‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 917 sur 1225 · G AL · texte numérisé non relu

G AL

GAL

1. Galère athénienne {iv« s. av. J. -G.) ; 2. Galère réale (xvir s.).

chioiirme qui en fournit la presque totalité. Sur les galères des pirates et des Turcs, on soumettait à ce jténilile labeur les chrétiens emmenés en captivité, ies galères furent supprimées en France à la fin du xvn' siècle.

Galère ou Galerius, empereur romain, né à Sardique (Dacie), gendre de Dioclétien, et d'abord ■César ; il régna sous le titre d'Auguste de 306 à 311. 11 persécuta Jes chrétiens.

galéricule n. m. (du lat. galerus, bonnet). Antiq. rom. Tour de tète en cheveux ; perruque de femme.

galerie iri] n. f. (b. lat. galeria). Pièce longue et couverte. Corridor, balcon couvert. Riche collection

de tableaux, objets d'art, curiosi- -

fés, etc. : vendre sa galerie. Lieu où elie est réunie. Toute réunion de personnes qui en regardent d’autres jouer, etc. : consulter la galerie sur un coup douteux. Poser, etc., pour la galerie, viser à l'effet pour le public.

Travailler pour la galerie, exécuter un travail qui ne peut être profitable qu'à autrui. Chemin couvert, pratiqué pour s'approcher d'une place. Route que pratiquent les- ouvriers des mines pour découvrir et exploiter les filons.

Galerie souterraine où l’on place les "tuyaux de distribution d'eau. Ornement formant rebord au sommet d’un meuble. Balcon d'un théâtre avec banquettes pour les spectateurs. Balcon en saillie, à l'arrière des anciens navires. Rebord qui garnit le toit d'une Toiture et permet d’y placer des bagages : automobile, voiture à galerie. Bande de métal qu’on place devant une cheminée, entre les chenets.

— Encycl. Galerie de raine. Les galeries de mine se creusent au fond du puits, en différents points de sa hauteur, ou sur le flanc des montagnes. Suivant la nature du sol et leur durée prévue, e les sont muxaillées en tout ou en partie, boisées avec ou sans semelle. Une galerie horizontale, qui suit la direction générale du gîte, s'appelle galerie d'allongement, de direction, costeresse, de chassage, etc. Si la galerie sè dirige transversalement au gîte, elle devient : travers^anc, bossette, traverse, en roche, galerie de

Si elle sert à l’écoulement des eaux, on a la galerie d'écoulement. Celle qui amène l'air atmosphérique dans tous les coins de la mine est la galerie d’aérage ou r tour d'air. V. mine.

Galerie des machines, immense hall, tout en fer, qui, lors de l'Exposition universelle de 1889, à Paris, fut construit, au ('hamp-de-Mars, d'après les plans de Dutert et Contamin (hauteur 45 mètres, sur 420 mètres de long et 115 mètres de large). Cette galerie fut démolie en 1909.

galérien [ri in] n. m. Autr., criminel condamné aux galères. Auj., condamné aux travaux forcés. Fig. Vie de galérien. vie extrêmement dure'. Travailler comme un galérien, exécuter un travail long et fatigant.

galerne [Ur-ne] n. f. (celtique gwarburnj. Nom donné, sur les cdtes françaises de l'Atiantique, au vent doues' -nord-ouest.

galéruque n. f. Nom vulgaire sous lequel on désigne divers insectes coléoptères.

■— Enoycl. Toutes les galéniques sont des insectes mous, de taille petite ou médiocre. On en connaît d'innombrables espèces, répandues surtout près de Téquateur, et qui vivent en groupes sur divers végétaux (aune, orme). Leurs larves rongent les feuilles en dentelle.

galet [ièj n, m, (du vx fr.

gai, caillou). Caillou arrondi par le frottement, que l'on trouve sur le bord de la mer et dans le lit des torrents ; plage de galets.

Par ext. Plage couverte de galets. Petite roulette fixée entre Jeux surfaces parallèles, aux pieds des lits, des fables, etc.

Bouée indiquant la position d'un filet. G, galet (mécan.).

— Encycl. Mécan. Un galet est une petite roue cylindrique ou conique, servant de support ou d'appui à une pièce mécanique, et assui-ant en même temps la direction de son mouvement. lout en diminuant son frottement. Il existe

Galéruque.

Galerie des Marliines,

deux types de galets: le galet simple, qui roule dans une rainure, et le galet à gorge, placé entre deux montants qui pénètrent dans le creux de ses joues.

Les plaques tournantes de chemin de fer, ies ponts tournants roulent sur des galets simples coniques. Les galets simples cylindriques sont ceux interposés entre un arbre vertical et le collier destiné à en assurer la stabilité. Dans le métier à tisser, le galet est une poulie à gorge prise dans la griffe de la fourchette.

galetage n. m. (de galette). Dans la fabrication de la poudre, opération qui consistait à former la galette destinée à être réduite en grains.

Galeries de mine : 1. Miu-aillée complètement ; 2. Muraillée sans radier ; 3. Boisée avec semelle ; 4. Boisée sans semelle.

galetas [ta] n. m. (de Galata [tour de], édifice de Constantinople). Logement sous les combles. Par ext. Logement misérable.

galète n. f. Bist. nat. Prolongement de la mâchoire, chez les insectes orthoptères.

galetière n. f. Dans les poudreries, machine qui broie la pâle composée de charbon et de soufre.

galette \lé-te] n. f. (de galet). Gâteau plat, de pâte feuilletée ou non, fait ordinairement de farine, de beurre et d'œufs. Crêpe de farine de sarras n. Biscuit distribué aux marins. ’V. feuilletage. Pop. Personne faible, plate. Pâte de salpêtre et de charbon, qui entre dans la composition de la poudre. Plaque de blanc de champignon de couche, que Ton introduit dans une meuie pour obtenir une récolte. Carcasse de chapeau, en toile et en carton, destinée à recevoir la peluche. Filoselle que Ton tire des cocons percés. Pop. Argent.

galetteux, euse [U-tei"i, eu-ze] ou galettard [lê-tar] adj. et n. Pop. Riche ; qui a beaucoup d'argent.

galettoire [lè-toi-re].ï\. f. Poêle peu profonde où Ion fait frire' les galettes de sarrasin.

galeux, euse lell, eu-ze] n. et adj. (de gale). Qui a la gale. Fig. Brebis galeuse, personne corrompue, dont la fréquentation est dangereuse. Verre galeux, verre d'une vitrification impure. Prov. : Il ne faut qu’une brebis galeuse pour infester un troupeau, une seule personne vicieuse peut corrompre toute la société qu elle fréquente. Allus. i.ittér. ;

Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.

