VI. Ministère de V Instruction publique
a) Enseignement primaire
Écoles maternelles (anciennes salles d’asile). Les enfants âgés de 2 à 6 ans y sont préparés à entrer à l’école primaire. L'enseignement est donné par des institutrices. Une femme de service est attachée à chaque établissement.
Écoles enfantines. Ces écoles forment le degré intermédiaire entre les écoles maternelles et les écoles primaires auxquelles elles sont annexées. Elles reçoivent les enfants des deux sexes de 4 à 7 ans.
Ecoles primaires élémentaires. Créées par la Convention en 1792. ces écoles ont été réorganisées et considérablement multipliées par la loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire (70.000 en 1913). Elles comprennent desjécoles de garçons, des écoles de filles et des écoles mixtes dans les communes et hameaux. Les élèves y sont admis de 6 à 13 ans, et la prolongation de la scolarité jusqu'à 14 ans est chose décidée, depuis que la loi du 11 janvier 1910 a fixé à 12 ans, au lieu de 11, l'âge auquel l’enfant peut se présenter au certificat d’études.
Écolës primaires supérieures. Indépendamment des écoles primaires élémentaires, un certain noinbi'e de villes importantes possèdent des établissements d'enseignement primaire supérieur. Ce sont soit des cours complémentaires annexés aux écoles primaires élémentaires, soit des écoles primaires supérieures. On y donne aux enfants en 2 ou 3 années d'études, après le certificat d'études primaires, une instruction générale plus développée et, parallèlement, des connaissances professionnelles élémentaires (travail manuel, agriculture, commerce, industrie, enseignement ménager pour les filles). Les uns et les autres reçoivent des externes, et dans certaines villes, des internes. Des bourses nombreuses y sont entretenues par l'Etat, les départements et les communes, et les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices, d'une part, les écoles d'enseignement technique, d'autre part, y recrutent le plus grand nombre de leurs élèves. A Paris, les écoles primaires supérieures sont au nombre de cinq pour les garçons [Turgot, Lavoisier, Colbert, .\rago, J.-B.-Say) et de deux pour les jeunes filles (Sophie-Germain et Edgar-Quinet).
Écoles normales primaires d’instituteurs et d’institutrices. Une école d'instituteurs et une d’institutrices par département (quelques départements n'ont qu’une seule de ces deux écoles i.Elles formentles maitres et maîtresses des écoles primaires. Les élèves s'ont admis au concours ; ils doivent avoir plus de IG ans et moins de 18, être munis du brevet élémentaire et souscrire l'engagement de servir pendant 10 ans dans l’enseignement. L'enseignement est gratuit, et le régime est l'internat. Tous les élèves doivent passer le brevet supérieur au bout de leur 2' année d'études. Ils sortent au bout de la 3e année, pour être affeclés aux emplois vacants dans l'enseignement primaire.
Écoles normales supérieures d’enseignement primaire, pour les instituteurs à Saint-Cloud Mcine-et-Oise), pour les institutrices à Fontenayaux-Hoses (Seine). Elles forment les professeurs des écoles normales primaires et des écoles primaires supérieures. L'admission a lieu au concours, et le régime est l'internat. Les candidats doivent avoir 19 ans au moins et 25 au plus, être titulaires du brevet supérieur- ou d'un baccalauréat et contracter.
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s'ils ne r*nt fait déjà, l'engagement de servir pendant
10 ans dans l'enseignement. Les cours comprennent deux sections, lettres et scie7ices, et durent 2 ans à Saint-Cloud et 3 ans à Fontenay. Les deux écoles peuvent recevoir des auditeurs libres.
b) Enseignement secondaire
L’enseignement secondaire est donné dans les
lycées et les collèges (voir ces mots).
c) Enseignement supkriei-r
École normale supérieure, rue d’Ulm, à Paris. Institut pédagogique fondé par la Convention, destiné à la formation des professeurs de toutes les branches des enseignements secondaire et supérieur. Les candidats licenciés ès lettres ou ès sciences, âgés de 18à24ans, sont admis au concours, qui est le même que celui des bourses de licence, Après 3 ans d'études, ils passent les examens d'agrégation des lycées. Le régime est l'internat. Les élèves sont immatriculés comme étudiants de l’université de Paris.
