EAU
des embouchures des fleuves, où un navire cesse dobéir au pilote et à la machine, peut-être par suite de la différence de densité des couches aquatiques. Faire de l'eau, se munir d'eau potable pour l’approvisionnement d’un navire. PI. Sillage d’un navire : se (enir dans les eaux d'un cuirassé. Art vétér. Eaux aux jambes, maladie qui siège aux extrémités inférieures des membres du cheval. Véner. Battre l'eau, se jeter à l’eau (en parlant d’une bête que I on courre). Bat-l'eau ou Vanimal à l'eau, fanfare qui indique que l'animal est à l'eau. Sortie de leau, sonnerie de trompe pour indiquer que la bête
Bat-Teau (sonnerie de trompe).
Sortie de l’eau (sonnerie de trompe).
quitte l'eau. Prov. et loc. prov. : L’eau va toujours à la rivière, le bien arrive toujours à ceux qui eu sont déjà pourvus. Il passera de l’eau sous le pont, il s'écoulei’a un temps assez long, il n’est pire eau que l’eau qui dort, il faut se méfier des gens silencieux et sournois. Allus. hist. : Moïse sauvé des eaux, v. Moïse. Que d’eau I que d’eau ! Paroles attribuées par l'opposition au maréchal-président de Mac-Mahon, quand il se rendit à Toulouse lors de la terrible inondation de 1875. Leur naïveté fait qu'on les rappelle ironiquement, quand on se trouve en présence d une chose dont l'abondance est faite pour surprendre ou effrayer.
— Excycl. Chim. et hyg. L’eau pure est, à la température ordinaire, un liquide transparent, inodore , sans saveur, incolore en petite quantité, bleu sous grande épaisseur ; elle se solidifie avec augmentation de volume, à une température qui a été choisie pour le zéro du thermomètre centigrade, en une masse de glace constituée par des cristaux hexagonaux de densité 0,918 ; si l’on élève sa température de 0» à 4°, elle se contracte et présente à cette dernière température un maximum de densité. C’est le poids d'un centimètre cube à 4® C. que l’on a choisi pour unité de poids. (V. gramme.) La température d'ébullition de l’eau a été choisie pour le degré 100 du thermomètre centigrade ; la densité de la vapeur d’eau est 0,923 par rapport à l'air ; l’eau vaporisée occupe, à la pression de 760®“, un volume 1.700 fois plus grand qu’à l'état liquide. Cavendish indiqua le premier, en 1781, que l’eau n’est pas un élément , puisqu’elle se forme dans la combustion de l’hydrogène à l’air ; Lavoisier, Laplace et Meusnier établirent approximativement sa composition. Elle est formée de deux volumes d’hydrogène combinés à un volume d'oxygène, avec condensation d’un tiers ; sa formule chimique est II^O, son poids moléculaire 18 ; en poids, 2 grammes d’hydrogène et 16 grammes d’oxygene. La composition exacte de l'eau a été établie
Far Carliste et Nicholson, qui firent l'électrolyse de eau en 1800; par Gay-Lussac et Humboldt, qui en firent l'analyse eudiométrique (1805); enfin par Dumas, qui fit, en 1845, la synthèse de l’eau en poids.
A la surface du globe, les océans, les fleuves, les rivières sont continuellement en voie d'évaporation ; les nuages formés, entraînés par les vents, se résolvent en pluie ou en neige qui, tombant sur le sol, ruissellent en partie et s accumulent aux points bas (lacs, étangs, rivières) ; le reste s'infiltre plus ou moins selon la nature des terrains, formant, au contact des couches imperméables (argiles), des nappes souterraines dont les points d'émergence constituent les sources. Toutes ces eaux retournent à la mer par les fleuves. Etant donné le pouvoir dissolvant des eaux, celles-ci, au contact des terrains qu’elles traversent d'une part, au contact de l'air d’autre part, se chargent de certains matériaux, parmi lesquels on trouve la chaux cûrbonatée [eau calcaire) ou sulfatée [eau séléniteuse), des sels alcalins, des nitrates, etc., en même temps que des gaz (composants de l’air) ; enfin, dans certaines eaux, on trouve des matières organiques inertes (débris de végétaux et d'animaux) et d'autres qui sont vivantes (algues, champignons, etc.), en même temps que des micro-organismes ou bactéries. Pour obtenir de l’eau absolument pure, c’est-à-dire ne contenant aucune matière en dissolution ni en suspension, on distille l’eau ordinaire. ^'V. alambic.)
