‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 829 sur 1225 · V. LECTURE, MOURIR Ct MUET · texte numérisé non relu

V. LECTURE, MOURIR Ct MUET

Fille Elisa (fa), roman d'Edmond de Goncourt (1878) : histoire d'une fille de mauvaise vie qui, dans un sursaut de pudeur, tue son amant, un soldat.

Filipendule : a, fleurs.

Condamnée à la détention, elle meurt au bout de plusieurs années sans avoir prononcé une parole. De cette œuvre, qui est à la fois une protestation sociale, une peinture des mauvais lieux, et un spécimen du style artiste, Jean Ajalbert a tiré une pièce Gt>90;-

Fille de Madame Angot (la), opérette en trois actes, paroles de Clairville, Siraudin ct Victor lioning, mvïsique de Ch. Lecocq (1872). La scène se passe sous le Directoire. Le perruquier l’omponnet réussit à se faire aimer de la fleuriste Clairette Angot, longtemps épi'ise du chansonnier Ange Pitou, qui n'a d'yeux que pour Mih Lange, la fameuse comédienne. La musique est gaie, fine, et la plupart des airs sont devenus populaires (les couplets : Très jolie, peu polie... ; le chœur des conspirateurs ; les couplets ; Les soldats d’Augereau sont des hommes ; la dispute A h ! c'est donc toi, madame Barras, etc.).

Fille de Roland [la), drame en quatre actes, en vers, de Henri de Bornier : sujet très dramatique et clairement conduit. Ganelon se cache sous le nom d’Amaury. Son fils Gérald se distingue par .sa bravoure, se fait aimer de Berthe, la fille de Roland, et obtient sa main de Charlemagne, ajirès avoir reconquis Durandal sur un Sarrasin. Mais il apprend alors qu'il est le fils du traitre Ganelon et. renonçant n sa récompense, il quitte la cour avec son père. Ce drame renferme de beaux vers, d'allure presque cornélienne (1873). — Tragédie musicale en quatre actes, poème de P.

F e r r i e r , musique de IL Rabaud, inspirée du drame de Bornier (1904).

Fille du passeur ila), tableau d’Emile Adanr (Salon de 1883), au Luxembourg ; tableau dans la note rêveuse et mélancolique, qui est la caractéristique du talent d'Adam.

Fille du régiment [la),

O P é r a - c o m i q U e en deux actes, paroles de Bayard et de H. de Saint-Georges, musique de Donizetti (1840).

L'action se passe dans le Tyrol, SOUS l'Empire : une enfant, Marie, a été trouvée sur un champ de bataille ; adoptée par les soldats du 21', elle devient une gentille vivandière. Elle retrouve sa famille, et épouse un officier français. Partition pleine d'entrain et d'inspiration charmante. Citons : l'ouverture ; la scène des adieux : Il faut partir; la tyrolienne : Suppliant, à genoux; le Salut a la France !; le chœur: Chacun le sait, chacun le dit ; la valse du second acte, etc.

Fille du tambour-major [la), opérette bouffe en trois actes, paroles de Chivot et Duru (c'e'st un décalque adroit de la Fille du régiment) ; Offenbach a écrit une partition pleine de verve et de fantaisie. Parmi les morceaux bien venus, citons : la valse de l'ouverture, les couplets du fruit défendu, la chanson de l'âne, les couplets du tailleur amoureux, etc.

Fille-Morte (la), lieudit de la forêt d'Argonne (dép. de la Meuse), dans le bois de Courte-Chausse, entre les deux ravins des Meurissons et de Courte- Chausse. Comme tous les autres points du même secteur, la Fille-Morte a été le théâtre de nombreuses et puissantes attaques allemandes en 1913 (les 7 août et 27 septembre surtout). C’est dans le même coin de l’Argonne que la lutte de mines a été poursuivie avec le plus d’activité en 1916.

FiUe sauvage (la), pièce en six actes de Fr. de Curel (1902), qui, derrière l'aventure d'une jeune sauvagesse progressivement élevée à la civilisation et aboutissant finalement à une barbarie consciente, retrace l'histoire même de l'humanité.

