QUANTITÉ
en grammes par 24 heures.
1 jour .
2 jours .
3 jours .
4 jours .
1 mois .
2 mois .
3 mois .
4 mois .
5 à 10 mois .
Au delà environ lhi,25 par 24 heures.
de très bons résultats. Dans tous les cas. l’allaite ment doit être exclusif pendant 6 à 8 mois ; il se fera systématiquement, à des heures et par quantités déterminées par l'âge de l'enfant. Après cette première période, on remplace insensiblement les tetées par des potages légers et très courts : cette seconde période doit être très surveillée, pour permettre de revenir au lait exclusivement au moindre incident. Le tableau ci-joint indique les quantités de lait nécessaires à l'enfant au biberon suivant son âge. Quand on ne peut être sûr de la provenance du lait, ce qui est le cas le plus fréquent, surtout dans les villes, il vaut mieux le stériliser ; dans le cas contraire, le lait cru est de beaucoup .préférable. V. SEVRAGE.
£lllait6r [a-lè-té] v. a. Nourrir de son lait, allamande ou allamanda [«-ia] n. f.
Genre de plantes de la famille des apocynacées, renfermant des arbrisseaux de l'Amérique tropicale, à belles fleurs jaunes, que l'on cultive dans les serres chaudes et qu'on multiplie par boutures,
alla militare loc. ital. signif. A la mili¬
taire, et qui, placée en tête d'un .morceau de musique, indique qu’il faut l’exécuter dans un mouvement net et vif, à la manière des marches militaires.
AllaiLy comm. de la Drôme, arr. et à 7 kil. de Montélimar, près du Rhône ; 82U h. Eaux minérales bicarbonatées, employées dans les affections cutanées.
AHeu (sir William), peintre d histoire anglais, né et mort à l-Mimbourg (1782-1850;. Principale œuvre : la Bataille de Waterloo.
Allancîie. ch.-l. de c. (Cantal;, arr. et à îtô kil. de Murat, sur TA //«nc/ie ; 1.760 h. Ch. de f. O. Patrie de l'abbé de Pradt. — Le canton a 12 comm. et 8.950 h.
allant [a-Um], 6 adj. Qui aime le mouvement : une femme fort allante. Qui a de la vigueur : les vieux ne sont plus allants. Subslantiv. Qui va. (N’est plus usité que dans la locution : les allants et venants: s’oppose alors ti celui qui vient.) Entrain : avoir beaucoup d'allant.
a/ll£tXltOlde \a-lan-to-i-de] n, f. (gr. allas, antos, boyau et eidos, forme). Annexe embryonnaire du fœtus, ayant la forme d'un long boyau. Adjectiv. ; la vésicule allantoïde.
allantoïdien, enne Ito-i-di-in, t-ne\ adj. Qui se rapporte à l'allantoïde ; tes vaisseaux allantoïdiens. N. m. 'Vertébré possédant une allantoïde (mammifères, oiseaux, reptiles).
allantoïne n. f. Composé azoté que l'on trouve dans les organismes végétaux.
alla ottava loc. ital. signif. A l'octave, et qui indique qu'un passage doit être exécuté à l'octave inférieure ou supérieure.
Allar (André-Joseph), sculpteur français, né à Toulon en 1845. Membre de l'Académie des beauxarts (1905). On lui doit des œuvres d'un sentiment élevé ; les Adieux d'Alceste; Jeanne d'Arc écoutant les voix; Isis se dévoilant; etc.
Allard ^a-lar] (Jean-François), général français, né à Saint-Tropez, m. à Lahore (1785^-1839). Il entra au service du roi de Lahore Runjeet-Singh, dont il disciplina les troupes à l'européenne.
Allard (Paul), historien français, né à Rouen,
m. à Seneville-sur-Mer (1841-1916), auteur d intéressants travaux sur les premiers temps du christianisme.
Allart [a-lar] (Hortense), dame de «Méritensi femme de lettres française, née â Milan, m. â Mont- Ihéry (1801-1879), auteur de romans et des Enchantements de Prudence, souvenirs littéraires curieux mais sujets à caution.
AllaSSac^ comm. de la Corrèze, arr. et à 16 kil. de Brives ; 4.600 h. Ch. de f. O. Ardoisières.
Allasseur (Jean-Jules), sculpteur français, né à Paris (1818-1903), auteur de statues d’hommes célèbres et de figui’es symboliques pour les monuments de Paris.
Allauclly comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 11 kil. de Marseille; 3.340 h. Huile; craie; ruines du château de Ners.
Aile, riv. de la Pi’usse-Orientale, affl. du Pregel. Passe à Friedland ; cours 200 kil.
allécliailt [al-lé-chan], 6 adj. (de allécher). Attrayant, séduisant'; proposition alléchante.
allèclieinent [al-ie-che-man] n. m. Action d'allécher. (Peu us.)
alléctier \al-lè-chA\ v. a. (du lat. allicere, atti rer. — Se conj. comme accélérer.) Attirer en flattant le goût, lodorat : on allèche les souris avec du lard. Fig. Attirer par le plaisir, l'espoir : le jeu nous allèche.
allée [a-lé]
n. f. Passage étroit. Chemin bordé d'arbres.
