‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 761 sur 1225 · V. HIÉROXYMITES · texte numérisé non relu

V. HIÉROXYMITES

les langues, pour caractériser ceux qui commettent un acte insensé dans le but de se rendre célèbres.

érotématique adj. (du gr. erotèmatikos, interrogatif). Se dit d’une méthode d’argumentation ou d’enseignement qui procède par interrogations : la méthode de Socrate était érotématique.

érotique adj. (du gr. erotikos, de érôs, o'ios, amour). Qui a rapport à l’amour ; les poésies éroti-

Ermont, comm.de Seine-et-Oise.arr.et à 17 kil.de Pontoise; 5.000 h.Ch. def. N. et Et.

Ernani, opéra en 4 actes, de Verdi, paroles de Piave, sur le sujet du drame de Victor Hugo Hernani (1843). La partition est inégale, mais renferme plusieurs morceaux d'une grande beauté. Citons, entre autres : le finale du premier acte ; le septuor : O So7)imo Carlo, page grandiose ; la cavatine : Ernani, viens ! véritable chef-d’œuvre ; etc.

Erne, fleuve d'Irlande, qui sujette dans l’Atlantique, après avoir traversé le lac Erne ; cours 100 kil.

Ernée, ch.-l, de c. (Mayenne), arr. de Mayenne, sur V Ernée, s.-affl, de la Loire ; 5.300 h. lErnacéens). Ch. de f. Et. — Le cant. a fl comm. et 12.840 h.

Ernest-Auguste (prince DE Brunswick- Lunebourq), premier 'électeur de Hanovre (1(129- 1098). Il se signala dans les guerres contre Louis XIV.

Ernest-Auguste, né à Londres, ni. à Hanovre (i771-]8oJ), duc de Cumberland, puis roi de Hanovre, fils de George III, roi d’Angleterre. II se fit remarquer en combattant les armées françaises de la Révolution et de rEmpirc.

Ernesti (Jean-Augusle), philologue et théologien allemand, né à Teinstedt, m. à Leipzig (17U7- 1781). Il a publié des éditions très estimées de Tacite, de Polybe, etc.

Ernestine ^BRA7^cIIE), branche aînée de la maison de Saxe, qui a pour chef Ernest (1-441-1486), fils aîné de Frédéric II, électeur de Saxe. Elle s’opposa longtemps à la branche cadette, ou Albertine, et n’est plus représentée aujourd'hui que par les maisons de ‘Weimar, de Saxe-Meiningen, de Coboui’g- Gotha et d’Altcnbourg.

Ernestine {ordre de la 7naison), ordre de chevalerie saxon, commun aux trois maisons ducales de Ordre de la maison la branche Ernestine. Il fut fondé Ernestine. en 1833 par les ducs de Saxe-Meiningtn-Hildburghausen, de Saxe-Cobourg-Gotha et de Saxe-Altenbourg. Il comprend quatre grades. Le ruban est rouge, bordé de vert.

Ernst (Henri), compositeur et violoniste allemand, né à Brünn, m. à Nice (1814-18G;)'.

érod6r v. a. (lat. erodere). Ronger : l'eau éi'ode le fond dit lit des rivières.

Erondegem, comm. de Belgique (P’iandre- Orientale, arr. d’Alost) ; 1.3G0 h. Filatures, dentelles.

Erôs [ross], nom grec du dieu de l'Amour.

érOSif \zif'. ive adj. Qui produit Térosion : le pouvoir érosif des ylaciers est considérable.

érosion ^zi-on] n. f. (lat. erosio ; de erosus, rongé). Dégradation produite par ce nui érode, ce qui ronge. Dégradation produite sur Técorce terrestre par les agents atmosphériques ; l'eau est le principal Ofjent d'érosion. j\Iéd. Lésion de la peau, légère, d'ordre pathologique ou traumatique.

— Excycl . L'agent principal de Térosion est Teau, agissant sous scs formes multiples.

Les eaux de pluie mordent sur les versants des coteaux et des montagnes, entraînant avec elles les parties les plus meubles du terrain, et adoucissent ainsi les pentes et les arêtes. Sous forme de torrents elles creusent d'immenses bassins de réception, et approfondissent d'étroites gorges ; sous forme de rivières et de réseaux fluviaux, elles creusent les vallées.

Plus énergique que Térosion des eaux courantes, Térosion glaciaire s'exerce sur des espaces plus restreints. On lui doit le creusement de nombreuses vallées des hautes montagnes, facilement reconnaissables aux stries qui labourent leur fond.

L’érosion des eaux marines a pour résultat la désagrégation des falaises et même des côtes rocheuses, compensée d’ailleurs par le dépôt d'alluvions sur les plages basses.

