V. a. Placer Tencordage
encore [an] adv. (lat.
ad hanc horam). Jusqu'à présent : les superstitions n'ont pas encore disparu.
De nouveau : vous avez échoué ? essayez encore.Davantage, de plus ; et même :
riche, on veut s'enrichir encore ; non seulexnent...
mais exicore. Encore que, loc. conj. Bien que, quoique : encore qu'il soit jeune. Encore.' exclamation qui marque Tétonneraent, l’impatience: encore vous! Et encore! exclamation qui marque une restriction ou exprime l’incrédulité : cet objet vaut au plus mille francs, et encore ! — En poésie, on peut
Étages en enoorbellement.
écrire encor.
encornail [an-kor-na, l mil.] n. m. Mar. Demiréa garnissant une mortaise dans laquelle passe un cordage : l'encornail diminue le frottement du filin.
encorné, e an] adj. Qui a des cornes : boue haut encorné. Qui vient sous la corne du pied du cheval : javart encorné.
encorner [an-kor-né] v. a. Garnir de cornes. Percer, blesser à coups de cornes. Fam. Tromper: encorner son mari.
encornet [axi-kor-nif] n. m. Nom vulgaire de divers calmars employés par les pécheurs de Terre- Neuve comme appât pour la pêche de la morue.
encorneter [an. té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : j' eneomette.) Mettre en cornet. Coiffer d'une cornette.
eneornure [an] n. f. Manière dont les cornes sont implantées.
encotillonner [an, Il mil., o-né] v. a. Fam. Soumettre aux volontés d’une femme.
encotonner [an-ko-to-né] v. a. Garnir, couvrir de coton : la nature encotonne certains fruits délicats.
encouardir v. a. Rendre couard, poltron, encouder [an-kou-déj v. a. Replier en forme de coude: encouder un jeune sarment de vigne.
encouloir [an] n. m. Pièce de bois dans laquelle est ménagée une fente à travers laquelle passe l'étoffe à mesure qu’on la tisse.
encourageant [an. jan], e adj. Qui encourage : un sourire encourageant ; une parole encuurageante. Ant. Décourageant.
ENC
encouragement [mi, jn-man] n. m. Action d’encoiiragen. Ce qui encourage ; dn^me'r, recevoir 4es encouragements. Ant, Découragement.
encourager [an, jé\ v. a. (Prend un e muet apres le g devant a et o ; il encouragea, nous encourageons.) Donner du courage. Favoriser le développement: ÿully encouragea l'agriculture française. Ant. Décourager.
encourir [an] v. a. (Se conj. comme courir.) S'exposer à. Attirer sur soi : Fouguct encourut la disgrâce de Louis XIV.
éneourtinement [an, man] n. m. Action d'encourtiner ; son résultat.
encourtiner [an. né] v. a. Garnir de courtines : encourtiner un autel, im fort.
encouture [«u] n. f. Mar. Disposition des bordages encouturés.
encouturer [an, ré] v. a. tfar. Di.sposer les bordages de telle sorte que chacun dépasse celui qui le précède.
encrage [ou] n. m. Action d'encrer les rouleaux d’une presse d'imprimerie.
encrassement [an-kra-se-mnn] n. m. Action d’encrasser ou de s’encrasser. Son effet.
encrasser [aü-frra-.sé] v. a. Rendre crasseux. S’encrasser v. pr. Devenir crasseux. Ant. Décrasser, encratite n. m. Hist. relig. 'V. Tatien. encravatement [an, man] n. m. Action d'encravater ; état de la personne encravatée.
encrairater [an, té] v. a. Mettre une cravate ; ■encravater un enfant.
encre [an-kre] n. f. (gr. ep7inu?tü7i). Préparation liquide colorée, doqt on se sert pour écrire. Abie/'e d'imprimerie, pâte à base d'huile de lin cuite dont on imprègne les rouleaux des machines à imprimer : l'encre noire est faite avec du noir de fumée. Encre de Chine, composition solide ou liquide de sépia, employée surtout dans le dessin au lavis, et qui a d'abord été fournie par la Chine, Encre sympathique, liquide dont la trace est incolore sur le papier, mais devient visible lorsqu’on la soumet à l action do la chaleur ou à certaines influences chimiques. Encre communicative, encre ordinaire mélangée de gomme et de sucre, et qu'on emploie pour obtenir des copies sur papier non collé, des lettres écrites sur papier ordinaire. Fig. Bouteille à l'encre, affaire obscure, embrouillée. Ecrire de bonne encre, écrire sans ménagement.