École normale secondaire de jeunes filles, à
Sèvres (Seine-et-Oise). Fondée en 1881, elle forme des professeurs femmes et des directrices pour les lycées et collèges de filles. Admission au concours parmi les candidates bachelières ou titulaires du brevet supérieur, âgées de 18 ans au moins et de 21 au plus. Durée des études ; 3 ans.
Écoles ou facultés dos lettres et des sciences, au chef-lieu de chaque université. Les cours y sont faits par des professeurs et des maîtres de conférence en vue de préparer les bacheliers aux examens de la licence, de l'agrégation et du doctorat. Dirigées par un doyen, elles donnent un enseignement public et délivrent les diplômes du baccalauréat et des autres grades universitaires jusqu'au doctorat. A Paris, la faculté des sciences et [la faculté des lettres sont réunies et forment la Sorbonne.
Écoles ou facultés de médecine, à Paris, Montpellier, Nancy, Lyon, Bordeaux, Lille, Alger. L’enseignement est donné par des professeurs et agrégés. (Les cinq dernières sont des facultés mixtes de médeeine et pharmacie.) Elles confèrent le diplôme de docteur aux étudiants pourvus du certificat d’études physiques, chimiques et naturelles (P. C. N.) qui ont pris régulièrement leurs inscriptions et passé avec succès divers examens. Les études durent normalement 4 années. Ce sont elles qui confèrent également les diplômes do chirurgiens dentistes et de sages-femmes.
Écoles de plein exercice de médecine et de pharmacie, à Marseille (médecine et pharmacie coloniales) et à Rennes. Elles donnent le même enseignement que les facultés, mais ne confèrent que des inscriptions, et non le doctorat.
Écoles dentaires, écoles pratiques pour la formation de chirurgiens et de mécaniciens dentistes.
11 existe 3 de ces écoles à Paris et 1 à Bordeaux, Lyon, Lille, Nantes et Nancy.
Écoles ou facultés de droit, à Paris, Aix, Bordeaux, Caen, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier (enregistrement et notariat), Naiicy, Poitiers, Toulouse, Alger (droit musulman). Leurs professeurs enseignent les diverses branches du droit et des sciences économiques et juridiques aux étudiants âgés de 16 ans au moins et bacheliers, sauf dispense. Les cours diu-ent 3 ans (12 inscriptions) pour la licence, 4 ans (16 inscriptions) pour le doctorat, économique ou juridique au choix des candidats. Un certificat de capacité est délivré aux étudiants non bacheliers.
Écoles de notariat. Reconnues par l'Etat depuis le décret du Ier mai 1905, elles donnent l’enseignement pratique aux clercs de notaires, qu’elles dispensent de 2 ans do stage. 11 existe des écoles à Angers, Bordeaux, Bourges. Dijon, Limoges, Lyon, Marseille, Nantes, Paris, Poitiers, Rennes, Rouen, Toulouse.
Écoles supérieures de pharmacie, à Paris, Nancy, Montpellier et Toulouse. Elles préparent les jeunes gens bacheliers à l’obtention du diplôme de pharmacien après 5 années d’études. Ces quatre écoles ont été transformées en facultés de ;pharmacie en 1920.
Écoles préparatoires de médecine et de pharmacie, à Amiens, Angers, Besançon, Caen, Clermont, Dijon, Grenoble, Limoges, Poitiers, Reims, Rouen et Tours, c’est-à-dire là où n'existent ni faculté de médecine, ni école supérieure de pharmacie. Elles ne peuvent conférer que les douze premières inscriptions et faire subir que les deux premiers examens.
Écoles et Instituts de chimie des universités, à Paris, Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy et Toulouse. Elles ont pour but de former, en vue des carrières industrielles, des chimistes d’élite, munis du diplôme à.' ingénieur-chimiste.