Aller [(fmll., è] n. m. Nom donné à une des matières qui entrent dans le ciment asphaltique, et que l'on obtient en broyant avec du sable certains minéi-aux : argile, mai’ne, ciment, etc.

filles-Dieu n. f. pl. Nom donné autrefois aux religieuses hospitalières qui soignaient les malades dans les hôpitaux, fréquemment appelés hôtels-Dieu. (Le couvent des filles-Dieu de Paris fut fondé, près du clos Saint-Lazare, en 1226, par Guillaume lll, évêque de Paris, qui voulut employer les filles repenties au service des malades.)

fillette [U mil., è-te] n. f. Petite fille. Pop. Demibouteille. Fillettes du roi, nom donné aux lourdes chaînes dont Louis XI faisait charger les pi-isonniers politiques.

filleul, e [Il mil.] n. (du lat. fiUolus, jeune fils). La personne qu'on a tenue sur les fonts baptismaux, par rapport au parrain et à la marraine. Filleul de guerre, pendant la Grande Guerre, militaire adopté par une femme, ou une jeune fille, dite marraine de guerre. [V. marraine.)

Fillinges, comm, de la Haute-Savoie, arr. et à 31 kil. de Saint-Julien ; 1.430 h, Ch. de f. écon.

Fillmore (Millard), homme d'Etat américain, né à Summer Hill, m. à Buffalo (1800-1874). Il gou- ■verna, comme président, les Etats-Unis, de 1860 à 1832.

Fillon II mil.] (la), née à Paris à la fin du xvii' siè- . cle, m, en Auvergne en 1727. Elle fut à la fois entremetteuse au profit de la Jeunesse doi-ée et mouche de la police et du cardinal Dubois. C'est elle qui avertit le Régent de la conspiration de Cellamare.

Fillon(B enjamin) , archéologue français, né à Grues ('Vendée), m. à Saint-Cyr-en-Tal mondais (1819-1881).

fillot, otte [Il mil., O, o-te] n. Pop. Fils, fille ; filleul ou filleule.

film n. m. (m. angl. signifl. pellicule). Bande pelliculaire photographique en usage dans les appareils cinématographiques. Le scénario cinématographique lui-même : un béait film. Tourner un film, enregistrer une scène de cinéma.

— Encycl. Le film sur lequel s’enregistre les vues prises par l'appareil est formé d'un supjiort transparent, souple, résistant, généralement en celluloïd portant une couche sensible photographique. Ce support ayant l'inconvénient d'être inflammable et de présenter ainsi de graves dangers, peut se remplacer par des préparations dérivées de 1 acétate de cellulose, beaucoup moins combustibles.

filmer v. a. Enduire d'une peliicule protectrice de collodion ou de celluloïd ; liège filmé. Enregistrer sur le film cinématographique; prendre un film ; «ne scène cinématographique n est filmée parfois qu'après de nombreuses répétitions.

fllmeur n. m. Celui qui prépare ou enregistre un scénario cinématographique.

film-pack n. m. (mot angl., composé de film. et de pac/i. paquet). Petite boîte de carton léger, renfennant une douzaine de pellicules minces, rigides, et que, par un dispositif spécial, on escamote une à une, quand elles ont été impressionnées.

filoclie n. f. (de fil). Filocho.

Tissu, filet de corde, de

soie ou de fil. Câble pour lever une meule de moulin. Epuisette en fer des corroyours.

filoclier [ché] V. a. Faire le tissu appelé filoche. filoirn. m. Machine à filer. Cylindre de bois placé à l'avant et à l’arrière d'unbateauservant à l’amarrage.

filon n. m. (de fil). Suite ininterrompue, d'une même matière, contenue entre des couches d'une

nature différente : exploiter un filon d'argent. Fig- Veine, source ; exploiter le filon comique. Pop- Bonne aubaine ; emploi agréable ; poste sans danger, etc. ; avoir le filon ; ce nest püs le filon.

— Encycl. Les filons résultent du remplissage, par des minéraux divers, des fractures de l'écorce terrestredont 1 a direction n'est en général pas éloignée de la vei-ticale.Les parois d’un filon sont appelées épontes; celle des deux parois qui est supérieure

est le toit ; A. Filon croiseur ; B. Filon croisé, l’inférieure

se nomme mur. Dans les terrains très disloqués, il arrive parfois que des filons diff éremment métallisés se croisent.

On admet que le remplissage des filons est dû soit à l'injection (roches éruptives), soit à la sublimation, puis à la condensation de vapeurs minérales, soit au dépôt, par les eaux qui circulent dans les fractures, des parcelles minérales qu'elles recèlent.

