Electrique de Moissan
aiguë est guérissable par la saignée, d'abondantes boissons alcalines blanchies, des pédiluves froids continuels, de l’eau courante si possible ; mais à la condition que le traitement soit tenté dès le début de la maladie. Si Ton attend plus de sept jours, la fourbure peut devenir chronique et inguérissable. Chez les bov dés, si le traitement ne donne pas rapidement une amélioration, il ne faut pas hésiter à recourir à Tabatage, afin d’éviter l’amaigrissement de la bête. 11 en existe une forme chronique moins grave, appelée fourmilière, dans laquelle le sang épanché se réduit en poudre, et n'empêche pas la formation à la longue d’un sabot normal.
fourc [fourk'] n. m. (lat. furca). Sylvie. Point de jonction de deux branches.
fourcat [Ira] n. m. (orig. provenç.). Mar. Varangue en forme de fourche d’avant et d’arrière.
Fourcaud (Louis de Boussès de), littérateur et critique d'art français, né à Beaumarchès (Gers), m. à Paris (1851-1914). 11 fut un des apôtres de Timpressionnisme et de la musique de Wagner.
Fourcbambault [chan-bà], comm. du dép. de la Nièvre, arr. et à 7 kil. de Nevers, sur la Loire; 4.810 h. Ch. de f. P.-L.-M. Métallurgie. Eaux minérales bicarbonatées calciques, gazeuzes.
Fourchambault {les), comédie en cinq actes et en prose, par Emile Augier (1878). Fourchambault a séduit jadis une maîtresse de piano et, après la naissance d’un enfant. Ta abandonnée. Il est plus fard sauvé par ce fils naturel de la ruine et du déshonneur. Pièce intéressante et solidement construite.
fourclie n. f. (lat. furca). Long manche terminé par deux ou plusieurs longues dents ; fourche de bois, d'acier. Fourche de guerre, arme d'hast, sorte d’épieu à plusieurs branches. Endroit où un chemin, un arbre se divise en plusieurs branches. Véner. Instrument à deux dents de fer, pour saisir le blaireau au sortir du terrier. Bâton à deux branches, à l'aide duquel on distribue le forhu aux chiens courants. Ensemble des deux branches de la mandibule inférieure d’un oiseau. Abcès entre les doigts. PI. Fourches patibulaires, gibet à plusieurs piliers que les seigneurs hauts justiciers avaient droit d’élever dans la campagne : l e gibet de Montfaucon était célèbre entre toutes les fourches patibulaires.V. Montfau- CON. Fourches Caudines, défilés voisins de Caudiiim, où Tarmée romaine, cernée par le général samnite Pon- Fourches ; 1. De guerre (moyen âge); tins Herennius, fut -y, x foin, en fer; 3. A fumier; 4. A réduite à passer foin, en bois,
sous le joug i321
av. J.-C.). Cette expression ; passer sous les fourches Caudines est entrée dans la langue pour caractériser toute concession onéreuse ou humiliante arrachée aux vaincus.
— Encycl. Econ. rur. Les fourches se font en bois (micocoulier, frêne) ou en métal {fer, acier). Les fourches en bois ne forment qu’une pièce avec leur manche. Les fourches en ter ou en acier se fixent à l'extrémité d’un manche de bois de ln.üO; elles ont des dents plus minces et moins courbées que les premières. Tous ces outils sei-vent à manier les pailles, foins, fumiers, etc. Dans les terrains pierreux, on substitue à la bêche oi'dinaire une fourche à dents plates et larges.
fouTChée [ ché I n. f. Quantité de foin, de paille, etc., qu'on peut enlever d'un coup de fourche.
fourche-fière n. f. Longue fourche de fer à dents solides et très pointues, avec laquelle on enlève les gerbes. PI. des fourche-fières.
fourchement [man] n. m. Division d'un objet en deux branches.
fourcher [ché) v. n. Se séparer en branches par l’extrémité. Fig. et fam. La langue lui a fourche, il a dit un mot pour un autre.
fourcheret [ré] n. m. Autour femelle de moyenne grosseur. (Vx.)
fourchet [càè] n. m. Fourche à deux dents. Division d’une branche d’arbre en deux. Inflammation qui attaque le pied, chez les bêtes ovines. Abcès qui se forme entre les doigts de la patte d’un chien.
fourchetée [té] n. f. Ce qu’on peut prendre d’une seule fois avec une fourchette.
fourchette [chè-te] n. f. (de fourche). Ustensile de table, en forme de petite fourche à deux, trois ou quatre dents. Fig. Belle fourchette, fort mangeur. Déjeuner à la fourchette, déjeuner où Ton mange de la viande. Hasard de la fourchette, établissement où les clients avaient le droit, pour une somme minime, de prendre ce qu'ils avaient retiré en plongeant une fois dans la marmite une grande fourchette. Fourchette du père Adam, les doigts. Avoir wie bonne fourchette, avoir un grand appétit. Marquer à la fourchette, marquer plus de points qu’on n'en a fait, plus de marchandises qu’on ne vous en doit. Arg. Coup de fourchette, coup de traîtrise, qui consiste à enfoncer dans les yeux de l’adversaire 1 index et le médius écartés. Arg. milit. Baïonnette. Donner un coup de fourchette, aller à la fourchette, charger à la baïonnette. Bréchet des oiseaux. Endroit où la couverture d’une lucarne se réunit à la pente du comble. Petite fourche en bois, pour maintenir les collets à prendre
les alouettes. Petite fourche qui maintient la langue de Tenfant lorsqu’on opère la section du filet. Pièce d’acier qui transmet au balancier le mouvement de l’échappement. Organe employé dans les machines, pour déplacer le long d’un arbre une pièce tournant avec cet arbre. Appareil qui soutient le fléau d’une balance au repos. Âlécanisme de la harpe, pour élever les cordes d’un demi-ton. Instrument d'acier à deux dents, pour tourner à chaud les pièces de fer. Pièce qui, dans Tavant-train d’une voiture à quatre roues, joint l’essieu à la volée. Morceau de bois muni de deux pointes de fer, pour empêcher un véhicule de reculer. Archéol. Syn. de fourquine. Bippol. Espèce de fourche, formée par la corne dans la cavité du pied du cheval. Jeu. Avoir la fourchette, se dit du joueui’qui a deux cartes ; Tune immédiatement inférieure, l’autre immédiatement supérieure à une carte de l’adversaire qui joue devant lui.
