‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 794 sur 1225 · THERME · texte numérisé non relu

THERME

exotique régâ-zo] adj. (gr. ex6tikos;àe exô, dehors). Qui a été transporté des pays étrangers ; qui n’est pas sur son sol naturel (eomme sont en France le lama, le dattier, etc.) : oiseaux, plantes exotiques. Qui a rapport aux mœurs, à la littérature, etc., de l’étranger : Pierre Loti est un des plus éminents représentants de la littérature exotique. Ant. Indigène.

exotiquement [ègh-zo-ti-ke-man] adv. D’une façon exotique.

exotisme [ègh-zo-tis-me] n. m. Caractère de ce qui est exotique.

Exoudun, eomm. des Deux-Sèvres, arr. et à 18 kil. de Melle, sur la Sèvre Nioriaise ; 1.200 h.

expandeur [èks-pan] n. m. (du lat. expandere, étendre). Pièce métallique qui rend solidaires de la fourche avant le guidon et le tube de direction, dans certaines bicyclettes, motocyclettes, etc.

expansibilité [èks-pan] n. f. Tendance qu'ont les coi’ps fluides à occuper un plus grand espace : les gaz sont doués d'une grande expansibilité. Fig. Propension des sentiments à se manifester au dehors.

expansible [èks-pan'. adj. (du lat. expansus, étendu). Capable d’expansion. Ant. Compressible, coercible.

expansif, i’ve [è/cs-panl adj. Qui peut se dilater ; les gaz sont expansifs. Fig. Qui s’épanche avec effusion, qui aime à se communiquer : âme expansive. Ant. Concentré, discret, sournois.

expansion [è/ts-pani n. f. (lat. expansio ; de expandere, déployer). Dévêloppement en volume ou en surface ; t expansion des gaz. Objet qui se développe ; lac qui est l'expansion d'un fleuve. Développement de certains organes ; expansion fibreuse, Fig. Propagation ; l'expansion coloniale de la France a été heureuse surtout en Asie et en Afrique. Epanchement des sentiments ; expansion de coeur.

expansionnisme [élis, nis-me] n. m. Système qui préconise l'expansion ; tendance à l'expansion (territoriale).

expansionniste [èks, nis-te] adj. et n. Favorable à l'expansion ; qui tend à se répandre sur un plus large espace.

expansi’Vité [èto-pan] n. f. Caractère expansif, expatriation [èks-pa, si-on] n. f. Action d’expatrier ou de s’expatrier. Etat de celui qui est expatrié.

expatrié, e [èfe-pa] adj. et n. Personne qui est expulsée de sa patrie, ou qui est envoyée loin de sa patrie : soldat expatrié; les expatriés.

expatrier [èks-pa-tri-é] v. a. (du lat. eu:, hors de, et patria. patrie. — Se conj. comme prier.) Obliger quelqu’un à quitter sa patrie : expatrier des conspirateurs. Envoyer loin de sa patrie ; expatrier des troupes. S’expatrier v. pr. Quitter sa patrie i Aristide dut s'expatrier sous le coup d'une sentence d'ostracisme.

expectance [èks-pèk] n. f. (de expectant). Attente d'une chose possible : capitaux en expectance de placement.

expectant [èks-pèk-tan], eadj. (du lat. expectare, attendre). Qui est dans l'expectative, dans l'attente : garder une attitude expectante. Médecine expectante, qui laisse surtout agir la nature.

expectateur, trice [èks-pèk] adj. et n. Se dit de la personne qui est en expectative.

expectatii, i’ve [èks-pèk] adj. (du lat. exspectare, attendre). Qui donne droit d’espérer.

expectation [èks-pèk-ta-si-on] n. f. (lat. exspectatid). Attente d’une chose. Méd. Méthode qui consiste à attendre, avant de se décider à une intervention, que l’évolution do la maladie ait donné des indications précises,

expectati’ve [èks-pèk'] n. f. Attente fondée sur des promesses, des probabilités : être dans l'expectative. Droit éventuel, droit de survivance : avoir Vexpectalive des biens de son mari. Succession promise à un bénéfice ecclésiastique.

expectorant [èks-pèk-to-ran], e adj. Qui facilite l’expectoration : tisane expectorante. N. m. : un expectorant.

— Encycl. Les expectorants se divisent en stimulants et nauséeux. Parmi les premiers, on utilise surtout l'aunée, les baumes, les térébenthines, la gomme ammoniaque, le goudron et les bourgeons de sapin. Les seconds, qui à fortes doses peuvent provoquer des vomissements, sont l’ipéca, le kermès, l’émétique.

expectoration [èks-pèk, si-on] a. f. Action d’expectorer. Syn. de crachement.

— Encycl. L'expectoration, par sa quantité, sa couleur, son odeur, sa fluidité, par l'examen que l’on fait des microbes qu elle contient, donne de bons éléments de diagnostic dans un grand nombre de maladies de l'appareil respiratoire. Comme c’est un rejet de sécrétions pathologiques, il est bon de la favoriser : l'ipéca, le tolu, 1 antimoine sont indiqués dans ce cas.

expectorer [èkspèk-to-ré] v. a. (lat. expeclorare ; de ex, hors de, et pectus, oris, poitrine). Expulser. rejeter de la poitrine et des poumons les mucosités qui s'y trouvent. Fig. et fam. : expectorer des sentences.

expédiée [èks-pé-di-é] n. f. Sorte d’écriture courante, facile.

expédience tèks-pé-di-an-se] n. f. Qualité de ce qui est expédient.