Enfin, le vent lui-même contribue, dans les régions mal arrosées, à la régularisation du profil terrestre par le transport des sables, dont le frottement continu érode les roches les plus dures.

ErostratC) Ephésien obscur, qui, voulant, à l'exemple des conquérants, se rcmlrc immortel par une destruction mémorable, incendia le temple de Diane à Ephèse, une des sept merveilles du monde, la nuit même où naqui* Alexandre (356 av. J.-C.). Les Ephésiens, indignés, rendirent un décret qui défendait, sous peine de mort, de prononcer le nom d'Erostrate : c'était le meilleur moyen de lui assurer l'immortalité. Depuis, ce nom est passé dans toutes

Palais de TErmitage.

ques de Catulle. Licencieux, libidineux : tableau à sujet érotique.

érotiquement [ke-man] adv. D’une manière érotique.

érotisme [tis-me] n. m. Méd. Amour maladif. Recherche de la' sensualité.

érotomane ou érotomaniaqueadj. etn.

Se dit d'une personne atteinte d'érotomanie : tes éro tomanessont des l'omanesques, des maladifs, qui ont un culte idéal, et souvent pour un être imaijinaire.

érotomanie \nî] n. f. (du gr. eràs, ôtos, amour, et mania, folie). Désordre mental, caractérisé par la prédominance des idées amoureuses ou sexuelles.

Erpe, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alost) ; 2.800 h.

Erpen [pèn] (Thomas ’Van), orientaliste hollandais, né à Gorkum, m. à Leyde (1684-1624).

erpétologie ou herpétologie [èr,jt] n. f. (du gr. herpeton, reptile, et logos, discours). Science, partie de Thistoire naturelle, qui traite des reptiles. (V. REPTILES.)

erpétologique adj. Qui se rapporte à Terpétologie ; collections erpétologiques.

erpétologiste [èr, jis-te] n. Naturaliste qui étudie les reptiles.

erpéton [èrj n. m. (m. gr. signif. reptile). Genre de reptiles ophidiens non venimeux, dont le museau tronqué porte deux appendices charnus et écailleux. (L’ erpéton, qui atteint une longueur de 1 mètre, est vivipare et presque complètement aquatique.)

Erp - Querbs,

comm. de Belgique ( Brabant ) , sur un sous-affl. de la Dyle ;

Erquelinnes, Erpéton.

comm. de Belgique

(Hainaut) ; 2.510 h. Station-douane sur la ligne ferrée Paris-Cologne.

Erquinghem-sur-la-Lys, comm. du Nord, arr. et à 15 kil. de Lille, sur la Lys ; 2.790 b. Ch. de f. N. Détruite pendant la Grande Guerre.

Erquy, comm. des Côtes-du-Nord. arr. et à 35 kil. de Saint-Brieuc, sur la baie de Saint-Bi-ieuc ; 2.940 h. Port de pêche.

errant \è-ran\, e adj. (du lat. errare). Relig. Egaré, tombé dans l’erreur : nos frères erranis. Substantiv. : la multitude des errants.

errant [è-ran], e adj. (de errer). Qui va çà et là ; troupeaux errants. Nomade, qui n’a pas de demeure fixe ; tribus errantes. Qui prend des directions variées ; poussé de côté et d’autre : une barque errante. Qui va d’un objet à l’autre ; désirs errants. Chevalier errant, chevalier qui allait de pays en pays pour chercher des aventures et redresser les torts. (V. JUIF.) Ant. Fixe, sédentaire.

errare humanum est, loc. Int. signif. Il est de la nature de l'homme de se ti omper. S'emploie pour expliquer, pour pallier une faute, une chute morale. (On ajoute quelquefois, le plus souvent par plaisanterie : perseverare tantum diabolicum [seule la persévérance dans l’erreur est le fait du diable).)

errata [èr-ra] n. m. invar, (du lat. erratum, erreur). Liste des fautes survenues dans Timpressiun d'un ouvrage ; dresser un errata, des errata. (On emploie erratum, sing. lat. de errata, quand il n y a qu’une faute à corriger.)

erratique fèr-ra] adj. (du lat. errare, errer). Jlléd. Qui n’a pas de siège fixe : douleurs erratiques. Intermittent, irrégulier ; fièvre erratique. Géol. Roche, bloc erratique, bloc qui se trouve transporté, en général par les glaces, à une grande distance de son gisement naturel.

erratum [èr-ra-tom'] n. m. (mot lat.). Faute commise dans un volume : découvrir un erratum; le premier, le deuxième erratum de Verrata. V. errata.

ErraZUriZ (Federico), homme d'Etat chilien (1823-1877), président de la république du Chili de 1871 à 1876. — Son fils. Federico (1850-1901'. prit part à la révolution qui abolit la dictature de Halmaceda ; il fut président de la république chilienne, de 1896 à 1901.

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