— Encycl. Art vétér. On appelle fourchette la partie de la face inférieure du sabot du cheval, de Tàne ou du mulet, qui. a la forme d’un petit éventail à deux plis à demi épanouis, ce qui la rend saillante. La fourchette est constituée par une corne plus molle et plus élastique que les autres parties du sabot. La fourchette est dite échauffée, lorsque ses creux latéraux {lacunes) prése'ntent un suintement grisâtre. Un nettoyage et des pansements au goudron guérissent cette affection. ’V. aussi crapaud.
fourcheur n, m. Celui dont le travail se fait avec la fourche.
fourchou n. m. Une des branches ou dents de la fourche ou de la fourchette. Endroit d’un arbre d’où sortent les branches.
fourchu, © adj. Qui fait la fourche ; chemin, menton fourchu. Pied fourchu, pied divisé en deux des ruminants. Pied que Ton attribue au diable. .4 rbre fourchu, position d'équilibre dans laquelle on a la tête en bas et les pieds en Tair écartés Tun de Tautre.
fourehure n. f. Endroit où un objet se divise en deux, comme unefourche.
Fourcroy [kroi] (Antoine-François, eomte de), chimiste français, né et m.
à Paris (1735-1809). Il participa. sous la Révolution et l'Empire, à l’organisa- Comte de Fourcroy. tion de l’enseignement secondaire et supérieur. Membre (1783), puis président (1796) de l’Académie des scienees.
fourcroy a [Aroî-ia] n. m. Genre d'amaryllidacées : les fourcroyas ont été introduits en France.
— Encycl. Les fourcroyas, originaires de T.Amérique, sont des plantes à port de dracénas, dont la plus connue est le fourcroya gigantesque ou agave fétide, à fleurs blanches pendantes, d’une odeur fétide, mais dont les feuilles fournissent une fibre textile {chanvre de Maurice ou fibre d'aloès) Four-de-Paris, écart de la commiMie de Lachalade (Meuse), en plein cœur de la forêt d'Argonne, sur la Biesme, affluent droit de l’Aisne ; 38 hab. en 1914. Le Four-de-Paris, sur la gi'ande route transversale de 'Vienne-le-Château à Varennes, au point où s’embranche la route nord-sud qui remonte la Biesme jusqu’aux Islettes et au delà, présente une grande importance militaire. Aussi les Allemands ont-ils voulu, pendant la Grande Guerre, s’en emparer à tout prix, quand, à la suite de la bataille de la Marne (sept. 1914), ils l’eurent abandonné quelques jours après y être parvenus. De là leurs efforts répétés en novembre (7 attaques les 27 et 28 nov.), en décembre 1914 et dans les mois
FÜU
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Fourgons : 1. De déménagement ; 2. Des pompes funèbres ; 3. D'ambulance ; 4. Régimentaire ; 5. Des postes ; 6. De chemin de fer.
qui suivirent : les 16 et 17 février, le 9 mars, et surtout du 29 juin au 15 juillet ; efforts qui tous échouèrent. Par la suite, le secteur du Four-de-Paris
est devenu beaucoup moins
agité, mais, néanmoins, la lutte d'artillerie y tou- f jours continué jusqu'à l'offensive américaine du 26 septembre 1918, qui a contraint le kronprinz impérial d'abandonner l’Argonne. Le Four-de-Paris
Foureau (Fernand), explorateur français, né à Saint - Barbant (Haute-
Vienne), m. à Paris (1850- ^ 4
1914). Après avoir exploré '/h
le Sahara entre le Sud ^ f /
algérien et le Tassili des ui ' /r / .
Azdjer, il alla, en compa- Foureau.
mie du commandant
Lamy, d'Ouargla au Tchad par Zinder. 11 est l'aureur de remarquables travaux scientifiques sur le Sahara.
FourcaUX (bois des), bois du dép. de la Somme, au N . du bois DelviUe. Pris par les An-
f-lais le 15 septembre 1916 en même temps que Marinpreich et Courcelette (bataille de la Somme).
fourgat [gha] ou fourgue n. m. Arg. Recéleur.
fourgon n. m. Chariot long et couvert, servant au transport des bagages, objets lourds, etc. Voiture militaire pour le transport des vivres, des munitions, etc. 'Wagon à bagages dans un train.
fourgon n. m. Instrument pour remuer la braise dans le four.
fourgonnor \glio-né] v. n. Remuer avec le fourgon la braise dans le four. Fam. Fouiller en bouleversant : fourgonner dans une armoire.
fourgonnier [gho-ni-€\ n. m. Cantinier dans un bagne.
Fourichon (Martin), amiral français, membre du gouvernement de la Défense nationale en 1870; né à Thiviers (Dordogne), m. à Paris (1809-1884). .
Fourior (saint Pierre), vMè
né à Mirecourt, mort à Gray (1565-1640). 11 institua la con- SW
grégation de Notre-Dame pour l'instruction des filles, et la congrégation du Saint- Sauveur pour l'instruction des enfants des campagnes.
Fête le 9 décembre.
Fourier [ri-é] (Jean- /w f Baptiste-Joseph, baron), géo- r\ métré français, né a Auxerre, \ il /■--A,--'.- M' ^ m. à Paris (1768-1830). Il di- Baron Fourier. rigoa la publication du Mé^
morial de l'expédition d'Egypte, à laquelle il avait pris part. Membre (1817), puis secrétaire perpétuel (pour les sciences mathématiques, 1822; de l’Académie des sciences.
Fourier (François-Marie-C/iar/es), philosophe et sociologue français, chef de l’école phalanstérienne, né à Besançon, m. à Paris (1772-1837). V. FOURIÉRISME.
fouriérisme [rU-me\ n. m. Système philosophique de Fourier.