Filon (Charles-Auguste-Désiré), historien français, né et m. à Paris (1800-1873). — Son fils, Pierre- Marie-Augustin, né à Paris, mort à Croydon (1841- 1916), précepteur du prince impérial Louis, fils de Napoléon lll, s'est distingué par des études critiques sur les littératures française et anglaise : Histoire de la littérature anglaise; Mérimée et ses amis; V Impératrice Eugénie ; etc.

filonage n. m. (de filer). Arg. Recherche des pièces de monnaie tombées sur ‘la voie publique, dans les ruisseaux, etc.

filonien, enne [ni-in, è-né] adj. Qui forme et contient des nions.

filoselle [zè-lé] n. f. (ital. filosello). Bourre de soie qui, mélangée avec du coton, sert à fabriquer des bas, des gants et divers articles de bonneterie.

filosité n. f. Maladie de la pomme de terre, caractérisée par une tendance des tubercules à développer des bourgeons qui s'allongent en touffes malingres et filiformes : la filosité est un signe de dégénérescence.

filotier. [ti-é], ère n. Marchand, marchande de fil au détail.

filotière n. f. Archit. Bordure d’un panneau de vitrail.

filou, n. m. Voleur subtil, adroit fripon. Voleur au jeu. Adjectiv. Le dieu filou. Mercure.

filoutage n..m. Action de filouter.

filouter [té] V. a. 'Voler avec adresse : filouter une montre, un mouchoir. Tricher au jeu.

filouterie [rî] n. f. Action de filou ; vol subtil. Tricherie. Escroquerie.

fils [/iss] n. m. (lat. filius). Enfant mâle, par rapport à son père et a sa mère ; le fils aîné, dans l'ancien droit, jouissait de privilèges considérables. Terme d'amitié : mon fils. Descendant : les fils des Gaulois. Homme considéré par rapport à son pays natal : les fils de la France. Individu considéré, par rapport aux influences qui Font formé ; les fils de la Révolution. Religieux considérés par rapport^ au fondateur de l'ordre : les fils de saùit B'-noît. Effet considéré par rapport à sa cause (se dit des objets masculins' : le désir est fils du besoin. Le fils de Dieu, de l'homyne. Jésus-Christ. Fig. F'ils d' Apollon, les poètes. Fils de Mars, les guerriers, etc. Beau fils, jeune élégant. Etre fils de son père, avoir les qualités

La Fille du passeur d’après E. Adam.

FIL

FIN

Filtres ; 1. En papier joseph ; 2. Au sable et cliarbon ; 3. De table, au charbon ; 4. Chamberland, à une bougie ; 5. A vide, en grés; 6. De ménage, sans pression 7, 8- Industriels; 9. A pression (médecine et bactériologie); 10. Escargot; 11. A

coquilles (A, détail de ce dernier).

ou les vices de son père. Farh. Le fils à papa, je, moi. On fils à papa, le fils d'un homme riche, influent, etc. Eti'e fils de ses œuvres, ne devoir qu'à soi-mème sa fortune ou sa situation. Fils de France, enfants mâles des rois de France. Allus. litt., v. UEMEURANT lau).

Fils puni [le), tableau de Greuze (Louvre). Cette composition fait suite à celle qui est connue sous le titre de la Malédiction paternelle. Le mauvais fils revient de l'armée au moment où son père, qui l’a maudit autrefois, vient d’expirer (1765). ( V. p. 873.)

Fils de Giboyer [lé), comédie sociale en cinq actes et en prose, par Emile Augier (1862), faisant suite aux Effrontés. Giboyer reste le forban de lettres qui vend sa plume au plus offrant. Son fils Maximilien, jeune homme plein d'honneur, est la revanche de son ignominie. Mise en scène de carac tères qui sont à la fois des individus et des types.

Fils naturel [le), drame en cinq actes et en prose, de Diderot (1771) ; spécimen curieux du drame bour geois, d’une sensiblerie déclamatoire. — Comédie en cinq actes et en prose, d’Alexandre Dumas fils (1838). Un riche désoeuvré a abandonné une ouvrière qu'il a rendue mère. Plus tard, retrouvant son fils devenu célèbre, il veut le reconnaître, mais le jeune homme refuse et garde le nom de sa mère. Pièce nette, vigoureuse, d’une logique serrée et pressante.

