‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 691 sur 1225 · V. a. Mettre des éclisses à : éclisser un membre brisé · texte numérisé non relu

V. a. Mettre des éclisses à : éclisser un membre brisé

Éclisse (archéol.

éclissettc [kli-sè-te] n. f. Petite éclisse. éclopé, e adj. et n. fdu préf. é, et de l’anc. vdoper, boiter). Se dit d'un homme, d'un soldat qu’un accident rend momentanément boiteux, estropié, incapable de marcher : les voitures d'ambulance ramassent les éclopés.

éclopement [man] n.m.Etat de ce qui est éclopé, écloper [pé] v, a. Rendre boiteux, estropier, éclore v. n. (préf. é, et clore. — Il éclôt, ils éclosent. Il éclora., ils écloront. Il éclorait., ils écloraient. Qu'il éclose, qu'ils éclosent. Eclos, e. Prend toujours l'auxiliaire être.) Sortir de l’ceuf : les poussins éclosent au SP jour de l'incubation. S'ouvrir, en parlant des œufs : V œuf peut éclore par la chaleur artificielle. Fleurir, s’épanouir, en parlant des végétaux. Fig. Commencer à paraître ; le jour vient aéclore. Se manifester : son projet est près d'éclore.

éclosion [zi-on] n. f. Action d'éclore : l'éclosion d'une couvée. ;^anouissement : V éclosion d'une fleur, d'un bouton. Fig. Production, manifestation : l'éclosion dun talent, d'un projet.

éclusage [za~je] n. m. Action d’écluser. écluse [klu-ze] n. f. (du lat. exclusum, supin de excludere, exclure). Ouvrage muni d’une ou plusieurs portes et de vannes, établi sur une rivière ou un canal pour retenir ou lâcher les eaux : les Hollandais, menacés par Louis XIV, ouvrirent les écluses de leurs canaux pour inonder leur pays. Fig. Tout ce qui arrête : les écluses des passions.

— Encycl. Les écluses, construites aux endroits où le canal change de niveau, servent à faire passer le bateau d'un bief à l’autre, soit à la montée, soit à la descente. Une écluse est généralement constituée par un sas ou chambre servant à recevoir les bateaux

Écluse (vue d’ensemble et coupe) : A B, portes ; C, vanne ou* verte; D, vanne fermée; E, niveau supérieur; F, niveau inférieur.

qui veulent passer du bief d^amont au bief d'aval, ou réciproquement. Le sas est séparé des biefs par de solides portes, dont les vantaux vont se réunissant en formant un angle qui a son sommet dirigé vers le côté de la poussée des eaux. Les murs latéraux de la chambre s'appellent bajoyers. A l’extrémité de la chambre, du côté amont, se trouve un mur de chute d'une hauteur variable. Les portes de l'écluse, munies ‘de vannes qu'on lève tout d'abord de manière à amener le niveau du sas à celui d’un des deux biefs, s'appuient contre des butées en maçonnerie appelées buses, et qui empêchent l'eau de passer sous les portes. La loi du 5 août 1879 a fixé à une largeur uniforme de 5“,20 la largeur des écluses.

Ecluse (L*) [en hoîland. Sluys], petite ville de Hollande fprov. de Zélande) ; 1.650 h. Non loin de là, les Anglais gagnèrent une bataille navale sur les Français en 1340, au début de la guerre de Cent ans. Les Anglais avaient à leur tête l'amiral Robert Alorley, et les Français l'amiral Quiéret et le financier Nicolas Béhuchet: ce dernier, ayant donné un soufflet à Edouard III, fut pendu au mât de son navire.

Ecluse (défilé de l’) ou pas de la Cluse, défilé creusé entre le Jura et les Alpes (Ain) et franchi par la route et le chemin de fer qui vont de Lyon à Genève. Il est défendu par le fort de l'Ecluse, construit à 420 mètres d'altitude, sur les escarpements du Grand Crédo (ou Crèt d'Eau).

écluséô n. f. Quantité d’eau qui coule depuis qu'on a lâché l’écluse jusqu'à ce qu'on l'ait refermée. Train de bois Ûotté. construit pour passer dans les écluses.

éclusement [se-maw] n. m. Action d’écluser.

(On dit aussiÉcLUSAGE.)

écluser [zé] v. a.

Fermer au moÿend’une écluse. Ecluser un bateau, le faire passer d'un bief dans un autre au moyen d'une écluse.

éclusier [zi-é], ère adj. Qui a rapport à l’écluse : porte éclusiùre. N. Personne préposée à la manœuvre des écluses et à la perception des péages.

Ecnome (auj.

J^onte Serrato ou ai Licata), cap montagneux de la Sicile méridionale, où les Carthaginois, commandés par Ilannon, furent vaincus sur mer par Regulus et Manlius Vulso 1256 av. J.-C).

écobuage n. m. Action d'écobuer: l'écohuage fertilise la terre.

écobue [6dj n.f.Pioche

pourécobuer. Ecobue.