"V. Animaux malades de la peste {les).

galfàtre n. m. Propre à rien.

GalgaCUS r/cuss], chef des Calédoniens, vaincu par Agricola (84apr. J.-C. ). Tacite ( Vie d'Âgricola) lui prête un magnifique discours contre les excès de la domination romaine.

recherche, etc. La galerie inclinée qui suit le gîte prend les noms de galerie inclinée, descenderie. enlevure, montagne, vallée, montage, etc. Quand cette galerie est très inclinée, c'est une fendue ou cheminée ; cette inclinaison augmente-t-elle, c'est un

Ïilan incliné. On distingue plusieurs catégories de gaeries : ceile limitant un étage à la partie inférieure est la noie de fond ou de roulage. Quand elle embrasse "tout ou partie du gite, elle de'vient galerie de traçage.

ga.lga.1 n. m. Idu gaélique gai, caiilou). Tumulus de terre et de cailloux qui renferme une crypte.

GêtlgStla, v. de Judée ftribii de Benjamin), où séjourna longtemps Tarche d'alliance.

Galgenen, comm. de Suisse (cant. de Schwyz) ; 1.410 h. Agriculture, apiculture.

Galgon-et-Queyrac, comm. de la Gironde, arr. et à 10 kil. de Libourne ; 1.210 h. Ch. do f. Et. Tonnellerie ; bons vins.

galhauban [16] n. m. Mar. Longue manœuvre doi-manle. étayant latéralemenl ies mâts de hune et de perroquet.

Ga,liegOS (Manoel), poète portugais, né el m. à Lisbonne (1597-1665, ; auteur de comédies, de poésies épiques et lyriques.

galiacé, e adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au caiiie-lait ou gaillet. N. f. pl. Division de la famille des rubiacées, comprenant le caille-lait ou galliel, la garance, et en général tous les genres qui ont des feuilles verticillées et qui croissent en Europe. S. une galiacée.

galianconisme [nis-me] n. m. Atrophie et raccourcissement du bras, dus à une lésion ancienne de Thumérus. (Peu us.)

Gallanl (Ferdinand, Tabbé), littérateur, économiste et philosophe italien, m. à Chieti, m. à Naples (1728-1787). Il devança l'école historique moderne, en combattant les théories trop absolues des physiocrates. On lui doit un remarquable traité De la monnaie, des Dialogues sur le commerce des blés, et une spirituelle Correspondance.

Galibier (col du), dans les Alpes françaises, entre les vallées de la Guisanne et de la Maurienne, reliant Briançon et Saint-Jean-de- Maurienne. Route stratégique très importante.

Galibis, population de

la Guyane française ; un, une Galibi. Adj. (d’un seul genre). Qui appartient aux Galibis : la langue galibi. N. m. Langue parlée par les Galibis : le galibi.

galibot féo] n. m. Manœuvre, enfant attaché en qualité d'aide au service des voies, dans les galeries des houillères.

galice n. f. Pêch. Dans le Sud-Ouest, sardine.

Galice, anc. prov. d’Espagne ; ch.-l. Santiago onSaint-Jacques-de-Compostelle. Divisée aujoiu-d'hui en quatre provinces : la ^ Corogne, Pontevedra, Orense et Lugo. (Hab. Galiciens.)

Galicie [sf] {Halicz en polonais), ancienne province de l’Empire autro-hongrois, qui faisait partie des Etats de la couronne d’Autriche, et qui comptait en 1918 une population de 8.211.000 âmes (Galiciens) sur une superficie de 78.500 kilom. carrés. Capitale Lemberg ou Lwow. Cette province, au sol fertile et grand producteur de céréales, aux importantes richesses minières, à la population slave, avait constitué au moyen âge un royaume avant d'être incorporée à la Pologne, puis annexée à l’Autriche lors des traités de partage de 1772 et de 1795. Elle est attribuée tout entière à la Pologne par le traité de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919.

Pendant la Grande Guerre, la Galicie a été de 1914 à 1916 le théâtre .de nombreuses batailles et a plusieurs fois changé de maîtres. La première bataiile de Gaiicie (du 26 août au 12 septembre 1914, mit ies Russes du grand-duo Nicolas, vainqueurs des Autrichiens, en possession de la pi-ovince ; mais, en 1915, une grande offensive austro-allemande, dirigée par Hindenburg, aidé par Mackensen et par d autres, chasse de Galicie ies Russes, qui la reprennent en 1916 dans une ruée dirigée par Broussilof, puis la perdent définitivement en 1917.

Galicien, enne [si-in, è-ne], habitant ou originaire de la Galice (Espagne), ou de la Galicie : les Galiciens. Adj. ; la langue galicienne.

galictis [lik-tiss] n. m. Genre de mammifères carnassiers d'Amérique, rangés dans la famille des mustélidés.

galidietis [dik-tiss] n. m.Oenre de mammifères carnassiers, de la famille des -viverridés, propre à Madagascar.

Galien[li-inl (Claude), médecin grec, né à Pergame, ra. à Rome ou à Pergame (131-201). Ce fut la grande autorité médicale jusqu’à la fin du xviB siècle. Bon anatomiste, il eut le tort de donner trop d’importance au raisonnement, au détriment de l’observation, erreur que ses successeurs et partisans exagérèrent encore. Les maladies résultent, pour lui, d’un manque d’équilibre entre les éléments et les esprits du corps. 'V. Hippocrate et galénisme.