Fils de l’Arétin (le), drame en quatre actes, en vers, de Henri de Bornier (1893). L’Arétin s'est converti, et a répudié ses œuvres liberlines. Il ne vit que pour son fils Orfinio, qu'il a eu jadis de la courtisane Camille. Mais la vengeance d'un traître fait qu'un livre infâme de l'Arétin tombe entre les mains de son fils, et développe en lui les pires instincts. Orfinio va jusqu’à tenter de vendre sa cité à l'ennemi. Son père le tue d'un coup de poignard. Il est puni dans son fils pour le mal qu'il a fait autrefois. Cette fiction morale, mais nullement historique, ne manque ni de grandeur, ni d'émotion.

fllterie \rï\ n. f. Lieu où l’on fabrique et retord le fil de lin.

flltier [ti-é], èro n. Celui, celle qui fabrique et retord le fil de lin.

filtrage n. m. Action de

— Encycl. B])g. Au filtrage naturel que subissent les eaux pluviales avant de rejoindre les réservoirs souterrains qui donneront naissance aux sources et aux fontaines, il a fallu substituer, pour l’eau destinée à l'appi'ovisionnement des villes, un filtrage artificiel. Les eaux captées, pour aussi pures quelles soient, peuvent véhiculer des microbes, dont il importe de les débarrasser complètement avant de les livrer à la consommation ; c'est ce à quoi l’on parvient en faisant usage de filtres. En général, l’eau destinée à l’alimentation des villes se filtre sur son parcours en passant par les galeries filtrantes, et achève de se purifier dans le réservoir d’où elle est distribuée. Le filtrage s’effectue sur des substances oreuses ou douées de propriétés absorbantes (charon de bois, sable, pierre ponce, grès, amiante, sciure de bois, coton, laine, feutre, papier, etc.), qu’on lui fait traverser.

— Techn. Le filtrage des liqueurs, sirops, et des boissons ordinaires (vins, cidres, bières, etc.) a surtout pour but de les clarifier : on fait usage, selon le cas, de filtres en étoffe (chausses), en papier, ou de filtres-presses, V. filtre.

filtrant \tran], e adj. Qui sert à filtrer. Biol, Virus filtrants, microbes invisibles, capables de traverser certaines membranes filtrantes, qui sont, au contraire, imperméables aux microbes ordinaires.

filtrat [ira] n. m. Résultat d’une filtration. Liquide de filtre : un fillrat de macération alcoolique.

flltrateur n. m. Industriel qui procède au fiirage artificiel des eaux.

filtration [si-on] n. f. Passage d’un liquide à travers un filtre qui 1 éclaircit. Action de passer, de filtrer à travers les terres, les roches, en parlant des eaux : eaux de filtration.

filtre n. m. (ital. filtra, apparenté avec feutre). Etoffe, cornet de papier non collé, pierre poreuse.

charbon, ou appareil, à travers lesquels on passe un liquide qu’on veut purifier : filtre Pasteur; filtre Chamberland.

— Encycl. Techn. Les filtres les plus simples (filtres en papier plissé) ont uniquement pour but de débarrasser certains liquides des parcelles solides qui les épaississent ; d'autres ajoutent à cette fonction de clarifier celle de retenir aussi les infiniment petits (bactéries de toute sorte) que l'eau surtout tient en suspension.

Les filtres se classent en filtres domestiques et filtres industriels. Parmi les premiers, citons les fontaines filtrantes, récipients cylindriques ou rectangulaires munis d'un double fond fait d’une plaque poreuse de grès. Souvent, une couche de charbon et sable recouvre cette plaque, ou s'intercale entre deux plaques. Avec le filtre Ducoudun, l’eau trouve un diaphragme muni d'un tampon d’étoupe ou de feutre recouvert d’une couche de charbon de bois. Le filtre à bougie, dit filtre Chamberland, système Pasteur, fonctionne sous pression. L’eau arrive de la colonne de distribution dans un espace annulaire étanche, et traverse en se filtrant les parois poreuses d'un cylindre creux intérieur en porcelaine. On utilise également des filtres constitués par une couche de charbon (charbon de boisounoir animal) enfermée entre deux toiles d'amiante, de terre d’infusoires ou de pâte de cellulose retenue entre des claies d’osier ou des tissus.

