‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 920 sur 1225 · GAN · texte numérisé non relu

GAN

c’est-à-dire qu'on a haussé d'un demi-ton la septième note, qui ne se trouve plus ainsi qu’à un demi-ton oe l'octave. La gamme mineure ainsi modifiée est celle que l'on emploie le plus généi'alement aujourd'hui. Elle se compose, en montant, de trois tons, d'un ton et demi et de trois demi-tons ainsi disposés ;

1 Ion 1/2-ton 1 ton 1 ton 1/2-ton 1 ton 1/2 1/2-ton

Dans la gamme deseendante, il est préférable, selon la méthode allemande, de conserver l’altération ;

1/2-ton 1 ton 1/2 1/2-ton 1 ton 1 ton 1/2-ton 1 ton

Dans la gamme ascendante, l’intonation de fa à sol, qui constitue une seeonde augmentée, est d’une exécution difficile. Aussi, pour rendre la gamme plus chantante, supprime-t-on quelquefois cet intervalle dissonant en haussant le fa (sixième note) d'un demi-ton. C’est la méthode italienne, et l'on a une gamme ainsi construite :

1 ton 1/2-ton 1 ton 1 ton 1 ton 1 ton 1/2-ton

En descendant, on supprime les deux altérations. Gammes diatoniques majeures et mineures. Toutes les gammes prennent le nom de là note par laquelle elles commencent. Il y a quinze gammes diatoniques majeures ; celle de ao majeur, sept gammes avec dièses et sept gammes avec bémols. Il y a quinze gamines diatoniques mineures : celle de la mineur, sept gammes avec dièses et sept gammes avec bémols. TON.

Chaque note d’une gamme constitue un degré dans cette gamme, et chaque degré a un nom particulier. (v. NOTE.) Prenant pour type la gamme de do majeur, nous avons :

do, premier degré, est appelé tonique ; ré, second degré, sus-tonique ; mi, troisième degré, médiante ; fa, quatrième degré, sous-dominante ; sol, cinquième degré, dominante ; la, sixième degré, sus-dominante ; si, septième degré, note sensible ; do, huitième degré, octave ou tonique.

gammé [g/ta-mé], e adj. Se dit de la croix symbolique, dont les branches sont coudées en forme de gamma vers la droite [svastika] ou vers la gauche (sauvastika). V. croix.

Gammerages, comm. de Belgique (Brabant), sur la Marcq ; 2.4-60 h. Draps.

gammou ou back-gammon n. m. Jeu

de trictrac anglais.

gamo (du gr. gamos, mariage, unionl, préfixe indiquant la concrescence des pièces d'un même verticille floral.

gamocarpelle [pé-Ze] adj. Bot. Se dit d'un | pistil à carpelles concrescents.

gamodesme [dès-mel adj. (de gamo, et du gr. desmos, lien). But. Se dit d un organe dont les fais- i ceaux libéro-ligneux sont concrescents.

gamogastre [ghas-tre] adj. (de gamo, et du gr. gaslér, ventre). Bot. Se dit d'une fleur à un seul pistil, à gynécée formant une seule masse..

gamologie [ji] n. f. (de gamo, et du gr. logos, discours). Traité sur le mariage.

gamomanie [nf] n. f. (de gamo, et de manie). Pathol. Monomanie du mariage.

gamou n. m. Fête annuelle de la naissance de Mahomet, chez les musulmans du Sénégal.

gamopétale adj. Se dit des fleurs à pétales unis, concrescents. i

gamopétalie [Zf] n. f. Caractère des corolles gamopétales.

gamopliylle [/î-Ze] adj. (de gamo, et du gr. phullon. feuille). Bot. Se dit des involucres et des calices formés de plusieurs folioles soudées en un seul corps.

gamopbyllie [^-Zf] n. f. Bot. caractère des organes gamophylles. j

gamosépale adj. Se dit des fleurs à sépales 1 unis, concrescents. !

gamosépalie [pa-Zf] n. f. Caractère des calices j gamosépales. '

gamostèle [)nos-fé-Ze]adj. Se dit d'un organe ! dont les stèles sont ooncrescentes.

gamostémone [mos-té] adj. (do gamo, et du gr. stêmôn, trame). Bot. Se dit d'un androcée à éta- (

mines concresoentes. j

gamostyle [mos-ti-le] adj. Se dit des fleurs dont les styles sont soudés en un seul corps.

gampsodactylie n. f. (du gr. gantpsos, \

crochu, et daktulos, doigt). Difformité du pied, caractérisée par la flexion des deux dernières phalanges |

des orteils.