École nationale des chartes, fondée en 1821, à Paris. Elle forme des archivistes-paléographes pour les fonctions d'archivistes et des bibliothécaires pour les bibliothèques publiques. Les candidats doivent être bacheliers ès lettres et avoir moins de 25 ans ; ils subissent un examen d'admission. La durée des études (externat) est de 3 ans.
École spéciale des langues orientales vivantes, fondée à Paris en 1795 pour former des droginans et des interprètes chargés d’assister nos agents diplomatiques et consulaires dans les pays orientaux. Les élèves doivent être bacheliers ès lettres ou subir un examen d'admission. Durée des études ; 3 ans.
École pratique des hautes études, fondée à Paris, près la Sorbonne, en 18'’G8 Aucune condition d'admission ; les leçons ont pour objet de permellre aux élèves de se perfectionner dans les hautes questions scientifiques ou littéraires. Elle se divise en cinq sections : mathématiques, physique et chimie, histoire naturelle et physiologie, sciences; historiques et philologiques, sciences religieuses.
d) Enseignement technique.
L’enseignement technique a été complètement.
réorganisé par la loi du 23 juillet 1919 (loi Astier), qui a fait une classification nouvelle des écoles detous les degrés et a créé, avec les cours profession-^ nxls, l’enseignement technique primaire ou appren tissage rationnel. Les écoles et cours techniques in.» dustriels et commerciaux sont les suivants ;
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Conservatoire national des arts et métiers,
à Paris. Fondé par la (.'onvention. Donne l'enseignement supérieur des sciences mathématiques, physiques, chimiques, économiques et juridiques appliquées à l'industrie. Cours publics et conférences de novembre à mai. Certificat d'assiduité après 1 an d'études, diplôme après 2 ans.
École normale de l’enseignement technique, à Paris. Créée en 1912, elle a pour objet la formation des maîtres des écoles professionnelles de tous les degrés. Admission au concours. Durée des études : 2 ans, après lesquels les élèves reçoivent le certificat d'aptitude au professorat industriel ou commercial. '
École centrale des arts et manufactures, à Paris, fondée en 1820. Elle forme des ingénieurs civils. Les candidats admis au concours doivent avoir 47 ans révolus. Les élèves sont externes, la durée des éludes est de 3 ans.
Écoles nationales d’arts et métiers, à Paris, Aix, Anqrrs. Châlons-sur-Marne, CLuny et Lille. Elles forment des ingénieurs pour l'industrie des chefs d'atelier et de fabrication très recherchés. Admission au concours, de 15 à 18 ans. La durée des études est de 3 ans; le régime est l'internat, sauf pour Paris, où le régime est l'externat. Une quatrième année, à l'école de Paris, reçoit les élèves sortis les premiers de toutes les écoles d’arts et métiers et qui veulent étudier plus particulièrement les industries modernes (électricité, automobile, etc.). Les élèves sortant des six écoles avec une moyenne déterminée reçoivent un brevet d'ingénieur des arts et 777étiers ; les autres sont diplômés dès ai'ts et métiers.
Écoles nationales professionnelles, à Armentières {'Soi'd),^Epinal, i\(niles. Virrzon (Cher) et Voiron (Isère)*. Elles forment des contremaitres. des chefs d'ateliers, des dessinateurs et des mécaniciens. Admission au concours, de 12 à 15 ans. Durée des études : 4 ans et 3 ans pour ceux qui préparent les écoles d’arts et métiers.’ Les écoles placent ellesmêmes leurs élèves à leur sortie.
^ Écoles nationales d’horlogerie, à Besançon et à Cluses (Haute-Savoiei. Elles forment des ouvriers horlogers et des chefs de fabrication, après 3 ans d'études.