Les filtres industriels sont établis, à plus grande échelle, sur les mêmes principes. Les filtres-presses, employés dans les sucreries, distilleries, cidreries, brasseries, fabiùques de bougies stéariques, etc., ont une grande surface filtrante ; en principe, ils sont formés de récipients verticaux en tôle perforée garnie de toile. Le liquide est refoulé dans ces récipients par une pompe dite monte-jus. Pour séparer d'une matière solide une petite quantité de liquide, on emploie la presse hydraulique, ou encore l’essoreuse.

filtre n. m. 'V. PHILTRE.

filtrée Uré] n. f. Ce qui glisse, filtre à travers ; une filtrée de lumière.

filtre-presse n. m. Appareil permettant de filtrer les liquides sous pression. PI. des filtres-presses,

filtrer [tré] y. a. Passer un liquide par le filtre ; filtrer une décoction. Y. n. Passer a travers un filtre : les sirops filtrent lentement. Pénétrer à travers un corps quelconque : Veau filtre à travers les terres. Fig. Passer subrepticement : laisser filtrer une nouvelle.

filtreur n. m. celui qui est préposé au filtrage. Appareil qui filtre l'air, pour le débarrasser &s poussières, l’épurer, etc.

filure n. f. Manière dont un objet est filé.

Fimbria (C. Flavius), général romain, partisan de Marius. Lieutenant du consul Valerius Flaccus en Asie, il se révolta contre lui et le tua. Puis il lutta contre Mithridate. .Sylla le vainquit, et l’obligea à se tuer.

fimbriaire [fin-bri-é-rc] n. f. Genre de vers intestinaux.

fimbrié, e [fin] adj. Bot. Se dit des organes à contours finement frangés.

fimbrille [fin-bri, il mil., e] n. f. (du ïat. fimhria, frange). Bot. Appendice filiforme, sur le réceptacle de certaines composées.

fimlcolG adj. (du lat. fimus, fumier, et colere, habiter). Qui vit dans le fumier : larves fimicoles.

fin n. f. (lat. finis). Bout, extrémité : la fin d'un livre. Terme, mort ; toucher à sa fin. Fin de siècle, expression employée à la fin du xi.x® siècle dans des sens très divers, mais qui, appliquée à une personne ou à une chose, impliquait surtout l’idée d'absence de préjugés, de décadence raffinée, etc. Fin du monde, destruction de la terre et du genre humain, qui, d’après l’Evangile, doit survenir à une époque indéterminée et être suivie d’un jugement général et public. But, destination : en venir à ses fins. Prendre fin, cesser. Tirer à sa fin, être sur sa fin, être sur le point de finir. Faire une fin, changer de vie ; se marier. A bonne fin, dans une intention louable. Mener à bonne fin, terminer heureusement. Yoir la fin de, consommer entièrement. Fin des fins, fin finale, dernier terme. En fin de compte, en résumé, finalement. Belig. Fins de l'homme, fins dernières, ce qui doit arriver à l'homme à la fin de sa vie. Dr. Fin de non-recevoir, refus d’admettre une action judiciaire, sous prétexte que celui qui l'intente n’est pas fondé dans sa plainte. A ces fins, à cette fin, formule qui précède l’exposé des conclusions de la demande. A telle fin que de raison, dans le but de prévenir les divers résultats possibles, et d’y pourvoir. Loc. adv. A la fin, enfin, après tout ce temps. Prov. ; La fin justifie les moyens, faux principe de morale, d'après lequel les actes seraient justifiés par leur but ou par leur résultat. Qui veut la fin veut les moyens, celui qui poursuit un résultat ne doit pas reculer devant les actes qui l’y amèneront. (V. FINIS CORONAT OPUS.) AlLUS. LITTÉR. :

Rien ne trouble sa fin ; c’est le soir d’un beau jour,

vers de La Fontaine, au début de Philémon et Baucis, et qui caractérise la mort du sage. En toute chose, il faut considérer la fin, moralité de la fable de La Fontaine le Renard et le Bouc (III, 5). C'est un conseil de ne pas s’engager dans une entreprise sans en prévoir l’issue. V. attendre. Ant. Commencement, début, origine.

Fin de Satan [la], poème posthume de Y. Hugo (1886), où le poète raconte la chute de Satan, les guerres de Nemrod, la Passion du Christ.

