EXPOSITIONS
1. Exposition universelle de 1889, à Paris; vue principale : le Champ-de-llars et la tour Eiffel. (Cette exposition, s’étendait en outre à l'Esplanade des Invalides et au Trocadéro.) — 2. Exposition universelle de 1900, à Paris. (Cette exposition, d’une étendue plus considérable que les précédentes, était répartie : au Champ-dc-Mars, où à une extrémité on voit la tour Eiffel et à l'autre la Galerie des machines; au Trocadéro; aux rives de la Seine, comprises entre le Champ-de-Mars et le pont Alexandrc-Ill ; à l’Esplanade des Invalides ; au Gr.and Palais et au Petit Palais récemment construits.) — 3. Perspective des palais des Nations sur la rive gaucho
de la Seine (à cette expositioni. — 4. Exposition universelle de Saint-Louis, en 1904.
EXP
procédé au réglement des indemnités. Dans sa session annuelle, le conseil général désigne, pour chaque arrondissement, parmi les électeurs y ayant leur domicile réel et remplissant les conditions requises pour faire partie du jury criminel, la liste sur laquelle seront choisis les membres du jury spécial appelé, le •cas échéant, à régler les indemnités. .
Le magistrat directeur met sous les yeux du jury le tableau des offres et demandes, les plans parcellaires. les titres ou autres documents produits. Les parties peuvent présenter sommairement leurs observations, La discussion est publique. La décision du jury fixe le montant de l'indemnité ; elle est prise à la majorité des voix. Elle ne peut, de même que l’ordonnance du magistrat directeur, être attaquée que par la voie du recours de cassation dans le délai de quinze jours à partir du joiir de la décision.
Les indemnités réglées par le j ury sont, préalablement à la prise de possession, acquittées entre les mains des ayants droit. S'ils se refusent à les recevoir, la prise de possession a lieu après offres réelles et consignation.
Si les terrains acquis ne reçoivent pas leur destination, ou si les immeubles acquis pour clause de plus-value future ne sont pas utilisés conformément à la loi ou au décret déclaratif, les anciens propriétaires ou leurs ayants droit peuvent en demander la rétrocession. Le prix des terrains rétrocédés est fixé à l'amiable et, s'il n'y a pas accord, par le jury, dont la fixation ne peut, en aucun cas, excéder la somme pour laquelle les terrains ont été acquis.
Lorsqu'il y a urgence de prendre possession de terrains non bâtis, l'urgence est spécialement déclarée par décret.
Expropriation forcée. C'est ainsi que la législation civile désigne l’aliénation sur saisie immobilière. "V. SAISIE.
exproprié, e [èks-proj adj. et n. Qui a été dépossédé de ses biens.
exproprier [èks-pro-prî-é] v. a. (du lat. ex, hors de, et propriûs, appartenant en propre. — Se conj. comme prier.) Déposséder quelqu’un de sa propriété suivant les formes légales et moyennant une indemnité préalable.
expugnable [èks-pugh-na-ble] adj. (du lat. expuÿtiare, prendre d’assaut]. Qui peut être pris d'assaut ou de vive force. Ant. Inexpugnable, imprenable.
expuition [èks-pu-i-si-on] n, f. (lat. exspnitio). Crachement qui s’effectue par simple mouvement des joues et des lèvres.
expulsé [èfo-p«f-sé], e adj. et n. Se dit d'une personne que l'on expulse : espion expulsé ; les expulsés.
expulser [èks-pul-sé] v. a. (du lat. ex, hors de, ■et peltere, supin pulsum, pousser). Chasser quelqu'un avec violence du lieu où il était établi. Exclure, éliminer : expulser un intei'rupteur d'une réunion. Faire évacuer : expulser les humeurs.
expulseur, trice [éks-pul] adj. Qui expulse (hors de l’organisme).
expulsif, i'Ve [é.ks-pul\ adj. Qui expulse, expulsion [è/ts-pul] n. f. (lat. expulsio). Action d’expulser. Action juridique par laquelle on contraint un locataire à vider les lieux qu’il occupait. Evacuation ; l'expulsion des urines.
— Enoycl. Dr. Dès que le séjour d’un étranger devient un danger ou une menace pour l’Etat qui l’a reçu, il peut être expulsé. Il en est ainsi dans tous les pays, sauf en Angleterre, où les étrangers jouissent du droit de l'inviolabilité individuelle comme les nationaux. En général, à moins de raisons particulières qui exigent le secret, les motifs de l'expulsion sont communiqués à l'Etat auquel appartient l’expulsé. En France, l’expulsion a lieu en vertu d'un arrêté du ministre de l'intérieur, ou même du préfet dans les départements frontière, et l’étranger n’a aucune garantie contre la mesure dont il est l’objet. Une expulsion arbitraire peut donner lieu, toutefois, aune réclamation diplomatique.