Rangée de pierres ou défigurés sculptées, sphinx ou autres . disposées en allées. A liée couverte, alignements de dolmens rangés pour former couloir. Allées et venues, courses réitérées.
allégatiOU [al-lé-g ha-si-on] n. f. Action d'alléguer. Ce qui est allégué, affirmation : une allégation fausse.
allège [al-lè-je] n. f. (de alléger). Embarcation servant au chargement ou au déchargement des navires. Petit mur d'appui, sous la baie d'une fenêtre, moins épais que l'embrasure.
allégeable [al-lé-ja-ble] adj. Qui peut être allégé.
allégeage [al-lé-ja-je] n. m. Action d'alléger, allégeance [al-lé-jan-se] n. f. Adoucissement. Serment d' allégeance, serment de fidélité prêté au roi, en Angleterre,
— Encycl. Au moyen âge, les sujets qui n'étaient pas vassaux prêtaient au roi le serment d'allégeance. Aujourd'hui encore, ce serment est prêté par la magistrature et les membres des corps élus.
allégeas [al-lé-jass\ n. m. Etoffe fabriquée aux Indes (coton et Un).
allégement [al-lé-je-man] n. m. Diminution de poids, de charge : l'allégement d'un navire. Fig. : l' allégement de l'impôt.
alléger [al-lé-jé] v. a. (lat. allevare. — Se conj. comme abré<jer.) Rendre moins lourd : alléger un fardeau. Fig. Rendre moins onéreux, diminuer ; alléger les impôts, le chagrin; rendre moins chargé : alléger une voiture, tes contribuables. Ant. Alourdir.
Allée couverte.
All6gllRIiy, V. des Etats-Unis (Pensylvanie), sur rOhio, en face dePittsburg ; 138'.000 h. Fabriques.
Alleghanys [ni] ou Apalaches (monts).
grande chaîne de montagnes de l’Amérique du Nord (Etats-Unis), s'étendant parallèlement à la côte de l’Atlantique, sur une longueur de 2.000 kil. environ ; 1.000 m. d'altitude moyenne. Belles forêts. Importants gîtes de houille, fer, plomb, or, bitume, anthracite, pétrole.
allègir [al-lé] v. a. Diminuer le volume : allégir une pièce de bois.
allégorie [al-lé-gho-rî] n, Fiction, apologue, parabole. qui présente un objet â l'esprit, de manière â éveiller la pensée d un autre objet :
en cachant la Vérité au fond d'un puits, les poètes ont fait une allégorie, Peinture ou sculpture représentant une idée abstraite : un squelette armé d'une faux est une allégorie de la Mort. Ouvrage dont le sujet et les personnages sont empruntés à une fiction allégorique : le Roman de la
allegoria).
Allégorie (lu Moi'l).
Rose, en France, le "Voyage du pèlerin de ce monde au monde à venir, en Angleterre, sont les chefsd'œuvre de l'allégorie.
— E.vcygl. En poésie, le mot allégorie s’applique particulièrement aux fictions où des êtres moraux sont personnifiés : telle est \a. Mollesse dans le Lutrin de Boileau, l'Envie dans la. II enriade de Voltaire. L'allégorie est aussi d'un usage fréquent dans les arts. Des artistes comme Michel-Ange, Raphaël, A. Dûi’er, Poussin, Rubens en ont tiré un grand parti.
allégorique [al-lé] adj. Qui appartient à l’allégorie, qui tient de l'allégorie : discours allégorique. allégoriquement \al-lé, ke-man] adv. Par
allégorie.
allégorisation [al-lé, jza-si-on] n. f. Représentation allégorique.
allégoriser [al-lé, zé\ v. a. Donner un sens allégorique; expliquer par des allégories : un allé- (jorise V Ancien 2'estament.
allégoriseur [al-lé, zeur] n. m. Qui voit partout des allégories. Qui explique les choses allégoriquement.
allégorisme [al-lé-gho-ris-me] n. m. Etat d'une chose présentée allégoriquement. Manie, abus de l'allégorie : l'allégorisme fleurit chez les Orientaux.
allégoriste [al-lé-gho-ris-té\ n. m. Celui qui explique un texte, un auteur dans un sens allégorique.
Allegrain, famille d'artistes français, à laquelle appartiennent notamment : Etienne, né et m. â Paris (1653-1736), peintre et graveur distingué, auteur de paysages historiques, et son petit-fils Christophe-Gabriel, né et m. à Paris (1710-1795), qui a traité des sujets mythologiques.
allègre [al-lè-gre] adj. (du lat. alacer, vif). Dispos, agile : la santé, le succès rendent allègre.