Fins des biens et des maux [Des), traité philosophique de Cicéron, où il discute les doctrines morales des stoïciens et celles des partisans d’Epicure.

fin, fine adj. (du lat. finire, terminer). Délié et menu : écritU7-e, pluie fine. Elancé : taille fine. Précieux par la qualité : pierres fines. Fig: Délicat au goût ; vin fin. Subtil : avoir le goàt fin. Pur : or fin. Spirituel, piquant : physionomie fine. Rusé, habile : c'est un fin renard. Fines herbes, herbes hachées menu pour servir d’assaisonnement (persil, cerfeuil, estragon, etc.). Nez fin, perspicacité. Fin fond, bout extrême. Fin mot, motif secret. Partie fine, partie de plaisir où se mêle quelque mystère galant. Substantiv. Personne rusée : les fins et les simples. N.m. Ce qu'il y a de fin : prendre le fin des choses. Linge fin ; blanchisseuse de fin. Le fin du fin, le fort et le fin, ce qu’il y a de plus secret, de plus complet. Ecriture formée de petits cai'actères ; écrire en fin. Jouer au plus fin, faire assaut de ruses. N. f. Fam. Fine champagne : un verre de fine. Pop. La plus fine, matière fécale. Adv. Prendre une bille trop fin, au jeu de billard, la toucher trop sur le côté. Prov. : Fin contre fin ne vaut rien pour doublure, il ne faut pas qu’une personne rusée s’associe à une personne aussi rusée qu’elle. Ant. Gros, épais, grossier, sot, stupide.

uUage n. m. Etendue du territoire d’une commune. Autref., circonscription juridique.

finagiO n. m. (de fin). Techn. Opération qui précède l'affinage de la fonte, et qui a pour but de la purifier.

final, e, als adj. (lat. finalis). Qui finit, termine : le tre finale d'un mot. N. f. Dernière syllabe ou dernière lettre d'un mot. Spoft. Epreuve décisive d’une lutte sportive. Musig. Note principale qui détermine le ton d'un morceau, et par laquelle il doit finir. (En ce sens, on dit aussi to.nique adj. et n. f.)

finale n. m. (m. ital.). Morceau d’ensemble qui termine une symphonie, une sonate, un acte d'opéra : le finale de Lucie de Lammermoor.

— Encycl. Tous les actes d'opéra, s’ils se terminent par un morceau, ne se terminent pas par un finale, lequel doit présenter, au point de vue scénique, une importance et un caractère particuliers. C’est donc une scène capitale, à laquelle s'adapte une musique qui utilise toutes les ressources des voix et de l'orchestre. Le finale d’opéra a son origine dans les opéras bouffes italiens du xyiii® siècle. Rossini surtout a donné à ses finales une ampleur et un éclat inconnus jusqu'à lui [Guillaume Tell). Le finale du dernier acte de Fidelio (Beethoven) est une page pleine à la fois de grandeur et de tendresse. Dans les symphonies, on donne le nom de finale au dernier mouvement ; dans le finale (avec chœurs) de la IXe Symphonie. Beethoven a atteint les sommets de l'art musical.

Finale dell’ Fmilla, v. d’Italie (Emilie, prov. de Modene) ; 13.000 h.

finalement [man] adv. A la fin, enfin. En définitive, en fin de compte.

finaliste n. m. PhUos. Syn. de cause-finaliste.

finalité n. f. Existence ou nature d'une cause finale.

— Encycl. Aristote est le premier qui ait donné à l'idée de finalité une expression philosophique. I.a finalité ou cause finale de chaque chose, c’est la perfection vers laquelle elle tend ; c'est, en d’autres termes, sa forme. La cause finale suprême est Dieu même, auquel est comme suspendu le monde. Admjs par les stoïciens, nié par les épicuriens, le finalisme fut combattu par le mécanisme cartésien. Pour Kant, le principe de finalité est un principe régulateur de l'esprit, qui sert non à connaître des réalités, mais à inspirer des recherches. Les doctrines évolutionnistes ont paru s’opposer radicalement à la théorie des causes finales ; mais, si elles peuvent être exposées sans le secours de celles-ci, il faut reconnaître qu'il y a dans les êtres organisés, surtout dans les phénomènes d'adaptation, une sorte de finalité interne encore insuffisamment expliquée.

fillAUCB n. f. (du vx fr. finer, payer). Argent que Ton a (ne s'emploie plus dans ce sens qu’au pl.) : ses finances sont en baisse. Profession du financier : entrer dans la finance. Ensemble des financiers : le monde de la finance. Ecriture de finance, sorte

no*

La Fête an village (Téniers le Jeune), v. p. 864. Bataille de Fleiu'us (Mauzaisse), v. p. 889.