Une eau potable doit être incolore, limpide, fraîche, inodore, agréable au goût, imputrescible ; elle doit cuire les légumes sans les durcir, et dissoudre le savon sans faire de grumeaux ; de plus, elle doit contenir le moins possible de microbes, et parmi ceux-ci il ne doit y avoir aucune espèce pathogène ni aucun embryon d'organisme.
Les eaux destinées à la consommation sont purifiées par divers procédés ; elles peuvent être filtrées (v. filtre) ou stérilisées (v. stérilisation).
Le problème de la purification des eaux s’est présenté pendant la Grande Guerre, pour les nombreuses troupes obligées de séjourner dans des régions dévastées. Dans les secteurs du front, les laboratoires militaires examinaient les eaux des puits et des rivières, interdisant l’usage des plus suspectes, et stérilisant les autres par les procédés usuels (chaleur, ozone, rayons ultra-violets, etc.). Pour le soldat ou l’explorateur livré à ses seules ressourcés, les moyens de purification les plus simples reposent sur l’usage d’oxydants chimiques ; par exemple : addition de 15 a 20 gouttes de teinture d'iode par litre d'eau, et, après une action d’un quart d'heure, destruction de l’excès de réactif par quelques grains d'hyposulfite de sodium ; 2® emploi de quelques cristaux de permanganate de potassium jusqu’à coloration rose persistante durant une demiheure, puis filtration à travers un linge fin, après agitation avec une pincée de sucre ou de thé.
Une méthode analogue (javellisation) est parfois suivie par des municipalités, dans le cas où une grande quantité d’eau doit être stérilisée rapidement : addition d'hypochlorite de calcium, de façon à donner 1 /2 à 2 milligrammes de chlore libre par litre, et, après deux heures d'action, élimination de l’excès de réactif par filtration sur un lit de charbon. '
Eau oxygénée. On nomme ainsi un composé ayant pour formule chimique lUO® , que l’on prépare en traitant le bioxyde de baryum par l'acide chlorhydrique. L eau oxygénée est un liquide incolore, sans odeur, d'une saveur métallique, qui blanchit la peau; elle a pour densité 1,452. On la reconnaît à ce quelle décolore le permanganate de potassium, et donne une coloration bleue avec l'acide chromique. Elle sert au blanchiment de la soie, du coton, des plumes ; elle teint les cheveux bruns en blond ardent ; elle l’égénère les peintures à la céruse noircies par sulfuration ; elle est aussi utilisée en sucrerie, pour permettre le raffinage direct des jus. On se sert, en médecine, d'une solution d’eau oxygénée à 10 p. 100 comme antiseptique.
Eaux arornatiques. On appelle ainsi des produits liquides obtenus en faisant macérer dans l’eau diverses substances (fleurs, fruits, semences, écorces, racines, noyaux ou plantes entières, employés secs ou frais), et en soumettant le tout à la distillation, qui, avec l'eau, entraîne les huiles volatiles. Les eaux aromatiques sont doubles ou triples, suivant qu’on a cohooé une fois ou deux. La distillation s'opère dans ‘ des alambics dont la chaudière est munie d’un double fond ou d’un pânier métallique destiné à empêcher le contact immédiat du produit solide avec la paroi léchée par la flamme du foyer. On utilise les eaux aromatiques en parfumerie et dans la fabiùcation des liqueurs.
Eaux minérales. On désigne sous ce nom des eaux qui, contenant, même à l’état de traces, des principes minéraux, ont une action spéciale sur l’organisme ; on les utilise en boisson, bains, douches.
Il est pi’esque impossible de donner, des eaux minérales, une classification qui soit satisfaisante à tous les points de vue : chimique, thérapeutique, minéralogique. En général, on en considère sept groupes :
10 Eaux sulfureuses, thermales (ex. Bagnères-de- Bigorre) ou froides (Enghien-les-Bains'', employées surtout contre les rhumatismes, les maladies de la gorge et celles de la peau ;
2o Eaux chlorurées sodigues (Salies -de -Béarn), employées contre le rachitisme, les fibromes utérins, etc. ;
3o Eaux alcalines (Vichy), prescrites contre les maladies de l’estomac, du foie, etc. ;
4o Eaux arsenicales (La Bourboule) , reconstituantes, ordonnées contre la tuberculose au début, les asthénies ;
5o Eaux calciques et magnésiennes (Contrexéville), utilisées dans la goutte, les affections vésicales et rénales ;
6o Eaux ferrugineuses, employées contre l’anémie, la chlorose ;
7o Eaux indéterminées, agissant surtout par leurs propriétés physiques (Plombières, Bagnoles-de-l’Orne), et spécialisées de façon très diverse.