Allègre, ch.-l. de c. (Haute-Loire), arr. et â 21 kil. du Puy, près du cratère éteint des Bories ; 1.680 h. Dentelles. Ch. de f. P. L. M. — Le cant. a 7 comm. et 7.750 h.
allègrement [al-lé-gre-ma'o] adv. D'une raanière allègre, vive, décidée, avec courage '.supporter allègrement une infortune.
allégresse [a,l-lé-grè-sè\ n. f. Grande joie qui se manifeste extérieurement : chants d'allégresse.
anégretto lal-lé-grè-to] adv. (m. ital.). Mus. Diminutif de allégro, indiquant un mouvement d'une rapidité modérée, qui tient le milieu entre V andante et l'allégro. N. m. Air d'un mouvement gracieux et léger. l’I. des allégrettos.
Allegri, nom de famille du Corrège.
Allegri (Gregorio), compositeur de musique religieuse italien, né et m. à Rome (1587-1662), auteur d’un Miserere célèbre, dont les papes avaient défendu de donner copie, mais que Mozart enfant réussit à reconstituer après l’avoir entendu deux fois seulement.
allégro [al-lé] adv.
(m. ital.). Mus. Mot qui indique un degré de vitesse assez vif dans le mouvement des morceaux. N. m. Air ou partie d'un air chanté ou joué dans ce mouvement :yoM('r un allégro.
PI. des allégros.
alléguer [al-lé-ghe\
V. a. (lat. ailegare. — Se conj. comme accélérer.) Citer une autorité : alléguer un texte de loi. Mettre en avant, prétexter : alléguer des raisons.
a.lléluiâ> \al-lé-lui-ia] n. m. (hébr. halelu, louez, et lah, Dieu). Mot hébreu qui signifie louez Dieu, et qui marque l'allégresse. Petit morceau liturgique placé à la suite du graduel ; dans la messe. Fig. Entonner l'alléluia, louer quelqu'un outre mesure. PI. des alléluias.
alléluid [al-lé-lui-ia] n. m. Plante qui fleurit vers Pâques (d’où son nom], et dont les feuilles ont un goût aigrelet. PI. des alléluias.
Allemagne, Etat fédéral constitutionnel de l'Europe centrale, capit. Berlin.
— I. Géographie. U Allemagne ou Empire républicain allemand a une superficie de 440.090 kil.carr., et une population de 60.000.000 d'h. {Allemands\. La partie méridionale, ou haute Allemagne, sillonnée par d'importants massifs montagneux (monts de Bohême, Harz, Eifel), est d'une grande richesse minéralogique : houille, plomb, étain, fer, zinc, etc. L'industrie et l’agriculture y sont très développées. La partie septentrionale, ou basse Allemagne, forme une plaine sablonneuse ou marécageuse, mais bien cultivée. Principaux fleuves, dont la plupart naissent hors de l'Allemagne : Rhin, Oder, Elbe, Weser, Danube. L’Allemagne est devenue une grande puissance industrielle, grâce à ses riches gisements de houille et de minerais divers. La Westphalie, la Saxe et la Silésie constituent trois centres considérables pour les travaux métallurgiques : aciéries, fabrication de machines-outils, etc. Il exi.ste de grands chantiers de constructions navales h Hambourg, à Brème et à Steltin ; d’importantes filatures de colon, jute, etc., en Silésie et en Saxe, où fleurit aussi l'industrie de la porcelaine. Enfin, l'organisation de l'enseignement technique a permis, à l’Allemagne de prendre une place prépondérante dans les industries relevant de la chimie. Le gouvernement allemand avait clicrché à ouvrir à son commerce et à son industrie de nouveaux débouchés en fondant des colonies (Togoland. Cameroun, Afrique-Occidentale, Est-Africain, Kiao-Tchéou, Nouvelle-Guinée, archipel Bismarck, îles Salomon et Marshall, etc.), en développant sa marine et en organisant un système complet de canaux intérieurs. Mais l’Allemagne a perdu toutes ses colonies au cours de la Grande Guerre (1914-1918).
L’Allemagne comprend les Etats de Prusée, Bavière, Saxe, Wurtemberg, Bade, liesse, Mecklernbourg-Schwerin, Saxe- Weimar, Mecklembourg-Strelitz. Oldenbourg, Brunswick, Saxe-Meiningen, Saxe- Altenbourg, Saxe-Cobourg-et-Gotha, Anhalt, Schwarzbourg-Sondershausen, Waldeck, Reuss (ligne ainée), Rcuss (ligne cadette), Schaumbourg- Lippe, Lippe, Lubeck, Brème, Hambourg. Chacun de ces Etats a un gouvernement et un parlement spéciaux, mais il nomme des députés dont la réunion formait le Reichstag, qui délibérait sur les affaires communes. Le Reichstag partageait le pouvoir législatif avec le Bundesrath (Conseil fédéral). Une Assemblée natio-
LiROUSSE UNIVERSEL,