avoir plusieurs raisons d’obtenir ce qu'on demande. Al-