‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 840 sur 1225 · SIGNIFICATION · texte numérisé non relu

SIGNIFICATION

emblématique.

Abricotier .

Insensibilité.

Acacia .

Affection pure.

Airelle (myrliîlC/. . .

Don d'amour.

Alisier .

Estime.

Aloès .

Douleur, amertume.

Alpiste .

Espoir confiant.

Amandier .

Douceur.

Aubépine .

Prudence.

Bagiiênaudier .

Amourette.

Buis .

Résistance, fermeté.

Cèdre .

Santé, immuabilité.

Châtaignier .

Fidélité.

Chêne .

Force.

Chiendent .

Persévérance.

Cyprès .

Deuil, mort.

Cytise .

Dissimulation, rivalité.

Ebénier .

Hâte, impatience.

Eglantier .

Amour.

Erable .

Force.

Fougère .

Sincérité.

Grenadier .

Passion.

NOMS des plante.s.

Houblon .

Houx .

If .

Ivraie .

Jonc .

Laurier .

Lierre (je meurs où

je m’attache) .

Magnolia .

Mahonia .

Marronnier .

Mousse .

Mûrier .

Olivier .

Oranger .

Palmier .

Pêcher .

Ronce .

Roseau .

Saule .

Thuya .

SIÜNIFICATION

emblématique.

Amertume, insensibilité.

Défense.

Tristesse, indifférence.

Vice.

Souplesse, docilité.

Triomphe, gIoii*e.

Attachement, amitié éprouvée.

Amour fort.

Affection solide.

Affection méconnue.

Amour protecteur.

Circonspection, prudence. Paix.

Virginité.

Triomphe, victime.

Bonheur défendu.

Envie.

P'aiblesse, fragilité.

Mélancolie.

Vieillesse.

s'élargit pour former le réceptacle; une rosette de feuilles naît du réceptacle et constitue, à l’état de bourgeon, le bouton floral.

Le mode de distribution des fleurs sur la plante est Y inflorescence. Les parties constituantes de la fleur s insèrent sur le réceptacle d’après la règle des feuilles sur la tige, tantôt en verticille alterne, tantôt isolément, d’après une divergence déterminée. Une fleur complètement verticilléc comprend quatre verlicilles concentriques : le calice, la corolle, Yandrocée et le gynécée. Les feuilles du calice sont les sépales, celles de la corolle les pétales ; leur ensemble constitue le périanthe ou enveloppes florales. L’androcée est formé par les étamines, composées d'un pétiole grêle (filet), qui supporte ïanthère, organe mâle contenant le pollen ; le gynécée ou pistil, par les carpelles : c’est î’organe femelle ; le pistil est formé d'une hampe creuse (style), terminée à son extrémité libre par le stigmate et, à l'autre bout, par l'ovaire (qui contient h's ovules).

Si la fleur comprend un androcée et un gynéc^, elle est hermaphrodite ou bisexuée (tilleul, lis, etc."'-. Quand tous les verticilles sont au complet et disposés symétriquement par rapport à l axe, la fleur est régulière ou actinomorphe ; dans le cas inverse elle est irrégulière ou zygomorphe. Suivant la forme et la disposition des verticilles, on la dit monopétale ou volypétale, ligulée, involucrée, tubuleuse, bractée, etc. (V. la planche plante.) ll-peut arriver que certains

dattier). La dissémination du pollen se fait par le vent, ou par l'entremise des insectes, qui portent le pollen des étamines sur les pistils. Un grain de pollen, mis en contact avec le stigmate, y germe, et va féconder un ovule. L'ovaire grossit alors et devient le fruit, qui contient les graines.

— Hortic. A part de rares exceptions, toutes les plantes phanéi’ogames donnent des fleurs, d’ailleurs très variées d'aspect, de forme, de coloris, de taille, de durée. Les voyages et explorations dans les différentes contrées du globe ont fait connaître des espèces nouvelles, qu'on a acclimatées en pleine terre ou dans les serres. D'autre part, les horticulteurs ont créé par sélection, par croisement, etc., une foule d'espèces ou de variétés nouvelles, et la fleur est devenue l'ornement de toute fête familiale ou publique.