Écoles pratiques de commerce et d’industrie, créées par la loi de finances de 1892, Elles forment des contremaitres, premiers ouvriers, employés de commerce, etc., et préparent aux écoles d'arts et métiers. Le régime général est l'externat, mais plusieurs acceptent des internes et des demipensionnaires. La durée des études est de 3 ans — et de 4 ans dans quelques-unes plus spécialisées. La plupart admettent les enfants âgés de 13 ans, mais quelques-unes exigent un examen ou un concours. Ces écoles se divisent en quatre groupes, dans lesquels on les trouve réparties ci-après, avec l'indication des enseignements spéciaux annexés à certaines :
4® Ecoles pratiques de commerce et d’industrie (garçons) ; Agen, Aire-surzV Adour, AngouUhne, Béziers (oenologie), Bordeaux (œnologie), Brest ^ Celte (œnologie), Chambéry, Charleville, Cherbourg, Clermoni-herrand, Cluny, Colmar, Denain, Dijon, Dunkerime, Evreux, Fourmies, Grenoble (gants), GuehviÙer, Le AJans, Le Puy (dentelle), Limoges, Marmande, Maubeuge. Mazamet, Mende, Montbéliard, Montargis, ^l/ores (lunetterie), Nantes, Narbonne, Nîmes (lithographie). Niort, Oyonnax (peignes et boutons), Pont-de-Beauvoisin, Beims (chimie, filature et tissage), Roanne (tissage et teinturerie), Romans (chaussures) , Roubaix , Saint-Nazaire , Strasbourg , Tarbes, Thiers (coutellerie), l'ourcoing, Valenciennes, V/emie ^draperie) ;
2® Ecoles pratiques d'industrie (garçons) ; Auxei're, Boulogne-sur-Mer, Drive, Elbeuf (draperie, teinturerie), Felletin [Creuse] (bâtiment), Firminy, Le Havre, Lille, Marseille, Refînes, Rive-de-Gier, Rouen, Saint-Chamond, Saint-Etienne (armurerie, tissage) ;
3® Ecoles pratiques d’industrie hôtelière (garçons) : Grejioble (école des Alpes françaises), Nice (école de la Côte-d'Azur), Tho7ion-les-Dains (école de la Savoie et du Léman), Toulouse (école des Pyrénées), Vichy (école du Centre de la France);
4® Ecoles pratiques de commerce et d'industrie (filles) : Bordeaux, Boulogne-sur-Mer (section hôtelière), Brest, Che7''hourg, Dijon, Dreux, Firyjiimj, Le Havre, Lille, Marseille, Nantes, Nice (section hôtelière). Po7it-de~Beauvoisin, Reims, Roubaix, Rouen (section hôtelière), Saint-Etie)i7ie, 2'oulouse, Tou7'coing.
Écoles dentellières, créées en vertu de la loi du 5 Juillet 4903, au nombre de 92 dans 42 départements et, le plus souvent, en annexe à des écoles primaires ou pratiques. Les principales sont à Paris, Alençon, Argentan, Bailleul (Nord), Caen, Luxeuil, Nannj, Le Pu7j, Saint-Agi'ève {Ardèche) et Vesoul.
Cours professionnels, créés avec le concours des départements, des municipalités et des chambres de commerce, en vertu de la loi du 25 juillet 1919, au nombre de 146 dans les départements suivants : Ain, Bouches-du-Rhône, Cher, Drôyne, Gh'onde, Haute- Garoyine, Haute-Vienyie, Ille-et-Vilaine, Isère, Loire, Loire-Diferieure, Meurthe-et-Moselle, Nord, Pas-de- Calais, Saône-et-Loire, Sevie et Seine-Inférieure. Ils sont destinés à donner un apprentissage méthodique et rationnel aux jeunes gens employés dans le commerce et dans l'industrie et aont obligatoires.
École des hautes études commerciales, à Paris, fondée par la Chambre de commerce et reconnue par l'Eiat. Forme des négociants et des agents consulaires. Admission par voie d’examen. Candidats âgés de 17 ans au moins ; internes et demipensionnaires, externes. Durée des études : 2 ans.
École supérieure pratique de commerce et d’industrie, à Paris, forme des agents commerciaux, «acheteurs, chefs de rayon, représentants, etc. Admission à 13 ans sur examen. Diplôme après 3 «ans d'études. Section coloniale d’exportation et hôtelière.