GaligSlï ^Léonora Dori, dite), née a Florence, vers 1580, favorite de Marie de Médicis, femme de Concini. Capricieuse et cupiile, elle fut enveloppée dans la disgrâce de son mari et brûlée comme soridère, en place de Grève, à Paris, en 1617. Ses juges lui ayant demandé de quel charme elle s'était servie pour dominer l’esprit de Marie de Médicis : « Mon charme, dit-elle, fut celui des âmes fortes sur les esprits faibles. »

On peut sans témérité supposer que cette réponse a inspiré ces deux vers de Voltaire, dans sa tragédie de Mahomet :

Le droit qu’un esprit vaste et ferme en ses desseins A sur l’esprit grossier des vulgaires humains.

Galignani CWilliam), éditeur et philanthrope anglais, naturalisé Français, né à Londres, m. à Paris (1798-1882). Il a fondé à Neuilly (boulevard Bineau) une maison de retraite, qui porte son nom, pour les libraires, imprimeurs, savants, hommes de lettres et artistes.

galilée [lé] n. m. En Angleterre, porche, chapelle extérieure, annexée à une église abbatiaie, où se tenaient les personnes qui, pour divers motifs, n’étaient pas admises dans le sanctuaire.

Galilée, anc. province de la Palestine, principal théâtre des prédications de Jésus-Christ. V. pr. : Nazareth. Ptolémaïs, Sephoris. Cana. Béthiilie, Capharnaüm. Après avoir fart partie jusqu eu 1918 de la Turquie d'Asie (vilayet de Syrie), la Galilée est

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comprise actuellement dans la Palestine placée sous mandai anglais. (Hab. GaliUens.)

Galilée (mer ou lac de). V. Tii!Ériade (lac de).

Galilée (Galileo Galilei, dit), illustre mathématicien. physicien et astronome italien, né à Pise, m. à Arcetri (15G4-1642). Il est le vrai fondateur de la science expérimentale en Italie. Un jour qu'il assistait à un office dans la cathédrale de Pise, ses yeux se fixèrent sur une lampe suspendue qui se balançait lentement; il remarquait que les oscillation.s, tout en diminuant peu à peu d'amplitude, duraient toujours le même temps, et découvrit ainsi la loi de l'isochronisme des petites oscillations d'un pendule, loi qu'il songea tout de suite à utiliser pour la régularisation des horloges. Il inventa le thermomètre et la balance hydrostatique, découvrit les lois de la pesanteur, posa les principes de la dynamique moderne, et construisit en 1609, à Venise, la première lunette astronomique, au moyen de laquelle il découvrit les librations de la lune. Ses observations le rallièrent au système du monde proposé par Copernic. 11 proclama donc que le Soleil, et non la Terre. est le centre du monde planétaire, et que la T erre tourne autour de lui, comme les autres planètes qui réfléchissent sa lumière. La profession de cette vérité souleva contre lui l'animadversion des scolastiques et de la cour de Rome, et, pour l'atteindre, on dénonça comme hérétique te système de Copernic. Galilée, sommé de ne plus professer cette doctrine, promit tout ce qu'on voulut; mais, revenu à Florence, il réunit dans un livre (1632) toutes les preuves de la vérité du système. Ce bel ouvrage ayant été déféré à l'Inquisition, Galilée, âgé de 70 ans, dut abjurer à genoux devant ce tribunal sa prétendue hérésie (1633). Après cette abjuration par laquelle il avait évité le bûcher, il fut gardé quelque temps dans une demi-captivité et resta toujours sous l'étroite surveillance de l'Inquisition. Il mourut aveugle. V. eppur si muove !

Galilée devant le Saint-Office, tableau de T. Robert-Fleury (1847). L'artiste a représenté Galilée se relevant après avoir abjuré sa découverte les mains sur l'Evangile, et au moment même où, suivant la légende, il s’écrie en frappant la terre du pied ; « Et pourtant, elle se meut ! » (« Eppur si ■muove ! »). [V. p. 979,]

Galiléen, enne llé-in, è-nc], habitant ou originaire de Galilée : les Galiléens. Nom donné par les païens à Jésus-Christ, parce qu’il fut élevé à Nazareth en Galilée, puis aux premiers chrétiens. N. Membre d'une secte juive qui se forma dans les premières années du ler siècle. Nom des partisans de Judas de Galilée. Adjectiv. : Saint Pierre était un pêcheur galiléen.

Galimafré (Auguste Guérin, dit), pitre qui eut une grande vogue sous l'Empire et la Restauration, et qui, avec sou ami Bobèche, devint populaire par ses cocasseries et ses jeux de mots extravagants. V. Bobèche.

galiinafréa [frS\ n. f. Ragoût de restes de viande. Mets mal préparé.

Galimard. [mar] (Nicolas -Auguste), peintre français, né à Paris, m. à Montigny-les-Cormeilles <1813-1880) ; a fait de la peinture mythologique et religieuse (le Moineau de Lesbie, etc.).

galimatias [ti-a] n. m. Discours embrouillé et confus : les précieuses parlaient un véritable galimatias. Galimatias double, discours inintelligible même pour celui qui le tient. Affaire peu claire.

Galin (Pierre), musicien français, né à Samatan (Gers), m. à Paris (1786-1821); inventeur d'une méthode d’enseignement musical dite parfois Méthode Galin-Paris-Chevé, et qui est fondée sur le remplacement des signes par des chiffres dans la notation musicale.

galion n. m. (du vx fr. galée, galère). Bâtiment qui servait à transporter en Espagne les produits des mines d’argent et d'or du Pérou, du Mexique : un convoi de galions fut coulé en rade de Vigo en lîOT. Loc. fam. : Les galions sont arrivés, on a reçu un important envoi d’argent.

— En'cycl. Archéol. a l'origine (xip s.), on désignait sous le nom de galion une petite galère à un seul rang de rames.