N. f. pl. Chaumes enlevés et brûlés par l’écobuage.

écobuer v. a. (dialect. de rO. de la

France). Arracher d'un terrain les herbes qui le cou-

Écobuage.

vrent, les brûler en tas avec la couche superficielle de terre et répandre la cendre sur le sol.

écobueur n. m. Ouvrier qui fait l'écobiiage.

Ecoclie, comm. de la Loire, arr. et à 33 kil. de Roanne; 1.390 h. Filatures de coton; soieries, écoclielage n. m. Action d'écochelcr.

écocbeley v. a. (Se conj. comme atteler.) Ramasser les liges de céréales au moyen d'un râteau.

écœurant [keu-ran], e adj. Qui soulève le cœur : odeur écœurante. Fig. Qui inspire le dégoût, la répulsion: des lectures écœurantes.

écœurement [keu-re-man] n. m. Action d'écœurer. Etat d’une personne écœurée.

écœurer [keu-ré] v. a. Soulever le cœur, dégoûter. Fig. Causer de la l'épugnance, du dégoût. Abattre, décourager.

écofier [fi-é] n. m. (du germ. scoh, chaussure). Dialect. Ouvrier travaillant le cuir.

écofrai [frë] ou écofroi n. m. (de écofier). Large table, sur laquelle les corroyeurs découpent leur cuir.

éeoinçon ou écoinson n. m. (du préf. é, et de com). Ouvrage de maçonnerie ou de menuiserie, établi à l’intersection de deux murs pour combler l’angle. Pierre qui forme une encoignure.

écoine, écouane n. f. sorte de lime ou de râpe à une seule rangée de tailles non croisées.

écoiner ou écouaner [né] v. a.

Limer avecl’écouane : écoiner dé la corne.

éeoinette ou écouanette [nè-te] n. f. Petite éeoine.

écolage n. m. Etat d'écolier. Rétri' bution payée autrefois par les écoliers.

écolâtre n. m. (lat. scholadicus). Professeur de théologie d’une cathédrale. Autrefois, ecclésiastique inspecteur des écoles d'un diocèse.

écolâtrie [fîn]n.f. Dignité, fonction d'écolâtre. écolo n. f. (lat. sc^oZu). Etablissement où l'on enseigne : la loi ordonne que tous les enfants fréquentent l'école primaire. Tous les élèves qui le fréquentent: une école nombreuse. Local où les élèves se réunissent : construire une école. Quartier des Ecoles, à Paris, le quartier Latin. Fig. Ensemble des adeptes d’un maître (philosophe, littérateur, artiste) : école de Platon, de Èaphaël. La doctrine de ce maître : l'école rationaliste. Différentes parties de l’instruction militaire donnée aux recrues : école de bataillon, de peloton, etc. Manière des grands peintres : l'école française. Fig. Ce qui instruit, fortifie, développe, etc. : l'école du malheur ; la prison commune est l'école dit vice. Faute commise par un joueur: faire une école. Fig. Lourde faute, sottise. Sentir l'école, avoir des manières gauches et pédantesques ; faire école, rallier beaucoup d'imitateurs ou d’adeptes: Balzac a fait école. Se propager: idée qui fait école. Etre à bonne écoZe, avec des gens très capables. Man'eg. Haute école, travaux de deux pistes, au trot, au galop. Absolum. L'Ecole, la philosophie scolastique et ses adeptes : le langage de l'Ecole.

— Encycl. On trouvera ci-après, classées sous le nom du ministère auquel chacune d'elles ressortit, les écoles françaises. Certaines de ces écoles sont, au point de vue militaire, placées dans des conditions spéciales. En dehors des écoles Polytechnique et de Saint-Cyr, où rinstruction militaire occupe une place très importante, certaines autres grandes écoles, dont la liste est fixée chaque année par décret et pax'mi lesquelles se trouvent VEcole normale supérieure, l'École nationale des eaux et forêts, TÈcole supérieure des mines, l'Ecole des mines de Saint- Etienne, VEcole nationale des po7its et chaussées, et l'Ecole centrale des arts et manufactures, donnent une instruction militaire préparatoire à la formation des officiers de réserve. Les jeunes gens admis dans ces écoles y entrent directement en contractant un engagement d’ime durée égale au temps qui doit s’écouler jusqu'à leur sortie, augmenté d'un an. Ceux qui ont satisfait aux examens de sortie sont nommés officiers de réserve pour leur dernière année de service actif. Les autres peuvent être nommés sous-officiers et doivent parfaire la durée de leur engagement. Dans les écoles normales d'instituteurs et dans les écoles d arts et métiers où l'âge d'admission est inférieur à celui de l'engagement volontaire, les élèves contractent un engagement spécial de deux ans et trois mois au début de leur dernière année d’études ou lorsqu’ils rempliront les conditions d'aptitude physique et recevront alo^'S l’instruction militaire pour devenir ensuite élèves-officiers de réserve ou sous-officiers pour le reste de leur temps d’engagement.

Page 1