expédient [èks-pé-di-an], e adj. (du lat. expediens, qui est utile). Qui est a propos, utUe, convenable : il est expédient de.

expédient ) èks-pé-di-an] n. m. (du lat. expediensi. Moyen employé pour arriver à ses fins et se tirer d'eniîiarras : chercher un expédient. Moyens extrêmes, faisant face mesquinement aux nécessités;

EXP

EXP

en être réduit aux exi^dients. Vivre d'expédients, être obligé, pour vivre, de recourir à des moyens bizarres, le plus souvent illicites ou tout au moins indélicats.

expédier [èks-pé-di-é] v. a. (lat. expedire. — Se conj. comme prier). Envoyer à destination : expédier un paquet. Faire promptement : expédier une affaire. Congédier : expédier des importuns. Faire la copie d'un acte et la revêtir des formalités voulues : expédier un contrat de mariage. Fam. Faire moui'ir : le bourreau l'expédia.

Expédit (saint), martyr, qui aurait été mis à mort dans une ville d’Arménie, et dont la fête est fixée au 19 avril. Certains critiques catholiques ont révoqué en doute la légende de saint Expédit.

expéditeur, trice [èks-pé] n. (de expédier). Qui fait un envoi de marchàndises. Adjectiv. : gare expéditrice.

expéditif, ive ^ê/cs-pé]adj. Qui fait, expédie promptement : homme expéditif en affaires. Qui permet de faire vite les choses : procédés expéditifs.

Ant. Lent.

expédition [èks-pé-di-si-on] n. f. (du lat. expeditio). Action d’expédier : lexpédition d'un ballot. Chose expédiée : des expéditions égarées par la poste. Exécution : lexpédition d'une affaire. Homme d'expédition, qui termine rapidemenx les affaires. Entreprise armée, faite hors du pays : le succès de lexpédition d'Alger ne put sauver le gouvernement de Charles X. Excursion dans un but quelconque. Dr. Copie conforme à l'original et authentique d’un acte judiciaire ou notarié.

— Encycl. Dr. Les notaires ont seuls le droit de délivrer des expéditions des actes dont ils possèdent les minutes, et elles sont dites grosses lorsqu’elles sont revêtues de la formule exécutoire.

Les expéditions des actes de l’état civil et des actes administratifs donnent lieu k la perception d’un droit, auquel s'ajoute le droit de timbre, lorsqu'il ne peut être fait usage d'une expédition sur papier libre.

expéditionnaire [èks-pé-di-si-o-nè-re] n. Expéditeur de marchandises. Employé chargé, dans les administrations, de recopier la correspondance, les rôles, les états, etc. Adjectiv. : commis expéditionnaire. Armée expéditionnaire, corps expéditionnaire, chargés d’une expédition militaire.

expéditivement [èks-pé, man] adv. D’une manière expéditive : mener expéditivement une affaire.

expende Hannibalem, mots lat. signif. : Pèse Annibal, et qui sont le commencement d’un vers de Juvénal [Satires, X, 147). Pèse Annibal ; combien de livres de cendres trouveras-tu dans ce grand capitaine ? Cette expression qui, dans Juvénal, fait partie d’un développement sur la vanité de la gloire militaire, se cite pour marquer la fragilité de toute espèce de grandeur humaine.

expérience [èks-pé-ri-an-se] n. f. (lat. experientia). Connaissance acquise par une longue pratique Jointe à l’observation : les leçons de lexpérience. Epreuve personnelle, essai : devenir sage par expérience. Production de phénomènes naturels, provoquée dans certaines conditions qui en facilitent l'étude : faire une expérience de physique. Prov, Expérience passe science, les connaissances pratiques acquises par l’usage sont plus sûres que celles qui sont de pure théorie. Ant. Inexpérience.

— Encycl. Philos. L’expérience s’oppose à la spéculation à priori. Comme il ne dépend pas de nous de supprimer ou de créer les faits, il est difficile de nier que l’expérience nous donne les matériaux indispensables de nos constructions intellectuelles. Pour certains philosophes, l’expérience se suffit à elle-même, et les opérations les plus délicates de la raison ne proviennent que de l’expérience, incessamment répétée dans l’individu et dans l’espèce. Pour d'autres, l'expérience brute n’apporte à l’esprit aucun élément rationnel ; l’esprit doit y appliquer son action propre, au moyen des idées innées de cause, de fin, d’ordre, etc. Pour d’autres, enfin, l’expérience est déjà un produit de notre activité intellectuelle, en ce sens que les objets ne sont perçus qu’en revêtant les formes que notre esprit leur impose (Kant). En logique, on se sert quelquefois du terme expérience, au lieu de expérimentation, plus généralement usité. ^

expérimentable [èks-pé-ri-man] adj. Qui peut être expérimenté.

expérimental^ e, aux [èks-pé-ri-man] adj. Fondé sur l’expérience : les sciences expérimentales.

expérimentalement [èks-pé-ri-man-ta- leman] adv. D’une manière expérimentale.

expérimentalisme [èks-pé-ri-man-ta-Us-me]

n. m. Système scientifique fondé sur l’expérience.

expérimentaliste [èks-pé-ri-man-ta-lis-te] n. et adj. Celui qui se fonde sur l’expérience.

expérimentateur!'èfrs-pé-ri'?naîi] n. et adj . m. Qui fait des expériences en physique, en chimie, etc.

expérimentation [èks-pé-ri-man-ta-si-on n. f. Action d’expérimenter : méthode d'expérimentation. Essai d’application, expérience : l expérimentation vérifie la théorie.