— Encyol. Encre argentée. Dissoudre dans très peu d'eau 70 gr. de gortime arabiqiie, puis délayer dans cette solution 8 gr. do blanc de zinc ; ajouter ensuite 20 gr. de bronze d’argent et enfin 8 gr, d'alcool à 90». Pendant ces diverses opérations, malaxer continuellement le mélange.
Encre bleue. Faire bouillir dans 800 c. c. d'eau t50 gr. d'oxyde de cuivre, que l'on mélange avéc 180 gr, de crème de tartre. On fait réduire le liquide de moitié, et l'on ajoute 10 gr. de gomme arabique.
Encre dorée. Faire dissoudre 70 gr. de gomme arabique dans très peu d’eau. Délayer 5 gr. de jaune de chrome dans cette solution. Ajouter 15 gr. de bronze d'or, en ayant soin d'agiter constamment le mélange. En dernier lieu, verser 8 gr. d'alcool à 90», sans cesser de remuer. Conserver cette encre dans un flacon bien bouché.
Encre jaune. Faire à chaud une décoction ou une infusion de différentes substances végétales, telles que le bois jaune, le safran, la gaude, la graine d'Avignon. Ajouter un peu de gomme arabique.
Encre noire. On l’obtient le plus ordinairement par dissolution d’un tannate ou d'un gallate de sesquioxyde de fer dans une eau gommeuse. On prépare d’abord une forte décoction de noix de galle, puis on ajoute de la gomme arabique et enfin, après quelques semaines, une solution de sulfate de fer.
Encre rouge. Dissoudre VA centigr. de carmin dans 300 gr. d’ammoniaque, et ajouter en dernier lieu 10 gr. de gomme arabique. Conserver le liquide dans des flacons bien bouchés.
Encre verte. Faire bouillir après dissolution, dans 500 c. c. d’eau, légèrement gommée, 60 gr. de crème de tartre et 12 gr. d’acétate de cuivre. L’ébullition doit être continuée jusqu'à réduction de moitié du liquide. On filtre l’encre, et on la conserve dans des flacons clos.
Encre violette. 1» Faire dissoudre du violet d'aniline, que. l'on trouve dans le commerce, dans de l'eau un peu gommée. 2» Faire une décoction de 100 parties en poids de bois de Pernambouc et de 30 parties de bois d’Inde dans de l’eau, et ajouter un peu d'alun et de gomme arabique.
Encre à copier (sans presse). Dans 50 gr. d'eau chaude, on dissout 30 gr. de noir d’aniline, puis on ajoute 40 gr. de glycérine et 40 gr. de glucose. On passe alors le mélange à travers un morceau de toile fine. Si, lorsqu’elle est froide, l’encre ainsi obtenue paraît trop épaisse, on ajoute simplement un peu d’eau tiède, tout en remuant constamment le liquide. Lorsqu'on se sert de cette encre, on peut obtenir copie d’une lettre par simple contact, en se servant d’une feuille de copie de lettres, légèrement humectée.
Encre à marquer le linge. Mélanger avec soin 140 gr. de dissolution de potasse caustique avec 130 gr. de chlorure de cuivre. Il se forme immédiatement un précipité:. On décante, puis le précipité est dissous dans une très petite quantité d'ammoniaque. On ajoute dans la dissolution 8 gr. de dextrine. Cette encre s’applique au moyen d’un roseau ou d’un pinceau fin sur la toile à marquer. Dès que la marque est sèche, on passe un fer chaud dessus ; l'encre devient indestructible.
Encre pour étiquettes. Dissoudre 20 gr. de gomme laque bi-une dans une solution chaude de 30 gr. de borax dans 400 o. c. d’eau distillée. Filtrer le liquide. D'autre part, mélanger intimement 10 (rr-, 30 de tanin, 10 !fr., 10 d’acide picrique, 7 gr-, 50 de noir d'aniline soluble (nigrosine), 7 gr. d’eau et 15 gr. d'ammoniaque, Ajouter ce mélange à la solution précédente. On obtient ainsi une belle encre noire, inattaquable même aux acides.
Encre indélébile pour le verre. Faire dissoudre CO gr. de laque brune dans 370 c. c. d'alcool à brûler. D'autre part, 90 gr. d’acide borique dans 030 c.-ê. d'eau distillée chaude. Ajouter la première solution à la seconde, en versant dans le tout 5 gr. de violet de méthyle du commeroe.
Encre sympathique. Faire dissoudre B gr. de ehlo- «ure de cobalt dans 100 c. c. d'eau distillée ; la dis¬
solution est légèrement teintée de rose. Tremper la plume dans ce liquide et écrire à la manière ordinaire sur le papier. Laisser sécher à Tair. La feuille de papier étant ensuite faiblement chauffée, on voit apparaître les caractères avec une teinte d'un beau bleu d azur.