11 serait d'ailleurs nécessaire d'introduire des sous-chapitres nombreux dans cette classification et de faire intervenir des notions nouvelles comme la radio-activité, la présence de métaux ou gaz rares, etc.
— Br. Cours d'eau, v. cours d'eau.
Les propriétaires riverains peuvent laisser écouler sur la voie publique les eaux ménagères ne pouvant nuire par leurs exhalaisons. Mais l’administration peut réglementer cet écoulement, par exemple dans les égouts.
Tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son fonds.
Eaux minérales. Aucun établissement d’eaux minérales ne peut être ouvert au public sans une autorisation délivrée après qu'il a été dûment constaté que les eaux que l'on veut exploiter possèdent, à raison de leur composition chimique, des propriétés thérapeutiques spéciales. C’est l'Académie de médecine qui a mission d’éclairer l’administration supérieure sur ce point. En outre, toute entreprise ayant pour effet de livrer ou d'administrer au public des eaux minérales naturelles est soumise à une inspection qui est confiée à des docteurs en médecine, et a pour objet tout ce qui, dans chaque établissement, importe à la santé publique. Enfin. la vente et le dépôt des eaux minérales sont réglementés.
— Administration des eaux et forêts. L'administration forestière a été dénommée « administration des eaux et forêts » depuis le décret du 19 avril 1898. Elle constitue une direction générale, ressortissant au ministère de l'agriculture.
Le directeur général des eaux et forêts, assisté de trois administrateurs, exerce ses fonctions sous la haute autorité du ministre. Il a sous ses ordres immédiats les agents du service extérieur, qualifiés d’officiers des eaux et forêts et de préposés forestiers.
Le « conseil des eaux et forêts » se compose du ministre, qui le préside, du directeur général et de trois administrateurs.
Les officiers des eaux et forêts sont, dans Tordre hiérarchique : les consey'vateurs, les inspecteurs, les inspecteurs adjoints, les gardes généraux, les gardes généraux stagiaires et les élèves gardes génh'oux. Le cadre des préposés comprend des brigadiers, gardes domaniaux, gardes communaux et mixtes, . et des gardes cantonniers. — Des officiers et des préposés sont spécialement affectés au service des dunes.
Le personnel de surveillance est constitué par un cadre unique d'officiers et préposés ayant tous .les mêmes obligat ons professionnelles et militaires et les mêmes attributions pour la surveillance et la constatation des infractions aux lois et règlements dont l’application ressortit à l'administration des eaux et forêts.
Offic ers et préposés sont répartis en 32 conserva-lions forestières, subdivisées en inspections et en cantonnements.
h'Ecole nationale des eaux et forêts (Nancy) assure le recrutement des fonctionnaires supérieurs du service des eaux et forêts. Une Ecole d'enseignement technique et professionnel des gardes des eaux et forêts a été instituée aux Barres, commune de Nogent-sur-Vernisson (Loiret).
Le personnel de l’administration des eaux et forêts entre dans la composition des forces militaii*es
ÉBÂ
du pays. Les préposés sont organisés, suivant l’effectif, en compagnies, sectio7is ou détachements dç chasseurs forestiers. Ces unités sont destinées à seconder, en principe, dans la région de leur service de paix, les opérations des armées actives ou de la défense des places fortes. Leur composition est arrêtée par le ministre de la guerre, après entente avec le ministre de l'agriculture. L’administrauun des eaux et forêts est chargée : 1° de la conservation, de l'aménagement et de l'exploitation des forets ; 2® de la police et de l'exploitation de la pèche dans les cours d'eau non navigables, hors des limites de la pèche maritime. La surveillance de la pêche sur les canaux et cours d'eau navigables appartient au. ministère des travaux publics.