expérimenté [èks-pé-ri-man-té^, e adj. Instruit par l’expérience : général expérimenté. Ant. Inexpérimenté, inexercé, novice.

expérimenter [èks-fé-ri-man-tg] v. a. 'du lat. experimentum, expérience). Eprouver par des expériences : expérimenter un nouveau modèle ; expéi'imenter un gaz, un remède. Absolum. Effectuer des expériences, dans les sciences d’observation.

expert [èks-pèr], e adj. (du lat. expertus, qui a éprouvé). Fort versé dans un art par la pratique : ouvrier expert. N. m. Celui que nomme le juge ou que choisissent les parties pour examiner, vérifier une comptabilité, une écriture, ou pour soumettre un individu mort ou vivant à un examen médical ; donner son avis dans une affaire : expert en médecine; expert en écritures. ,-l dire d'experts, suivant le dire des experts. Fig. D'une manière définitive. A>T. Inhabile.

Expert (Henry), musicien archéologue, né à Bordeaux en 1863 ; on lui doit le Corpus de l’art musical franco-llaniand des xve et xvic siècles.

expertement [èks-pèr-te-man] adv. Avec adresse, habilement : se tirer expertement d'affaire.

expertise [èks-pèr-ti-ze\ n. f. (de expert^. Visite et opération des experts : faire une expertise. Uapport des experts : attaquer les allégations d'une expertise.

— Encycl. L'expertise peut être ordonnée par le tribunal, tant d'office que sur la demande des parties. Il y a toujours trois experts, à moins que les parties ne consentent qu’il soit procédé par un seul. Le rapport des experts ne lie pas les juges. En matière commerciale, le tribunal peut toujours, et sans le consentement des parties, nommer un seul expert ; en outre, lorsqu'il y a lieu d’examiner des comptes, pièces et registres, il a à sa disposition la nomination d'un ou trois arbitres.

L’expei't en faute s'expose à une condamnation en dommages-intérêts.

Les contestations qui peuvent s'élever entre la douane et le commerce relativement à l'espèce, à la qualité ou à l’origine des marchandises, doivent être déférées à un comité spécial d'expertise, formé de fonctionnaires et de négociants ou fabricants.

expertiser [èks-pèr-ti-zé] v. a. Faire l’expertise de : expertiser des marchandises.

experte crede Roberto, c'est-à-dire : Croyez-en Bobert, qui le sait par expérience. Second hémistiche d’un vers d'un poème macaroniqne d’Antonius Arena,(Ce Robert est le personnage qui parle.) — Se rappelle pour dire : Crois-en ma propre expérience.

expiable [êArs-pi] adj. (lat. exp/a^z/îs). Qui peut être expié ; crime expiable.

expiateur, trice [èks-pi] adj. Propre à expier : larmes expiatrices. '

expiation, ^èks-pi-a-si-on] n. f. (lat. expîaiio). Aciion par laquelle on expie : lexpiation d'une faute. Châtiment considéré comme une compensation du délit. Cérémonie publique, destinée à apaiser la colère du ciel. L'expiation suprême, la peine capitale. Fête de lexpiation ou Yom Kippourim, fête des juifs, la quatrième établie par Moïse.

expiatoire [èTcs-pi] adj. Se dit de ce qui sert à expier : la messe est un sacrifice expiatoire. Qui est consacré à perpétuer le souvenir d’un crime que l’on veut expier : monument expiatoire.

expier [è/ts-pf-é] v. a. (lat. expiare; de piare, apaiser. — Se conj. comme prier.) Réparer un crime, une faute, par un châtiment, une peine : expier ses péchés par la pénitence. Etre puni de : expier une imprudence.

Expilly [èks-pi. Il mil., ij (l’abbé Jean-Joseph), écrivain, voyageur et géographe français, né à Saint- Remi (Provence), ra. en Italie (1719-1793); auteur d’un utile Dictionnaire géographique.

Expilly (Louiî3-Alexandre), ecclésiastique français, né et m. à Brest (1742-1794). Evêque constitutionnel du Finistère, il fut lié avec les girondins, condamné à mort et exécuté.

Expilly (Jean-Chai'les-Marie), littérateur et administrateur français, né à Salon, m. à Tain (1814- 1886) ; auteur de romans et de récits de voyages.

expirant [èks-pl-ran], e adj. Qui se meurt, qui expire : blessé expirant. Fig. Qui est près de succomber : Brutus ne put sauver la liberté romaine expirante.

expirateur [é/iS-pi] adj. et n. m. Se dit des muscles qui resserrent la poitrine pour en chasser l’air, dans l’acte de la respiration.

expiration [èks-pi-ra-si-on] n. f. [de expirer). Action de chasser hors de la poitrine l’air qu’on a respiré : Ihomme fait en moyenne seize expirations par minute. Fin d’un terme convenu : expiration d'un bail.

expirer [èks-pi-ré] v. a. (lat. expirare ; de ex, hors de, et spirare, souffler). Expulser de la poitrine par une contraction : expirer lair contenu dans les poumons. V. n. Mourir. F'ig- Etre anéanti, cesser d'exister. Cesser, prendre fin : son bail expire à la Saint-Jean. — Prend avoir dans le sens de mourir; prend être ou aroir dans les autres cas, selon qu'on veut marquer le cas ou le fait. Ant. Inspirer.

explétif^ ive [èks-plé] adj. (lat. expletivus ; de explere, remplu*). Se dit d’un mot, d'une expression surabondante, niais qui sert parfois à donner plus de force à la phrase, comme dans ce vers de

La Fontaine :

On « vous )) le prend, on « vous )) l’assomme.