Plus tard.ee vocable s'appliqua aux grands et puissants navires à voiles qui faisaient les voyages d'Amérique. Les galions servaient particulièrement à l'envoi en

des mines du Mexique, de l’Amérique du Sud. Les galions de commerce s'appelaient uatsseuux de registre ; ils étaient gros, courts, et larges de fond.

galioniste [nis-le] n. m. Négociant espagnol, faisant son commerce par les galions. (Se disait par opposition à flottiste, nom de celui qui commerçait par les flotilles d'Amérique.)

galioscope [os-/co-pe] n, m. (du gr. gê. terre, liazein. se mouvoir, et skopein, observer). Appareil de physique, consistant en une sphère représentant la terre, et qui permet de répéter l’expérience de Foucault, c’est-à-dire la démonstration du mouvement de la terre par le pendule.

galiote n. f. (de galée). Petite galère légère. Caboteur hollandais à fond plat. Long bateau couvert, dont on se servait pour voyager sur les canaux et les rivières. Barre qui maintient les panneaux de fermeture des écoutilles.

Galion.

Espagne des chargements d'or venus

Galilée.

— Encycl. La galiote était primitivement un petit navire léger et rapide, tenant le milieu entre la felouque et la galère. Elle i’ut employée surtout par les pi rate. s barbaresques.

Les Hollandais donné rent ce nom à leurs bâtiments de charge de 6Ü à 300 tonneaux , plats defond, et qui étaient ronds de l’avant et de l'arrière.Lc gréement se composait d’un grand mât, d'un beaupré à l’avant, et d’un petit mât à l'arrière. Les galiotes ont disparu au xviii» siècle.

Galipaux (Félix), comédien et auteur français, né à Bordeaux en 1860. Comique plein de verve, il a aussi composé de nombreux monologues.

gfalipée [pe’J n. f. Genre de plantes de l'Amérique tropicale.

— Encycl. L’écorce de la galipée officinale (paiipea cusparia ou officinalis) est amère et aromatique. On l'appelle écorce d'angusture. La pharmacopée en a presque abandonné l'usage, parce qu'on peut la confondre avec l’écorce toxique d'un strychnos [fausse angusture).

galipeine n. f. Chim. Alcaloïde de la galipée.

galipette (pè-te] n. f. Pop. Gambade, cabriole : les galipettes d'un poulain. Fam. Cocasserie : les galipettes d'un acteur.

galipot Ipoj n. m. Gemme tirée du pin maritime et communément nommée térébenthine de Borâeaux.

— Encycl. Le galipot, que l’industrie utilise pour la fabrication des vernis, est une gemme très pauvre en essence de térébenthine, qui s'écoule en hiver des incisions faites au pin maritime. Cette gemme se dessèche promptement sur le tronc, sous forme de larmes friables et blanches [galipot en larmes) ou en masses amorphes [galipot en sorte), après la récolte de la gemme véritable.

galipoter [té] v. a. Enduire de galipot : galipoter un navire.

■ galipoteux, euse [teû, eu-ze] adj. Pop. Sale, dégoûtant.

galis [lï\ n. m. Endroit où le chevreuil a gratté la terre avec le pied.

Galiote.

Galitziue, famille russe, qui descend des grands princes de Lithuanie. Elle a fourni un grand nombre de généraux, d’hommes d'Etat et de littérateurs distingués ;

Alexandre , feld - maréchal (1718-1783), se distingua contre les Turcs : Augustin, littérateur, né à Saint-Pétersbourg. m. à Paris (1823-1876).

galiuni [om’] n. m. Bot.

Nom scientifique du gaillet.

Gall (saint), disciple irlandais de saint Colomban et fondateur du monastèredeson nom, en Suisse (5B1-C46). ['V.

Saint-Gai.l.J Fête le 16 octobre.

Gall (François-Joseph), F.-J. Gall.

médecin allemand, né à Tie-

fenbrùnn, m. à Paris (1768-1828) ; inventeur de la phrénologie. Ses travaux, tombés dans l'oubli, ont pourtant attiré l'attention des anatomistes sur la structure et les fonctions du cerveau.

Gallait [gha-lé] (Louis), peintre belge, né à Tournai, m. à Bruxelles (1810-1887) ; auteur de tableaux d’histoire remarquables par leur exactitude, par les qualités du dessin et du coloris (Abdication de Charles- Quint, etc.).

Galland [gha-tan] (Antoine), savant orientaliste français, né à Rollot (Somme,, m. à Genève (1646-1715); traducteur souvent infidèle, mais simple et naturel, des Mille et une Nuits. Pierre Galland.

Galland (Pien-e-Victor), peintre et décorateur français, né à Genève, m. à Paris (1822-1892) ; auteur de peintures décoratives (la Prédication de saint D mis, au Panthéon), de plafonds, frises, cartons de tapisserie.

gallauol n. m. Chim.

Composé obtenu par l'action de l’aniline sur le tanin, employé dans l'industrie des matières colorantes et en thérapeutique (antiseptique et microbicide).

Gallardon, comm.

d’Eure-et-Loir, arr. et à 16 kil, de Chartres, sur la Voise : 1.450 h. Ch. de f. Et.

GallaS [gha-lass], peuple de la Nubie, au S. de l’Abyssinie, croisement d’Ethiopiens et de nègres.

Ils sont nomades, guerriers et cruels. — Un Galla.

Gallas [gha-lass]

(Matthias de), général autrichien, né à Trente, m.

à 'Vienne (1584-1647); il se distingua pendant la guerre de Trente ans, et découvrit à l'empereur les projets ambitieux de Wallen-

stein. li battit à Nordlingen le comte Bernard de Saxc-M'eiinar, mais fut moins heureux contre Torstensson.

gallate n. m. Chim. Sel de l’acide galliquc doué de propriétés antiseptiques : le gallate de bismuth est employé en thérapeutique sous le nom de dermatol.

Gallatin 'Abraham), homme d’Etat américain, né à Genève, m. à Astoria (1761-1849) ; un des premiers financiers de son temps.

galle ’gha-le] n. f. (lat. galla). Excroissance qui vient sur les feuilles de certains végétaux, en général à la suite de la piqûre faite par un insecte qui y dépose ses œufs. Noix de galle, la galle du chêne.