— Liturg. Eau bénite. L'eau bénite est un mélange d'eau naturelle et de sel, que, d'aprè.s le rituel romain, le prêtre doit bénir, chaque dimanche, à la sacristie, avant de célébrer la grand’messe. C'est avec Teau bénite qu'il fait Taspersion qui précède cette messe. L’eau bénite est employée dans presque toutes les bénédictions, dans l'administration du baptême. Dans chaque église, à l’entrée de la nef, est placé \in bénitier ; les fidèles y trempent les doigts en passant, et font ensuite le signe de croix.
— Art vétér. Les eaux aux jambes, qu'on appelle communément grappes à cause do Taspect des vésicules, sont une dermatose qui débute au pli du paturon par des végétations arrondies du volume d'un, grain de millet à un grain de raisin, et qui bientôt laissent suinter une sécrétion à odeur nettement ammoniacale ; les tissus sont gonflés, et le mal peut gagner le canon. C’est en réalité un eczéma humide, qui atteint surtout les' chevaux lymphatiques ou les animaux des pays humides, mais qui est indolore. On guérit cette affection par l'application de topiques à base de sels de cuivre (liqueur de Villaie, onguent égyptiac) ou des badigeonnages au perchlorure de fer ; à l'intérieur, on administre des médicaments iodés ou arséniés.
Eaux, airs et lieux [Des), traité médical et philosophique d’Hippocrate, où Tauteur expose l'influence des climats sur le moral de l’homme ; vue féconde reprise par Aristote et par Montesquieu [Esprit des lois).
eaubéniter [d, îë\ v. a. Par plaisant. Asperger d’eau bénite.
eaubéuitîer [ô, ti-é] n. m. Orfèvr. Bénitier en argent.
eaU“de-'Vie n. f. Liqueur alcoolique, extraite du vin, du marc, du cidre, du grain, de la ptunine de terre, etc. : la Saint07ige et l'Armagnac fournissent d'excellentes eaux-de-vie. Eau-de-vie allemande, purgatif obtenu par la mace'ration de certaines racines dans Teau-de-vie.
— Encycl. Les eaux-de-vie sont des alcools titrant 66 p. 100 ; elles proviennent de la distillation de substances diverses : vins, marcs, fruits, tuberciJes, grains. Les eaux-de-vie les plus estimées sont fournies en général par les vins (blancs ou traités en blancs), et celles qui occupent le premier rang dans cette catégorie sont les cO|';nacs et les armagnacs, puis les eaux-de-vie de Marmande, et enfin les eauxde-vie dites trois-six, du midi de la France.
La Bourgogne et la Champagne distillent les marcs de raisins après pressui-age, et le produit fourni par cette distillation s'appelle eau-de-vie de marc ou marc ; comme la distillation en est opérée à feu nu, il passe avec Talcool des éthers et huiles essentielles, qui donnent au marc un goût spécial recherché par les amateurs ; la distillation des cidres et poirés (Bretagne, Normandie, etc.) donne le calvados ; la canne a sucre et les mélasses fournissent le rhum et le tafia.
Parmi les eaux-de-vie de fruits, citons le kirsch, qui provient des cerises écrasées, fermentées, puis distillées avec les noyaux ; le questch obtenu par distillation des prunes du même nom, la mirabelle, les pêches, abricots, etc., donnent aussi des eauxde-vie ; toutes ces eaux-de-vie de fruits sei’vent à la fabrication des liqueurs.
La betterave, la pomme de terre, le topinambour, etc., donnent des eaux-de-vie industrielles ; enfin, les grains fournissent aussi des produits particulièrement estimés dans les pays septentrionaux : ge-n'ùvre (Belgique, Hollande, nord de la France), gin (Angleterre et Ecosse), whisky (Amérique], kummeL (Kussie). Varach ou rach des Orientaux est fourni par le riz.
eaU-fort6 n. f. Acide nitrique du commerce. Estampe obtenue au moyen d’une planche préparée avec cet acide. PI. des eaux-fortes.
£aux-SoilIieS [ô-bo-ne], comm. des Basses- Pyrénées, arr. et à 35 kil. d'OÎoron, au confl. de la Soude ou Sourde et du "Valentin, affl. dr. du gave d'Ossau ; 690 h. Eaux thermales sulfurées sodiques, employées dans le traitement des affections des voies respiratoires et des rhumatismes. Altitude 748 m.
Eaux— Cbaudes \ch6-de], village de la commune de Laruns (Basses-Pyrénées), sur le gave d'Ossau ; 700 h. Eaux thermales sulfureuses utilisées dans le traitement des maladies des voies respiratoires, des rhumatismes, des maladies des femmes. Altitude 675 m.
eaux-vannes [va-ne] n. f. pl. Parties liquides contenues dans les fosses d'aisances et dans les bassins à vidange de certains établissements industriels, et dont on extrait de Tammoniaque.