N. m. : faire usage des explétifs. (Les explétifs, sont surtout en usage dans le style familier : s'il ne veut pas vous le dire, je vous le dirai, moi. Il ya beaucoup d’analogie entre les . mots explétifs et les pléonasmes.)

expl6tiV6Iïl61lt [éÀ-'s-p/é, man] adv. D’une manière explélive : mot employé explélivement.

explieabilité n. f. Caractère de ce qui est explicable.

explicable [èks-pli] adj. Qu'on peut expliquer ; phénomène peu explicable. Ant. Inexplicable.

explicateur, trice \èks-pU] adj. et n. Qui explique : îioïes explicatrices.

explicatif^ ive [èks-pH] adj. Qui sert à expliquer : note explicative joinle â un rapport. Complément e-vpUcatif, mot qui développe le sens du nom sans en changer la signification : le fer, métal précieux, est tiré de la terre. Proposiiioyi complétive explicative, celle qui, dans la phrase, remplit à l'égard d’un nom ou d’un pronom la fonction de complément explicatif : le fer, qui est un métal précieux, esî tiré de la terre.

explication [èks-pll ka-si-on] n. f. lat. explicatio). Développement pour faire comprendre : explication d'une énigme. Raison des choses. Traduction orale : explication d'un «Mîcur .çrec. Eclaircissement de la conduite, dans un but de justification : exiger une explication. Auo/?’ une explication avec quelqu'un, lui demander avec vivacité, avec énergie, compte d’une cliose équivoque.

explicit [èks-pli-sit'] n. m. (m. bas lat. signif. il finit). Formule ancienne, indiquant la fin d'un ouvrage : de fiNciPiT à /'explicit.

explicitation iek, si-on] n. f. Action de développer, de rendre explicite.

explicite \iks-pli] adj. (du lat. explicilus, déployé . Enoncé formellement, complètement : clause explicite. Clair, formel : clause très explicite. Ant. Implicite.

J I 40 Ai WX*./ AI . C.cA.AiyCf

exPM

D’un maniisrrit du xii^ siècle.

explicité 'èks-pll] n. f. Caractère de ce qui est explicite : l'explicite d'une clause.

explicitement [èks-pH, man] adv. En termes clairs et formels : poser explicitement une condition. Ant. Implicitement.

expliquer ]èks-pli-kê] v. a. (du lat. explicare, déployer). Faire comprendre par des développements ; expliquer une énigme. Faire comprendre la nature de : les principes expliquent les faits. Traduire oralement : expliquer un auteur. Faire connaître : expliquer ses projets. S'expliquer v. pr. Exprimer sa pensée. Avoir une explication avec quelqu'un.

expliqueur, euse [èks-pH-keur, eu-zé] n.

Fersonne gui explique.

exploit [èks-ploî] n. m. (de exploiter'). Haut fait de guerre : les exploits de la Grande Armée ; les exploits des Poilus. Action mémorable. Iran. Action d'étourdi : voilà un bel exploit ! Procéd. Acte judiciaire signifié par huissier. Allus. littér. ;

Ses rides sur son front ont gravé ses exploits.

Dans le Cid de Corneille (I, 1). vers d'Elvire vantant à Chimène la valeur de don Diègue. (Les applications en sont presque toujours plaisantes.)

— Encycl. Dr. Tout exploit est rédigé en original et en copie. L'original reste aux mains de la partie agissante ou requérante, pour faire foi de l'injonction qu'elle a fait adresser au défendeur : la copie, reproduction exacte et textuelle de l'original, est remise au défendeur.

Tous exploits sont faits à personne ou à domicile ; si i'imissier ne trouve au domicile ni la partie, ni aucun de. ses parents ou serviteurs, il remet de suite la copie à un voisin, qui signe l'original ; si ce voisin ne veut ou ne peut signer, l'huissier remet la copie au maire ou adjoint de la commune. Lorsque la copie est remise à toute autre personne que la partie elle-même ou le procureur de la République, elle est délivrée sous enveloppe fermée, ne portant d'autre indication, d'un côté que les nom et demeure •de la partie, et, de l'autre, que le cachet de l'étude de l'huissier, apposé sur la fermeture du pli.

exploitabilité [èks-ploi] n. f. Qualité de ce qui est exploitable ; l'exploitabilité d'une carrière.

exploitable [èks-ploi] adj. Qui peut être exploité, cultivé : gisement minier exploitable. Dr. Qui peut être saisi et vendu par la justice. Ant. Inexploitable.

exploitant [èks-ploi-tan], e adj. et n. Qui se livre à une exploitation. Procéd. Qui signifie des exploits : huissier exploitant.

exploitation [èks-ploi-ta-si-on] n. f. Action d’exploiter des biens, des bois, des mines. Action d'abuser de quelqu'un à son profit : l'exploitation des nègres par les blancs provoque aujourd'hui l'indignation du monde civilisé. Ensemble des terres cultivées par l’exploitant.

exploiter [èks-ploi-té] v. a. (lat. pop. explicitare). Mettre en œuvre, faire valoir à son profit ; exploiter une mine. Abuser de quelqu’un à son profit : exploiter un client trop confiant. Fig. Tirer parti de ; exploiter son talent. 'V. n. Procéd. Signifier des exploits.

exploiteur, euse [èks-ploi, ew-ie] n. Qui exploite. Qui tire du travail d’autrui un produit illégitime.

explorable [èfcs-iiZo] adj. Qui peut être exploré : pays explorable.

explorateur, trice [è/is-p/o] n. Qui va à la découverte dans un pays : Livingstone fut un cou^ rageux explorateur. Adj. Se dit des instruments qui servent à explorer certains organes.

exploratif, ive [éfrs-p/o] adj. Qui a pour but une exploration ; expédition explorative.

exploration lèks-plo-ra-si-on] n. f. (du lat. exploratio). Action d^explorer : exploration du contiw'nt africain, des mers polaires, d'une caverne. Milit. Service d'exploration, service de cavalerie, qui a pour but de rechercher l'ennemi, et de prendre contact avec lui. Méd. Ensemble des moyens employés pour arriver à connaître exactement l’état des parties malades.