— Encycl. Bot. Les galles, dite aussi cécidies, peuvent se développer sur les parties les plus diverses de la plante (racines, tiges, feuilles, fleurs) ; elles sont extrêmement variables de dimensions, forme, consistance, structure. La plupart sont produites par des insectes, généralement du genre cynips. Les noix de galle se développent sur les feuilles et les jeunes pousses de quelques espèces de chênes. Elles sont très riches en tanin, surtout si elles sont recueillies avant la sortie de l'insecte. On utilise les Galle du chêne, galles en médecine pour leurs propriétés astringentes, dans l’industrie pour la teinture ou le tannage des peaux.

galle [nha-le] n. m. (lat. gallus, gr. gallos). Antiq. Prêtre de Cybèle, en Phrygie.

Galle (Pointe-de-). ’V. Pointe-de-Galle.

Galle, famille de graveurs hollandais, dont les plus fameux sont Philippe (1537-1612) et Corneille (1576-163Ü), auteur du Banquet des musiciens.

Galle (André), graveur en médailles français, né à Saint-Etienne, m. à Paris (1761-1844). Il a commémoré les principaux événements de l’Empire.

Gallé (Emile), verrier et ébéniste d’art français, né et

m. à Nancy (1846-1904). Ses

verreries, ses cristaux et ses meubles sont parmi les meilleures productions de l’art nouveau.

gallegada [pron. esp. lié (Il mil.)] n. f.Danseespagnole, particulière surtout à la province de Galice.

gallego [U mil., é-go]

n. m. Mot espagnol désignant les habitants de la Galice.

Nom donné aux montagnards galiciens établis à Lisbonne. Dans l'Amérique latine, nom donné familièrement aux Espagnols.

galléine [ghal-lé] n. f. Chim. Colorant violet obtenu par condensation du pyrogaUol avec l'anhydride phtalique.

gallérie [ghal-lé-rî] n. f. Genre d’insectes lépidoptères, qui font de grands ravages dans les ruches.

— Encycl. La gallérie de la cire (galleria cereana), ou fausse teigne, est un P a P i 1 1 0 n gris, qui pond sur les gâteaux de cire. De ses œufs sortent des larves qui, aussitôt nées, creusent de longues et tortueuses galeries à travers les cellules, détruisant ainsi le couvain, ou causant l’écoulement du miel. Il faut surveiller attenti- V e m e n t les ruches, et détruire par le feu tous les rayons où les chenilles de la fausse teigne se sont chrysalidées, sous peine de voir les abeilles abandonner le travail commencé.

Gallérie de la cire et sa larve.

André Galle.

Gallery ou Galery, personnage légendaire qui, ayant chassé à l'heure de la grand’messe, est condamné à chasser toutes les nuits sur terre ou dans les nuages. Quand le silence des nuits était troublé par des clameurs insolites, les paysans les attribuaient à la chasse Gallery et y voyaient le présage de quelque calamité.

Galles (pays de) [en angl. Wales], partie de la Grande-Bretagne, à l'Ô. de l’Angleterre ; L8(Kl.OOO h. (Gallois). Sol montagneux, magnifiques herbages, richesse extraordinaire en houille, fer, cuivre. Métallurgie active. Jadis indépendant, le pays de Galles ne devint partie intégrante de l’Angleterre que sous le règne de Henri VIII (1536). On y parle et écrit encore une langue celtique, le gallois, appelée welsh par les Anglais et eymraeg par les Gallois contemporains. V. pr. Caeimarvon,

Cardiqnan, Cardiff.

Galles (prince de), titre que prend en Angleterre l'héritier présomptif du trône.

Galle S du Sud

(Nouvelle-). V. Nouvelle- Galles DU Sun.

Gallet Igha-W] (Louis), littérateur français, né à Valence (Drôme), m. à Paris (1835-1898) ; auteur d’un grand nombre de livrets d’opéra (le Roi de Lahore, le Cid, Thaïs, l'Attaque dumoulin, etc.).

Gallia christiana (la Gaule chrétienne), histoire ecclésiastique de la France, savant ouvrage entrepris par les bénédictins, notamment Scévola et Louis de Sainte-Marthe (xvii' et xviii' s.).

Gallet.

gallïanibe [gha-H-an-be] n. m.. (de galle, et famée). Vers que chantaient les galles, prêtres de Cybèle (tétramètre catalectique ionique mineur).

gallïambique [gha-li-an-bi-ke] adj. Qui concerne le gallïambe.

GAL

GAL

gallica [gha-li] n. f. Antiq. Galoche gauloise et romaine. Sandale de capucin. (On se sert aussi du mot francisé gallice.)

gallican, e [ghal-li] adj. (lat. gallicanus). Se

dit de l'Eglise française, considérée comme ayant certaines libertés vis-à-vis de l'autorité pontificale, et de ce qui la concerne : Bossuet défendit les libertés gallicanes. N. Partisan, défenseur de ces libertés ; un gallican; les gallicans et les ultramontains. Ant. Ultramontain.

gallicaniser [ghal-U, zé] v. a. Rendre conforme aux usages de l'Eglise gallicane ; gallicaniser les cérémonies de l'Eglise. Donner les opinions, les usages des gallicans. Se gallicaniser v. pr. Embrasser les principes du parti gallican.

gallicanisme Ighal-H-ka-nis-me] n. m. Doctrine. opinions, maximes des gallicans.