— Encycl. Dr. L’autorité municipale, dans le but d'assurer la salubrité des cours d'eau traversant la commune, peut réglementer et même interdire le déversement des eaux-vannes dans ces cours d’eau.
Eaux— ViveSj comm. de Suisse (cant. de Genève), sur le bord du lac ; 12.000 h. Fait partie de l'agglomération genevoise.
Eauze [é-au-ze], ch.-l. de c. (Gers), arr. de Condom, au-dessus de la Gélise : 3.800 h. (Elusates). Ch. de f. Midi. Eaux-de-vie. Patrie de Rufin. — Le cant. a 11 comm. et 8.290 h.
ébabi) 6 adj. Très surpris, stupéfait, ébaubi : une mine ébahie; des yeux ébahis.
ébabir v. a. (de Tinterj. bah). Jeter dans la sur-i prise. S’ébahir v. pr. Fam. S'étonner.
ébabissenient 'i-se-man] n. m. Fam. Etonne» ment extrême. Admiration mêlée de surprise.
ébaliô [li] n. f. Genre de crustacés décapodes, comprenant des crabes des mers chaudes et tempérées.
ÉBA
ÉBO
ébarbage ou ébarbement [inan] n. m. Action d'ébarber.
ébarber "6e] v. a. (du pi'éf. é, et de barbe). Enlever les parties excédantes des feuilles pliées, dans un cartonnage.une broc h U r e, etc.
Oter les bavures sur une planche gravée. Tondre lecheveludes végétaux. Enlever les barbes de Torge.
é b a rbeur n. m.
ou 0 b a r — beuse[6ei.t-
ze] n. f. Machine à ébarber. Atiric. Sorte de nettoyeur à l’aide duquel on enlève les prolongements filiformes qui se trouvent à l'extrémité des grains d'orge, et qui restent après le battage.
é b a r boir n. m.
Outilpour ébarber.
Ébarbeuse (agric.).
ébarbure n. f. ébardoir
n.m. 3’echn. Grattoir à trois côtés.
ébarouir V. a. Mar. Dessécher, disloquer (en parlant de l'action du soleil).
Ébardoir.
Ébarboirs de graveur sur cuivre.
Ce que l’on ôte en ébarbant.
\. n. et S’ébarouir v. pr. Se dessécher, se disloquer.
ébarouissage [i-sa-je] n. m. Mar. Dislocation résultant du dessèchement.
ébats [6a] n. m. pl. (du préf. é, et de battre). Mouvements folâtres. Divertissement : prendre ses ébats.
ébattement [ba-te-man] n. m. Action de s’ébattre. Plaisir, agrément. CVx.)
ébattre [6a-£re] (s’) v. pr. (Se conj. comme battre.) Se livrer à des ébats : les poulains s’ébattent dans les -prairies.
ébaubi) e [6d] adj. (du préf. d, et du lat. balbus, bègue), bam. Etonné, interdit : mine ébaubie.
ébaubir [bô] v. a. Fam. Rendre ébaubi. S’ébaubir V. pr. S'étonner grandement.
ébaubissement [bà-bi-se-man] n. m. Fam.
Etat de celui qui est ébaubi.
ébauciiage [ôd] n. m. Action, manière d’ébaucher, de donner une première façon à un objet.
ébaudie [bô-che] n. f. Premier jet. esquisse indiquant les principales parties d'un ouvrage de peinture, de sculplure, de littérature, etc. : jeter l’ébauche d'une statue. Au fig. ; on voit dans l'enfant l'ébauche de ce que sera l'homme.
ébaucliemeilt [bô-che-man] n. m. Action d'ébaucher. CVx.)
ébaudier [bà-chS] v. a. Dessiner, tracer Tébauche d'un ouvrage. Fig. Indiquer légèrement :
lier, servant à ébaucher les mortaises.
ébaudir [bô] v. a. (du préf. é, et de Tanc. fr. baud, gai). Récréer] égayer. S'ébaudir v. pr. Se réjouir, s'égayer, se divertir. CVx.)
ébaudissemeut [bô-di-se-man] n. m. Grande réjouissance. (Vx.)
ebbe iè-6e] ou èbe n. m. (angl. ebb). Nom du reflux de la mer, en Normandie.