— Encycl. Méd. L'exploration est, après l'interrogatoire, Télément essentiel du diagnostic. Pour certains organes, comme l'œil, l’oreille, le larynx, on emploie des méthodes et des instruments spéciaux. Pour les organes intimes, on utilise la palpation, la mesure, le toucher, la percussion, l’auscultation, les rayons X, etc. On détennine les réactions des muscles et des nerfs par l’exploration électrique, l'état des cavités, au moyen de spéculums appropriés explorativement fèks-plo, man] adv. En.

explorant.

explorer [èks-plo-ré] v. a. (lat. explprare). Visiter, aller à la découverte : explorer les' mers. Fig. Etudier, scruter, sonder : explorer les sciences.

exploser [èks-plo-zé] ou explosionner [eks-plo-zi-o-né] v. n. Faire explosion : la dynamite, explose facilement.

expioseur èks-plo-zeur] n. m. Appareil servant à enflammer à distance les fourneaux de mines , au moyen d’un courant électrique. Appareil destiné à expérimenter la puissance des explo.sifs.

(Parmi les différents types d’e.xploseurs, citons : le coup-de-poing Bréguet. l’exploscur magnéto-électrique de Deprez, l'exploseur Siemens, Texploseur Whinery, etc.)

Expioseur coup-de-poing, de liréguet.

explosible [èks-plo-zi-ble] adj. Qui peut faire explosion ; l’usage des balles explosibles est interdit à la guerre. Ant. Inexplosible.

explosif [èks-plo-zif], ive adj. Qui accompagne ou qui produit l’explosion. N. m. Corps susceptible de faire explosion : la mélinite est un. explosif puissant. Par abrév. d'obus explosif, obus chargé d'une forte dose d'explosif, destiné à agir sur les obstacles ; envoyer un explosif. Explosifs de sàreté, explosifs à basse tempéi’ature d'explosion pour les mines grisouteuses, composés le plus souvent d'azotate d'ammonium.

EXP

— Encyci.. Vhim. Les explosifs sont des substances pures ou mélangées, capables de se décomposer rapidement, en donnant un grand Y olume de xapeurs ou de gaz portés à une haute température. L'expansion considérable de Y'olume détermine des phénomènes mécaniques puissants, accompagnés de bruit et de lumière.

Cette décomposition peut être instantanée : elle est dite explosion. L’onde explosive qui prend naissance dans ce brusque ébranlement se déplace avec une vitesse de 2 à 7 kilomètres à la seconde ; elle produit par suite des effets mécaniques brisants. Au contraire. si la décomposition est ralentie de façon à produire une onde à faible vitesse (quelques millimètres à quelques centaines de mètres à la seconde), le phénomène constitue la déflagration. Les effets mécaniques progressifs sont plus faciles à utiliser dans les armesf

La nature de l’explosif et sa composition peuvent intervenir pour en faire un détonant ou un déflagrant. Cependant certaines substances détoneront ou déflagreront selon la manière de provoquer la décomposition. C’est ainsi que le coton-poudre est déflagrant sur une flamme et détonant sous un choc.

Dans la pratique, pour être utilisable, une substance explosive doit être de préférence solide, de densité élevée pour avoir une grande puissance sous un faible volume, être stable chimiquement pour éviter les explosions intempestives, se décomposer régulièrement pour donner des résultats prévus, brûler à l'air sans éclater, ne pas s’altérer au contact des métaux, ni former avec eux des dérivés dangereux.

D'après leurs propriétés, les explosifs sont employés dtins les travaux publics, les mines (explosifs brisants ne donnant ni gaz toxique, ni température élevée susceptible d'enflammer le grisou), dans l'art militaire (explosifs brisants contre les obstacles, poudres déflagrantes pour les armes), dans la pyrotechnie (feux d’artiflees).

On peut citer parmi les explosifs détonants : ceux qui dérivent de la nitroglycérine {dynamite), de la nitrobenzine {bellite, sécurité), du trinitrophénol ou acide picrique [mélinite, lyddite), du nitrocrésol {crésylite), du nitrotoluèue (tolite), des nitronaphlalines [explosifs Favier, cheddites). On peut ajoutera cette catégorie : les panclastites , les explosifs d'amorces (fulminates), les tubes et cordeaux détonants, les explosifs à base d'air liquide, etc.

La détonation de ces explosifs est généralement provoquée par une amorce au fulminate de mercure. Cette substance, très sensible au choc, détermine une onde explosive qui entraîne aussitôt la décomposition des autres explosifs eu présenee.

Parmi les explosifs déflagrants, on cite l'ancienne poudre noire, les poudres à base de chlorate, de picrate, le coton-poudre, les pyroxyles ou poudres sans fumée, la balistite italienne et la cordile anglaise [coton-poudre et nitroglycérine)-, lu mèche à canon, qui brûle à raison de 2 millimètres par minute. le cordon Bickford (11 millimètres par seconde), la mèche d'étoupille (65 millim. par seconde), etc.