Encre à tampon, rouge, violette ou noire. 1» Dans iS’o. c. d’alcool à 90», faire dissoudre 2 gr. de fuchsine. D'autre part, mélanger 95 gr. de glycérine avec 5 gr. d'acide phénique. En dernier lieu, ajouter à cette dernière mixture la dissolution alcoolique de fuchsine. Imbiber toutes les parties consLitutives du tampon avec ïencre rouge ainsi obtenue. 2» En substituant le violet d'aniline à la fuchsine et dans des proportions semblables, on obtient de l'encre violette. 3» Porter à l'ébullition 75 parties en poids d'eau distillée, dans laquelle on verse 7 parties en poids de glycérine et 3 parties en poids de sirop de sucre, sans discontinuer de faire bouillir le liquide. On ajoute seulement alors 15 parties de noir d'aniline. Sans cette précaution, l’aniline, au lieu de se dissoudre d'une manière complète, se déposerait au fond du vase. On obtient ainsi de Tencre noire.
Taches d'encre sur le papier. On humecte d’abord la tache d’eau acidulée à l’acide chlorydrique (1 p. 10 ', on éponge avec un buvard propre, puis on étale une goutte d'une solution de chlorure de chaux (à 1 p. 10;. Après nouveau passage du buvard on remet un peu d'eau acidulée et Ton sèche définitivement.
Taches d'encre sur le linge. Mélanger intimement tin litre d’acide chlorhydrique très étendu avec 200 gr. d’oxyde d’étain en dissolution, puis, à l'aide d'un morceau de flanelle humecté du liquide, imbiber à plusieurs reprises l’endroit taché. Rincer ensuite à l'eau tiède. Ce procédé s’applique principalement lorsqu'il s’agit d'enlever des taches d’encre à la noix de galle.
encrècliement [an. man] n. m. Ceinture de pieux, protégeant les fondations d'un ouvrage liydraulique.
encrené, e [an] adj. Passé sous le marteau après la seconde chaude, en pariant du fer que l’on forge.
e^crêper [a.n-krè-pi^ V. a. Garnir d un crêpe.
encrer [an-kré] v. a. Charger, enduire, imprégner d'encre.
enc reur [an] adj. m. Qui sert à encrer ; rouleau encreur.
encrier [an-kri-é] n. m. (de eyicrer). Petit vase où l'oii met rencre. Impr. Table carrée, sur laquelle les imprimeurs encrent le rouleau. Réservoir alimentant d’encre grasse les rouleaux encreurs. Allds. iiist. : Rendez l’encrier ! En 1866, les daines de Strasbourg
Eiici im : 1. Forme romaine ; 2. A pompe ; 3. Inversable ; 4. Porlalif, à double fermeture à ressort ; 5. Baïonnette, de poche ; 6. Lentille ; 7. Syphoïde.
offrirent à Ed. Laboulaye, candidat malheureux aux élections du Bas-Rhin, un superbe enc-rier. En J870, Laboulaye s’étant prononcé pour le plébiscite, il en l'ésulta un vif mécontentement dans le monde républicain, et Ranc écrivit un article intitulé : Rendez l'encrier! auquel, depuis lors, on a fait de plaisantes allusions.
encrine [an] n. f. Genre d'échinodermes crinoïdes, dont le plus grand nombre sont fossiles dans le trias. (V. la planche mollusques.)
CHCrinitique [an] adj. Se dit d’un terrain qui renferme des encrinés.
encrivore [^71] adj. (de encre, et du lat. vorare, manger.) Qui détruit les taches d’encre : ime solution saturée d'acide oxalique d ms l'eau contenant 10 p. i 00 d'acide acétique constitue un bon encrivore.
encroisement [an-kroi-ze-man] n. m. (de cncroiser). Action d’encroiser.
encroiser [an-kroi-zè] v. a. 2'echn. Disposer en croix les fils d'une partie ourdie.
encroix [an-kroi] n. m. Division alterne, que le tisserand établit, au moyen de chevilles, entre les fils de chaîne.
encrotter [rtn-Æ'ro-fé] v. a. Remplir décrotté, encrouage [an] n. m. Etat d'un arbre encroué. encroué, e [an] adj. Se dit d'un arbre qui, en tombant, s’embaiTasse dans les branches d'un autre.
encroûtant [an-kroà-tan], G adj. Qui forme une croûte. Revêtu d'une croûte. Pop. Qui abêtit : vie encroûtante.
encroûté, e [an] adj. Couvert de croûtes, de mortier. Fig. Reihpli : encroûté de préjugés. Qui s’enferme dans des habitudes ou des opinions surannées ; abêti. Substantiv. : de vieilles encroûtées.