Un Etat peut expulser ses nationaux, en ce sens qu'il peut les condamner au bannissement. {Y.co mot.)
En temps de guerre, chaque Etat belligérant peut expulser en masse les sujets de son adversaire, établis sur son territoire ; c'est une mesure de sûreté. Parfois, les Etats belligérants autorisent les sujets de l’ennemi à rester dans le pays, pourvu que leur conduite soit bonne et régulière. Ainsi procéda la France au début de la guerre de 1870.
expurgation [èks-pur-gha-si-on] n. f. Action de couper dans une futaie les arbres qui gênent le développement des autres. (On dit aussi expurgade.) Action d’expurger un livre.
expurgatoire l'eks-pur] adj. Se dit du catalogue des livres prohibés à Rome, jusqu’à ce qu'ils aient été expurgés : index expurgatoire.
expurger [iks-pur-jé'i v. a. (lat. expurgare ; de puryare, purger. — Prend un e muet après le g devant a et O : il exjmrgea, nous expurgeons.) Retrancher d'un livre ce qui est mauvais, ou ce qui paraît tel à l'éditeur.
exquis, se [éks-ki, i-ze] adj. (du lat. exguisitus, choisi). Qui a un goût délicieux ; plat exquis. Qui produit sur les sens une impression délicate : des sons exquis. Délicat, distingué. Ant. Datestable, exécrable, insipide.
exquisement [èks-ki-ze-man] adv. D’une manière exquise.
exquisité [éks-ki-zi-té] n. f. Qualité de ce qui est exquis.
exsangue [ègh-zan-ghe) adj. (du préf. ex, et du lat. sanguis, sang). Qui â peu de sang, qui en a perdu beaucoup : cadavre exsangue. Ant . Pléthorique.
exsert [tt-sér], e ou exsertile [è/i-sér] adj. (lat. exsertus). Qui fait saillie au dehors. (Se dit surtout des organes des plantes, style, étamines, etc.) exsiccation n. f. Chim. Syn. de dessiccation.
exstipulé, e [èks-ü] adj. Bot. Se dit d'un organe dépourvu de stipule.
exstropllie \èksdro-fi n. f. (du gr. eu’. hors de, et de strophe, conversion). Pathol. Vice de conformation d'un organe qui se présente retourné, sa face interne devenant externe.
— Encycl. L'e.x.strophie de la vessie est le plus fréquent de ces défauts de développement ; elle se rencontre surtout chez les garçons, La paroi abdo¬
minale semble manquer au-dessus du pubis. Cette intirmité exige le port d'appareils compliqués. Les chirurgiens ont cherché bien des moyens palliatifs, sans ari'iver à des résultats toujours satisfaisants.
exsuccion ou exsuction [ê/c-sw/c-si-onj n. f. Action d'extraire par la force de la succion.
exsudant \èk-su-dan], e adj. Qui provoque l'exsudation : potion exsudante. N. m. ; un exsudant.
exsudât [èk-su-da] n. m. Méd. Produit qui se trouve dans les tissus par exsudation des liquides ou du sang à travers les parois vasculah'es.
exsudation [è/c-stt-da-si-on] n. f. (de exsuder). Action de suer. Suintement morbide sur une muqueuse, une séreuse. Extravasation quelconque, matière extravasée : exsudation du miel.
exsuder [èk-su-dé] v. n. (du préf. ex, et du lat. sudai'e, suer). Sortir comme la sueur ; le sang exsude quelquefois par les pores. V. a. Emettre par exsudation : arbre qui exsude de la résine.
exsufflation [èk-su-fla-si-on] n. f. (du préf. ex, et du lat. sufflare, souffler). Action de chasser en soufflant.
extant [èks-tan], e adj. (lat. extans). Dr. Qui existe en nature : les effets extants de la succession.
extase [èks-ta-ze] n. f. (du gr. ekstasis, transport)- Ravissement de l'âme qui se trouve comme transportée hors du corps : les extases de sainte Thérèse. Pathol. Affection nerveuse, caractérisée par l'immobilité des muscles, l'abolition de la sensibilité et l'exaltation mentale. Pur exagér.Etre en extase devant une personne (ou une chose), être en admiration devant elle.
extasier (s’) [sèks-ta-zi-é] v. pr. (Se conj. comme prier.) Tomber dans l'extase. Manifester son ravissement; s'extasier devant un tableau.
extatique [èks-ta] adj .causé par l'extase : transport extatique. Fig. Profond et absorbant : joie extatique. N. Qui tombe souvent en extase : une exta¬
extemporané, e [éks-tan] adj. (du lat. extemporoffieus, improvisé). Phàrm.