— Encycl. Le philosophe qui observe le monde constate l'harmonie qui y régne, grâce à la loi d attraction découverte par Newton. L'homme seul y fait exception, parce qu'il s’abandonne à ses capri ces philosophiques. L’humanité, qui a déjà traversé les périodes successives Qiarles Fourier. d'édenisme, de sauvagerie^
•de patriarcat, de barbarie et de civilisation, doit arriver à létal de garantisme, qui l'acheminera vers 1 harmonie parfaite. La loi d'attraction se manifeste . dans le monde moral par ïatti'action passionnelle. L organisme social doit se modeler sur les passions. , Elles sont au nombre de 12. et peuvent former 810 caractères différents. En doublant ce nombre, on obtient tous les spécimens possibles de caractères. La phalange, unité sociale de la société future;, se composera donc d'environ 1.000 personnes ; elle s’installera dans un palais ou phalanstère, oix chacun travaillera stiivant ses goûts, s'enrôlant dans des séries de travailleurs. Le travail se fera ainsi sans effort. Chaque phalansiérien aura droit à un minimum de bien-être. Du surplus de la production, 5 douzièmes rémunéreront le capital. 4 le travail, et 3 le talent. Ce système généraiisé, le globe for¬
mera Yempire unitaire. Fourier est un précurseur du socialisme. 11 a montré la puissance de l'association.
fouriériste [ris-ïe] n. Partisan de Fourier.
four in hand [fôr-in'-han' d'] n. m. (mots angl. signif. : quatre en mains). Attelage à quatre chevaux. Fig. Mener la vie four in hand, c’est-à-dii’e à grandes guides, luxueusement.
foiirme n. m. Fromage à pâte bleue (façon roquefort), appelé encore bleu d'Auvergne, et que l’on fabrique dans le Puy-de-Dôme (fourme d'Ambert). Nom donné aussi à un fromage à pâte cuite du Cantal.
Founnent (Hélène), seconde femme de Rubens, dont la peinture a souvent représenté labeaulé robuste et épanouie (Louvre, Munich, Dresde, Ermitage, Blenheim, Windsor, etc.) [V. p. 933.] — Van Dyck a peint aussi son portrait (Ermitage).
fourmi n. f. (lat. formica). Genre d'insectes hyménoptères, qui vivent sous terre en société. Œufs de fourmis, nymphes et larves de fourmis. Fourmis blanches, les termites. Fig. et fam. Personne active, laborieuse et économe. Avoir des fourmis dans quelque partie du corps, y éprouver des picotements nombreux et rapprochés. Allus. littér.
La fourmi n’esl pas prêteuse,
vers de La Fontaine {la Cigale et la Foumni). On le rappelle à propos d’une personne avaricieuse.
— Encycl. On entend par fourmis tous les insectes hyménoptères appartenant à la grande famille des formicidés. Les fourmis sont des animaux de taille petite, vivant en société. Le plus grand nombre sont des femelles stériles, aptères ou ouvrières, dites neutres; les autres sont les mâles et les femelles ailés.
Les mâles vivent juste le temps né- \ /
cessaire pour rc- \\ g /y
produire l’espèce ;
quant aux femelles,
après avoir volé
quelques heures, s .
elles retournent à lafourmilière. Elles I 1
sont alors dépouil- / \
lées de leurs ailes Fourmis : A, rousse (femelle): par les ouvrières, p mâle; C, neutre: D, fourmi à miel, et elles demeurent / ’
dans les galeries, où elles restent pour pondi*e. Les ouvrières construisent le nid, élèvent les larves, défendent et nourrissent la colonie.
Les fourmis ont une bouche disposée pour la succion, et se nourrissent surtout de liquides. Certaines espèces font de véritables réserves de graines, ou cultivent des champignons. Beaucoup recherchent les exsudais sucrés des pucerons et des cochenilles, et élèvent les pucerons dans de véritables étables.
Les nids de fourmis sont de toutes sortes : tantôt ce sont des amas de brindilles, tantôt des logettes percées dans le vieux bois; d'autres maçonnent des nids en terre gâchée, etc. Les œufs de fourmis, avec lesquels on nourrit les faisans, sont les larves et les nymphes ; il est interdit de les récolter dans les forêts de l’Etat et les chasses gardées.
Les principales espèces de fourmis sont la fourmi fauve, des forêts de sapins ; la petite /"oMrmz noire, des jardins; la fourmi amazone, qui fait son nid dans la terre ; la foumii à miel, du Mexique, qui accumule du miel dans son jabot au point de le gonfler à la taille d'une groseille; la fourmi rouge.
abondante dans l’herbe, sous les arbres, et dont la piqûre est parfois douloureuse ; la fourmi d'Argentine, de très petite taille, et qui pénètre partout ; etc.
— Ècon. rur. Pour détruire les fourmis, on arrose la fourmilière (le soir) avec de l'essence minérale, du sulfure de carbone ou
Fourmi-lion : A, sa larve.
de l'essence de térébenthine, ou encore avec une émulsion de pétrole et savon noir ; pour les éloigner d'un lieu, on y place du charbon bi'oyé, ou de la chaux vive, des tampons d'ouate imbibée de benzine.
Fourmies [mz], comm. du Nord (arr. d'Avesnes), sur l’IIelpe Mineure ; 13.880 h. [Fourmiesiens). Ch. de f. N. Filatures, verreries.
fourmilier [li-é] n. m. Nom vulgaire de plusieurs mammifères qui se nourrissent de fourmis (tamanoir, tamandua, pangolin, etc.). Genre d’oiseaux passereaux dentirostres, d'un roux plus ou moins clair, habitant l’Amérique tropicale.
fourmilière n. f. Habitation des fourmis. Ensemble des fourmis qui habitent un même endroit. Fig. Lieu où s'agitent beaucoup de gens ; ces gens eux-mêmes : Pans est une fourmilière. Espace rempli de sang desséché et pulvérisé, qui, à la suite de la fourbure, se forme entre le sabot et l'os du pied du cheval.
fourmi-lion n. m. Nom vulgaire des insectes de la famille des myrmiléonidés, dont les laiwes se nourrissent de fourmis. PI. des fourmis-lions.