encroûtement [an, man] n. m. Etat de ce qui est enci’oùté. Fig. Diminution de la vie inteilectuelle.
encroûter [an-kroû-té] v. a. Recouvrir d'une croûte- Enduire un mur de mortier. Abêtir. S’encroûter V. pr. Se couvrir d’une espèce de croûte : les chaudières à vapeur s'encroûtent facilement. Fig. Croupir dans des habitudes, des opinions sottes ou arriérées.
encuirasser \an-kui-ra-sé] V. a. Couvrir d’une cuirasse. Fig. Endurcir.
enculasser [an-ku-la-sé] v. a. Munir d'une culasse : enculasser un fusil.
encuvage [^n] ou encuvement [an, mem] n. m. Action d’cncuver. Ant. Décuvage.
encuvement [an. man] n. m. Topogr. Dépression, de terrain en forme de cuve; trou, bassin.
END
encU'Ver [an-ku-vé] v. a. Mettre en cuve. Ant. Décuver.
encyclie [an-si-klî] n. f. (du gr. en, dans, et kuklos, cercle). Physig. Chacun des cercles concentriques qui se forment sur une eau tranquille, lorsqu'on produit un choc sur quelque point de sa surface. ’
encyclique [an] n. f. (du gr. egkuklos, circulaire). Bulle ou lettre solennelle adressée par le pape au clergé du monde catholique, ou seulement aux évêques d’une même nation. Adj. : lettre encyclique.
— Enoycl. Les décisions que renferment les encycliques en matière de foi et de morale sont irréfonnables. si le pape déclare les imposer à toute l'Eglise. Mais souvent le souverain pontife se propose, dans la publication d’une encyclique, moins de trancher une question dogmatique que de donner des conseils. Comme toutes les bulles, les encycliques sont généralement désignées par les premiers mots du texte latin qui les compose, et la date où elles ont été publiées. Parmi les encycliques les plus importantes du xix» et du xx» siècle, nous citerons les encycliques: Diu salis (J 800), où Pie VII engage les évêques catholiques à maintenir T unité de l'Eglise menacée par les troubles politiques ; Mirari vos (1832), où Grégoire XVI combat l’indifférentisme ; Èostis et nobiscum (1849), où Pie IX condamne les principes du communisme et du socialisme : Quanta confteiamur (1863), où Pie IX affirme les droits du saint-siège sur le domaine de saint l’ierre ; Quanta cura (1864), où IT condamne les théories fondées sur le naturalisme [cette encyclique était accompagnée d’un Sttllabus] ; Æterni Palris (1879), où Léon XIII préconise l'enseignement de la pliilosophie de saint Tliomas ; Rerum novarum .]S91). sur la condition des ouvriers-; Providentissimus Deus (1893), sur l'enseignement biblique ; Vehernenter nos (1906) et Oravissimo officii (1906), où Pie X condamne la séparation de l'Eglise et de TEtat en France ; Pascendi dominici gregis (1907), où il condamne les modernistes.
ency olographe [an] n. m. (du gr. en, dans, kuklos, cercle, et graphein, écrire). Auteur d’une encyclographie.
encyclographie [an. fî] n. f. Coiiecüon de traités sur toutes les branches des sciences ou d une science.
encyclopédie fan, d(] n. f. (du gr. en, dans, kuklos, cercle, et paideia, enseignement). Ensemble complet des connaissances. Ouvrage où Ton traite de toutes les sciences et de tous les arts : f Encyclopédie de Diderot et d'Alembert est l'œuvre maîtresse du xviii» siècle. Vig. Encyclopédie vivante, personne qui possède des connaissances variées. Partie d’un dictionnaire où Ton développe ce qui a rapport à un mot précédemment défini. V. dictionnaire.
Encyclopédie (V), immense publication dirigée par d'Alembert et Diderot, monument scientifique, qui fut une machine de guerre mise au service des doctrines philosophiques du xvin» siècle. L'idée en fut inspirée à Diderot par la Cyclopædia ou Dictionnaire des .Arts et des Sciences, de Chambers (Londres, 17-28;. Tous les novateurs, tous les libres penseurs qui voulaient modifier la société au point de vue religieux et politique s’y rencontrèrent pour élaborer les principes nouveaux et détruire les croyances du passé. De plus, une part très large y fut faite à la technologie (1751-1772). Le Discours préliminaire, rédigé par d'Alembert, est un admirable tableau synthétique des connaissances humaines à la veille de la Révolution, et constitue, à ce point de vue, l’œuvre capitale de la philosophie au XVIII» siècle. D’Alembert y étudie l’origine et les progrès des différentes sciences, qu’il entreprend de classer d’après la faculté maîtresse qu'elles mettent en oeuvre : mémoire, imagination, raison ; et il trace un tableau résumé du développement de l’esprit humain.