Préparé et administré sur-lechamp. Dr. . Non prémédité : délit extemporané.
extemporanéité [èkstan] n. f. Caractère de ce qui est extemporané.
extempor ané ment [ èks - tan , man ] adv. Pharm. Surle-champ, pour être administré sans délai.
extenseur
[èks-tan] adj. et n. m. Qui sert à étendre ; muscles extenseurs des phalanges; l'extenseur de l'avantbras. Appareil de gymnastique. V. la pl. gymnastique.
extensibili'té [èks-lan] n. f. Propriété qu'ont* certains corps de pouvoir être étendus, allongés.
extensible [éks-tan] adj. Qui a de l'extensibilité : le caoutchouc est très extensible. Ant. Inextensible.
extensif, ive [èks-tan] adj. Qui produit l'extension : force extensive. Qui est pris par extension : un sens extensif. Culture extensive, celle qui exige peu de frais pour un terrain étendu. Ant. Compressible, coercitif.
extension [èks-tan] n. f. (lat. extensio ; de extendere, étendre). Action d'étendre ou de s'étendre : l'extension du bras. Fig. Accroissement: l'extension du commerce. Logiq. Propriété d'un terme de s'étendre à plus ou moins d'objets. Gram. Action d'étendre par analogie la signification d'un mot : c'est par extension qu'on dit: Tes dents d'un peigne.
extensivité [èks-tan] n. f. Phil. Propriété de ce qui est étendu.
extenso (In). v. m extenso.
exténua'tion [é/is té, si-on] n. f. Affaiblissement extrême des forces. Rhét. Syn. de litote.
exténuer .[é/cs-(é-n«-é] v. a. (lat. extenuare ; de tenais, faible). Rendre ténu. Amoindrir. (Vx.) Causer un grand affaiblissement ; le travail trop prolongé exténue le corps. Rhét. Adoucir l'expression de. (Vx.) S’exténuer v. pr. S’épuiser de fatigue.
extérieur, e [èks-té] adj. (lat. exterlor). Qui est au dehors : vme façade extérieure. Qui existe en dehors de l’homme ; le monde extérieur. Qui a rapport aux pays étrangers : le commerce extérieur. N. m. Ce qui est au dehors : l'extérieur d'une maison. Dehors, maintien, apparence : extérieur modeste. Pays étranger : nouvelles de l'extérieur. Ant. Intérieur.
extérieurement [èks-té, man] adv. A l’extérieur : cet homme est très bien extérieurement. Ant.
intérieurement.
extérioration [èks-té, si-on] n. f. (de extérieur]. Action de reporter au dehors ce qui se fait au dedans.
extériorisation [èks-té, za-si-on] n. f. Action d’extérioriser. Ocrult. Expansion des facultés, de la sensibUilé, dont seraient doués certains médiums ou sujets.
extérioriser [èks-té, ri-zé] v, a. Reporter, imaginer en dehors de soi-même ce qu’on voit ou éprouve en dedans : extérioriser ses sensations.
extérioriste [èks-té, rü-te] n. m. Syn. de empiriste (en philosophie).
extériorité [è/iS-(é] n. f. Etat, qualité de ce qui est extérieur, objectif.
exterminant léks-tèr-mi-nan], e adj. Qui extermine.
exterminateur, trice [éA-s-îér] adj. Qui extermine. L'ange exterminateur, dans la Bible, ange
1 chargé de porter la mort parmi les Egyptiens qui persécutaient les Hébreux. N, m. ; un exterminateur.