— Encycl. Les mœurs des foui'uiis-lions ont de tout temps fixé l’attention. Si les insectes adultes sont grêles, ailés, floricoles, leurs larves sont trapues, ramassées, avec des mandibules très grandes en forme de faux. Vivant dans les terres sablonneuses, eDes creusent une fosse en entonnoir, s’enterrent au fond et attendent les insectes,surtout les four- j mis, qui viennent à y tomber ; elles les étourdissent en leur lançant du sable, les enfouissent et les sucent. Les fourmis-lions sont des insectes élégants, ressemblant vaguement à des libellules.
fourmillant Wni, il mil., an], e adj. Qui est réuni en grand nombre ; où l'on est réuni en grand nombre.
fourmillement [mi, ll mil., e-man] n. m. Action de fourmiller. Sensation de picotement, comme si des fourmis couraient sur la peau.
fourmiller [mi, mll., él v. n. (rad. fourmi]. Abonder : ce fromage fourmille de vers. Pulluler : les lapins fourmillent en Australie. Eprouver du fourmillement : les pieds me fourmillent.
fourmillet [mil, il mll., è] n. m. Dialect. Autre nom de torcol.
Fourmont [mon] (Etienne), sinologue français, né à Herblay (Seine-et-Oise) ; auteur de Grammatica sinica (1683-1745). — Son frère Michel, orientaliste, professeur de syriaque au Collège de France, né à Herblay (1690-1746).
fournaelie n. m. (de four). Amas d’herbes, de racines et de feuilles, qu’on brûle dans les champs.
fournage n. m. (de four). Ce que l’on paie au fournier pour la cuisson du pain. Ce que l'on payait au seigneur pour le four banal.
fournaise [nè-ze] n. f. [\BX.fomax, acis). Grand four. Feu très ardent. Par ext. Lieu très chaud : les pariées de la mer Rouge sont une véritable fournaise. Fig. Centre de violente activité. Endroit d’une bataille où le combat est le plus ardent.
fournaliste [Zis-te] n. m. (de four)* Ouvrier qui dirige le feu d’un four.
fourneau [n6] n. m. (dim. de four). Construction de maçonnerie ou vaisseau portatif, pour contenir du feu : fourneau de cuisine. Haut fourneau, fourneau disposé pour produire une chaleur très intense, et destiné à fondre le minerai de fer. Fourneau à réverbère, fourneau muni d'un dôme, destiné à rabattre le calorique et à accroître ainsi la chaleur. i'oumeau à charbon, meule de morceaux de bois se transformant en charbon de bois par combustion lente. Fourneau de mine, parité de la mine où l’on introduit la charge de poudre. Foumeau d'une pipe, la partie dans laquelle brûle le tabac. Pop. Imbécile ; créature méprisable.
— Encycl. Econ. dom. On donne le nom de fourneau à une construction en maçonnerie ou en tôle fixée contre un des murs d’une cuisine. Cette cons- Iruciion est munie d’un certain nombre de cavités, clans lesquelles on met du charbon de terre, de bois
Fourneaux ; 1. De cuisine, .6. A
?n tôle ; 2. .4 gaufres ; 3. De repasseuse ; 4. A gaz ; 5. A péü’ui essais, pour coupellalious et iuciuéraiious.
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FOU
ou de la braise, pour cuire et chauffer les aliments. Ces cavités sont souvent recouvertes de rondelles et d'anneaux en fonte, que l'on peut enlever à volonté, pour placer sur le foyer des récipients contenant les aliments à cuire.
On donne le même nom à tous les ustensiles servant à cuire les aliments, que ce soient le charbon, le gaz, les essences minérales , l’électricité même, qui remplissent les fonctions de combustible.
Dans les laboratoires, on fait usage de récipients en terre réfractaire, pour diverses préparations en expérience.
Mélall. Haut fourneau.
Hauts foubxeaux : 1. Moderne, avec ses installations de récupération ; 2. Ancien.
Le haut fourneau se compose d’une grande cavité appelée cuve (C) et qui est formée de deux troncs de cône. Le gueulard (G) est la partie supérieure par laquelle on introduit le charbon, le minerai et les fondants ; le ventre (’V) est la partie lapins large ; Tétalage (E)est la partie du tronc de cône inférieur la plus voisine du ventre, et l'ouvrage (F) est la partie inférieure de ce même tronc de cône par où arrive l'air, que les tuyères (T) font pénétrer à l'intérieur du haut fourneau; enfin, le creuset (D) est l'endroit où se réunissent les produits de la fqsion du minerai, la fonte liquide, sur laquelle surnagent les scories. Dans les liants fourneaux modernes, les gaz de la combustion servent à réchauffer l'air des tuyères. L’installation se complète d’un chargeur automatique (H), de récupérateurs de chaleur (A, B), vastes chambres remplies de briques réfractaires dans lesquelles les gaz sortants abandonnent leur calorique ; cette chaleur sert ensuite à échauffer l'air d’alimentation des tuyères. Chaque récupérateur fonctionne alternativement : l’un (B) est échauffé par les gaz d'échappement (a), tandis que l’autre { A ) ehauffe l'air allant aux tuvères (b). — Les gaz d’échappement sont encore combustibles ; on les utilise après dépoussiérage pour alimenter des moteurs. Dans les pays où les chutes d’eau sont abondantes, on utilise l’énergie électrique pour le chauffage des hauts fourneaux.
Fourneau (Alfred-Louis), administrateur colonial et explorateur français, né en 1860. Il a exploré une partie du Congo.
