CV. la pl. ULASON
gironner [rond] V. a. Arrondir au marteau un ouvrage d'orfèvrerie, de chaudronnerie.
girouette [è-
le] n. f. (du lat. gyrare, tourner). Plaque légère, de forme variable (flèche, drapeau, etc.), placée de champ et mobile, en Girouettes : 1. De chevalier (xv® s.) ; un lieu élevé, autour 2. Ordinaire ; 3. Marine, d'un axe vertical ,
pour indiquer la direction du vent : les nobles avaient seuls jadis le droit de mettre des girouettes sur leurs habitations. Bande d'étamine au haut n un mât. Hig. Homme qui change souvent d’opinion : les girouettes de la politique.
girouetter [rou-è-té] v. n. Tourner comme une girouette. Fig. Les convictions politiques girouettent souvent au moindre souffle.
girouetterie [rou-é-tr-rî\ n. f. Fam. Disposition à tourner comme une girouette.
Giroussens, comm. du Tarn. arr. et à 11 kil. àcLavam-, près de TAgoût ; 1.3C0 h.
GlSOrS [zor], ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 30 kil. des Andelys, sur TEpte : 4.890 h. (Gisorciens). Ch. de f. Et. et N. Draps, indiennes, verreries, métallurgie. C’est l’ancien chef-lieu du 'Vexin. Ruines d’un château du xi« siècle. — Le cant. a 20 comm., et 11.200 h.
GlSOrS (Henri - Alphonse - Guy de), architecte français, né et m. à Paris (1796-1866) ; auteur de remanienients considérables au palais du Luxembourg.
GiSSaC, comm. de TAveyron, arr. et à 30 kil. de Saint- Aftri que ; 330 h. Mine de cuivre. Eaux minérales bicarbonatées sodiques, à Andabre.
GiSWil, comm. de Suisse (cant. d'Unterwalden), entre les lacs de Sarnen et de Lungern ; 1.720 h. Elevage.
gît 'jï], 3® pers. sing. du prés, de l’ind. de gésir.
gîtage n. m. Dernière eau que l’on donne aux étoifcs foulées, dans l’opération du lainage.
gltana n. f. 'V. gitane.
gitane n. ou, en esp., gitano n. m., et gitana n. f. Bohémien et bohémienne d'Espagne.
Gitanes.
gitanelle [n-i-iei n. ou, en (esp., gitanello [nèl-lo] n. m. et gitanella [nèl-la] n. f. Petit ou petite gitane.
gitanerie [ri] n. f. Ce qui regarde les gitanes et leurs mœurs.
gitano n. m. V. GITANE.
gîte n. m. (de gésir). Lieu où Ton demeure, où Ton couche ordinairement ou par hasard : rentrer à son gtte. Gîtes d'étapes, localités jalonnant les routes à la distance d’une journée de m.archc. et où les troupes trouvaient des approvisionnements. (Vx.) Lieu que le lièvre aménage pour dormir ; lieu où il
se retire provisoirement. Masse de minéraux en leur gisement. Pièce de bois autour de laquelle pivote un pont lournant. Solive d’un plancher. Meule fixe d'un moulin. Partie fixe d’un soufflet. Table du pressoir à raisin. Arfi/L Poutrelles qui soutiennent les madriers d'une plate-forme. Bouch. Gîte à la noix, morceau de la cuisse du bœuf. Prov. ; Un lièvre va toujours mourir au gîte, après bien des voyages, on se retire en son pays natal.
11 faut attendre le lièvre au gîte, pour rencontrer une personne, il faut l’attendre chez elle. N. f. Place qu’occupe sur le fond un navire échoué. Bande du navire.
gîter [té] V. n. Demeurer, coucher ; les premiers hommes gîtèrent dans des cavernes. Etre au gîte ; le lièvre gtte assez près des maisons. Mar. Donner de la bande. V. a. Loger : gîter un voyageur.
gitîiagilie n. f. Alcaloïde contenu dans la nielle des blés {agrostemma githago).
gitîiagiSIlie [jis-me] n. m. (de githago). Empoisonnement auquel sont exposés les animaux par absorption de graines de nielle des blés lorsque cellesci sont abondantes dans le grain qu'on leur distribue.
giton, onne [o-ne] n. Mulet ou mule qui n'a pas un an.
gltOH n. m. (n. d’un personnage de Pétrone). Mignon.