Explosifs de juxtaposition. On obtient ces explosifs, généralement brisants, en mélangeant sur place deux substances inoffensives : une combustible, l'autre comburante, la réaction explosive étant provoquée par un détonateur, La panclastite formée par le mélange d'acide hypoazotique et d’un hydrocarbure est un explosif de ce genre,

— Dr. La loi punit : 1“ la fabrication ou la détention, sans autorisation et sans motifs légitimes, de machines ou engins meurtriers ou incendiaires agissant par explosion ou autrement, ou d’un explosif quelconque : 2» la fabrication ou la détention, sans motifs légitimes, de toute autre substance destinée à entrer dans la composition d’un explosif : 3“ la desfruction et la dégradation par substances explosibles.

explosion [èks-plo-zi-on] n. f. (du lat. explodere, supin explosum, chasser avec violence). Commotion accompagnée de détonation, et produite par le développement soudain d'une force ou l’ejmansion subite d'un gaz : l'explosion d'une torpille. Fig. Manifestation vive et soudaine ; l'explosion de la haine. Techn. Moteur à explosion, moteur alimenté par la combustion rapide d’un mélange préparé d’air et de gaz ou de vapeurs combustibles (essence, pétrole, alcool),

expoliation [èks-po, si-on] n. f. Action d’expolier.

expolier [èks po-li-é] v. a. (de ex, et spolier). <Se conj. comme prier.) Hortic. Débarrasser des parties mortes : expolier un arbuste.

exponction [èks-ponk-si-on] n. f. Action d'exponctuer.

exponctuer [èks-ponk-tu-él v. a. (du préf. ex, et du lat. punctum, point). Paleogr. Marquer d'un point, en dessus ou en dessous, pour annuler.

exponentiel, elle [èks-po-naii-si-èl, é-le] adj. (du lat. exponens, entis, exposant). Math. Qui a un exposant variable ou inconnu : fonction exponentielle. Equation exponentielle, équation où l’inconnue entre en exposant. N. f. : une exponentielle.

exponse [èks-pon-se] n. f. Dr. rur. Abandon, déguerpissement. Expansé payante, dans le bail à d imaine congéable, aoandon au bailleur par le preneur, moyennant indemnité, de ses droits édificiers.

exportable [ê/fs-por] adj. Qui peut être exporté ; marchandise exportable.

exportateur, trice [èks por] adj. et n. Personne qui exporte : négociant exportateur.

exportation réAs-por-ta-si-oji] n. f. Aetion d'exporter. Marchandises exportées. Fig. : exportation des idées. Ant. Importation.

— Encycl. Econ. polit. Pendant de longs siècles, les Etats frappèrent les marchandises de droits très élevés, non seulement à l’entrée, mais aussi à la sortie ; il fallait, croyait-on, entraver l'exportation des produits, et particulièrement du blé, pour éviter des famines ou empêcher le pays de s'appauvrir. En France, les droits à l’exportation furent supprimés en 1860. Certains Etats de l’Amérique du Sud continuent, dans un but fiscal, à prélever des droits de douane à l’exportation de quetques produits.

Quoique exemptes de taxe de sortie, les marchandises exportées, notamment en France, sont soumises au contrôle de la douane. Si elles ne sont astreintes à aucune mesure de police sanitaire (bétail ou phylloxéra), si elles n’ont droit à aucune prime ou décharge, si, enfin, elles sont nationales ou nationalisées, elles peuvent sortir par tout bureau de douane. L’expéditeur est alors tenu de faire une

déclaration relative au poids ou à la valeur de la marchandise exportée Cette déclaration est exigée dans un but statistique.

exporter [èAs-por-tê] v. a. (du lat. ex, hors de, et portare, porter). 'Transporter à l'étranger les produits du sol ou de l'industrie : la France exporte beaucoup de vins en Angleterre. Ant. Importer.

exporteur [ê/ts-por] n. et adj. m. Se dit parfois pour exportateur.

exposant [èks-po-zan], e n. Qui expose scs prétentions dans une requête. Qui a fait .admettre ses produits dans une exposition. Or. Personne qui énonce ses prétentions dans une requête judiciaire ou administrative. N. m. .Alyèb. Nombre qui indique à quelle puissance est élevée une quantité. V. puissance.

exposé [èks-po-zé] n. m. Développement, explication : faire un exposé des faits. Compte rendu, état : faire l'exposé des forces du royaume.

exposer [éto-po-sé] v. a. (du lat. ex, hors, et ponere, mettre). Mettre en vue : exposer des marchandises dans un étalage. Placer d.ans un lieu d'exposition publique ; exposer des tableaux. Placer, tourner d un certain côté : maison exposée au midi. Expliquer, faire connaitre : exposer un système. Mettre en péril : erposer sa vie. Exposer un enfant nouveau-né, l'abandonner dans un heu public pour ne pas le nourrir : les Lacédémoniens exposaient leurs enfants difformes. S’exposer v. pr. Etre exposé ; se mettre en péril ; exposer sa vie : s'exposer au danger.

exposeur, euse [èks-po-zeur, eit-sej n. et adj. Personne qui expose ou qui explique.

expositif, i'Ve [èfrs-po-ii] adj. Qui expose, qui explique.

exposition [èks-po-zi-si-on] n. f. (lat. expositio). Action de mettre en vue ; exposition de marchandises. Autrefois, peine infamante par laquelle on exposait le condamné attaché à un poteau, au pilori. Action d'abandonner un enfant dans un lieu public. Orientation : exposition au midi. Manière dont une œuvre d’art reçoit la lumière. Produits des arts ou de l'industrie exposés. Le lieu où on les expose. Récit, narration ; l'e.rposition d'un fait. Partie d'une œuvre littéraire, notamment d'un discours, d'une oeuvre dramatique, dans laquelle on fait connaître le sujet ; l'exposition doit être claire. Exposition universelle, exposition où sont admis les produits de toute nature provenant de tous les pays.