EXT
extermination [iks-tèr, si-on] n. f. Destruction entière : poursuivre une guerre d'extermination.
exterminer [éks-tèr-mi-né] v. a. (lat. extermiiiarej. Chasser jusqu’au dernier. (Vx.) Anéantir, détruire, massacrer, faire çérir entièrement : exterminer un peuple. S’exterminer v. pr. Pop. Se donner beaucoup de peine pour faire quelque chose.
externat [éks-tèr-na] n. m. Maison d'éducation qui n'admet que des élèves externes. Fonction d'externe dans un hôpital. Ant. Internat
externe [éks-tèr-ne] adj. (lat. extemus). Qui vient du dehora, ou qui est au dehors ; médicament externe. Géom. Atigle externe, angle formé par deux lignes coupées par une sécante, et situé en dehors de ces lignes. (V. alterne.) N. Elève qui suit les cours d'une école, sans y coucher et sans y prendre ses repas. Elève en médecine, qui assiste les internes dans le sei-vice des hôpitaux. Ant. Interne.
exterritorialité
[èks-tè-ri] n. f. Immunité de droit public , qui exempte certaines personnes du pouvoir de juridiction de l’Etat sur le territoire duquel elles se trouvent : les ambassadeurs jouissent du bénéfiee de V exterritorialité.
— Encycl. Dr. Lès personnes qui jouissent de l’exterritorialité sont censées n’avoir pas quitté leur territoire national. Ce sont : 1° les chefs d’Etat, ainsi que leur épouse et leur suite ; 2® les agents diplomatiques, les membres de leur famille et le personnel qui les accompagne ; 3° les consuls hors des pays de chrétienté, et en pays de chrétienté lorsqu'une convention la leur a formellement reconnue. Dans les pays hors chrétienté, les sujets et citoyens d’Etats chrétiens, étant soumis à la juridiction de leur consul et non à celle de la justice locale, ont aussi l’exterritorialité.
extincteur, trice [èks-tink] adj. Qui çert à éteindre les incendies ou commencements d'incendie; appareil extincteur, grenade r.rtinctrice. N. m. Appareil portatif, servant à éteindre instantanément les commencements d'incendie.
— Encycl. Techn. L’extincteur est constitué par un récipient en métal ou en veiTe, renfermant un produit qui, mis brusquement en contact avec l'air, émet des vapeurs ou des gaz non comburants ; acide sulfureux, ammoniac, etc. En général, les extincteurs sont d'un petit volume : les uns sont constitués par un récipient de verre rond (grenades), et U suffît de les lancer dans les foyers, où ils se brisent et laissent échapper leur contenu ; d’autres ont la forme d’une boîte cylindrique, que l'on suspend à portée de la main, et qu’il suffît de retourner pour en faire échapper le liquide extincteur ou bien dont on pi'ojette le contenu en agissant sur un piston toujours prêt à fonctionner ; d'autres encore sont construits Extincteurs : 1. A main; 2. A de manière à pouvoir se hotte; 3. Grenade à fond plat; porter à la façon d’une 4. Grenade spliérique. hotte; ils sont munis
d'une petite lance à main, que l’on dirige sur le foyer. Enfin, il existe des extincteurs très puissants, placés suv des véhicules à traction animale ou mécanique, qui sont constitués par un réservoir plein d'eau dans lequel, au moment voulu, se déverse automatiquement un mélange de produits chimiques donnant naissance, au contact de l’eau, à des gaz abondants, sous la pression desquels le mélange ignifuge est chassé avec force.
extinctif, ive [èks-tink] adj. (du lat. extinetum, supin de extinguere,, éteindre). Qui éteint, qui est propre à éteindre. Qui annule, qui fait cesser.
extinction [èks-tûik-si-on] n. f, (lat. extinetio). Action d’éteindre: l'extinction d^un incendie. Perte d'une faculté : l'extinction de la voix. Fig. Suppression, cessation : l'extinction d'une dette, du paupérisme. Extinction des feux^ batterie ou sonne-
Extinction des feux (clairon).
rie militaire, faite le soir pour marquer l’heure où toute lumière doit être éteinte dans les chambrées des soldats. Chim. Hydratation de la chaux vive.
extinguibl© [èks-tin-ghu-i-blé] adj. Qui peut être éteint ou soulagé. Ant. inextinguible.
extirpable [êAô-ïîV] adj. Qui peut être extirpé: tumeur facilement extirpable. Ant. Inextirpable.
extirpag^e [èA:s-tz'r] n. m. Labour superficiel exécuté avec l’extirpateur, et qui a pour effet de couper et d’extirper les plantes adventices.
extirpateur, trice [é/cs-izV] adj. et n. Per-
Extirpateur Amyot.
sonne qui extirpe. N. m. Instrument pour extirper les mauvaises herbes.
t. Extenseur en caoutchouc; 2. Appareil extenseur.
AOB, BOC, DEG, GEH sont des angles externes.
Lee Exilés de Tibère (Barrias), v. p. 824. La Bataille d’Eylau (Gros), v. p. 834.