Gits, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Roulers) ; 3.530 h. Huileries.
GiubîaSCO, comm. de Suisse (cant. du Tessin) ; 1.730 h. "Vignoble ; usine électrique.
Giuliano in Campagua, comm. ditaiie (Campanie) ; 12.500 h.
Giunta, Biogr. y. Junte.
Giunta de Pise, peintre italien du xiii® siècle, auteur de fresques dans la basilique d’Assise.
Giurgetro, v. de Roumanie, sur le Danube ; 20.000 h. Elle a été le théâtre de plusieurs batailles entre les Turcs et les Russes.
Giusti (Giuseppe), poète satirique et patriote toscan, né à Monsunimano, m. à Florence (1809-1850). Ses principales satires sont : le Dies iræ, la Botte, la Terre des morts.
GitraroS [ross]. Ethnogr. V. Jivaros.
Givencliy-en-Goh.elle, comm. du Pas-de- Calais, arr, et à 11 kil. d’Arras (cant. de Vimy), près de la Souchez ; 1.827 h, en 1914. Ch. de f. écon. Mines de houille. Aprement disputée de 1914 à 1916, cette localité fut conquise par les Anglais le 13 avril 1915, au cours de l’offensive qui détermina en Artois le repli allemand ; elle fut perdue à nouveau par la suite, puis reconquise au cours de Tété 1918. Complètement détruite.
Gi'Vet [ué], ch.-l. de o. (Ardennes), arr. et à 39 kil. de Bocroi, sur la Meuse ; 7.470 h. (Givetois). Métallurgie, crayons. Cette ville a été occupée par les Allemands du 24 août 1914 au 9 novembre 1918. Ch. de f. N. et E. Patrie de Méhul. — Le cant. a
12 comm., et 14.100 h.
Gi'VOrS [vor], ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 21 kil- de Lyon, sur le Rhône ; 12.310 h. (Givordins). Ch. de f. P.-L.-M. Forges, houilles, verreries, poteries. — Le cant. a 10 comm., et 19.000 h.
gi'Vïe n. m. Couche de glace qui s'attache aux arbres, aux buissons, etc. Cristaux blancs d'acide benzoïque, qui se déposent à la surface de la vanille.
— Encyol. Le givre, qu’il ne faut pas confondre avec la gelée blanche, provient de la cristallisation, au contact d’un corps solide, des gouttelettes d'eau, extrêmement ténues, qui constituent les nuages et les brouillards. Il est formé par des feuillets plats, parallèles ù la direction du vent, et séparés par des couches d’air extrêmement minces. C'est â cette structure feuilletée que les dessins réguliers du givre doivent de miroiter au soleil.
gi'vré, e adj. Couvert de givre ; plantes givrées. Vanille givrée, vanille dont les gousses portent des efflorescences blanches.
gl'vrée [rrê] n. f. Couche de verre blanc pilé, givreux, euse [vreû, eu-ze] adj. Rempli, couvert de givre. Se dit aussi d’une pierre précieuse qui présente des traces d’éclat.
givrure n. f. Sorte de nuage produit sur le diamant par Toutil du lapidaire'.
Givry, ch.-l. de c. (Saône-et-IiOire), arr. et à 9 kil. de Chalon-sur-Saône ; 2.420 h. Bons vins. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 18 comm., et 13.100 h.
Givry, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 1.900 h.
Gizèll ou Gisèll [zè], v d’Egypte, sur le Nil, en face du 'Vieux-Caire, près des grandes pyramides et des ruines de Memphis ; 17.000 h. Autrefois, musée d archéologie égyptienne, auj. transporté au Caire.
Gl. Symbole chimique du glucinium.
glabolle [bè-le] U. f. Anat. Espace nu, compris entre les sourcils.
