V. a. Purger avec l’ellébore
Elleviou ( François ), célèbre chanteur français, né à Rennes, m. à Paris (1769-1842). Il fit applaudir dans le répertoire de
l’opéra-comique une remarquable voix de basse-taille.
EllezelleS, v. de Belgique (Hainaut), sur un affluent de la Dendre ; 5.S0Ü h. Filatures.
Elllaut, comm. du Finistère, arr. et à IB kil. de Quimper, au-dessus du Jet, affl. de l’Odet ; 3.990 h. Ch. de f.
Ellice, archipel madréporique d’Océanie , au iN. des Fidji, dont il dépend ; 2.500 h. A l'Angleterre.
Ellignies-Sainte-Anne, eomm. de Belgique (Ilainaut, arr. d’Ath) ; 1.230 h. Bonneterie.
Elliot [of’] (Georges-Auguste), baron Hatfield. général anglais, né à Stobs, m. à. Aix-la-Chapelle (1717-1790). Il défendit avec éclat Gibraltar contre les forces combinées de la France et de l’Espagne.
Elliott (Ebenezer) , poète populaire anglais, surnommé le Forgeron de Sbef (ield, né à Masborough, m. à Great .Iloughton (1781-1849). Sa poésie révèle un sentiment très vif de la nature et une pitié profonde pour les souffrances des malheureux.
ellipse [è-lip-se] n. f. (gr. elleipsis). Géom. Courbe fermée, dont chaque point est tel que la somme de ses distances à deux points fixes appelés foyers est constante : La terre décrit une ellipse en tournant autour du soleil. Gram. Figure par laquelle on supprime un ou plusieurs mots qui ne sont pas indispensables pour l’intelligence de la phrase, comme : le crime fait la honte, et non pas l’échafaud (c’est-à-dire : l'échafaud ne fait pas la honte). Ant. Pléonasme.
— Encycl. Géom. L’ellipse a deux axes de symétrie et un centre situé à leur rencontre ; l’équation de la courbe rapportée à ses deux axes est :
£! J- ÎL’ — I a'‘ ^ b^ —
Æ et 6 étant les demi-axes de la courbe.
L’ellipse peut être construite soit par points, soit
d’un mouvement eon- . . . . . -g
tinu. Pour tracer une ,, ellipse sur le terrain, / on plante en terre deux [ piquets A et B ; ces pi quels forment lesfoyei's de l’ellipse à tracer. On passe sur ces deux piquets une corde sans fin ABC, que l’on tend à l’aide d’un troisième piquet mobile C, puis, en maintenant la corde bien tendue, on trace Tellipse avec le piquet mobile.
L'ellipse peut être considérée comme la projection d’un cercle sur un plan ; son aire est donnée par la for- Ellipse ; A.\', grand axe ; BD' petit mule S — Tzab, étant . ppf fQygj. . o, centre,
le rapport 3,1416 de la i i
circonférence à son diamètre, a et 6 les demi-axes de 1 ellipse.
ellipsographe [èl-lip-so] n. m. (de ellijise, et du gr. graphein, décrire). Instrument permettant de tracer des ellipses d'un mouvement continu.
ellipsoïdal, e, aux ^èl-Up-so-i] adj. Math . Qui a la forme d’une ellipse ou d’un ellipsoïde : courbe ellipsoïdale.
ellipsoïde ièl-lip-so-i-de\ adj. Géom. Qui ressemble à une ellipse. N. m. Ellipso'fde de révolution, solide engendré par la révolution d'une demi-ellipse autour de l’un de ses axes. Ellipsoïde aplati, celui qui est engendré par la révolution d une demiellipse autour de son petit axe ; la terre a la forme d un ellipsoïde aplati. Ellipsoïde allongé, celui qui
A, B, piquets fixes ; C, piquet mobile ; .A B C, corde.
est engendré par la révolution d’une demi-ellipse autour de son grand axe.
