‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 786 sur 1225 · Arlésienne. — 9. Basque · texte numérisé non relu

Arlésienne. — 9. Basque

- 18. Ours blanc. — 19. Phoque

- 2G. Ours brun. — 27. Loup. —

- 3G. Cerf. — 37. Chevreuil et

- 44. Cigogne. — 45. Héron. — 52. Grands ducs.

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losophie et les seiences. II subit l'influence (1 Anaxagore, de Pi’otagoras ; était l'ami d’Alcibiade, et fut en butte aux railleries d’Aristophane. Il était célèbre par sa haine des femmes, bien qu'il se fût marié deux fois. 'Vers la (in de sa vie, il se retira à la cour d’Archélaüs, roi de Macédoine, et il y mourut. D'après la légende, il fut dévoré par des chiens près d’Amphipolis, ou tué par des femmes. On lui doit un grand nombre de pièces, parmi lesquelles il faut citer : Alceste, Médée,

Hippolyte, Andromaque, les l’royennes, Electre, Iphigénie en Tauride,

Iphigénie à Aulis, les Bacchantes, Hécube, Ion, etc. On lui a reproché l’abus de l’analyse psychologique, du pathétique de convention, la conduite irrégulière de son action dramatique, et les longs discours de ses pei^nnages.

Mais tous s’accordent à r.»onnaitre son habileté à peindre les passions, à faire parler à ses personnages le langage qui leur convient respectivement.

L'harmonie, l’élégance et la facilité de son style feront toujours oublier ses inégalités, ses hardiesses, l’ordonnance souvent défectueuse de ses plans, et l’abondance de ses tirades philosophiques. Racine l’a souvent imité.

Europe, une des cinq parties du monde, la plus petite, mais la plus civilisée et la plus peuplée, relativement à son étendue.

I. Géographie. L’Europe est comprise entre la mer Glaciale arctique au N., l'océan Atlantique à l’O., la Méditerranée et ses annexes, ainsi que le Caucase au S. ; la mer Caspienne, les monts Oural, le fleuve Oural à l’E.

Elle a une superficie de 10 raillions de kilom. carr. et une population de 400 millions d'h. (Européens).

L’Europe comprend au N. une région d’ües ou de péninsules accidentées se rapprochant des mers polaires (îles Britanniques, Suède et Norvège,

Finlande, etc.) ; puis, au S. de la précédente, une zone de plaines qui occupent la France septentrionale, l’Allemagne, et qui atteignent en Russie leur plus grand développement.

Ces plaines s’appuient, au S., sur un talus de soulèvements anciens de moyenne altitude (massif Central, "Vosges, Ardennes, plateau bohémien, etc.).

Enfin, l’extrême midi de l’Europe est formé par de grandes péninsules qui sont baignées par la Méditerranée (Gi’èce. Italie, Espagne), et sont en général séparées du corps de l’Europe par de hautes chaînes de montagnes récemment soulevées (Pyrénées, Alpes,

Balkans).

L’Europe est presque tout entière comprise dans la zone tempérée ; les chaleurs et les froids n’y sont jamais excessifs, particulièrement près de l’Océan. Aux abords de la Méditerranée, le climat se rapproche même de celui de l’Afrique du Nord, par sa chaleur et par sa sécheresse. Bien arrosée par une infinité de cours d’eau, elle produit les végétaux les plus variés ; on y cultive toutes les céréales, la pomme de terre, le colza, le lin, le chanvre, la vigne, le houblon, le tabac, le riz, une foule d’arbres fruitiers, à côté desquels croissent, surtout en Allemagne, en Hongrie et en Russie, un grand nombre d’espèces forestières. Au point de vue botanique, on peut distinguer, d’après leur caractère, la flore arctique, la flore des forêts boréales, la flore méditerranéenne, et la flore des steppes.