GlabGF [èér] (Raoul), chroniqueur bourguignon de la fin du x® siècle, né à Auxerre, m. en 1050. Sa Chronique, qui va de 900 à 1046, est d’un style incorrect et manque de critique.
glabre adj. (du lat. glaber, chauve). Dépourvu de poils ; figure glabre ; feuille glabre.
glabréité n. f. Etat de ce qui est glabre. glabreSCent [fcrê-san], e adj. Bot. Se dit d'un organe qui devient glabre, qui perd spontanément ses poils.
glabrifolié, e adj. (de glabre, et du lat. folium, feuille). Bot. Dont les feuilles sont glabres.
glabrisme [èris-me] n. m. (de glabre). Bot. Etat d’une plante qui naît dépouvue de poils, ou qui vient de les perdre.
glaçage n. m. Action de glacer (le papier, l'étoffe, la peinture, etc.).
— Encycl. Techn. Le glaçage des tissus s’opère au moyen d’un galet de métal tournant sur lui-même et doué d’un mouvement.de va-et-vient. Le tissu qui est soumis à un mouvement continu d'appel présente toute sa surface à la pression du galet. On emploie aussi pour cette opération deux cylindres, l'un creux chauffé à la vapeur, Tautre plein et recouvert de papier. Les cylindres, en tournant, entraînent le tissu, qui est fortement pressé entre eux, et le glacent. Le glaçage des papiers s’effectue par le passage entre des cylindres (calandrage).
GLA
GLA
plaçant [sanl. e adj. Qui glace, au prop. et au flg. ; vent, accueil glaçant.
glace n. f. (lat. glacies). Eau ou autre liquide congelé : la glace est plus légère que Veau. Température à laquelle l'eau pure se congèle : le thermomètre est à la glace. Ferré à^lace, se dit d'un cheval dont les fers sont retenus par des clous pointus pour Tempécher de glisser sur la glace, et au fig., d'une personne qu'il est impossible de surprendre ou d'embarasser on quelque matière. Fig. Grande froideur : !in accueil de glace. Etre de glace, insensible. Rompre la glace, faire cesser la contrainte. Fondre la glace, toucher, émouvoir une personne jusque-là insensible. Lame de verre poli dont on fait des miroirs, des vitrages, etc. : Colbert favorisa en France la fabrication des glaces. Miroir, verre ainsi obtenu : se regarder dans la glace ; briser les glaces d'un magasin. Fam. Passer devant la glace, perdre les consommations au café, 'Vitre à châssis mobile : baisser les glaces dun coupé. Tache dans une pierre précieuse. Jus de viande réduit qu’on étend sur une pièce piquée. Vernis de blanc d'œuf sur les gâteaux. Croûte de sucre à la surface des fruits confits. Rafraîchissement formé d’une crème sucrée, aromatisée et congelée : glace au café. V. glacière. Glace noire, verglas qui recouvre le roc dans les hautes montagnes. A ta glace, loo. adv., préparé avec de la glace. Exr trèmement froid. Fig.
Sans vie, sans feu.
— Eno.
Phys . et Météor. La glace est transparente, et fond à 0»
sous la pressionde 760 mm. do mercure .
En se solid i fl a n t , l'eau augmente de volume, de
sorte que Glaces : 1. D’appartement ; 2. A main ; la glace a 3. Sans tain (portière de wagon;,
une densité (0,92; qui est moindre que Tunité. La glace Botte donc sur l’eau.
— Ilyg. Les boissons dans lesquelles entre la glace provoquent une sensation buccale très agréable, mais n'apaisent pas la soif aussi rapidement que les infusions chaudes. Ces boissons glacées provoquent facilement des congestions et surtout des gastrites.
Les glaces (sirops ou crèmes glacés) doivent être prises tout de suite après le repas ou à la fin de la digestion.
— Thérap. On se sert de la glace administrée en petits fragments pour calmer la soif, lorsque l'introduction des liquides dans l’estomac est interdite (opérations graves, péritonite, etc.). On l'emploie surtout pour combattre l’inflammation en refroidissant la partie de l'organisme atteinte : c'est ainsi que l'on applique des vessies de glace sur l’abdomen, dans les cas d’appendicite et de péritonite.