— Encycl. La forme de l'ellipsoïde terrestre est mise en évidence par les mesures darcs de méridien : on constate que la longueur d'un degré, depuis l’équateur jusqu'au pôle, va en croissant. On admet généralement pour les dimensions de ses axes ; demi-grand axe 6378249“, 2;
demi -petit axe = 6356315“.
ellipsosperme [èl-Up-so-spér-me] adj. (de ellipse. et du gr. sperma, semence). Bot. Dont les graines sont elliptiques.
ellipticité [èl-lip] n. f. Forme elliptique : i'ellipticité de l'orbe solaire.
elliptique [U-lip] adj. Géom. Qui se rapporte à l’ellipse. En forme d'ellipse : courbe ellipligue. Gram. Qui renferme une ellipse ; phrase elliptique. Proposition elliptique, proposition dont un des éléments principaux (sujet, verbe, attribut) est sousentendu ; je plie et (je) ne romps pas ; François était franc, et Charîes-Quint (était) dissimulé ; le chien est J’animai) le plus fidèle des animaux^ elliptiquement [èl-lip-ti-ke-man] adv. Par ellipse : s'exprimer .ellipt'iquement.
E llis [éf-iiss] (John), naturaliste anglais, né et m. à Londres (1710-1776). Il s’occupa surtout de l’étude des zoophytes.
Ellis 'William), missionnaire protestant et voyageur anglais, né et m. à Londres (1794-1892). 11 prêcha dans les iles polynésiennes et à Madagascar, où il lutta contre l'influence française.
Ellitchpour ou Illatchpour, v. de i inde anglaise (Bérar), dans la vallée de la Pourna ; 36.000 h.
Ellora, lieu de l’Etat de Nizam, sur le plateau du Deccan (Inde centrale), célèbre par le tombeau d’Aureng-Zcb et par ses grottes, où sont construits plusieurs des temples souterrains creusés dans la montagne.
Elme (FED Saint-), v. feu.
El-Milia, comm. mixte de l'Algérie, arr. de Constantine ; 51.300 h. Mines de plomb, de cuivre, d’étain, de fer.
Elmina, v. de la colonie anglaise de la Côte de l'Or, sur le golfe de Guinée ; 20.000 h. Huile de palme, or, ivoire. ’
Elmira, v. des Etats-Unis (New-York), sur la rivière Newton ; 32.000 h. Forges.
Elmire, femme d'Orgon, dans le Tartufe de Molière, type de la femme honnête sans pruderie.
elmis [èf-wiïss] n. 'm. Genre d'insectes coléoptères de riiémisphère boréal, comprenant de petites formes noires qui vivent accrochées aux pierres submergées dans les eaux courantes.
Elne, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 13 kil. de Perpignan, non loin du Tech ; 3.600 h. {Elnois). Prise par Philippe le Hardi en 1285. Magnifique cloître du xii® siècle. Ch. de f. Midi.
Éloa. poème allégorique d'Alfred de 'Vigny, une de ses plus touchantes'eréations (1824). Eloa, angefemme, née d’une larme du Christ, s’apitoie sur Satan, l'ange déchu, qu’elle voudrait ramener au bien. Son dévouement va jusqu’au don d'elle-méme, et elle se perd par son sacrifice.
éloctier [ch(\ v. a. Ebranler. (Yx.) élocution [sï-on] n. f. (lat. elocutio ; de eloqui, parler). Manière dont on s'exprime : avoir l'élocution facile. Style. Partie de la rhétorique, qui contient les règles du style.
élocyon n. m. Genre de mammifères appartenant à la famille des canidés et fossiles dans le tertiaire français.
élodicon ou élodion n. m. instrument de musique, précurseur de l'harmonium.
éloge n. m. (lat. elogium). Louange : être avide d'éloges. Discours à la louange de quelqu'un. Etre reçu avec éloges, passer un examen brillamment. Panégyrique : Thomas a prononcé de remarquables éloges. Ant. Blâme, critique.