Le Triomphe de Flore (Callel), v. p. 801.

La Fornarina (Uaphaèl), v. p. 9ûo.

La Flagellation de Jésus (Venusti), v. p. 880.

Les Forges de Vulcain ou Apollon chez Vulcain (Velasquez), v. p. 903.

Bataille de Fontenoy (Horace Vernet), v. p. 900.

FIN

FIN

d'écriture ronde. PI. Deniers publics ; revenus et dettes de l'I-itat ; les finances publiques; le ministère des finances.

finances (Ministère d‘‘Sj. Le ministère des finances, chargé de l'administration des recettes et des dépenses publiques, se divise en deux branches : 10 l'administration centrale ; 2“ les régies ou administrations financières.

L'administration cen- ; traie comprend : le cabinet du ministre ; Vinspection générde des finances, chargée de contrôler et de vérifier sur place les divers services financiers : la direction du personnel et du matériel ; la direction du mouvement général des fonds, qui assure la répartition régulière des fonds sur tous les points du territoire au moyen de comptes courants avec les comptables ou de transports de fonds, crée et négocie les valeurs du Trésor, surveille la circulation monétaire ; la direction générale de la comptabilité publique, qui donne des instructions à tous les comptables, prépare le budget, réunit les éléments du compte général annuel de l'administrationdes finances ; la direction de la dette inscrite, chargée du service des rentes sur l'Etat, perpétuelles et amortissables, des pensions et des cautionnements : Vag enc e judiciaire du Trésor public, chargée des affaires contentieuses ; la caisse centrale du Trésor public, chargée du payement des dépenses publiques ; etc.

. C’est aussi du ministère des finances que dépendent les administrations ou régies financières, savoir : contributions directes ; contributions indirectes; enregistrement, domaine et timbre ; douanes ; manufactures de 1 Etat ; monnaies et médailles.

On peut y rattacher également la Caisse des dépôts et consignations, dont le directeur général est nommé par décret, sur la proposition du ministre des finances, mais qui jouit d’une autonomie relative, et aussi le Crédit foncier de France, surveillé par les délégués du même ministre.

fiXldfllCClt V. n. (Prend une cédille sous le e devant a et o : il finança, nous finançons.) Fam. Fournir de l’argent.

finarliciel, elle [si-éf, è-le] adj. Qui concerne les finances : événements politiques et financiels, financier [st’-é], ère adj. Qui est relatif aux finances : système financier. Qui concerne les gens de finance : l'aristocratie financière. N. m. Celui qui spécule sur 1 argent, et fait des opérations importantes. Celui qui s’entend à l’administration des finances publiques : Necker fut un habile financier. Théât. Emploi de comédie qui comprend les gens riches et les divers rôles où il faut montrer une rondeur franche et vive. N. f. Cuis. Nom donné à. une façon d'apprêter certains mets au moyen d'ingrédients recherchés.

— Kncyci.. .4rt culin. La financière ou sauce financière s’obtient en mettant dans une casserole du beurre, quelques morceaux de jambon maigre, une cuillerée de farine. On fait prendre couleur ; on mouille avec bouillon et vin blanc sec (par moitié) ; on ajoute des champignons, sel, poivre, un peu de thym et de laurier, et on laisse réduire. Après quoi Ton enlève le laurier, le thym, et Ton ajoute dans la sauce ris de veau, crêtes et rognons de coq, quenelles de volailles, etc.

financièrement [man] adv. En matière de finances ; au point de vue des financiers.

finasser [na-sé] v. n. Fam, User de subterfuges, de mauvaises finesses.

finasserie [na-se-rî] n. f. Fayn. Mauvaise finesse : les finasseries d'un plaideur retors.

finasseur, euse [na-seur, eu-ze] ou finas- Sier (nn-st-é], ere n. Fam. Qui use de subterfuges, de petites finesses.

finatre n. f. Soie de mauvaise qualité.

finaud [nfii, e adj. et n. Fin, rusé dans les petites choses ; paysan fiyiaud.

finauderie [nà-de-ri' n. f. Petite finesse, action deflnaud. r i

fincelle e ri

fsé-ie) n. f . /

Ralingue qui ' porte la tête d'un filet de pèche.

fine (par ma), s O r 1 1

de juron anodin en usage chez les paysans et qui équivaut à par ma foi.