On trouve en Europe tous les animaux domestiques. Les animaux sauvages qu’on y rencontre sont : l’ours, le loup, le renard, le sanglier, le cerf, le chamois, l’élan, le blaireau, la marmotte, et quelques autres petits quadrupèdes. Les grandes espèces carnassières sont aujourd'hui confinées dans les régions arctiqucs,oudans les zonesmontagneuses.Lesoiseaux, souvent migrateurs, y sont en grand nombre ; les deux plus grands sont l’aigle et le vautour. Les serpents y sont rares, de petite taille, et la vipère seule venimeuse. Comme minéraux on trouve : la houille, le fer, le cuivre, l’étain, le plomb, le zinc, l’argent, l’or, le soufre, le marbre, etc. L abondance notamment de la houille a permis le développement d’une industrie remarquablement prospère, dont les centres principaux sont situés en France, en Angleterre et en Allemagne.

Eleuves principaux: Volga, Oural, Danube, Dniéper, Dniester, Don, Rhin, Elbe, Vistule, Tage, Loire, Oder, Rhône, Guadiana, Seine, Douro, Garonne, Ebre, Pô, Guadalquivir, 'Tibre. — Lacs : Onega, Ladoga, Peipous, Léman, de Neuchâtel, de Zurich, de Lucerne, de Constance, Majeur, de Côme, de Garde, de Pérouse, Balaton. — Montagnes principales : monts Oural. Caucase, Balkans, Karpathes, Apennins, sierra Nevada, monts Scandinaves, de Bohême, Alpes, Pyrénées.

L’Europe eomprend les républiques de France, de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche, de Tchécosiovaquie, de Hongrie, de Pologne, de Lithuanie, de Lettonie, d’Esthonie, de Finlande, de Russie, de Ruthénie et d’Ukraine , de Portugal , d’Andorre et de Saint- Marin ; la Turquie ; les royaumes de Grande-Bretagne et d’Irlande, d’Italie, d’Espagne, de Suède, de Norvège, de Belgique, de Hollande, de Danemark, de Grèce, de Roumanie, de Yougoslavie, de Bulgai’ie ; les principautés de Monaco, de Liechtenstein : le grand-duché de Luxembourg ; la ville libre de Dantzig.

II. Histoire. Jusqu’au seuil du moyen âge, une gra,nde partie de l’Europe, notamment la Russie, la Germanie, la Scandinavie, etc., est restée fermée à la civilisation. La domination de la Grèce fut purement intellectuelle et morale ; celle de Rome, bien que territoriale et économique, n’engenjra aucun rapport de droit international, puisque tous les peu pies qu’elle ne soumit pas furent pour elle des barbares, non des collectivités organisées avec les quelles on traite d'égal à égal. Au moyen âge seule-

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ment, après les invasions, commencent à se créer des monarchies, dont quelques-unes essayent de se constituer sur le modèle romain. Le christianisme triompha en s’incarnant dans la papauté, laquelle confia à Charlemagne la mission de fonder un empire héritier de l’empire romain, pour le gouverner selon la foi. En 8Ü0, Charlemagne fut en effet proclamé empereur d'Occident , mais, dès la décomposition rapide de l’empire carolingien, l'Europe de l’Ouest recommença à se diviser en groupes territoriaux, un moment unis dans l’Eglise au temps des croisades. Dès le xiv» siècle, les rois et les empereurs s’étaient soustraits à l’influence absorbante de la papauté ; ils prétendirent désormais tenir leur pouvoir directement de Dieu. La France, l’Angleterre, le royaume de Naples, la Castille et l’Aragon dont la réunion formera l'Espagne, l’Autriche des Habsbourg, la Russie sont les premiers en date des Etats modernes, où triompha peu à peu l’absolutisme des souverains. Au début du xvi'' siècle, Charles-Quint et Philippe II ayant rêvé la fondation d’une monarchie universelle, les autres souverains s’unirent pour la défense de l'équilibre européen, et, après la guerre de Trente ans, le congrès de "Westphalie consacra l’abaissement de la maison d’Autriche, et posa comme principe fondamental l’indépendance respective des Etats : la Prusse en profita pour jeter les premières bases de sa puissance. Mais la période qui s’écoule de 1648 à la Révolution est remplie par les rivalités incessantes des maisons souveraines groupées tour à tour suivant tel ou tel système d’alliance (guerres de Hollande, de la coalition d’Augsbourg, de la succession d’Espagne, de la succession de Pologne, de la succession d’Autriche, guerre de Sept ans. etc.). Lorsque l’Assemblée constituante eut proclamé la souveraineté des peuples, les rois s’unirent autant pour combattre l’esprit nouveau que pour saisir l’occasion de se ruer sur la France et de la démembrer. Les armées de la Révolution ayant été victorieuses, les monarchies européennes reconnurent la République, mais la coalition, en exaspérant les révolutionnaires, avait produit la Terreur, qui, à son tour, avait produit la réaction : celle-ci prit fatalement la forme du despotisme militaire napoléonien, la Révolution étant devenue conquérante. Les traités de 1815 prétendirent effacer toute trace de l’Empire, qui s’était, pour la monarchie, confondu avec la Révolution et l’avait continuée sous un autre nom. Mais les peuples sacrifiés par les plénipotentiaires devienne, ayant appris de la France nouvelle la notion de leur indépendance, protestèrent soit par l’opposition à l’intérieur, soit par des révolutions comme celles de I8:J0 et de 1848, soit par des soulèvements comme celui de la Grèce et des diverses nations placées sous la domination ottomane. Le principe des nationalités reçut sa consécration la plus éclatante dans la formation de l’unité italienne, puis de l’unité allemande, qui eut pour conséquence l’établissement de l'hégémonie germanique en Europe : car la fondation de 1 Empire au profit de la l’russe ne fut pas une con¬