— Encycl. Agric. Quand les plantes doivent être culth'ées en espalier ou sur un sol incliné, l'exposition joue un rôle important. 11 faut, en effet, les soustraire aux vents dominants, et leur permettre de recevoir le plus possible de lumière et de chaleur. En général, l’exposition à TE. est fraîche et sèche ; l'exposition au S. est la plus lumineuse et la plus chaude: l'exposition à TÔ., chaude et humide ; l’exposition au N. est la plus froide, la plus tardive, et aussi la plus humide, mais les gelées y sont moins redoutables.

— Dr. Exposition d'enfants. Ceux qui ont exposé ou fait exposer, délaissé ou fait délaisser en un lieu solitaire un enfant ou un incap.Tble hors d'état de se protéger eux-mêmes, à raison de leur état physique ou mental sont, pour ce seul fait, condamnés à un emprisonnement de un an à trois ans, et aune amende de 16 fr.Tncs à 1.000 francs. La peine est aggravée si le coupable est un ascendant, un maitre, un domestique, un gardien quelconque, et peut aller, suivant les cas, jusqu'à la réclusion et aux travaux forcés, à temps. Lorsque l'exposition ou le délaissement dans un lieu solitaire a occasionné la mort, la peine est celle qui punit le meurtre.

— Econ. polit. Les expositions sont régionales, nationales ou internationales. Elles sont spéciales ou universelles, selon qu’elles comprennent une seule industrie ou quelques industries liées entre elles par un lien de solidarité très étroit, ou qu'au contraire l'ensemble des industries de toute nature et de toute importance s’y trouve représenté.

Le progrès économique exige la plus complète vulgarisation des procédés industriels et commerciaux, puisque c'est d'elle que naissent à la fois l'esprit d'invention, le besoin de perfectionnement, l'extension de l’utilisation des produits, le développement de la concurrence. A ce point de vue, l'utilité des expositions est incontestable, car elles donnent la publicité la plus large à toutes les industries. Elles sont le meilleur mode de vulgarisation scientifique, et constituent une excellente école pour les industriels de chaque nation, qui trouvent réunis sous leurs yeux les produits étrangers. La première exposition industrielle eut lieu à Prague en 1791. Elle donna l'idée à François de Neul’château, ministre de l'intérieur sous le Directoire, de eréer n une exposition publique annuelle des produits de l'industrie française », afin de « porter le coup le plus funeste à l’industrie anglaise ». Cette première exposition eut lieu au champ de Mars, pendant les jours complémentaires de Tan VI. L’émulation quelle produisit fut assez vive. La seconde exposition ne put avoir lieu qu’en Tan IX. L’année suivante, nouvelle exposition au même endroit. En 1806, nouvelle exposition industrielle, sur l'esplanade des Invalides.

La Restauration fit trois expositions, dans la cour du Louvre (1819, 1823, 1827). La grande industrie commençait à se développer, grâce aux perfectionnements de la machine à vapeur.

Sous Louis-Philippe, les expositions prirent une extension de plus en plus grande : en 1834-, sur la place de la Concorde ; en 1839 et en 1844. aux Champs- Elysées.

Sous la deuxième République, l’exposition de 1849 eut également lieu aux Champs-Elysées.

Jusqu'alors, les seuls produits de l’industrie française avaient figuré dans les expositions, et les autres pays de l’Europe n'organisaient que des expositions nationales. Il devenait nécessaire de mettre en parallèle les produits et la manière de faire de toutes les nations, et de vulgariser le plus possible tous les procédés de fabrication, afin de susciter la concurrence. Les événements politiques de 1850 empêchèrent que cette nouvelle conception fût appliquée en France, et c’est l’Angleterre qui la première, en 1831, ouvrit une exposition universelle.

Voici la chronologie des principales expositions internationales ; Londres, 1851 ; Paris, 1865 ; Londres, 1862 ; Paris, 1867 ; Londres, 1871-1874 (quatre expositions annuelles successives); Lyon, 1873 ; Vienne, 1873 ; Philadelphie, 1876 : Paris, 1878 ; Sydney, 1879 : Melbourne, 1880 ; Amsterdam. 1883 ; Anvers, 1885 : Nouvelle-Orléans, 1883-1886 ; Barcelone, 1888 ; Copenha¬

gue, 1888 ; Bruxelles, 1888 ; Paris, 1889 ; Chicago, 1893 : Anvers, 1894; Berlin, 1896; Bruxelles, 1897 ; Paris, 1900 ; Hanoï, 1903 ; Glasgow, 1903 ; Saint-Louis, 1904; Liège, 1903; Milan. 1906; Saragosse, 1908 ; Bruxelles. 1910 ; Turin, 1911.

Exposition universelle de 1900 [Médaille des ouvriers de i], eféée en argent pour récompenser les ouvriers et contremaitres qui collaborèrent plus de six mois aux travaux de cette exposition. Le ruban est tricolore, à rayures en diagonale.