Écoles supérieures de commerce, administrées par les chambres de commerce, sous le contrôle de l'Etat. Elles forment des directeurs de maisons et chefs de magasins. Admission à 15 ans sur examen et diplôme après 2 ans d’études. Ces écoles existent à Alger, Boy'deaux, Cleymioyit-Ferrayid, Dijo7i, Le Havre, Lille, Lyfon, Marseille, Mo7itpellier, Naiicy, N mites, Roueii, Toulouse. Une école de filles existe à Lille.
Écoles commerciales, identiques aux précédentes, avec 4 ou 3 ans d'études. Il en existe 3 à Palis, 2 de garçons (rive droite et rive gauche), 1 de filles.
Ecole de haut enseignement commercial,
pour jeunes filles, à Paris (Conservatoire national des arts et métiers). Enseignement supérieur.
Écoles des hautes études techniques, à Lyon, identique à la précédente.
Écoles professionnelles de la ville de Paris. Elles donnent l'enseignement primaire supérieur et un enseignement technique spécialisé: Diderot (fer), Boutie (meuble), Estieyxne (imprimerie), Doriayi (fer et bois) ; école ynunitipale des arts appliqués (céramique, sculpture sur bois, impression sur étoffes, moiUage, etc.) ; plus 6 écoles de filles où les élèves se spécialisent dans la broderie, la mode, la lingerie, etc.
École municipale de physique et de chimie industrielles, fondée par la ville de Paris et destinée à former des ingénieurs physiciens et chimistes pour l'industrie privée. Les candidats doivent avoir de 16 à 19 ans. Durée des études : 3 ans.
Ecoles de chimie. Il existe une de ces écoles à Lyon, qui enseigne la chimie industrielle (durée des études, 3 ans) ; une autre â Bordeaux, qui enseigne la chimie industrielle et agricole (durée des études, 2 ans) ; une autre à Rouen (durée des études, 2 ans), pour la chimie industrielle.
École centrale lyonnaise, placée sous le patrontige de la chambre de commerce de Lyon. Elle facilite aux jeunes gens (âgés de 16 ans au moins) l'accès des carrières indus Irielles. Diplôme après 2 ans d’él-udes.
e) Beaux-Arts.
École du Louvre. On désigne sous ce nom l'ensemble des cours faits dans le palais du Louvre sur l'archéologie et les civilisations de l'antiquité.
Ecole nationale supérieure des beaux-arts, à Prtr/s. Fondée en 1648 sous le titre d’Ecole académique. Elle a reçu son titre actuel en 1793j Les élèves, âgés de 15 à 30 ans. sont admis après examen dans l'une des sections de peinture (qui comprend aussi la gravure en taille-douce), de sculpture (qui comprend aussi la gravure en médailles et en pierres fines), et d'architecture. Elle prépare les artistes aux différents concours pour le grand prix de Rome. Elle est sise à Paris, rue Bonaparte.
École nationale des arts décoratifs, à Paris. Fondée en 1765, elle forme des artistes décorateurs et des dessinateurs industriels, dans deux sections (jeunes gens et jeunes fillesj. L'enseignement est gratuit pour les jeunes gens âgés de 13 à 30 ans et les jeunes filles de 13 à 23 ans.
École des beaux-arts. Elles ont pour but de former des artistes et donnent l’enseignement des beaux-arts.
Elles sont nati07iales à Lyon, Alger, Dijon.
Elies sont l'égionales à Amiens, Clerrnonl-Ferrand, Montpellier. Nancy. Rennes. Rouen et Saint-Etienne.
Elles sont 77iu7iicipales à Angers, Avignon, Besançon, Bordeaux, Caen, Grenoble, Lille, Marseille, Nantes, Le Havre, Poitiers, Tourcoing et Toulon.
Écoles des arts décoratifs. Elles donnent renseignement de l'art appliqué â l'industrie et préparent des décorateurs pour les spécialités locales. Les écoles nationales sont à Aubusson (tapisserie), Boui'ges, Limoges (céramique), Nice, Calais (dentelle;, Roubaix (tissage) et S ahxt- Etienne (rubans et armes).