clusion, mais un point de départ, et les lîohenzollern prétendirent à la domination universelle. Ils réussirent à se rapprocher de l’Autriche-Hongrie (1879) et de l’Italie (1882), et la Triple- Alliance leur garantit le maintien du traité de Francfort ; d’autre part, ils obtinrent des tsars que la Russie ne viendrait pas à notre secours en cas de guerre franco-allemande. Cependant, la Russie, qui, après avoir détourné de nous, en 1875, une agression perfide, s’était laissé circonvenir par Bismarck, comprit que la Triple- Alliance était dirigée contre elle à TEst, comme elle Tétait contre nous à l’Ouest, et alors se forma tout naturellement un système politique destiné à faire contrepoids à l’omnipotence germanique. L’alliance franco-russe (1893) fut suivie des accords de 1904, qui mirent fin à la rivalité coloniale franco-britannique, l’Angleterre se rendant compte que l’Allemagne lui disputait l’empire des mers. Alliance franco-russe et Entente franco-britannique furent complétées par une série de conventions (accords méditerranéens avec l’Italie et l’Espagne, accord anglo-russe, accord anglo-japonais). L’Allemagne profita de l'écrasement de nos alliés russes en Extrême- Orient pour prendre à notre endroit une attitude belliqueuse, dont les affaires du Maroc lui fournirent le prétexte ; elle voulut obliger la France à accepter le traité de Francfort et à s’allier avec elle contre l’Angleterre ; elle s’assura des points d’appui dans les Balkans et, décidée à en finir, elle déchaîna la guerre de 1914, qui se termina par sa défaite et ceile de ses alliés. Les traités de Versailles, de Saint- Germain-en-Laye, de Triauon, de Neuilly-sur-Seine, de Sèvres (voir ces mots et guerre) s'inspirèrent, sous l’influence du président Wilson, de principes opposés à ceux qui avaient jusque-là mis fin aux grands conflits européens et, notamment, au Congrès de Vienne. A la politique d’équilibre ils substituèrent celle du droit des nationalités de disposer d’elles-mêmes et posèrent les bases de la Société des nations.

Europe (Histoire de la civilisation en), par Guizot (1828). L’auteur s’est appliqué, avec un sens philosophique profond, à rechercher l’origine, le sens et la portée des événements politiques et sociaux, sans s’occuper du développement purement intellectuel des nations.

Europe (Histoire de C) pendant la Révolution française, par H. de Sybel (1853). L’auteur fait un magistral tableau de l’Europe entre 1789 et 1795. 11 distingue, dans eette importante période, trois faits saillants et solidaires ; la chute de la royauté française, l’anéantissement de la Pologne, et la dissolution de l’empire allemand par la guerre de la première coalition.