— Encycl. Le mot gallicanisme s’emploie pour désigner l'ensemble des franchises et des libertés, ainsi que des maximes de conduite à l’égard du saint-siège, que l'Eglise de France, tout en restant sincèrement attachée à la foi catholique, a longtemps conservées dans son organisation primitive. Les doctrines gallicanes placent l'infaillibilité non dans le pape seul, mais dans le corps épiscopal tout entier, uni à son chef ; elles proclament l'autorité suprême des conciles généraux et celle des saints canons dans le gouvernement de l'Eglise ; elles établissent hautement une distinction entre la puissance spirituelle et la puissance temporelle. Ces doctrines ont été résumées dans la déclaration du clergé ' de France, en 1682, rédigée par Bossuet et dite déclaration des Quatre Articles (indépendance temporelle des rois, supériorité des conciles généraux sur le pape, soumission du pape aux canons de l’Eglise, subordination de l’infaillibilité du pape au consentement de l’Eglise). Le gallicanisme poussé jusqu’à ses extrêmes conséquences inspira en 1790 la constitution civile du clergé.

Dans la première moitié du xix» siècle, on vit se produire contre les opinions et les tendances gallicanes un mouvement des plus vifs, auquel contribuèrent J. de Maistre, Lamennais et, plus tard, Louis 'Veuillot. Le clergé français se trouva divisé en deux partis ardents : les gallicans, avec lesquels se confondirent ordinairement les catholiques libéraux, et les ultramontains qui, ne partageant pas ces doctrines, prétendaient que le pape est supérieur aux conciles généraux. En 1870, la définition, par le concile du Vatican, du dogme de l’infaillibilité pontificale, porta un coup mortel au gallicanisme.

gallicismo [ghal-li-sis-7ne] n. m. (du lat. gallicus, gaulois). Construction propre à la langue française, contraire aux règles ordinaires, mais autorisée par l’usage, comme : il vient de mourir. Si j’étais que de vous, etc. Construction particulière à la langue française et transportée dans une autre langue.

— Encycl. Les idiotismes de la langue française sont appelés gallicismes. Il y a des gallicismes de mots ou de figure, quand les mots sont pris dans une acception éloignée du sens primitif et naturel : monter sur ses grmxds chevaux. Les gallicismes de syntaxe ou de construction proviennent souvent d'une ellipse, d'un pléonasme ou d'une inversion.

Ex ; C'est ici que je demeure, au lieu de : Je demeure ici.

gallicole[qhal-li]

adj. (de galle, et du lat. colere, habiter). Se dit des insectes qui vivent dans les galles ; cynips gallicole.

Gallieil[K-i?i], empereur romain, né en 235. Fils de Valérien, il régna de 260 à 268. Lettré et philosophe, il montra une grande faiblesse, et laissa un certain nombre de provinces se donner des empereurs particuliers. Une conjuration des meilleurs généraux de l’empire se forma contre lui, et il fut assassiné.

Gallieui [ii-é\ (Joseph-Simon), général et administrateur français, né à Saint-Béat, m. à Versailles (1849-1916). Après s’être distingué au Sénégal, auTonkin, il fut nommé gouverneur de Madagascar et déploya dans l'organisation de l’ile de rares qualités de colonisateur.

Pendant la Grande Guerre,

nommé gouverneur de Paris le 26 août 1914, il lança la VI® armée dans le flanc de l’armée de von Kluck, et gagna la bataille de l'Ourcq, condition nécessaire de la victoire de la Marne. Ministre de la ^erre du 28 octobre 1915 au 17 mars 1916. La dignité de maréchal de France lui a été conférée à titre posthume en 1921.

Gallien.

M"' Gallieni.

Galliera (musée), bli dans un joli édiflct

éta-

i édifice construit dans' le style de la Renaissance italienne et donné à la Ville de Paris

Sar la duchesse de Galera, née à Gênes, m. à Paris ( 1812-1888). Il contient des tapisseries, des sculptures, des objets d'art décoratif et accueille des expositions provisoires.

galllfère [ghal-li] adj. Bot. Qui porte des excroissances appelées galles : chêne gallifère.

Galliffât [/’è] (Gaston- Alexandre-Auguste , marquis de), général français, né et m. à Paris (1830- 1909). Il se distingua en Crimée, en Afrique, en Italie et à la journée de Sedan, à la tête des chasseurs d’Afrique ; il fut ministre de la guerre du 22 juin 1899 au 30 mai 1900.

Galli-Marié (Célestine), cantatrice française distinguée, née à Paris, m. à Vence, aux environs de Nice (1840-1905) ; créatrice de Mignon et de Carmen.

Gallina (Giacinto) , auteur dramatique italien, né et m. à Venise (1852-1897). Ses comédies, écrites en dialecte vénitien, valent par la vérité et la gaieté.

gallinacé [ghal-li], e adj. (du lat. gallina, poule).

Qui se rapporte à la poule, au paon, au dindon, etc. : un oiseau gallinacé. N. m. pl.

Ordre d’oiseaux ayant pour type le coq domestique. S. un gallinacé.

— Encycl. Les gallinacés sont des oiseaux terrestres, ordinairement de taille forte ou moyenne, trapus, à bec vigoureux, à pattes emplumées, avec les doigts réunis en avant par une courte membrane. Les males ont souvent la tête et le cou nus, avec des caroncules. Le plumage est harmonieusement nuancé. Ce sont des oiseaux polygames, nichant en règle sur le sol ; leur chair excellente en fait les meilleurs gibiers, comme les meilleurs oiseaux de basse-cour. Originaires de l'Inde, ils sont répandus sur tout le globe. Les principaux genres sont : faisan, gelinotte, lagopède, perdrix, caille, poule, dindon, pintade.

galline [ghal-H-ne] adj. f. (du lat. gallus, coq). L’espèce galline, les poules et les coqs.

galiinsecte [ghal-Un-sèk-te] n. m. Nom vulgaire des cochenilles.

galliUUle \ghal-lï\ n. f. Nom scientifique de la poule d'eau. (Ce genre comprend plus de vingt espèces, répandues dans les régions chaudes et tempérées.)

galliUUlidés [ghal-li, dé] n. m. pl. Famille d'oiseaux échassiers, ayant pour type la gallinule. S. un gallinulidé.

Gailion (Julius Annæus Novatus), frère de Sénèque, proconsul en Achaïe. 11 refusa de juger saint Paul, que les Juifs lui amenaient, estimant l'affaire sans intérêt, d’où le nom de gallionistes donné parfois aux indifférents en matière de religion.