Gams, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall) ; 2.160 h. Broderies.

gamute n. m. Fil tiré du palmier des Moluques et employé pour la confection des cordages, des sparteries.

Gau, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 7 kil. de Pau, sur le Nées ; 2.660 h. Ch. de f. M. Carrières, sources ferrugineuses. Bons vins rouges.

gauaclie n. f. (ital. ganascia). Rebord postérieur de la mâchoire inférieure du cheval (v. la planche cheval) : les ganaches sont minces chez les chevaux de race. Pop. Mâchoire de l’homme. Fig. et fam. Personne incapable, peu intelligente. Adjectiv. : homme un peu ganache. Théâtr. Rôle de vieillard imbécile et crédule. Chaise capitonnée, sans bois apparent.

gauaderia [dé] n. f. (m. espagn., de ganado, troupeau). En Espagne, nom des pâturages et parcs où se fait l'élevage des taureaux de conibat, et, par ext., nom de tous les animaux appartenant à un même propriétaire : les plus vastes ganaderias sont

situées en Nouvelle-Castille, Andalousie, Navarre, et aux environs de Séville.

ganadero dé] n. m. Gardien de troupeau, dans les ganaderias îles ganaderos, dont la vie se passe au grand air et toujours à cheval, sont autre adresse et d'une agilité remarquables.

gancette n. f. 'v. gansette.

Gaud Ighan'l, ville de Belgique, ch.-l. de la Flandre-Orientale, au confluent de TEscaut et de la Lys; 167.000 h. (Gûn(üi.s). Evêché, cour d'appel. Grand béguinage. Beaux monuments (cathédrale Saint-Bavon, églises Saint- Michel, Saint- Nicolas, Saint- Jacques, beffroi, hôtel de ville, etc.). Ville commerçante et manufecturière. Filatures, tissages, métallurgie. Port de rivière très actif. Patrie de Charles- Quint, des frères d'Artevelde, de Quételet, de M. Maeterlinck, etc. Statue de Jacques d’Artevelde. Pendant la Grande Guerre, Gand a été occupée par les Allemands dès la mi-octobre 1914 et n'a été délivrée par les Alliés qu'à la fin de la grande offensive, le 9 novembre 1918. Le mouvement flamingant, soutenu par les Allemands, y a pris une très grande intensité ; il est question d'y constituer une université flamande à coté d’une université française.

Gand (boulevard de), nom donné par ironie au boulevard des Italiens, à Paris, en 1815, parce qu'il servait de rendez-vous aux partisans de Louis XVIII réfugié à Gand pendant les Cent-Jours.

Armes de Gand.

et littérateur à Paris (1825-

Gandar (Eugène), professeur français, né à Neuf'our (Meuse), m.

1868) ; auteur de Ronsard considéré comme imitateur d'Homère et de Pindare, et de Bossuet orateur.

Ganderax (Louis), littérateur, critique et auteur dramatique français, né à Paris en 1855.

Gandbarvas n. m.

pl. Anciens dieux védiques des eaux, représentés sous la forme d'archers.

Gandillot | Léonl.auteur dramatique français, né à Paris, m. à Neuilly (1 86 2-1 912), auteur de vaudevilles d'une réelle gaieté ; les Femmes collantes, Ferdinand Le noceur, le Sous-préfet de Château- Buzard, et d'une pièce émouvante ; Vers l'amour.

gandin n. m. (dun. d'un personnage de vaudeville, ou du boulevard de Gand). Jeune élégant ridicule. Agneau de quinze à dix-huit mois.

gandinerie [rî] n. f. ou gandinisme hiis-me] n. m. Habitudes de gandin, de jeune dandy.

gandol n. m. Plioir autour duquel les pêcheurs bretons enroulent leur ligne.

gandoura n. f. Sorte de blouse sans manches, en usage en Orient et en Afrique.