— Comm. La glace, qui rend d'innombrables services, est conservée dans des glacières que l'on approvisionne en hiver, ou fabriquée artiflciellement par les procédés frigorifiques. Les appareils employés pour cette fabrication sont ceux d'Edmond Carré, utilisant le refroidissement produit par la vaporisation de l'eau dans une atmosphère raréfiée ; de Ferdinand Carré, reposant sur la propriété que possède une solution ammoniacale concentrée de produire un froid très vif, quand, après sa vaporisation, elle se condense de nouveau ; de Ginard, qui produit le froid par une brusque détente d'air comprimé au préalable ; de Vincent, qui fait usage d'un éther de chlorure de méthyle entrant en ébullition à — 24» à la pression atmosphérique ; de Pictet, qui emploie le gaz sulfureux liquide, en le laissant évaporer lentement, etc. V. froid, frigorifique.
— Verrer. Primitivement, les glaces étaient soufflées, mais leurs dimensions actuelles obligent à les couler, quitte à les débiter ensuite. Les matières entrant dans leur composition sont ; la silice pure, le sulfate de chaux, le carbonate de soude, l'oxyde de manganèse, l’acide arsénieux et le charbon en proportions variables. Ce mélange est versé dans des creusets rectangulaires, que Ton range côte à côte dans des fours de fusion Siemens ou Boetius. Dès que la masse est fondue, on l’écréme en faisant disparaitre les scories [fiel de verre) qui flottent à sa surface. La matière en fusion est versée sur une table dite de coulée, dont la surface supérieure est chauffée et garnie de tringles limitant la largeur de la glace. Un lourd rouleau s’appuie sur ces tringles et permet, en le faisant progresser, de donner â la masse une épaisseur uniforme. Dès que la glace est coulée et étalée, on amène la table à l’entrée d'un four à recuire, la carcaise, où la glace se refroidit lentement. Au sortir de ce four, la glace est équarrie, doucie et polie.
Les glaces destinées à sei'vir de miroirs sont étamées, argentées (v. argenture) ou platinées. L’étamage. qui n’est plus guère usité aujourd'hui, se fait au moyen d’un amalgame d’étain étalé sur une table inclinée. On fait glisser la glace avec précaution sur cet amalgame, afin d'éviter une interposition de bulles d'air. On charge ensuite la glace afin de chasser l’excédent de mercure, et on la soulève lorsque le tain est sec.
Aujourd hui, les glaces sont surtout argentées. (V. argk.nture.)
Le platinage, peu employé par suite du prix élevé du métal, transforme la glace en miroir si celle-ci est éclairée par devant, mais la métallisation disparait si l'éclairage se fait par transparence.
— Dr. Les glaces d un appartement sont immeubles par destination, lorsqu’elles ont été fixées à perpélu"lle demeure et ne peuvent être enlevées sans détérioration pour la boiserie ou le mur avec lequel elles font corps. Cependant, Tusufruitier a le droit de reprendre celles qui lui appartiennent, à charge de rétablir les lieux dans leur premier état.
^la.Cé, 0 adj. Durci par le froid •. terre glacée. Très froid : avoir les mains glacées. Lustré, luisant ;
Fabrication des glaces: 1. Coupe d’un atelier; F, four de fusion contenant les creusets; T, treuil servant à soulever le creuset G , D, table de coulée ; E, chariot disposé pour recevoir et ramener à sa place primitive le rouleau R après sa course ;
H, carcaise. — 2. La coulée.
gants glacés. Fig. Qui manque de feu, de passion : cœur glacé. Qui marque des dispositions hostiles, ou du moins indifférentes : air glacé ; accueil glacé. N. m. Petit bâton de sucre aromatisé et croquant. Apparence d'un objet glacé, verni, etc. : papier, ruban d'un beau glacé.