Galllôt ou Galiot de Genouilhac ( Jacques), grand maître de l'artillerie française sous François 1er, né au château d’Assier (1466-1546). Il se distingua à Marignan.

Gallipoliy presqu’île de la péninsule des Balkans, entre le détroit des Dardanelles et la mer de l’Archipel. Elle appartient à la Grèce, mais fait partie, de la zojte des Détroits, neutralisée par le traité de' Sèvres du 10 août 1920.

GRllipoli, ville neutralisée de Grèce, dans la péninsule et sur le détroit de Gallipoli ou des Dardanelles ; 30.000 hab.

Gallipoli (front de). Parmi les fronts entre lesquels, au coui’s de la Grande Guerre, a été subdivisé le front oriental, le front de Gallipoli a figuré pendant quelques mois. C'était au début de la période de stabilisation, c’est-à-dire de la guerre de positions et de tranchées. Alors, les Alliés ont tenté de porter à l’Allemagne un coup décisif en forçant le passage des Dardanelles et en s’emparant de Constantinople. Ils l'ont tenté à deux reprises sur le front de Gallipoli, tantôt sur les deux rives et dans les eaux des Dardanelles, tantôt dans la péninsule de Gallipoli, depuis le 25 avril 1916 jusqu'au 11 janvier 1916. Les principaux épisodes des opérations des Dardanelles sont la bataille de Sedd-ul-Bahr, livrée par les Français et les Anglais du 25 avril au 4 mai 1915, puis les batailles de Krithia-Kérévès- Déré et de Suvla, qui se succédèrent du 5 mai au 8 août de la même année. Le front de Gallipoli a cessé d’exister après l'évacuation de la péninsule parles troupes alliées (11 janv. 1916).

Gallipoli, V. d’Italie (prov. de Lecce), au bord du golfe de Tarente et sur un îlot rocheux; 10.000 h. Pêche active du thon. Huile d’olive.

gallique [ghal-li-ke] adj. (lat. gallicus). Qui concerne les anciens Gaulois : les peuples galliques.

gallique [ghal-li-ke] adj. Particulier à la noix de galle. Se dit d'un acide qui se développe dans une infusion de noix de galle exposée à l'air : l'acide gallique est le résultat de la décompositi:,n du tanin au contact de l'atmosphère.

— Encycl. Chvn. L’acide gallique se rencontre dans divers produits végétaux (thé chinois, vins rouges, etc.). On le prépare par la fermentation des noix de galle ; on peut également décomposer le tanin par l'acide sulfurique étendu. En thérapeutique, on l’utilise comme astringent et anti-albuininurique ; dans l'industrie des colorants il joue aussi un rôle important.

gallisation [ghal-H-za-si-on] n. f. ou galli- Sage [ghal-li-za-je] n. m. (de Gall, inventeur du procédé). Fabrication de vin de seconde cuvée, par adjonction de sucre et d’eau au marc de raisin .■ la gallisation est réglementée par une loi. {V. sucrage.)

gallisme [ghal-Us-me] n. m. Système cranioscopique de Gall.

galliSte [ghal-lis-te] n. m. Partisan du gallisme. gallium [ghal-li-om’] n. m. Corps simple métallique, de formule Ga, très rare, qui a beaucoup d'analogie avec le zinc.

— Encycl. Chim. Le gallium, découvert en 1875 par Lecoq de Boisbaudran, qui le retirait d'une blende, a pour poids atomique 69,7, pour densité 5,4 et il fond à 30». Il n’a pas, jusqu’ici, d’utilisation pratique.

gallo ou gallec f/é/cj n. m. (du lat. gallus. gaulois). Patois français, parlé dans la Bretagne du Nord, et qui se rapproche du patois de la basse Normandie.

Gallo (Marzio Mastrilli, marquis, puis duc de), diplomate et homme d'Etat napolitain, né à Palerme (1753-1833).

gallo-belge [ghal-lo] adj. Qui appartient à la fois aux Français et aux Belges.

Gallocbe (Louis), peintre d'histoire français, né et m. à Paris (1670-1761), élève de Louis Boullongne. Son chef-d'œuvre est la Tratislation des reliques de sahit Augustin.

Gallois, e \ghal-loi, oi-ze], habitant et originaire du pays de Galles : les Gallois. Adj. : population galloise. N. m. Langue galloise.

Galli-Marié.

Gallois [foi] (Léonard), historien français, né a Monaco, m. à Paris (1789-1851). Il fut, sous la deuxième Restauration, un des chefs de l’opposition libérale.

Gallois (Lucien), géographe et professeur français, né à Metz en 1857. Il s'occupe surtout de questions d'histoire, de la géogi'aphie et de la cartographie (les Géographes allemands de la Renaissance) et de géographie française (Régions naturelles et noms de pays).

gallomaue [ghal-lo] adj. et n. (du lat. Gallus, Gaulois, et de manie). Qui admire passionnément les Français.

gallomailie[<7àaf-fo->Ma-ni]n.f.(degaffomane)» Admiration passionnée pour la nation française.

gallon [gha-lon] n. m. Mesure usitée en Angleterre, dans ses colonies, et aux Etats-Unis, pour les solides ou les liquides, et qui est de capacité variable. (lmp. Stand, gai. =: 41,5434; wine g. aux Etats- Unis = 41,621 ; pour les solides, E. U. =41,405 ; etc.)

gallon [gha-lon] n. m. Excroissance de la cupule du gland du chêne rouvre.

gallopbobe [ghal-lo] adj. et n. (du lat. Gallus> Gaulois, et du gr. phobos, aversion). Qui a les Français en horreur, en aversion.

gallophobie [ghal-lo-fo-bî] n. f. (de gallophobei. Horreur des Français.

Gallo-Romain, © [qhal-lo, min, è-ne]. Gaulois conquis et soumis à la civilisation romaine. Adj. Qui appartient à la fois aux Gaulois et aux Romains.