Europe centrale (Histoire de la formation territoriale des Etats de l'), par A. Himly (1876), savant ouvrage, expliquant l’organisation territoriale de l’Europe contemporaine, tant par les conditions inhérentes à la nature du sol que par les vicissitudes de l’histoire.

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Europe {1') et la Révolution française. -pax Albert Sorel, 8 vol. (1885-1903). A. Sorel étudie la Révolution dans ses conséquences intérieures et extérieures. 11 soutient que le mouvement révolutionnaire ne fut pas un cataclysme soudain, mais une « suite naturelle et nécessaire de l’histoire de l’Europe », et il montre la persistance, pendant la Révolution, des procédés de gouvernement de l'ancien régime. C’est une des œuvres les plus remarquables et les plus suggestives de la littérature historique contemporaine.

Europe, tllle d’Agénor, roi de Phénicie. Elle fut enlevée par Jupiter, métamorphosé en taureau, qui la conduisit en Crète, où elle devint mère de Minos. {Myth.)

Europe {V Enlèvement d'), chef-d'œuvre de Paul ■Véronèse (palais ducal de 'Venise) ; tableau d’une composition agréable et très animée, et du coloris le plus brillant. Le musée du Capitole en a une belle répétition, que quelques connaisseurs croient même être l’original. (V. p. 831.) Il existe un grand nombre d'autres représentations de V Enlèvement d' Europe ; nous citerons les tableaux d’Annibal Carrache. de Louis Carrache, du Guide, de Rembrandt, de Mignard, de Natoire, de Boucher, etc.

européaniser [zé] v. a. Façonner à la civilisation européenne ; le Japon s'est rapidement européanisé.

Européen, enne \pé-in, è-ne], habitant ou originaire de l’Europe : les Européens. Adjectiv. ; les races européennes.

euTopéennement [pé-è-ne-man] adv. A la façon européenne.

europium [om’] n. m. Corps simple appartenant au groupe des terres rares. (Son poids atomique est lo2 ; il ne donne qu’une seule série de sels et un seul oxyde.)

Euros [ross] ou EurUS [ntss], le vent de l’Est, chez les Grecs.

Eurotas [tossj, riv. de Laconie, qui arrosait Sparte {a,uj. Vosili) ; cours 80 kil.

Eurville, comm. de la Haute-Marne, arr. et à 12 kil. de Wassy, sur la Marne ; 1.870 h. Ch. de f. E.

Euryale, jeune Troyen d’une grande beauté, célèbre par l’amitié qui l’unissait à Nisus.

euryale n. f. Geni'e de plantes de la famille des nymphéacées .

— Enoycl .

Les euryales sont de belles plantes aquatiques, hérissées d’ aiguillons ; les fleurs sont d’un blanc rosé. L’unique espèce estl’euryale féroce ou épineuse, dont les feuilles atteignent parfois 1 mètre, et qui est originaire de l’Inde et de la Chine.

Euryanthe, opéra en trois actes, paroles de Mmo de Chézy, musique de Weber ; sur un livret assez mal choisi, partition d’une mMancolie pénétrante et d’une poésie charmante (1823). Citons l'ouverture, la cavatine d'Euiÿanthe, le chœur des chasseurs et la ronde avec refrain en chœur.

Euryl)iade,générM Spartiate, qui commandait en chef la flotte grecque à Salamine, avec Thémistocle. V. Tmémistocle, et Frappe mais écoute.

Euryale.

Genre

eurycère ou eurycera d’insectes hémiptères , renfermant des punaises de bois , allongées et plates, qui vivent dans les régions chaudes et tempérées.

Euryclée, fidèle nourrice d’Ulysse, qui fut la première à le reconnaître quand il revint à Ithaque, déguisé en mendiant.

Eury dice, nymphe, femme d’Orphée. Poursuivie par Aristée, elle ne vit pas un serpent, qui lui fit une blessure mortelle. Orphée, inconsolable, alla la chercher jusqu'aux Enfers. Il obtint qu'elle lui serait rendue, mais à conditii’n qu'il sortirait des Enfers devant elle, sans se retourner. Il oublia la convention, et Eurydice lui fut ravie à jamais.

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