glacer [séj v. a. (de glace. — Prend une cédille sous le c devant a ci v. il glaça, nous glaçons.) Solidifier un liquide parle froid ; g lacer un sir op . Abaisser beaucoup la température de: glacer du champagne. Causer une vive impression de froid : le vent du Ford nous glace. Fig. Faire perdre ou diminuer soit la cbaleur animale, soit l'ardeur des sentiments : Vâge glace le sang, le cœur. Paralyser par l’émotion, la crainte ■ la pensée de la mort nous glace d'effroi. Couvrir d’une croûte de sucre; glacer des marrons. Lustrer, donner de l’apprêt : glacer une étoffe.
glacsrie [rfj n. f. Art et commerce du glacierlimonadier. Usine, commerce du fabricant de glaces et cristaux.
glaceur adj. et n. m. Celui qui glace les étoffes ou les papiers : ouvrier glaceur.
- glaC6UX, eUS6 [sefl, eu-jse] adj. Qui a des glaces, des taches, en parlant d’une pierre précieuse.
glaciaire r si-è-rel adj. Qui concerne les glaces^ les glaciers. Période glaciaire, partie de l'époque pléistocène, durant laquelle s’est produite une extension prodigieuse des glaciers.
— Encycl. Géol. On entend éfoque glaciaire une période de l’histoire de la terre pendant laquelle les glaciers, partis des principaux centres montagneux de l'Europe et de l’Amérique du Nord, ont l’ecouvert des espaces infiniment plus considérables qu aujourd'hui, couvrant, par exemple, dans l'ancien monde, une portion importante de la plaine allemande et russe, où se retrouve aujourd’hui, répandue sur d’immenses espaces, une couche de matériaux morainiques, cailloutis glaciaires, surfaces polies et striées.
Il est probable que la cause de cette expansion glaciaire doit être cherchée dans un abaissement rapide de la température coïncidant avec une période de grandes précipitations atmosphériques. En France, la période glaciaire parait correspondre à ce que l'on appelle Vage du renne.
glaciairiste [è-ris-te] ou glaciériste [tiste] n. Personne qui étudie les glaciers.
glacial, e, als adj. Extrêmement froid ; vent glacial. Fig. : abord glacial. Style glacial, sans vie, ennuyeux. Zone glaciale, la plus rapprochée des pôles. Bot. Anémone glaciale, anémone qui croît dans la région des glaces.
glaclalOIUeilt [man] adv. D’une manière froide, glaciale.
g’iaciatlon [sf-a-sî-on] n. f. Action de transformer en glace.
glacier [si-ê] n. m. Grand amas de glace sur les montagnes, qui résulte de la transformation de la neige en glace.
— Encycl. Les glaciers se forment, en montagne, au-dessus de l’altitude des neiges éternelles et au pied des talus rocheux, souvent en forme de cirque, où la neige s’amasse pour constituer des névés, qui sont proprement l'origine du glacier et la zone dans laquelle il s’alimente au moyen des précipitations atmosphériques. On distingue les glaciers encaissés, qui occupent le fond des hautes vallées qu'ils ont creusées, et les glaciers suspendus, logés dans les anfractuosités des hautes pentes.
Les glacière sont soumis à un mouvement de progression vers l'aval. Ce mouvement a pour cause, outre le propre poids du glacier, les alternatives de gel et de dégel des eaux de fusion, qui produisent un effoi’t de pression latérale sur les parois des crevasses ; le mouvement est plus rapide au milieu que sur les bords, à la surface qu'au fond. Il peut varier de 2
centimètres par jour à 1 mètre et même davantage. C'est en raison de cette progression que l'on a pu retrouver au fond des glaciers des débris presque intacts de catastrophes qui s'étaient produites à des altitudes très grandes.
La progression du glacier est en quelque sorte compensée par \’ ablation, qui fait entrer en fusion, aux basses altitudes, la glace extrême. Selon l'importance comparée de l’alimentation et de l'ablation,
A, glaciers suspendus : B, glaciers encaissés ; C, parties moutonnées par le glacier ; D, moraines latérales ; E, moraines médianes.
l'extrémité du glacier se trouve avancer ou reculer sur la pente de la vallée.