Fourneaux, comm. de la Savoie, arr. et à 28 kil. de Saint- Jean-de-Maurienne, sur l'Arc; 1.770 h. Fer, anthracite.
fournée [né] n. f. (de four). Quantité de pain qu'on fait cuire à la fois dans un four. Ensemble des objets que l’on emose à la chaleur du four ; UJie fournée de tuiles. Fig. et fam. Nombre de personnes nommées ensemble aux mêmes fonctions : une fournée de pairs, de sénateurs. Pendant la Terreur, nombre de condamnés envoyés en même temps à l'écliafaud : les fournées de la guillotine. Pop. Emprunter un pain sur la fournée, anticiper la consommation du mariage. (Se dit spécialement de la femme qui a un enfant de son futur époux.)
Fournel (François- Fictor), littérateur et érudit français, né à Cheppy, m. à 't'essé (1829-189i). Il a publié d'intéressants travaux sur le vieux Paris.
F OurnelS, ch.-l. de c. (Lozère), arr.de Marvejols, sur laBédaule ; 620 h. — Le cant. ail comm., eti.OMh.
fournerie [rî] n. f. Endroit de l'usine métallurgique où sont installés les fours et les fourneaux.
Fourn,e.S, comm. du Nord, arr. et à 13 kil. de Lille ; 1.790 h. Distilleries.
Fournet [Jtèj (Joseph), géologue français, né à Strasbourg, m. à Lyon (1801-1869). Il s'est occupé des
fisements métalliques, de la géologie des terrains ouillers en France, etc.
fournette [nè-te] n. f. Techn. Petit fourneau à réverbère, qui sert à la calcination de TémaU.
Fourneyron (Benoît), ingénieur français, né à Saint-Etienne, m. à Paris (1802-1867) ; auteur de travaux remarquables sur les turbines hydrauliques. fourni, e adj. (de fournir). Epais, touffu : bois fourni; barbe fournie. Approvisionné; magasin bien fourni.
Fournié (Edouard), médecin français, né à Lîmoux, m. à Paris (1833-1886) ; il a laissé un grand nombre d’ouvrages importants : Physiologie de la voix et de la parole ; Application des sciences (i la médecine ; etc.
fournier [ni-é], ère n. (de four). Qui tient au four public. Celui qui travaille à un four à pain.
fournier [ni-tfj n. m. Genre de passereaux dentirostres, de l’Amérique centrale et méridionale.
Fournier [ni-é] (Edouard), littérateur français, né à Orléans, m. à Paris (1819-1880). Il s'est fait connaître par des travaux d ’ érudition littéraire et théâtrale.
Fournier (Jean-Alfredt, médecin syphUigraphe français , né et m. à Paris (1832 1914), prcmiertitulaire de la chaire de clinique des maladies cutanées et syphilitiques de l'hôpital Saint-Louis. Les progrès qu’il a fait faire à nos connaissances sur la syphilis sont considérables.
Fournier (Erançois- Emest), vice-amiral français, né en 1842 à Toulouse,élu membre de l'Académie des sciences en 1917, auteur de travaux scientifiques intéressant la navigation.
Fournier (Louis-Edouard,, peintre français, né et m. à Paris (1837-1917) ; auteur de la frise du Grand Palais [les Grandes Etapes de l'art, etc.;.
Fournier de Flaix (Ernest), économiste français, né à Bordeaux en 1824.
Fournier-Lliéritier [ni-é, ti-é\ (Claude), dit Fournier l’Américain (parce qu'il avait séjourné à Saint-Domingue), homme politique français, né à Auzon (Haute-Loire), m. à Paris (1745-1823). Il participa à toutes les agitations et à toutes les grandes journées de la Révolution ; son rôle se réduit à une série de crimes.
Fournier Sarlovèze (François, comte), général français, né dans le Périgord, m. à Paris (1775-1827), se distingua à Eylau, à Friedland, à Lugo.
F ournière ( Eugène ), écrivain socia.liste et homme politique français, né et m. à Paris (1857- 1914), un des principaux théoriciens du socialisme français.'
fournil [ni] n. m. (de four). Lieu où est le four et où l'on pétrit la pâte. Partie d’une habitation munie d'un fourneau et où l'on fait la lessive.
fournilles [/Imll., e]n. f. pl. Ramilles propres à chauffer les fours.
fourniment [man] n. m. (de fournir). Autref., poire à poudre. Auj., objets d’équipement d’un soldat.
fournir v. a. (german. frumjan). Pourvoir, approvisionner : fournir une armée de vivres, une maison de vin. Livrer, procurer ; fournir du travail à quelqu'un. Fig. Produire, alléguer ; fournir des renseignements. Etre une source de, abonder en : La discorde a toujours régné dans Tunivers,
Kotre monde en fournit mille exemples divers.
La Fontaine.
Accomplir, parcourir en entier ; fournir une longue course. Fournir et faire valoir une dette, la garantir. V. n. Avoir la vente des provisions : fournir dans une maison. Subvenir : fournir aux besoins de quelqu’un. Contribuer ; fournir à la dépense. Suffire ; on ne saurait fournir à tout. Jouer une carte de la qualité demandée : à l’écarté, il faut fournir.
fournissement [ni-se-man] n. m. Fonds que chaque associé apporte dans une société. Etablissement des comptes respectifs de chaque associé.
fournisseur [ni-seur] n. m. Entrepreneur chargé de pourvoir à l'entretien d’un corps de troupes. Marchand auquel on a l'habitude d’acheter. Techn. Nom donné aux canaux des moules, par où pénètre le métal en fusion.
fourniture n. f. Action de fournir, d'approvisionner. Provision fournie ou à fournir : fourniture de pain, de viande ; marché de foumitures. Ce qui est fourni par certains artisans, tels que les tailleurs, les tapissiers, etc., en confectionnant un objet. Menues pièces, menus outils nécessaires à l’exercice d’une profession. Fines herbes dont on assaissonnela salade (cerfeuil, ciboulette, civette, estragon, etc.). Jeu d'orgue qui donne du volume au son.
FournolS, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 19 kil. d'Ambert, près de la Dore ; 1.310 h.
fournoyer [noi-ü] v. a. (de four. — Se conj. comme aboyer.) 'Exposer (les cocons) à une forte 'chaleur, pour étouffer les chrysalides.
Fouron - le - Comte, comm. de Belgique (prov. et arr. do Liège) ; 1.260 h.