— Encycl. La période gallo-romaine s’étend depuis l’achèvement de la conquête de César jnsqu'à la fusion des Gaulois avec les Francs. Dès le début, les provinces gauloises adoptèrent avec ardeur la civilisation et la langue latines et bénéficièrent rapidement des avantages de l'administration romaine, d'un magnifique réseau de routes, de l’art grécoromain, de villes luxueuses : Lyon, la capitale politique, Bordeaux, Autun. Le régime de la gi-ande propriété domine et prépare la féodalité. La culture est répandue et la Gaule fournit à la littérature latine des écrivains tels que Ausone, Paulin de Noie, Claudien, Eumène, Rutilius Namatianus, Sulpice- Sévère, Sidoine Apollinaire. Même après la chute de Rome, la civilisation romaine poursuit ses progrès en Gaule, et s’impose en partie aux barbares francs.

GallOWay [ouè], presqu’île du sud-ouest de l'Ecosse, granitique et montagneuse.

Galluppi (Pascal), philosophe italien, kantiste éclectique, né à Tropea, m. à Naples (1770-1846). gallus n. m. Syn. de galle (u. m.).

Gallus [ghal-luss] (C. Cornélius), poète latin, ami de 'Virgile, qui lui a dédié la dixième Èglogue (66-26 av.

J.-C.). Ayant encouru la disgrâce d’Auguste et l’exil, il se tua. Ses .Bféjies sont perdues.

Gallus (C. Vibius), empereur romain, né en 194 ou 206. Il régna de 251 à 253 et périt dans une révolte de ses soldats.

Gallus (Flavius Constantinus). César romain, né en 325, m. en 354, demi-frère C. Vibius Gallus. de Julien l’Apostat. Créé

César en 351 par Constance II, qui le fit mettre à mort pour le punir de ses cruautés.

GalluZO, V. d’Italie (Toscane, prov. de Florence), sur un affluent de l’Arno ; 16.000 h.

GalliVitZ (Max de), général allemand, né à Breslau en 1852 ; commanda pendant la Grande Guerre diverses armées en Pologne, en Serbie et sur la Somme. Chef de la V« armée allemande sur la Meuse, ü fut refoulé par les Américains (1918). galocliage n. m. Action de galocher.

galoclie n. f. (gr. kalopous, chaussure en bois). Soulier de cuir, à semelle de bois, pour garantir de l’humidité. Fam. Menton de galoche, menton pointu et recourbé.

Jeux. Grosse toupie analogue au sabot. (V. ce mot). Mar. Pou- Galoche,

lie ouverte transversalement sur une de ses faces. Coin de la presse du doreur.

galoeb.er [ché] v. n. Faire du bruit en marchant avec des galoches.

galOCbier [c/ti-é] n. m. Ouvrier qui fait des galoches.

GaloiS (Evariste), mathématicien français, né à Bourg-la-Reine, tué en duel à Paris (1811-1832).

galon n. m. Ruban épais d’or, d’argent, de soie, etc., que Ton met sur les vêtements, rideaux, eto.,pour les protéger ou les orner. Milit.

Signe distinctif des grades :

le caporal porte deux galons de laine. Arroser ses galons, régaler les camarades quand on est promu à un grade. Bande de toile que Ton coud sur une couture dévoilé pour la fortifier.

Boîte ronde pour confitures sèches , sucreetc.Paov. ;

Quand on prend ou g a I O n , 0 n

n’en saurait Galons,

trop prendre,

par iron., à tant faire, on ne saurait trop profiter d’une occasion, s’attribuer un titre trop élevé.

— Encycl. Milit. Les galons sont des insignes en passementerie, servant à indiquer les grades ou les fonctions de certains militaires.

Pour les caporaux, brigadiers (deux) et soldats de première classe (un) les galons sont en laine et d’une seule couleur, différente suivant l’arme ; les galons des clairons et tambours sont tricolores, de la façon

GAL

GÂL

dite à épini)le ; les galons (d'or ou d'argent) des sous-ofHciers sont de la façon dite à lézarde pour les insignes de grade et de la façon dite à cul de-dé pour les insignes de la fonction {tambour-major, maitre-ouvrier, etc.). Tous ces galons (un pour les sergents et marécliaux-des-logis, deux pour les sergents majors et maréchaux - des - logis - chefs) sont d'une largeur de 22 millimètres.

Les ad j udants portent un galon (d’or ou d'argent suivant l'arme, au milieu duquel court uniilet de soie rouge.

Les officiers portent des gadons (d'or ou d’argent suivant Tanne) de 6 millim. de largeur, fixés sur la manche, soit en chevron, soit tout autour du parement, soit même (depuis la guerre) réduits à une longueur de 6 centimètres : un pour le sous-lieutenant, deux pour le lieutenant, trois pour le capitaine, quatre pour les chefs de bataillons et chefs d escadrons, cinq pour les lieutenants-colonels (dont deux du métal opposé à celui du bouton) et cinq (de même métal) pour les colonels. 'V. grade.

Les généraux portent des étoiles. V. général.

Les galons de képi et les galons en trèfle des pelisses sont des tresses ou des soutaehes.

galonnard [lo-nar] adj. et n. m. Arg. milit- Officier.

galonné [lo-né] n. m. Fam. Officier, galonner \lo-né\ v. a. Mettre un galon, donner des galons : galonner un chapeau, un habit.

galounier [lo-ni-é] n. m. Fabricant de galons, galop [fo] n. m. Allure la plus rapide du cheval ; grand galop; petit gai op.

Galop de chasse, galop modéré, dans Au galop (trompette),

lequel le cheval déploie librement ses membres. (V. la planche CHEVAL.) Au galop ! Sonnerie de trompette ordonnant aux cavaliers de prendre le galop. Fig. .Marche, course très rapide. Fam. Réprimande, gronderie

vive : donner, recevoir un galop. Chorégr. Danse très vive, à deux temps : air sur lequel elle s'exécute : beaucoup de quadrilles se terminent par un galop. Méd. Bruit de galop, rythme pathologique du cœur, à trois bruits, qui s'observe surtout chez les malades atteints de néphrite chronique. Allus.

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