Exposition du système du monde, savant ouvrage de Laplace ; traité de mécanique céleste, débarrassé de tout l’attirail des formules incompréhensibles aux profanes, et, malgré tout, d'une admirable précision scientifique ,1797j.

expositoire [èks-po-zi] adj. Destiné à exposer : syllogisme expositoire.

exprès, esse [èks-prè, è-se] adj. (du lat. e.rpressus, précis). Précis, net, formel ; ordre exprès ; défense expresse. N. m. Employé, non commissionné, qui porte les dépêches en dehors de la circonscription gratuite d’un bureau télégraphique. Messager chargé d'une mission particulière. Adv. Dans une intention spéciale. A dessein : perdre exprès au jeu. Vn fait exprès, événement qui arrive juste à point pour contrarier.

express [éfes-prèss] adj. (m. angl.). A grande vitesse, en parlant d’un service de voyageurs ou de transport de marchandises : train, bateau express. N. m. ; l'express.

expressément [èks-prè-sé-man] adv. En termes exprès ; d'une façon nette, précise, claire.

expressif [èks-prè-sif), ive adj. Qui exprime bien ce qu’on veut dire : la langue d'Homère est très expressive. Qui a de l’expression : regard expressif.

expression [êfa-pré-si-on] n. f. (lat. expressio). Action de presser certains objets pour en extraire le suc : l'expression de la pulpe de pommes donne le cidre. Ftg. Manière de s’exprimer, phrase, mot : Bossuet a l'expression à la fois juste et noble. Manifestation d'un sentiment : l'expression de la joie, de la douleur. Geste, jeu de la physionomie, manière d'être, etc. Qui rend vivement la pensée , le sentiment :

chanter avec expression ; figure pleine a' expression.

Mus. Ensemble des nuan- Expressions du visage humain, formées ces délicates (jg simples lignes : 1. Calme; 2, Trisqu exigent l'exé- tesse ; 3. Gaieté,

cution, l'interprétation d'une œuvre musicale. Math. Expression algébrique, ensemble de lettres et de nombres liés les uns aux autres par des signes d’opérations algébriques. (S’emploie dans le sens de formule algébrique : 4t:R* est l'expression de la surface d'une sphère.) Béduire une fraction à sa plus simple e.rpression. trouver une fraction égale à la fraction donnée et ayant ses termes le plus simple possible. Fig, Béduire à sa plus simple expression, réduire au moindre volume, à l'état le plus misérable : le traité de Tilsit réduisit la Prusse à sa plus simple expression.

expressi’vement [èks-prè-si-ve-man] adv.

D'une manière expressive.

exprimable [èks-prp adj. Qui peut être exprimé, rendu : toute pensée n'est pas exprimable. Ant. Inexprimable.

exprimer [èks-pri-mé] v. a. (lat. exprimere;àQ ex. hors, et premere, presser). Extraire le suc, le jus d'une chose én la pressant ; exprimer le suc d'un citron. Fia. Manifester scs pensées, ses impressions par le geste ou par la parole ; exprimer sa douleur par des cris. Figurer sous une forme sensible. S’exprimer V. pr. Faire connaître ses pensées ou ses sentiments.

ex professo loc. lat. signif. En homme qui possède parfaitement son sujet : traiter une matière ex professo ; parler d'une chose ex professo.

expromission {èks-vro-mi-si-on) n. f. (lat. expromissio). Dr. rom. Substitution de débiteurs, dans laquelle le nouveau débiteur s'engage sans s'être préalablement entendu avec celui qu'il remplace.

expropriateur, trice [éto-pro] n. et adj- Qui exproprie.

expropriation [èks-pro, si-on] n. f. Action d’exproprier ; les expropriations ne peuvent avoir lieu que pour cause d'utilité publique et moyennant une indemnité.

— Encycl. Expropriation pour cause d'utilité publique. C’est une dérogation au principe de la propriété, en vertu de laquelle un propriétaire peut être dépossédé de son bien pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité. Pour qu’il y ait lieu à l’exercice du droit d’expropriation, il faut : 1“ que l’utilité publique soit déclarée et constatée : 2o que le propriétaire reçoive une indemnité préalablement à sa dépossession.

L'expropriation ne peut être prononcée que par autorité de justice, après qu’elle a été déclarée dans les formes prescrites par la loi.

L’utilité de l’expropriation peut être déclarée pour toutes les superficies indispensables aux ouvrages projetés et pour les immeubles qui doivent retirer de ces ouvrages une plus-value de 15 0/0.

Tous les grands travaux publics, routes nationales, canaux, chemins de fer, canalisation de rivières, bassins et docks, entrepris par l'Etat, les départements, les communes, ou par des sociétés, compagnies particulières, sont exécutés en vertu d'une loi, rendue après une enquête administrative. Un décret suffit pour autoriser l'exécution des travaux de moindre importance.

L'expropriation une fois déclarée, la propriété peut être transmise soit par cession amiable, soit par suite d’un jugement d' expropriation.

Ce jugement brise tous les contrats, formés par le propriétaire ou ses auteurs, qui auraient pour effet de démembrer la propriété ou d'en asservir une parcelle quelconque. L’exproprié reste en possession de l'immeuble jusqu’au payement de l'indemnité.

L'administration notifie ses offres d'indemnité aux propriétaires et à tous autres intéressés. Si ses offres ne sont pas acceptées, l'administration cite devant un jury spécial, appelé jury d'expro/iiialion, les propriétaires et autres intéressés, pour qu'il soit

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