— Encycl. De toutes les sortes d’éloges, les éloges funèbres sont de beaucoup les plus importants. C’est un usage qu'on trouve établi chez les Hébreux, en Egypte et en Grèce, dès les temps les plus anciens. Des éloges des guerriers morts pour la patrie furent prononcés par Gorgias , Périclès , Lysias , Hypéride. L’éloge funèbre ne fut pas moins en faveur chez les Romains. Avec le christianisme, l’éloge funèbre prend le caractère d'un enseignement doctrinal et d'une prière. V. oraison funèbre et pané-
^'lcs éloges prononcés dans les académies constituent un genre spécial, où se sont distingués des hommes tels que Fontenelle, d'Alembert, Thomas, Condorcet. Cuvier, Mignet, F. Arago, Flourens,
J. Bertrand.
Dans l’antiquité comme dans les temps modernes, des lettrés, des érudits se sont amusés à composer des éloges fictifs de personnages mythologiques, fabuleux, de choses bizarres et inattendues, comme la goutte, la fièvre, la mouche, la calvitie : Isocrate, Lucien. Fronton, Dion Chrysostome ; puis Erasme, Hegendorf, Jérôme Cardan, Rosario, Heinsius, se sont essayés dans ce genre singulier.
Éloge de la folie, ouvrage satirique d’Erasme, puldié à Bâle (1501). Ecrit en un latin élégant, ce livre est une critique enjouée des diverses professions et, en grande partie, du clergé allemand d'avant la Réforme.
Éloges des académiciens, recueil de biographies scientifiques, par Fontenelle ; un des meilleurs livres de ce genre (1708).
Éloges de d’Alembert, recueil de biographies de savants, où l'élégance du style est mise au service d'une science profonde (xvm® s.).
Éloges de Thomas, panégyriques, quelquefois éloquents et majestueux, des membres de l’Académie française (1759-1770).
Éloges historiques, par Flourens, biographies | des principaux savants modernes et analyse de leurs i travaux (1856).
Éloges académiques, par Joseph Bertrand. Ouvrage analogue à celui de Flourens (1890 et 1902).
élogier [ji-é] v. a. (Prend deux i aux deux prem. pers. plur. de Timp. de 1 ind. et du prés, du
subj. ; nous élogiions, que vous élogiiez). Fairj Téloge de. (Peu us.)
élogieusement [ji-eu-ze-man] adv. D'une façon élogieuse. (Peu us.)
éiogieux, euse [ji-eû, eu-ze] adj. Qui est rempli de louanges : paroles élogicuses. Ant. Caustique, critique.
élogiste Ijis-te] n. Auteur d'éloges littéraires. Adjectiv. ; écrivain élogiste. (Peu us.)
Élohlm ou Eloïm Dans la Bible, nom désignant Dieu (dans ce cas, s’écrit avec une majuscule), ou les dieux.
élohlste ou éloïste fïo-is-fe] adj. Se dit des passages de la Bible où Dieu est désigné par le mot Elohim, par opposition à ceux où il reçoit le nom de Jéhovah.
Eloi (saint), né à Chatelac, près de Limoges, orfèvre et trésorier de Clotaire II et de Dagobert, dont il fut le principal ministre, puis évêque de Noyon, où il mourut (588-659). Sa Vie a été écrite par saint Ouen, archevêque de Rouen, son ami. Saint Eloi est le patron des orfèvres et des ouvriers qui font usage du marteau ( forgerons, ferblantiers, maréchaux ferrants, etc.). Fête le 1'"' décembre.
éloigné, e adj. Qui est loin : échéance éloignée. Qui se rapporte à une époque passée depuis longtemps ou encore avenir: souvenirs éloignés; espoir éloigné. Non immédiat : cotises éloignées. Ant. Proche, voisin.
éloignement [gne-man] n. m. Etat de ee qui est loin ; action d’éloïgner, de s’éloigner : l'éloignement rapetisse les objets. Fig. Antipathie : enfant qui montre de l'éloignement pour le travail. En éloignement, dans le lointain, dans l’avenir. Ant. Contiguïté, rapprochement, voisinage.
éloigner [gné] v. a. (du préf. é, et de loin). Envoyer loin : éloigner une lumière trop vive. Ecarter : éloigner un importun. Fig. Rejeter : éloigner l'idée du mal. S’aliéner : éloigner les esprits. S’éloigner V. pr. Aller loin. Ant. Rapprocher.