Ganeça, dieu indien, à tête d'éléphant, dieu de la science et de la littérature, fils de Çiva et de Parvati.

Ganelon, nom d'un personnage légendaii'e, qui figure dans la Chanson de Roland et dans les épopées carolingiennes. Il trahit Roland dans la vallée do Roncevaux. Son nom a passé dans la langue comme synonyme de traître.

ganelonnerie fZo-?ie-n'] n. f. Trahison, action perfide. (Peu us.)

ganer [ng\ v. n. a Thombre, demander ou accepter gano, c'est-à-dire laisser aller la main.

gauga n. m. Genre de gallinacés, dont une espèce (gelinotte des Pyrénées) habite le midi de la France.

Gangauelli, nom de famille de Clément XIV.

Gange de), fleuve d’Asie, dans THindoustan ; 3.iü0 kil. Il descend de Tllimalaya, reçoit la Djemna à Allahabad, arrose Bénarès et Patna. et se jette par un vaste et malsain delta dans le golfe du Bengale. Le Gange est pour les Hindous le fleuve sacré par excellence.

Ganges, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 39 kil. de Montpellier, sur l'Hérault ; 4.300 h. (Gangeois). Ch. de f. P.-L.-M. Filatures de soie. — Le cant. a 9 comm., et 9.070 h.

gangétien, enne [fZ-Zn, è-ne] adj. Qui concerne Tétage géologique appelé gangétien. N. m. Base du système triasique.

gangetique adj. Qui appartient, qui se rapporte au Gange : llnde gangetique.

gangliforme adj.'de yanjZZon, ci forme). Anat. Qui a la forme d'un ganglion ; plexus gangliforme.

ganglioma n. m. Tumeur des ganglions lymphatiques. (Vx.)

ganglion n. m.. (gr. gagglion). Anat. Renflement qui résulte d’un entrelacement de vaisseaux ou de filets nerveux, et se rencontre en certains points des vaisseaux lymphatiques et des nerfs.

— Encycl. On doit distinguer les ganglions lymphatiques et les ganglions nerveux. Les ganglions lymphatiques sont des renflements des vaisseaux lymphatiques, du volume d'une lentille ou d'une noisette. Ils sont généralement placés au niveau du pli des grandes articulations. Ils constituent des centres de formation des globules blancs et des filtres ou centres de résistance empêchant les infections de se propager à tout l'organisme. Ce dernier rôle provoque des hypertrophies avec formation d'abcès. (V. adénite.)

Les glanglions nerveux sont de petits renflements situés sur un trajet nerveux. Ce sont de petits centres nerveux, des neurones, dont les prolongements s'imbriquent en tous sens.

ganglionite n. f. Syn. de adénite.

ganglionnaire [o-nè-re] adj. Qui concerne les ganglions : le système ganglionnaire. Fièvre gan¬

glionnaire, état pathologique caractérisé par des hypertrophies des ganglions lymphatiques du cou, qui sont déterminées, selon toute probabilité, par des infections auriculaires ou naso-pharyngiennes.

ganglionné [o-né\, e adj. Qui a des renflements semblables à des ganglions.

gangrène n. f. (du gr. gaggraina, pourriture). Destruction complète de la vie organique dans une partie molle, avec tendance à se propager aux parties voisines : la gangrène est fréquente dans les hôpitaux militaires de campagne. Bot. Maladie des arbres, qui détruit l’écorce et le bois. Fig. Corruption ; cause de destruction progressive : le vice est la gangrène de l'âme.

— Encycl. La gangrène est la mortification limitée des tissus. Elle se caractérise par l'arrêt de la vitalité, de la circulation et de la sensibilité. Le mot sphacéle s’applique aux gangrènes étendues ; la nécrose est la gangrène osseuse.