Encyclopédie (la Grande), vaste recueil documentaire (31 vol,), publié de 1885 à 1902, et qui sc recommande par les développements donnés aux diverses matières encyclopédiques.
Encyclopédie britannique, onzième édition publiée à Cambridge en 29 volumes (1910), plus trois volumes de siippléments(1911-1921), où chaque article forme un véritable traité.
Encyclopédies aUemandes.Nous citerons, parmi les principales; le Konversations-Lexikon. de Brockhaus, en. 17 volumes, et le Konversations-Lexikon, de Meyer, en 17 volumes.
encyclopédique [an] adj. Qui appartient à l'encyclopédie : dictionnaire encyclopédique.
encyclopédisme [an, dis-me] n. m. Système, principes des encyclopédistes.
encyclopédiste [an, dis-te] n. m. Auteur d’une encyclopédie. Nom donné aux auteurs de la grande encyclopédie du xvm» siècle (d’Alembert, Diderot, Voltaire, Montesquieu, etc.) ; Bayle fut le maître véritable des encyclopédistes. Adjectiv. -.école encyclopédiste.
éney protype [an] adj. (du gr. en, dans, kupros, cuivre, et tupos, empreinte). Gravé sur cuivre. (Peu u.s.').
endartérite [an] n. f. inflammation de la tunique interne des artères.
endaubage fan-dô] n. m. Mise en daube d’une pièce de viande. Viande de bœuf préparée en conserves dans des boîtes de fer-blanc.
endauber [an-dô-bé] v. a. Mettre en daube, endaubeur [an-dô] n. m. Celui qui prépare dos endaubages.
endéans [an-dé-an] prép. Dans Tintervalle, la limite, le délai de. (Vx; encore us. en Belgique.) endécagone adj. et n. m. v. hendécagone. endéchei’ v. a. Pop. Mettre dans la dèche. endémicité [an] n. f. Etat endémique d'une maladie. (Peu us.)
endémie [an-dé-mt] n. f. (du gi’. en, dans, -ot dèmos, peuple). Maladie spéciale à une contrée, ou y régnant d’une façon continue.
endémique [an] adj. Se dit d’une maladie particulière à une conirée : la peste est endémique dunel'flindoustan.
— Encycl. Les maladies endémiques tendent à disparaître sous l’influenoo de l'hygiène. C'est ainsi
END
END
qu'en France la pellagre n'exisfe plus, que le goitre tend à diminuer, et que le dessèchement des maraisamène peu à peu la diminution de la fièvre paludéenne.
endémiquement {an, fce-man] adv. D une façon endémique.
endente [an-dan-te\ n. f. Assemblage de deux pièces encastrées l'une dans l'autre par des dents.
endenté \an-dan-té], e aiij. (de endenter). Qui a des dents. Gens bien endentés, de bon appétit. nias. Se dit des pièces honorables qui sont couvertes de triangles alternés d'émaux différents.
eudentement [an-dan-tc-man] n. m. Action d’endenler.
endenter [an-dan-té\ v. a. Mettre des dents à une roue. Enchâsser l’une dans l'autre deux pièces de bois au moyeu de dents.
endenture [an-dan] n. f. Charte détachée de la souche par une coupure dentelée.
Enderlin (Joseph), sculpteur français, né à Alsch, prés de Bâle, en 1851 : talent classique et solide. .\ citer: la Musique (groupe à l'hôtel de ville de Paris) ; monument de Pasteur (Institut Pasteur).
endermique [an-dir] adj. Méd. Se dit d'une méthode qui consiste à appliquer un médicament sur le derme ; méthode endermique.
endettement [an-dè-te-man] n. m. Action de s’endetter. (Peu us.)
endetter [an-dk-té] v. a. Charger de dettes. S’endetter v. pr. Faire des dettes.
endeuiller [an-deu, U mil., é] V. a. Donner à quelque chose le caractère du deuil, de la tristesse.
endêvé, e [an] adj. et n. (de endéuer]. Endiablé, indiscipliné : un endêvé; un enfant endêvé.
endêver \an-dê-vi] v. n. (de en, et du vx fr. desver, perdre la raison). Fam. Avoir grand dépit, se fâcher. Faire endêver, tourmenter.
endiablé, e [an] adj. et n. Possédé du démon. Inspiré par le démon. (Peu us. en ce sens.) Emporté et ardent : la verve endiablée d'Offenbach.
endiabler [en-dla-blé] v. n. Fam. Enrager, se donner au diable, être furieux.
endiamanté, e [a?!] adj. Orné de diamants ou de choses qui brillent comme le diamant.
endiguement [an-di-ghe-man] ou endigage [an-di-gha-je] n. m. Action d'endiguer.
endiguer \an-di-ghé] V. a. Contenir par des digues : Ta Loire a été sérieusement endiguée.
endimancbement [an, man] n. m. Action d’endimancher.
endimanebier [an, cM] v. a. Revêtir d'habits de fête, d’habits des dimanches.
endi'Ve [an] n. f. (gr. entuhîon). Espèce de chicorée.