élongation Igha-si-on] n. f. (lat. elongatio). Méd. Augmentation' accidentelle de la longueur d’un membre ou d'un nerf. Astr. Distance angulaire d'un astre au soleil, par rapportàlaterre.
Distance angulaire d’une planète à une autre. Phys.
Ordonnée (AM =01) d'un point de la courbe sinusoïdale, représentant un mouvement vibratoire : l'élongation maximum porte le nom çi'aniplitude.
— Encycl. On désigne sous le nom d'élongation-. 10 toute luxation qui amène la distension des ligaments articulaires ; 2» un procédé pour réduire par traction les luxations et les fractures ; 3” une méthode qui consiste à [exercer sur les nerfs douloureux des distensions pour calmer des névralgies rebelles.
élORger [jé] V. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il élongea, nous élongeons.) Mar, Etirer : élonger un câble. Longer : élonger une côte,
élongis i ji] n. m. Mar. Pièce de bois de chêne destinée à supporter la hune ou les barres de perroquet et fixée de chaque côté des mâts parallèlement à la quille.
éloquemment Ifca-imzn] adv. Avec éloquence: Malesherbes plaida très éloquemment la cause de Louis XVI. Fig. D’une manière capable d'impressionner.
éloquence {kan-sé\ n. f. (lat. eloquentia ; de eloqui, s’exprimer). Talent de bien dire, d’émouvoir, de persuader : l'éloquence de la chaire, du barreau, de la tribune. Fig. Ce qui touche : éloquence du silence, des larmes. Eloquence du cœur, manière de parler qui s’inspire non de Tart, mais du sentiment et qui, émue, produit l'émotion.
— Encycl. Les Anciens divisaient l'éloquence en trois genres : 1» le genre démonstratif ; 2» le genre délibératif ; 3“ le genre judiciaire. Les modernes ont réparti l'éloquence en cinq branches : 1» l’éloquence de la chaire ; 2» de la tribune ; 3» du barreau ; 4“ académique ; 5“ militaire.
L’éloquence politique et judiciaire fut florissante dans l’antiquité : en Grèce, avec Périclès, Dêmosthène, Eschine ; à Rome, avec Cicéron. Le christianisme fit naître l'éloquence de la chaire, qui, brillante dès les temps anciens chez les Pères grecs (Basile, Chrysostome) et les Pères latins (Ambroise, Augustin), continua d’être cultivée au moyen âge par Pierre l’Ermite, saint Bernard, saint Thomas d'Aquin, saint Bonaventure, etc., pour s’épanouir dans les temps modernes avec des prédicateurs tels que : Bossuet. Bourdaloue, Fénelon, Fléchier, Massillon, Lacordaire le P. Monsabré, le P. Ollivier. L’éloquence politique, éteinte depuis les derniers temps de la république romaine, recommença à tenir le premier rang ; en Angleterre avec lord Chatham, son fils William Pitt, Fox, Burke, Robert Peel, Disraeli, Gladstone ; en France, avec Mirabeau, Barnavo, les Lameth, l'abbé Maury. Camille Desmoulins, Danton, Benjamin Constant, Manuel, le général Foy, Casimir Périer Lamartine, Guyot, Thiers, Ledru-Rollin, Montalembert, Gambetta, de Mun, Clemenceau, Jaurès, Poincaré, Briand. L'éloquence du barreau fut illustrée par de Sèze, Tronchet, Dupin, Dufaure, Allou, Lachaud, Gambetta, Beri-yer, J. Favre, Poincaré, Millerand, Henri Robert.
Éloquence (Dialogues sur V) et particulièrement sur l'éloquence de la chaire, par Fénelon (1718). Ces trois dialogues contiennent des jugements intéressants sur l’antiquité, l’Ecriture, les Pères de 1 Eglise. Fénelon y critique Bourdaloue et y préconise l’homélie.
Éloquence de la chaire (Essai sur V), ouvrage du cardinal Maury ; livre de critique, bien composé, bien écrit, aussi utile qu’intéressant (1810).
éloquent [kan], e adj. Qui a de l'éloquence : un orateur éloquent. Qui est dit avec Moqucnce : les discours éloquents de Démosthéne. Qui impressionna vivement : larmes éloquentes.