Aux plantes dont la floraison se fait remarquer par quelque particularité, on donne le nom de plantes à fleurs oa plante < florales, par opposition aux plantes à feuillages. Vulgairement, sous le nom de lleurs on désigne toutes les plantes décoratives. V. plante.

— Conservation des fleurs coupées. Pour conserver les fleurs fraîches, asperger d'abord légèrement le bouquet avec de l'eau froide, puis le mettre dans un vase contenant de l'eau de savon ou de l’eau salée. Tous les matins on place les tiges pendant deux minutes dans l’eau pure, et l'on asperge les fleurs, puis on replace le bouquet dans l'eau salée ou de savon ; celle-ci sera changée tous les trois jours. Soigné

ainsi, le bouquet reste frais pendant longtemps.

— îndustr. Fleurs artificielles. Les fleurs artificielles se fabriquent avec de minces papiers diversement colorés, ou avec des tissus comme le velours, le taffetas, le satin pour la confection des feuilles, et la batiste, le crêpe, la gaze, etc., pour les pétales. Quatre opérations successives sont nécessaires pour cette fabrication. On découpe les feuilles et pétales à l'aide d'un outil, le decoupoir. On les gaufre ensuite pour leur donner l’aspect qu’ils ont dans la nature; cette opération se fait au fer chaud, soit à la pince, constituant le griffage, soit à la boule ou boulage. On assemble ensuite les pétales autour du cœur de la fleur; enfin, on monte les diverses parties de la fleur à la tige en fil de fer ou laiton, qu'entoure une bandelette de papier ou d’étoffe de couleur verte.

— [lias. F eur de lis. Cet ornement n'apparaît sur l écu qu'au xiie siècle, bien que la fleur de lis soit beaucoup plus ancienne comme élément décoratif, et qu’on la rencontre assez fréquemment sur le s monuments de l’antiquité classi-

ue.Elle a revêtu

iverscs formes.

Certains auteurs différencient nettement le lis na turel ou de jardin de cet ornement, qui devint l’emblème de la royauté depuis Louis VII. Quelques-uns même écrivent fleiirdelys, prétendant que la fleur de lis n'est pas une fleur, mais un ornement. L’usage a cependant prévalu d’écrire fleur de lis et non fleurdelys.

— Langage des fleurs. Ce langage symbolique est une des formes du poétique langage de l’amour. Deux règles ont présidé à cette gracieuse syntaxe : les couleurs et les objets dont les fleurs se trouvent être en quelque sorte naturellement les emblèmes. La liaison est intime entre la signification emblémalique des fleurs et celle de leurs couleurs.

Les fleurs se divisent tout d'abord en deux catégories, résultant de leurs parfums et de leurs couleurs. Celles qui ont les parfums pénétrants capiteux et les couleurs vives, brillantes, ont les significations les plus ardentes. Les fleurs aux parfums doux et aux couleurs modestes expriment les sentiments tendres, pieux, respectueux ou douloureux.

De même que le blanc est la couleur de 1 innocence, de la pureté, le rouge est celle de l’amour, le bleu est la couleur du tendre, celle des âmes délicates, qui planent dans les régions élevées et gardent les souvenirs impérissables. Le violet, né du rouge et du bleu, de l'amour et du souvenir, est la fleur du culte, la couleur des veuves et des prélats. Le vert est l’espérance, couleur à la fois vive et tendre, couleur du renouveau, de la jeunesse et de l’avenir. Le jaune est la couleur de la joie, de la richesse, de l’or; c'est aussi celle du mariage, surtout du mariage malheureux. Le noir c'est le deuil, la

Fleur de lis ; i. Primitive; 2. Moyen âge ; 3. Renaissance ; 4. Ljuis XfV ; 5. Louis XVI.

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