— Encycl. La chicorée endive ou simplement endive comprend les chicorées frisées et les scaroles, que l’on cultive en plein air et que l’on fait blanchir soit en les liant, soit en les couvrant de pots à fleurs, de planches assemblées en faîtières, etc.
L'espèce communément appelée endive à Paris est la chicorée de Bruxelles à ■grosse racine, ou witloof, variété de la chicorée sauvage, que l’on cultive sur - couches spéciales, ou dans des bâches, en plein air ou en cave, et qui fournit des feuilles serrées en pomme. Cette même variété fournit également, par une méthode de culture un peu différente, la barbe -de-capucin.
endivisionnement [an, zîo-neman] n. m. Action d’endivisionner : l'endivisionnement de l'artillerie a été établi
endi'visionner [an, zio-né] v. a.
Former les régiments par divisions. Rattacher à une division d'infanterie ( un régiment d'artillerie).
endizeler [a7i, lé] v. a. (de en, et dizeau. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : j'endizèle.) Disposer les gerbes de céréales en dizeaux sur le champ même.
endoblaste [an-do-blas-te] n. m. (du gr. e7idon, au dedans, et blasté, bourgeon). Feuillet interne du blastoderme.
endo branche [an] adj. Qui a les branchies
Endive.
Internes.
endocarde [an] n. m. (du gr. endon, en dedans, et kardia, cœur). Membrane qui tapisse le cœur intérieurement.
— Encycl. L'endocarde fait suite à la tunique interne des veines; par suite, il y a deux endocardes : l'un pour la cavité droite, l’autre pour la cavité gauche. Au point de vue de la structure, 1 endocarde a une couche superficielle épithéliale et une couche profonde conjonctive.
endOCardiaque [an] adj. Se dit des bruits et autres phénomènes qui se produisent à l'intérieur du
coeur.
endocardite [an] n. f. Inflammation de l'endocarde.
— Encycl. L’endocardite est aiguë ou chronique. Aiguë, elle est le plus souvent infectieuse. L’endocardite simple apparaît surtout au cours du rhumatisme articulaire aigu, et se développe d une façon insidieuse. L’endocardite aiguë infectieuse, outre les souffles et les phénomènes d’oppression et de gène, se caractérise par un état t.vpho'idique et l’élévation de la température. L’endocardite chronique donne lieu à des bruits de souffle qui permettent de faire le diagnostic de rétrécissement ou d'insuffisance. Le traitement est des plus variables suivant 1 intensité des symptômes, la nature de l'infection et des lésions.
endocarpe [an] n. m. (du gr. endon. en dedans. et karpos, fruit). Membrane qui enveloppe les graines.
endocarpé, e[a?l]adj. Qulades fructifications à l'intérieur.
endocrâne [a?l] n. m. (du gr. endon, en dedans, et de crâne). Surface interne de la cavité crânienne.
endocrine adj. f. Se dit des glandes â sécrétion interne \ glandes thyroïdes, capsules surrénales, etc.).
endocrinologie [an.jt] n. f. (dugr. endon.cn deda.ns, krincin. sécréter, cl logos, discours). Partie de la physiologie et de la médecine, qui s’occupe des glandes â sécrétion interne.
endoctrinable [a?t-do/£] adj. Qui peut être endoctriné. (Peu us.)
endoctrinement [an-dok, man] n. m. Action d’endoctriner. (Peu us.)
endoctriner [an-dok-tri-né] V. a. Faire la leçon, donner des instructions à. Circonvenir, gagner à ses idées ; endoctriner un électeur hésitant.
endOCtrineur lan-dok] n. m. Celui qui endoctrine : méfions-nous des endoctrincurs.
endoderme [an-do-dàr-nie] n. m. (du gr. endon, au dedans, et derma. peaul. Biol. Couche cellulaire intérieure, limitant l'intestin primitif chez l'embryon. Bot. Assise la plus profonde de l'écorce d.ans la racine, la tige ou la feuille, caractérisée par des cadi'es épaissis qui entourent les cellules, et les font adhérer entre elles.