EbbOIl) célèbre archevêque de Reims (775-851). 11 prononça la déposition de Louis le Débonnaire, qui avait été son bienfaiteur.
Ebeliuen (Jacques-Josephl, chimiste français, né à Baume-les-Dames, m. à Paris (1814-1852). La fabrication de la porcelaine lui est redevable de notables progrès. 11 fut administrateur de la manufacture de Sèvres.
ébénacé, e adj. Qui ressemble à Tébène. ébénacées [séj n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones, comprenant des arbres ou arbustes des régions tropicales, qui fournissent du bois dur, souvent noir, et susceptible d'un beau poli. S. une ébénacée. Syn. de diospyracébs.
ébène n. f. (gr. ebenos). Bois noir, dur et pesant, fourni par l’ébénier. Fig. Cheveux d'ébène, très noirs. Bois d'ébéne. nom donné aux nègres, autrefois, par ceux qui faisaient la traite des noirs.
— Enoyol. On distingue dans le eommerce trois sortes principales d'ébène : l'ébène Maurice, l’ébène noire de Portugal, et le bois de Coromandel. On donne aussi le nom a ébène au bois de certains végétaux qui dilîèrent du véritable ébénier [ébène jaune, rouge et verte). L'ébène est employée en ébénisterie et sert à faire des meubles de luxe. On l imite en se servant de bois à grain fln et dur, que Ton imprègne avec une solution à 4 p. 100 de sulfate de cuivre et qui, une fois secs, sont recouverts d'une mixture composée à poids égaux d’aniline et d'alcool.
Eben-Emaël, comm. de Belgique (prov. de Limbourg, arr. de Tongres), sur la Geer ; 1.690 h.
ébéner ^né\ v. a. (Se conj. comme accélérer.) Donner artificiellement à un bois la couleur, l'apparence de Tébène ; ébéner du poirier.
Ébénier : a, coupe de la fleur.
des talus des berges, (de Bergen, v. de Nor-
ébénier \ni-é] n. m. Nom vulgaire d’une espèce de plaqueminier, qui fournit le bois d’ébène. Faux ébénier, le cytise.
— Encycl. L’ébénier [diospyros ebenum) est un arbre à tige très élevée, à écorce grise ou noirâtre, originaire de TInde, de Madagascar, etc.
Son bois, dur, lourd, de grain fln, de couleur noire, est très recherché en ébénisterie.
ébénin, e adj. Qui est comme Tébène ; couleur ébénine. (Peu us.)
ébéniste [nis-te] n. m.
Ouvrier qui fait des meubles d’ébène ou d'autre bois, ébénisterie [nis-te-r^ n. f. Commerce, art de Tébéniste. Travail d’ébéniste.
ébergement [ bèr-jeman] n. m. Régularisation éberguer [Oêr-gAé] v. a. , vège). Préparer la morue en là vidant et en la remorquant à la suite du bateau.
Ebertiard [è-bè-rard'] (Jean- Auguste), philosophe allemand, né à Halberstadt (1737-18Ü9). Il défendit avec âpreté les doctrines de Leibniz contre celles de Kant.
Eberhard (Conrad), sculpteur allemand, né à Hindelang, m. à Munich (1768-1859) ; auteur d’œuvres d'une inspiration religieuse dans l’esprit de l’école dite nazaréenne.
éberluer [lu-é] v. a.(du préf. é, et de berlue). Donner la berlue à.
Ebers [è-6érssj (Georges-Maurice), égyptologue et romancier allemand, né à Berlin, m. à Tutzing (1837- 1898). Ses romans princi- Ebers.
pauxreprésententdes scènes
de la vie égyptienne aux époques pharaoniques et pendant la période gréco-romaine. On lui doit une intéressante description de TEgjpte.
Eber sberg [è-6èrsbkrgh] ou Ebelsberg, village d’Autriche (Haute- Autriche) ; 2.200 h. Victoire de Masséna sur les Autrichiens (1809).
Ebersdorf fê -Ôèm] OU Kaiser - Ebersdorf,
V. d’Autriche ( Basse-Autriche), en face de l’île Lobau ; 3.500 h.
Ebert(Frédéric),homme politique allemand. né à Heidelbei g, m. à Berlin (1871- 1925); sellier, un des chefs du parti social-démocrate ; élu en 1919 président du Reich, ébertauder [bèr-tô-dé]
Eberl.
a. Opérer le tondage
du drap.