Fine (Oronce', mathématicien et cosmographe français, né à Briançon, m. à Paris (1494.-ibbü,. Il

C, Fincelles.

pi’ofe.ssa avec grand éclat au Collège Royal, et exécuta pour le cardinal de Lorraine, en 1.^53, une horloge qu'admirèrent tous ses contemporains (auj. à la Bibliothèque Sainte-Geneviève).

finement [?nan] adv. D'une manière fine ; bijou fineynent travaillé ; penser fineyneyit ; circoyivenir fineyneyit quelqu'un.

fine-métal n. m. Techyi. Ponte blanche.

finer [né] v. n. Finir. Régler, payer. (Vx.)

finerie frf] n. f. Techn. Fourneau où s’opère le finage de la fonte.

fines [fi-yie] n. f. pl. Houilles menues, dans les houillères du nord de la France.

finesse [nè-se] n. f. (de fin). Qualité de ce qui est fin, ténu, mince, léger, élancé : finesse des cheveux, d'une étoffe, des traits, de la taille. Aptitude à saisir les rapports délicats : finesse du goût. Nuances légères et délicates ; finesse du style. Ruse, action rusée : découvrir les finesses d'un troyyipeur. Entendre, chercher finesse à. donner un sens mystérieux ou malin à. Ant. Grosseur, épaisseur, grossièreté, sottise.

finet, ette [né, è-te) adj. Fin, rusé.

finetier [ti-é) n. m. Lapidaire qui ne travaille que des pierres fines.

finette [yiè-të] n. f. Etoffe légère et pelucheuse de laine ou de coton croisé.

Finette (lap tableau de Watteau au Louvre Ccollection Lacazé). Une jeune femme d’aspect espiègle joue de la mandoline, assise sur un banc. Ce charmant petit tableau fait pendant à l'Indifférent, du même peintre.

Fingal (grotte de), célèbre caverne de l'Ecosse, dans file de Staffa lllébrides). Longue de 69 mètres, sur 20 mètres de voûte, elle forme une nef soutenue par des parois de basalte colonnaire. La mer y pénètre par une ouverture de 13 mètres, et clapote jusqu'au fond. Les Celtes de Tîle la nomment n caverne musicale «.

Fingal ou mieux Finn ou Find, héros irlandais du III' siècle, père d’Ossian ou Oisin, roi de Morven (Ecosse).

Fingal, poème en prose de Maepherson, attribué par lui au barde gaélique Ossian (1762j. Cette vague et plaintive poésie fut accueillie avec enthousiasme par un siècle las de raisonnement et de critique. "V. Ossian.

fingard [ghar], e adj. Rétif : cavale fnigarde.

Finlian, comm. de Tarn-et-Garonne, arr. et k IS kil. de Castelsarrasin, non loin de la Garonne ; 1.260 h.

fini, e adj. Limité, qui a des bornes ; l'esprit de l'hoyyyyyie etit [mi. Achevé, p.arfait en son genre : un coquin fiyii. tloyyyyyie fini, homme usé au physique ou au moral. Cest fiyii, tout est fiyii, se dit pour annoncer qu’une personne est morte, qu'une ruine est con¬

sommée, etc. N. m. Perfection ; le fini d'un ouvrage. Ce qui a des bornes : le fini et l'infini.

finial n. m. Archéol. Couronnement formé d’une touft’e de feuilles.

Finiguerra [ghou-è-rd\ (Thomas), sculpteur et orfèvre italien, né et m. à Florence (l.î.26-14-0.t). 11 importa en Italie la gravure sur métal, et trouva le moyen de reproduire sur le papier l’empreinte des ciselures exécutées sur les métaux ; auteur de la célèbre nielle le Couronneynent de la Vierge.

finiment [man] n. m. Caractère de ce qui est fini, soigné. CVx.)

finir V. a. (lat. finire). Achever, terminer : finir uyx tableau. Discontinuer : finissez vos sottes plaisayiteries. Absolum. Finissez donc ! voulez-vous finir? se dit pour arrêter quelqu'un dont les paroles, les actes déplaisent. Servir de fin à ; le moment qui doit finir la rir. V. n. Etre terminé ; l'Iyyde finit eyi poiyite

• Grotte de Fingal.

vers le sud. Avoir une certaine fin : cet enfant fiyiira yyial. Arriver ù son terme : .'.on bail finit à Pâques. Mourir : Charles le Téyyiéraire fiyxit ynisérublement dcvayit Xayicy. Finir de, cesser de. Finir par, en

FIN

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