endodiascopie [an-do-di-as-ko-pf n. f. (du gr. endon, au dedans, dia, au travers, et skopein, examiner). Production des rayons X dans les cavités naturelles au moyen de tubes de Crookes l'eliés à la source électrique par un seul fil, c’est-à-dire fonctionnant sur un seul pôle.
endoénergétique [an, jé-ti-ke] adj. Se dit d’une réaction qui absorbe de l’énergie.
endoestbésie [an-do-ès-té-zî] n. f. (du gr. endon, en dedans, et aisthèsis, sensation). Philos. Sentiment interne.
endogamie [an, mî] n. f. (du gr. endon. au dedans, cl gamos, mariage). Règle qui, chez certains peuples, défend aux membres d une tribu d'épouser les membres d'une autre tribu.
endogène [an] adj. (du gr. endon, au dedans, et gennân, engendrer). Se dit d’un élément anatomique prenant naissance à l’intérieur de l'organe qui l’engendre. Intoxication endogène, intoxication produite dans un organisme par l'accumulation de substances toxiques d’origine. Interne.
endogénèse [an, nè-ze] n. f. (de endogène). Physiol. Production de cellules dans l'intérieur d’autres cellules.
endogone [an] n. m. (du gr. endon. au dedans, et gonè, action d'engendreri. Sporange des mousses, au premier stade de son développement.
endolorir [an] v. a. (du l.at. dolor, douleur). Rendre douloureux' ; blessure qui endolorit la main. Fig : nouvelle qui endolorit le cœur.
endolorissement [an, ri-se-man] n. m. Etat de ce qui est endolori.
endolympbe [an-do-Un-fe] n. f. (du gr. endon, au dedans, et de lymphe). Liquide clair et albumineux, que contient le labyrinthe de l'oreille interne.
endométrite [an] n. f. (du gr. endon, en dedans, et de métrite). Inflammation de la muqueuse de l'utérus.
endomètre [a?i] n. m. Muqueuse de l’utérus, endommagement [an-do-ma-je-man] n. m.
Action d’endommager. Son résultat. (Peu us.)
endommager [an-do-ma-jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il endommagea, nous endommageons). Causer du dommage ; la grêle endommage les récoltes.
endomycose [aîi, ze] n. f. Affection due aux champignons pathogènes du genre endomyces, dont fait partie le champignon du muguet.
endomyque [an-do-mi-ke] ou mieux endomycllUS [an-do-mi-kuss] n. m. Genre de coléoptères aux couleurs vives et tranchées, qui vivent sous les champignons d’arbres, entre les gerçures des écorces. (Une espèce, commune en France, est écarlate avec des taches noires.)
endonéphrite [a7i] n. f. inflammation de l’épithélium rénal. Syn. de néphrite parenchymateuse.
endoparasite [an, zi-te] n. m. Biol. Parasite habitant l’intérieur do son hôte : les larves d'ichneumuns sont endoparasites. i On dit aussi entoparasite.)
endopéricardite [a?x] n. f. inflammation simultanée de l’endocarde et du péricarde.
endopbragmal, e, aux [aîijadj. Qui se rapporte à l'endophragme.
endopbragme [an-do-fragh-mé] n. m. (du gr. endon, au dedans, et phragma, cloison). Chacune des cellules cloisonnées de l'endothoi-ax des crustacés.
endoplasme [an-do-plas-me] n. m. (du gr. endon, au dedans, et plasma, modelé). Partie interne ou centrale du corps cellulaire des êtres monoplastidaires.
endoplaste [an-do-plas-te] n. m. Masse protoplasmique, faisant noyau dans la cellule qui compose le corps des infusoires. Syn. nucléus.
endoplastique [an-do-plas-ti-ke] adj. Qui se rapporte à l'endoplaste.
endoplèvre ra?i] n. f. (du gr. endon, en dedans, et pleura, côte). Bot. Pellicule intérieure de la graine.
endopodite [an] n. m. Appendice qui est une sorte do palpe, inséré près de la base des pattes-mâchoires chez certains crustacés et arachnides.