Eberth. (Charles-Joseph), médecin et bactériologiste allemand, né à VVurtzbourg en 1835, connu par ses travaux sur le bacille de la fièvre typhoïde (bacille d'Eberth).
ébe’Urrer [beu-ré\ v. a. Retirer le beurre de : ébeurrer du lait. (Peu us.)
ébe'ylière [bè-U-è-re] n. f. Chacune des ouvertures pratiquées dans la digue d’un étang, le talus d’un canal, etc., pour l’écoulement des eaux surabon¬
dantes.
ébionites n. m. pl. Hérétiques dui«r siècle, qui niaient la divinité de Jésus-Christ et soutenaient que les pauvres seuls seront sauvés. (Ils tirent leur nom d'un certain Ebion, dont l’existence reste problématique.) S. un ébionite.
ébiselementrze-fè-jnan] n.m. Action d’ébiseler.
ébiseler [ze-l£\ v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette ; j'ébiselle.) Tailler en biseau : ébiseler une planche.
ébiselure [ze] n. f. Travail produit en ébiselant.
Éblé (Jean-Baptiste), général français, né à Saint- Jean-do-Rohrbach { Moselle), m. à Kœnigsberg (1758-1812).
Il fut chargé de surveiller pendant la retraitede Russie les ponts de la Bérézina, et sauva un grand nombre de malheureux. H mourut en Prusse, des suites de la campagne.
EbliS ou IbliS, nom
que les musulmans donnent au souverain des djinns, à Tarchidémon.
éblouir v. a. (orig.
germ.). Frapper les yeux par un éclat trop vif : le soleil nous éblouit. Frapper vivement les regards : tableau qui éblouit par l’éclat
de ses couleurs. Fig. Surprendre l'esprit par quelque chose de brillant. Tromper ; éblouir par des sophismes.
éblouissant [î-san], e adj. Qui éblouit : la
lumière de l'acétylène est éblouissante. Ant. Terne.
Eblé.
éblouissement [i-se-man] n. m. (de éblouir). Trouble de la vue, causé par l’impression subite d'une trop vive lumière. Difficulté de voir, provenant d’une cause interne ; avoir des éblouissements.
Fig. Admiration mêlée d’éfonnement.
— Encycl. Pathol. Le malade frappé d’un éblouissement est privé subitement de la faculté de voir ou croit apercevoir des objets d'un éclat éblouissant. Ce trouble visuel se produit dans les maladies des yeux, les névroses, les névralgies. 1 hystérie, 1 épilepsie et certaines maladies infectieuses. Pour que
l’éblouissement se produise, il faut trois conditions i Thyperhémie du cerveau, l'anémie et Taltératioa générale du sang.
Ebnat, v. de Suisse (Saint-Gall), sur la Thur ; 2.660 h. Filatures, scieries.
Eboli (Anna de Mendoza y La Cerda, princesse d’), m. au château de Pastrana (1540-1592) ; maîtresse du roi d'Espagne Philippe II et d’ Antonio Perez.
ébonite n. f. (de Tangl. ebony, ébène). Caoutchouc durci par vulcanisation, et d’un beau noir.
— Encycl. L’ ébonite, matière noire, dure, élastique, mais cassante, est un caoutchouc contenant jusqu'à 60 p. 100 de soufre. On en fait des peignes, des bijoux, des supports isolants pour les appareils électi'iques, des disques pour phonographes, etc. \. caoutchouc.
éborgnage n. m. Opération qui consiste à enlever sur les arbres fruitiers les yeux [bourgeons) inutiles avant leur développement.
— Encycl. 'V. ébodrgeonnement.
éborgnement [man] n. m. Action d’éborgner. Son résultat.
éborgner \gné\ v. a. Rendre borgne. Enlever les bourgeons inutiles d’un arbre, d’une plante.
ébossage n. m. Opération qui consiste à débarrasser certaines graines de leurs enveloppes dures (trèfle, notamment).
ébosser v. a. Pratiquer Tébossage.
ébosseur n. m. ou ébosseuse n. f. Machine
à ébosser.
ébotter [bo-té\ v. a. Couper la tête de : ébotter un clou, une épingle.
ébouage n. m. Action d’ébouer.
ébouer [bou-é] v. a. Oter la boue des rues, des routes et des chemins.