Conservatoire national de musique et de déclamation, pour l’enseignement gratuit de la musique vocale et in.strumentale et de la déclamation dranicatique et lyrique, de l’harmonie, de la composition, etc. Admission par voie d’examen. Il y a un minimum et un maximum d'âge pour chaque classe.
École française d’Athènes, fondée en 1846, pour perfectionner des professeurs âgés de moins de 30 ans (docteurs ès lettres ou agrégés des lettres, de grammaire, de philosophie ou d'histoire), dans la langue, l'histoire et l’archéologie grecques. La durée du séjour à Athènes est de 3 ans au plus. Les membres de l'Ecole d’Athènes jouissent d'un traitement annuel.
École française archéologique de Rome.
fondée au palais Farnèse (1874). Elle est aux antiquités latines ce qu'est l'Ecole d’Athènes aux antiquités grecques.
École française d’extrême Orient, fondée en 1898 par arrêté de Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine, et définitivement constituée par décret présidentiel de 19ül. Elle est, pour tout ce qui touche aux pays si divers compris sous cette dénomination d’extrême Orient, ce que les écoles françaises d'Athènes et de Rome sont pour les connaiss<ances grecques et latines.
École de Rome ou Académie de France à Rome {villa Médicis). Elle reçoit pendant 3 ans les architectes, sculpteurs, peintres, graveurs et musiciens qui ont obtenu le graxxd prix de Roxne.
Institut français d’archéologie orientale du Caire. Le décret du 28 décembre 1880 avait institué au Caire une mission permanente, ayant pour objet rétude des antiquités orientales. Cette mission permanente est devenue ïhxstitut français d'ay'chéologie oriexitale, dont le siège a été maintenu au Caire, que la loi du 13 avril 1898 (art. 74) a investi de la personnalité civile et financière, et qui a été oi'ganisé par décret du 17 mai saiv«ant. Ses membres publient le résultat de leurs travaux.
École de céramique, à Sèvres (Seine). Annexée â la manufacture nationale de porcelaine, elle a pour objet de former des arti.stes et des artisans céramistes. Les candidats, âgés de 16 à 17 ans, entrent par voie de concours. Durée des études :
4 ans.
École d’art décoratif de la manufacture de Beauvais (Oise). Elle prépare à l'art de la tapisserie. Les jeunes gens sont admis de 12 à 13 ans.
École de la manufacture nationale des Gobelins, à Paris. Elle comprend un cours élémentaire, ouvert aux habitants du quartier, et une école de tapisserie où se forment les apprentis tapissiers et artistes des Gobelins.
yil. Mmistère de l'Hygièoxe et de VAssistaxxce.
Écoles ou institutions nationales de sourdsmuets, à Paxis, Box'deaux et Chambéry. Los enfants
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admis dans ces écoles à partir de 6 ans reçoivent, avec les soins médicaux, l'instruction élémentaire et professionnelle.
Écoles ou institutions nationales de jeunes aveugles, à Paris (Institution nationalci et à Saint-Mandé (Ecole Braille). Les jeunes aveugles y sont admis à partir de 10 ans et y reçoivent avec, l'instruction primaire une éducation artistique et professionnelle. Les cours durent 8 ans pour les élèves musiciens et 5 ans pour les élèves ouvriers.
■VIII. Ministère de Injustice (Grande chancellerie de la Légion d'honneur).
Ecoles ou maisons d’éducation de la Légion d’honneur. Le décret du décembre 1920 a réorganisé complètement la maison d'éducation de la Légion d'honneur en faisant disparaître l'inégalité entre les maisons et en réformant l'enseignement. Les trois maisons de Saint-Denis, Ecouen et Les Loues reçoivent 800 élèves gratuites et 110 élèves payantes, choisies parmi les filles de légionnaires, orphelines ou appartenant à des familles nombreuses, âgées de 12 ans et munies du certificat d'études primaires. Les élèves entrent d'abord à Ecouen ou aux Loges, où elles reçoivent l'instruction primaire supérieure pendant 3 ans. Après quoi, elles entrent à Saint-Denis, où on leur donne un enseignement plus élevé en vue du brevet et des notions professionnelles et artistiques.