Endor [an], v. de Palestine, séjour d’une pythonisse célèbre. Celle-ci fut consultée par SatU la veille de la bataille de Gelboé, et évoqua l’ombre de Samuel, qui prédit au roi sa défaite et sa mort. [Bible.) Ce sujet a été souvent reproduit par les artistes.
endormant ’Jan-dor-man], G adj. Qui endort, qui porte au sommeil, somnifère. Qui provoque le sommeil par l'ennui : discours endormant.
endormement [an, man] n. m. Assoupissement. Fig. Perte de l’activité.
endormeur, euse [aîi, eu-ze] n. Personne qui endort, qui a l’art d’endormir : médecin hypnotiseur qui est un habile endormeur. Malfaiteur qui endort ses victimes pour mieux les dépouiller. Fig. Personne q\ii cause un grand ennui. Qui berce quelqu’un d'illusions pour endormir son activité. N. m. Ce qui calme ou fait oublier : ce qui engourdit : le tabac est un endormeur de l'énergie humaine. •
endormi, e [an] adj. Qui dort. Fig. Lourd, mou, paresseu:, ; écolier un peu endormi. Substantiv. Personne qui dort : réveillez-vous, belle endormie. Ant. Eveillé, vif.
endormir [an] v- a. Faire dormir : endormir 'un enfant. Fig. Bercer de vaines espérances. Amuser pour tromper : endormir la vigilance. Calmer: endormir la douleur. Ennuyer v ses discours m'endorment. S’endormir v. pr. Se laisser aller au sommeil. Manquer de vigilance. Allus. littér. 'V. soupirer. Ant. Réveiller.
endormissement [an-dor-mi-se-man] n. m.
Assoupissement. CVx.)
endos [an-dé] ou endossement [an-do-seman] n. m. Signature au dos d’un billet à ordre ou d’une lettre de change, pour en transmettre la propriété à une autre personne '(V. endos.sement.)
— Encycl. Dr. L’endossement est le moyen de transmission des lettres de change; il consiste dans l’énonciation, mise au .dos de la lettre de change par le porteur, de la personne à l’ordre de laquelle l’effet sera désormais payable. L’endossement n emporte transmission que s’il est régulier. 11 doit énoncer la date à laquelle il a lieu, la valeur fournie, le nom de celui à l’ordre de qui il est passé. L’endossement irrégulier n’est pas absolument sans effet: il vaut encore comme procuration. L’endossement après l’échéance n’opère aucune transmission s’il y a eu protêt.
L’endossement régulier a pour effet d’obliger l’endosseur à garantir, solidairement avec le débiteur principal, le payement de la lettre de change à son échéance. Tous les endosseurs sont également garants, les uns envers les autres, de la vérité des ordres et de l'effet dont ils signent le transport.
* L’endos en blanc est irrégulier et ne vaut que comme procuration. Tous ceux qui ont signé, accepté ou endossé une lettre de change sont tenus à la garantie solidaire envers le porteur.
Le payement d’une lettre de ehange peut être garanti d'une façon spéciale ; il suffit qu’une tierce personne donne son aval sur la lettre de change même, ou par acte séparé. Le plus souvent, l'aval se donne en ces termes : Bon pour aval. Il n’est pas même nécessaire que ces mots soient écrits de la main de la personne qui s’engage, pourvu qu’elle signe. A moins ' 3 conventions expresses, le donneur d’aval est soumis aux mêmes obligations que la personne qu’il cautionne. Pour conserver son recours contre le donneur d’aval, il est de toute nécessité que le porteur lui dénonce, comme aux endosseurs, le protêt dans les délais légaux.
endoscope tan-dos-ko-pé] n. m. (du gr. endon, au dedans, et skopein. examiner). Méd. Appareil destiné à éclairer, pour la rendre visible, une cavité du corps humain.
endoscopie [an-dos-ko-pt] n. f. Examen de l'intérieur de certains organes ou cavités du corps de l’homme.
endosmomètre [an-dos-mo] n. m. Méd. Instrument qui mesure l’intensité de l'endosmose.
endosmose [an-dos-tnô-zé] n. f. (du gr. endorvdedans, et ôsmos, poussée). Physiq. Courant qui s’établit du dehors au dedans entre deux liquides de densités différentes, séparés par une cloison membraneuse très mince. Méd. Pénétration d’agents médicamenteux sous l'action de l’électricité.
endosmoser [an-dos-mo-zé] v. a. Exercer une action endosmotique.
endosmotique [an-dos-mo] adj. Qui a rapport à l’endosmose : courant endosmotique.
endosperme [an-dos-pèr-mé] n. m. (dugr. endon, à l'intérieur, et sperma, semence). Bot. Partie qui entoure l’embryon à l’intérieur de la graine.
endosperme [an-dos-pèrmié] , e adj. Qui est muni d’un endosperme.
endospore [an-dos-po-re] n. m. (du gr. endon. au dedans, et de .spore). Se dit soit d’une spore endogène, soit du contenu d’une spore.
endosporé [an-dos-po-ré], e adj. Qui a des spores endogènes : ascomycète endosporé.
endossage n. m. Syn. de ENDOSSURE.
endosse [an-do-se] n. f. (de endosser). Responsabilité, peine qui incombe : avoir toute l endosse d'une affaire.
endossement [an-do-se-7wan] n. m. Syn. de