Four OU V. du Soudan français (Kénédougon) ; 3.000 h.
fourquet I/fè] n. m. Pelle ovale, percée de fentes longitudinales, dont se servent les brasseurs pour remuer le moût.
fourquette [Aè-(e] n. f. Crin métallique pour fixer les lignes et les hameçons au fond de l’eau, Fourquevaux [Ae-nd] (Raymond de Becca- RiE DE Pavie, baron dej, homme de guerre et diplomate français, né à Toulouse, m. à Narbonne (1509- 1574). En 1565, il fut ambassadeur en Espagne.
fourquine \ki-ne] n. f. Petite fourche d'appui de mousquet ou d’arquebuse.
fourrage [fou-ra-je] n. m. (de feurre). Herbe, paille, foin, etc.'T pour la nourriture et pour l'entretien des bestiaux : le sainfoin donne un excellent fourrage. Se dit de toute l'herbe que l’on coupe à l'armée pour nourrir les chevaux : faire du fourrage. Ration de paille dAvoine qu’on donne à une vaclie ; il faut trois gerbes battues pour former un fourrage.
— Encycl. Le plus communément, on appelle fourrages les foins des prairies artificielles fournis par les diverses plantes fourragères occupant le sol plusieurs années consécutives (luzerne, sainfoin, trèfle, ajonc, lupuline, ray-grass, vulpin, fléole, flouve, fromental, etc.), mais, en réalité, toutes les autres plantes qui entrent dans l'alimentation du bétail peuvent être comprises sous cette dénomination : les graminées ou légumineuses (trèfle, incarnat, vesce, gesse, jarosse, pois gris, féverole, lentille, maïs, sorgho, seigle, avoine, sarrasin, choux), i-acines (carottes, raves, betteraves, panais, etc.), et mémo les tubercules (pommes de terre, topinambours).
fourrage [fou-ra fe] n. m. Mar. Action de fourrer un câble.
fourragement \fou-ra-je-man] n. m. Action de fourrager.
fourrager [fou-ra-je" v. n. (Prend un e muet après le g devant a et o ; U fourragea, nous fourrageons.) Couper ou amasser du fourrage : fourrager dans un champ. Ravager, saccager . fenîte»!! foun rageait dans la contrée. Fig. bfettre du désordre ; fourrager dans des papiers. Plagier; fourrager dans les livres d'autrui. V. a. Saccager ; fourrager tout un pays. Fam. Chiffonner, mettre en désordre : fourrager des dentelles.
fourrager [fovr-ra-jé], ère adj. Se dit des plantes pro-
près à être em- Fourragère (1874).
ployées comme fourrage : chou fourrager.N.f.
Pièce de terre consacrée à la production de fourrages verta Ornenaent d e l'uniforme militaire. ayant pour origine la corde à lourrage. Cadre en bois placé aux extrémités d'une voiture destinée à transporter du fourrage, et, par ext., la voiture eUamême. (V. la planche artii.ler.ie.)
— Encyol. Pendant 'la Grande Guerre, la fourr? gère est devenue un insigne spécial accordé à la collectivité dos militaires des régiments et unités formant corps qui ont été cités à l'ordre de l'armée. On a distingué la fourragère aux couleurs de la croix de guerre (avril 1916j, pour deux citations ; la fourragère aux couleurs de la médaille militaire (juin 1917], pour quatre et cmq citations ; la fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur (octobre 1917), pour sept à huit citations ; enfin !sept.l918),ona
créé trois degi'és nouveaux, marqués par des fourragères doubles, aux couleurs mixtes ; Légion d’honneur et croix de guerre, de 9 à 11 citations ; Légion d’honneur et médaille militaire, de 12 à 14 ; Légion d'honneur pour les deux cordons, à partir de 15 citations.
fourrageur [fou-ra] n. et adj. m. Celui qui, en temps de guerre, va sur le terrain ennemi pour enlever du fourrage. Cavalier d'un peloton qui combat en ordre dispersé ; charger en fourrageurs. Charge en fourrageurs, sonnerie militaire. (V. charqe.) Par anal. Maraudeur. Fig. F’ureteur.
fourrageux, euse adj. Syn. de fourrager.
fourré [fou-ré], e adj. (de fourrer). Touffu, épais : bois fourré. Doublé, garni d'une peau qui a encore son poil : manteau fourré. Monnaie fourrée, monnaie de cuivre recouverte d’or ou d’argent. Langue fourrée, langue d'animal recouverte d’une autre peau, avec laquelle on la fait cuire. Pain fourré, pain qu’on a ouvert encore chaud pour y introduire du beurre, du foie gras, etc. Bonbons fourrés, bonbons dont l'intérieur contient de la crème, etc. Escr. Coup fourré, coup que l’on donne en même temps que l’on en reçoit un et, fig'., mauvais office rendu en secret. Rist. Paix fourrée, paix faite de mauvaise foi, avec intention de la rompre lorsque l’intérêt particulier de chaque partie 1 exigera. (Se dit particulièrement de la paix de Longjumeau, en 1568, entre catholiques et protestants, et qui ne dura que six mois.) Loc. prov. ; Innocent fourré de malice, homme malicieux qui feint d’être simple et bon. N. m. Endroit très épais d'un bois ; la louve aime les fourrés.
fourreau [fou-rô] n. f. (de l'anc.
fr. fuerre, fourreau, tiré du goth.
fodr). Gaine, étui allongé servant d’enveloppe à un objet quelconque ; fourreau de parapluie, d'épée. Robe de femme et d’enfant, droite et étroite.