éboueur, euse [ett-2e]n. Personne employée à à Tébouage. N. f. Machine à enlever la boue des rues.
ébouffer Ibou-fé] v. n. Pouffer : ébouffer de rire. ("Vx.)
ébouillantage [6ow, H mil.] n. m. Action d’ébouillanter, de traiter par Teau bouillante : l'ébouillantage des échalas a pour effet de les débarrasser des formes hibernantes d'insectes parasites.
ébouillanter [6om, il mll., an-té] v. a. Tremper dans Teau bouillante. Arroser d’eau bouillante.
ébouillanteur n. m. ou ébouillanteus© [6om, Il mil., teu-ze]n. f. Machine à l’aide de laquelle on pratique l’ébouillantage.
ébouillir [6oit, il mil.] v. n. Diminuer par Tébulliüon.
éboulage n. m. Défaut dans la trame d’un tissu moins serré à une place que dans le reste, éboulée [lé] n. f. Amas de terre qui s’éboule, éboulement [man] n. m. Chute de ce qui s’éboule. Matériaux éboulés. Min. Exploitation par éboulement, mode d’abat employé quand on exploite une veine friable.
ébouler [lé] v. a. (du préf. es, et de Tanc. fraing. bouel, boyau). Faire écrouler. 'V. n. et S’ébouler v. pr. S’écrouler, s’affaisser.
ébouleux, euse [leû, eu-ze] adj. Qui s’éboule aisément : sables ébouleux.
éboulis [U] n. m. Matières éboulées, particulièrement en géologie : un éboulis de roches.
ébouquer [ké] v. a. (du préf. é, et de bûche). Eplucher le drap en ôtant les nœuds ou les corps étrangers.
ébouqueter [ke-té] v. a. (Prend deux l devant un e muet : j'ébouquette.) Couper les bourgeons à feuilles, pour donner plus de sève aux bourgeons à fruits ; ébouqueter un prunier.
ébouqueur, euse [keur, eu-ze] n. Celui, celle qui éoouque le drap. (On dit aussi épikceur, ÉPINCETEÜR et ÉPINCHEOR.)
ébouquinage [ki-na-jé] n. m. Action d’ébouquiner.
ébouquiner [ki-né\ v. a. Débarrasser une chasse des bouquins (lièvres ou lapins mâles) trop nombreux.
ébourgeonnement [jo-ne-man] ou ébourgeonnage [jo-na-je] n. m. Action d’ébourgeonner.
— Encycl. Cette opération consiste à supprimer sur les arbres fruitiers (principalement sur ceux cultivés en espaliers) un certain nombre de bourgeons, soit pour éviter la production de rameaux inutiles et diriger la eroissanee de l’arbuste vers une forme déterminée, soit en vue de concentrer vers les bourgeons conservés toute la richesse de la sève et obtenir ainsi des fruits plus gros ou d’un plus bel aspect. Pratiqué alors que les bourgeons ne sont encoi'e que des yeux, Tébourgeonnement prend le nom d'éborgnage.
ébourgeonner [/o-né] v. a. (du préf. é, et de bourgeon). Oter les bourgeons superflus des arbres.
ébOUrgeonneUT \jo-neur] n. m. Ouvrier qui ébourgeonne
les arbres. um , ,1
ébour-
geonnoiP Ébourgeonnoir.
[jo - noir] n.
m. Outil à l’aide duquel on ébourgeonne les arbres.
ébouriffant M-fan], e adj. Extraordinaire, incroyable : nouvelle ébouriffante ; succès ébouriffant. N. m. Genre ébouriffant.
ébouriffé [ri-fé], e adj. Hérissé, rebroussé : cheveux ébouriffes.
ébouriffer [ri-fé, v. a. (de bourre). Mettre en désordre, hérisser en parlant des cheveux. Fig. Surprendre, ahurir:
certains suecèsnous ébouriffent. - ----pii
ébouriffoir
[ri-foir] n. m. Pin- Ébouriffoir.
ceau à longs poils,
dont les peintres en bâtiment et autres se servent pour placer une première couche.
ébouriffure [ri-fu-re] n. f. Etat d'une tète ébouriffée.'
ébourrage [6ott-ra-;e] n. m. Opération par laquelle on ébourre.
ébourrer :6oK-rtr| v. a. Dépouiller une peau d'animal de la bourre qui la recouvre.
EBO