La gangrène siège surtout aux extrémités des membres. Elle peut être due à une cause directe : traumatisme, froid intense, brûlure, ou à une cause indirecte par troubles do la circulation : diabète, syphilis.

La gangrène sèche est due à l’oblitération des artères, et n’a pas d’odeur tant qu’eUe n’est pas infectée. La gangrène d’origine veineuse dégage au contraire une odeur infecte. Souvent, la douleur est vive. Le traitement consiste à : 1“ conserver ou rendre la gangrène aseptique ; 2» remonter l’état général ; 3“ faciliter la chute de l'escarre.

Gangrène gazeuse. C’est la complication des plaies septiques, infectées surtout par des microbes anaérobies et qui est caractérisée par des phénomènes de gangi'ène s’accompagnant de production de gaz. Comme traitement, on ne connaissait jusqu'à ces dernières années que les incisions profondes au thermocautère, et cette affection obligeait le plus souvent à l'amputation du membre. Plusieurs sérums ont été fabriqués, qui rendent actuellement, en pareil cas, de très grands services.

Gangrène symétrique des extrémités. Cette maladie est caractérisée par la gangrène simultanée des orteils ou des doigts des deux côtés.

gangrené, e adj. Atteint de la gangrène : couper un membre gangrené. Fig. Corrompu : avoir le cœur gangrené.

gangrener [né] v. a. (Se conj. comme amener.) Causer la gangrène à. Fig. Corrompre, souiller de quelque vice. Se gangrener v. pr. Se corrompre, être atteint par la gangrène.

gangrenescence [nès-san-se] n. f. Pathol. Tendance d’un tissu à se gangrener. (Peu us.)

gangreneux ou gangréneux, euse [ncû, eu-ze] adj. De la nature de la gangrène : plaie gangreneuse.

Gangrî, région montagneuse du Tibet méridional (Asie centrale), prolongement du Kara-Korum.

gangue [ghan ghe] n. f. (de l'allem. gang, filon). Partie terreuse qui enveloppe un minerai, une pierre précieuse. Fig. Milieu brut, dans lequel se trouve un objet précieux : la gangue de lignorance.

— Encycl. Minér. Pour débarrasser le minerai précieux de sa gangue, on a recours quelquefois au lavage, mais le plus souvent à la fusion avec des fondants. Dans le dernier cas, les gangues fondues se séparent du métal par différence de densité. Dans certains cas, enfin, on a recours au broyage, et le minerai recherché est isolé par différents moyens.

gangui [gharu-ghï] n. m. Grand filet en forme

Cangui.

Armes de Gannat.

de poche, avec deux ailes que réunit une vergue.

gani'Velle [ùé-Ze] n. f. Douve pour tonneau. Merrain pour les petits tonneaux.

Gannal (Jean-Nicolas) , pharmacien et chimiste français, né à Sarrelouis, m. à Paris (1791-1852) ; auteur du système d'embaumement par injection d’une solution de sel d'alumine.

Gannat [gha-na], ch.-l.

d’arr. de l’Ailier, sur TAndelot, affl. de TAllier, à 85 kil. de Moulins ; 4.490 h.

(Gannatois). Cuirs, fruits conservés. Ch. de fer P,-L.-M.

et Orl. — L’arr. a 5 cant., 66 comm., 57.750 h. ; le oant.al2 comm., et 11.020 h.

Ganne (Louis), compositeur français, né à Bruxières - les -Mines (Allier), m. à Paria (1862-1923) ; auteur de chansons [le Père la Victoire, la Marche lorraine), danses, opérettes [les Saltimbanques), etc.

gano n. m. (m. esp. si-

fnif. : je gagne). Jeux. A homhre, action d’avoir la main, d'avoir le roi dans son jeu.

ganoïdes [no-Z-de] n.

m. pl. Groupe de poissons, comprenant les esturgeons, lépidostées, et de nom-

L, Ganuc.

breuses formes fossiles. (Les ganoïdes actuels sont en général des poissons cartilagineux ou osseux,

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