Cartouche renfermant plusieurs pots à feu d'artifice. Sac de feuiUes de parchemin superposées, dans lequel on enferme l’or pour le battre. Morceau de peau servant à couvrir le trait d'un harnais à l'endroit où il frotte contre le flanc du cheval. Fam. Coucher dans son fourreau, tout habillé. Pop. Pantalon. Prov. ; La lame use le fourreau, une grande activité d’esprit altère la santé ; l'ânie use le coips.
fourrée \fou-ré] n. f. Parc en fer à cheval, où l'on amarre des filets pour retenir les poissons quand la marée se retire.
fourrelier [fou-re-U-é] n. m. Marchand ou fabricant de fourreaux. Syn. de gainier.
fourrer [fou-ré] v. a. (de l'anc. fr. fuerre, fourreau). Garnir de fourrure : fourrer une robe. Fourrer un cordage, l’entourer d'une enveloppe protectrice de bitord et de vieille toile. Fam. Enfoncer: fourrer les mains dans ses poches. Introduire; fourrer quelqu'un dans une affaire. Enfermer : fourrer quelqu'un dans un cachot. Mettre parmi d’autres choses. Donner avec excès et mal à propos : fourrer des friandises à un enfant. Donner avec violence ; fourrer un soufflet à up insolent. Fam. Fourrer son nezdans, se mêler indiscrètement de. Fourrer quelqu un dedans, le tromper. Se fourrer v. pr. S'introduire : se fourrer dans une société. ‘ Se jeter accidentellement ; se fourrer dans une vilaine affaire.
fourreur [foureur] n. m. Qui travaille en pelleterie. Marchand de fourrures.
fourrier [fou-ri-é] n. m. (de feurre). Sousofficier chargé de distribuer les vivres, de pourvoir soldats en route, et adjeoliv.
chai des logis) fourrier
Fourreau.
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Au fourrier (tambour).
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Au fourrier (rlairou).
au logement des sergent fou maré- ' caporal (ou brigadier) fourt'ier. AÜ fourrier, batterie de tambour, sonnerie
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de clairon, de trompette, pour appeler le fourrier. Autref., offlcier précédant un prince en voyage et chargé d'arrêter les logements de la cour. Fiq. Avant-coureur. (En ce dernier sens, on ren-
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Au fourrier de distribution (tambour).
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n (clairon).
Au fourrier (trompette).
contre quelquefois le féminin ; Corneille a dit de l’Aurore: cette belle fourrière.) Etre bon fourrier, savoir, en partageant un plat, bien servir tout le monde.
fourrière [fou-rï\ n. f. (de feutre). Lieu de dépôt des bestiaux, des chevaux, des voitures, des chiens, etc., qu'on a saisis pour dégât, dette ou contravention, jusqu'à leur vente ou jusqu’au payement des dommages qu’ils ont causés. Autref., lieu où l’on serrait le fourrage, lebois, etc. Extrémité d’un champ où tournent les attelages pendant le travail du sol.
— Encycl. Admin. Lorsqu'un animal est pris en délit, c’est-à-dire trouvé à l’abandon et causant du dommage, la personne lésée qui s’empare de l'animal doit le conduire au lieu de dépôt désigné par le maire : celui-ci avertit le maître de l’animal. Huit jours après la mise en fourrière, si l’animal n’est pas réclamé et si le dommage n’est pas payé, l’animal est vendu, à la requête de la partie lésée (sur simple ordonnance du juge de paix), et le prix obtenu sert au règlement du dommage et des divers frais.
La mise en fourrière des animaux peut avoir lieu non seulement par suite d’une mesure administrative et de police, mais aussi par suite d’une mesure d’instruction criminelle, au cas de saisie d’animaux.
Quant aux animaux divaguant sur la voie publique, sans conducteur, la police se charge de les mener à la fourrière. La fourrière recueille aussi des objets mobiliers trouvés sur la voie publique.
fourrure [/oa-rM-re] n. f. (de fourrer). Peau d’animal préparée et garnie de son poU, pour doubler, garnir ou orner des vêtements : les fourrures de zibeline sont très estimées. Vêtement garni de fourrures : dame qui a mis sa fourrure. Peau d’animal très touffue : la fourrure du chat est très électrique. Blas. Certains émaux de l’écu représentant des peaux qui doublent des vêtements. (Y. la planche et l’article blason.) Touffe d’herbe laissée dans les prés par les bestiaux. Vieille toUe envieux filin dont on garnit un cordage pour le protéger des frottements. Bois de remplissage des pièces de construction. Pyramide de chaudrons entrant les uns dans les autres. Plaque de tôle que l'on intercale entre deux pièces à assembler par rivetage pour combler les vides qui pourraient exister. En orfèvrerie, opération frauduleuse qui consiste à augmenter la teneur en métal commun d’un alliage déterminé ou d’évider des pièces d’or par une petite ouverture pour remplir ensuite la cavité avec un métal commun.
— Encycl. Mode. La coutume de se vêtir des dépouilles d’animaux tués à la chasse remonte aux peuples primitifs et s’est perpétuée à travers les âges, mais en subissant les caprices de la mode. En France, il faut arriver jusqu'au moyen âge pour trouver l’usage courant des fourrures, usage que les relations entre l’Europe et l’Asie, établies par les croisades, contribuèrent encore à étendre. L’hermine, le petit-gris, le vair sont alors les pelleteries les plus estimées, et des lois somptuaires en réservent l’usage aux nobles et aux puissants. Un instant éclipsée, la mode des fourrures reprend au xvie et au xvii® siècle. Enfin, de nos jours, le commerce des fourrures donne lieu à des transactions très importantes. Indépendamment des grands animaux (ours, lions, tigres, etc.), dont on utilise les peaux pour faire des tapis, les fourreurs préparent les dépouilles de nombreux animaux, uniquement pour les besoins de la mode, qui en confectionne d’admirables vêtements ou parures pour dames (jaquettes, pèlerines, paletots, capes, collets, boléros, étoles, écharpes, cravates, manchons, toques, etc.). Les tailleurs pour hommes utilisent certaines fourrures pour doubler des pelisses, faire des cols, ou confectionner des paletots d’automobilistes. En règle, tous les animaux à fourrure sont chassés pour leur pelage, mais il en est de plùs estimés les uns que les autres pour la qualité de la fourrure elle-même, sa rareté ou la difficulté de se la procurer. Parmi les animaux dont on utilise la fourrure, citons : hermine, zibeline, martre, chinchilla, fouine, putois, civette, castor, vison, chat sauvage, genette, loup, renard, renard argenté, isatis (renard bleu et renard blanc), lynx, loutre, loutre marine ou d’Alaska, otarie (fausse loutre de mer), earacul (avec les variétés breitschwanz [m. allem. q^ui signifie large queue] mort-né ou persianer [de Perse], astrakan et caracul proprement dit, déterminées par l’âge de l’agneau et les conditions d’élevage des brebis ) , glouton , mouffette (sconse), sarigue et phalanger (opossum), écureuil, petit-gris, hamster, raton lavem’, géomys, spalax, marmotte, ondatra, coypou (ou castor de la Plata), colobe, taupe, lièvre et jusqu'au lapin, dont certaines espèces forment des fourrures très appréciées, et qui servent souvent à l’imitation des autres fourrures. Les peaux de cygne et de grèbe débarrassées de leurs plumes sont de véritables fourrures.
Conservation des fourrures. Les fourrures, même enveloppées avec soin dans un linge et saupoudrées de vétiver, camphre, poivre, pyrèthre, etc., sont souvent attaquées par les mites, et la façon la
plus sûre de les conserver est encore de les battre fréquemment à l’air.
Fours [four], ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 56 kil. de Nevers ; 1.450 h. Ch. de f.
P.-L.-M. Porcelaine. — Le cant. a 10 comm., et 9.180 h.
F O UrtO U ( Marie-François-Oscar Bardi de), homme politique français, né à Ribérac, m. à Paris (1836-1897) ; ministre de l’intérieur enl877, pendant la période de réaction du Seize-Mai.
Fourvière ( Notre-Dame de), célèbre église, lieu de pèlerinage, sur une colline qui domine Lyon, à l’emplacement de l’ancien forum de Trajan {Forum vêtus, d’où Fourvière), qui fut témoin du martyre de saint Pothin, évê- De Fourtou.
que de Lyon ; la construction
du premier sanctuaire remonte au x® siècle ; l’église
Notre-Dame de Fourvière.
actuelle, de style byzantin, a été construite, sur les plans de l’architecte P. Bossan, de 1872 à 1894.
fourvoiement [voi-man] n. m. (de fourvoyer)- Erreur de celui qui se fourvoie, se trompe. Fig- Erreur intellectuelle ou morale ; fausse voie suivie par l’esprit ou le cœur.
fourvoyant [voi-i-an], G adj. Qui est de nature à fourvoyer (au prop. et au fig.) : chemins, conseils fourvoyants.
fourvoyer [uoi-ié] v. a. (de fors, et voie. — Se conj. comme aboyer.) Egarer, détourner du chemin; guide qui a fourvoyé des voyageurs. Fig. Mettre dans l’erreur. Se fourvoyer v. pr. Se tromper, s’égarer, se perdre. Fig. S’éloigner de la bonne voie, de la voie du vrai et du bien.
Fou-San ou Fusan, v. de Chine ( Kouang- Toung), sur le Si-Kiang ; 7U0.000 h.
Fou-San, v. de Corée (prov. de Kieng-Siang), sur la côte orientale de la péninsule ; 44.000 h. FoUSi-'Yama. Oéogr. V. Foudji -Yama.
FouSSaiS, comm.de la Vendée, arr. et à 13 kil. de Fontenay-le-Comte, sur un affluent de laVendée ; 1.S30 h. Eglise romane.
FoUSSeret \fou-se-rë], ch.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 33 kil. de Muret, au-dessus de la Longe ; 1.770 h. — Le cant. a 15 comm., et 6.550 h.
fousseux [fou-seû] n. m. Houe triangulaire, servant à biner la vigne. (Syn. fessou.)
Poussier [si-é] (Edouard), auteurdramatiquefrançais, né et m. à Paris (1824-1882) ; a écrit, quelquefois en collaboration, des pièces en prose ou en vers, qui se recommandent par des qualités de style ; une Journée d' Agrippa d'Aubigné, la Baronne, etc,, et avecAugier : Ceinture dorée, les Lionnespauvres,un Beau Mariage. foustanelle n. f. v. fustanelle.
Fouta-Djallon ou Fouta-Djalon, mas sif montagneux (2.000 m. d’alt.) et région de l’Afrique-Occidentale française, en Guinée française ; capit. ’l'imbo. Bœufs, moutons; caoutchouc, café; grandes forêts fournissant des bois d’ebénlsterie renommés. Sous le protectorat de la France depuis 1899.
foutaise [tè-ze] n. f. Pop. Bagatelle, fichaise, chose peu importante.
FOU-TclléOU, V. et port de la Chine, capit. de la prov. de Fo-Kien, près de l’embouchure du Si-Ho ; 624.000 h. Grand arsenal, qui fut bombardé par l’amiral Courbet en 1884.
fouteau [!d] n. m. (dimin. de fou). Nom vulgaire du hêtre.
foutelaie [Zè] n. f. Lieu planté de fouteaux, foutre V. a. (lat. futuere). Pop. Mettre brusquement : foutre ses outils à terre. Appliquer violemment ; foutre des coups. Foutre la paix, laisser tranquille. Foutre le camp, déguerpir. Foutre ! interjection grossière qui exprime l’étonnement, etc. Se foutre V. pr. S’inquiéter peu, se moquer ; se foutre du monde. Se foutre par terre, tomber.
fou'treau [trS] ou foutro n. m. Arg. milit. Moment de l’action dans une bataille. Jeu de caserne, consistant surtout à distribuer, selon le hasard des cartes, de fortes taloches dans la main ou sur les doigts des perdants avec un mouchoir roulé très serré. (Le mouchoir ainsi tordu est appelé lui-même Monsieur le Foutreau ou Père Foutro.)
foutriquet [Itè] n. m. Petit homme dont on fait peu de cas, que l’on veut déprécier.
foutu, e adj. Pop. Fait, exécuté ; un gaillard bien foutu. Perdu : malade foutu; affaire foutue.
fovéiforme adj. (du lat. foveola, petite fosse, et de forme). En forme de fossette.