Les glaciers sont des agents d'érosion énergiques ; ils r.rbotent et burinent leur lit montagneux, où ils creusent des gorges escarpées, et les détritus qu'ils entraînent à leur surface sous forme de moraines (dites frontales, médianes ou latérales selon leur position) vont s'accumuler à l’issue de leurs vallées.
glacier fsi-é] n. et adj. m. Limonadier qui prépare et vend des glaces, des sorbets, etc. Celui qui fabrique des vitres, des miroirs, etc.
glacière n. f. Lieu souterrain ; appareil où l'on conserve la glace. Appareil à produire artificiellement la glace, ou à fabriquer des glaces, ou à réfi’igérer les liquides, les viandes, etc. Petit appareil domestique et moules destinés à fabriquer des glaces ou sorbets. jF’iÿ. Lieu très froid.
— Encycl. Les glacières domestiques sont des réservoirs de différentes formes, dans lesquels on place les substances (viandes, légumes, fruits, ete.'i que l'on veut conserver, ou les vases contenant des liquides que l'on veut rafraîchir. Hermétiquement closes, ces glacières sont pourvues de récipients dans lesquels on place de la glace qui entretient dans l'appareil une température constante et basse. (V. froid.)
glaciologie yf] n. f. (de glace, et du gr. logos, discours). Science qui traite des glaciers.
glaciologiste [jis-te, n. m. (de glaciologie). Savant qui étudie les glaciers.
glacis [si] n.m.(de ÿiaeer).Terrain uni comme une glace. Talus d'une faible pente. Furtif.
Pentcdouce qui part de la crête du chemin couvert ou du fossé et la rac cordeau sol. Pur ejT- AA, glacis; F, lossé.
iens. Espace dén’udé,
en avant d'une position fortifiée. Peint. Couleur claire et transparente, appliquée sur une couleur sèche. Pente de la surface supérieure d’une cimaise, pour laisser écouler les eaux pluviales. Plan de maçon
GLA
GLA
nerie, sur lequel les rafflneurs font sécher les pains de sucre au soleil. Evasement ajouté à la partie supérieure d une chaudière pour en augmenter la capacité. Surface qu'occupe la sole- du pied d'un cheval.
glaçoire n. f. Boite cylindrique en fer-blanc, avec couvercle percé de trous, servant à saupoudrer de sucre les pâtisseries destinées au glaçageglaçoU' n. m. Morceau de glace : rivière qui charrie^'des g laçons. Fig. etfam. Personne très froide.
glaçure n. f. Enduit viti-iflable, que l'on applique sur certaines poteries, pour leur donner de l'éclat, les rendre imperméables.
Gladbach ou München-Gladbach, v.
d’Allemagne (Prusse-Rhénane), sur la Niers, affl. de la Meuse ; 6C.500 h.
gladiateur n. m. (lat. gîadiator; de gladius, glaive). Celui qui combattait dans les jeux du cirque, a Rome, contre un autre homme ou contre une bête léroce,
— Encycl. Les gladiateurs étaient soit des condamnés à mort, soit des esclaves dressés à cet effet, soit des prisonniers de guerre, soit encore des barbares enrôlés volontairement. Leur profession était regardée comme infâme, mais le spectacle de leurs
Gladiateurs.
luttes dans l'arène était un des plus goûtés des Romains. L’empereur assistait à ces jeux, et, en passant devant sa loge, les gladiateurs disaient : Ave, Cæsar, morituri te satutant (Salut, César, ceux qui vont mourir te saluent). Ils combattaient dans les funérailles, dans les festins, et surtout au cirque. On en distinguait plusieurs catégories : les cavaliers, les essédaires, qui combattaient en char, les rétiaires et les mirmillons, qui luttaient deux par deux, les caternaires, qui luttaient par groupes, les bestiaires, qui avaient pour adversaires des bêtes féroces. Quand le gladiateur s’avouait vaincu, le peuple décidait, en baissant ou en étendant le pouce, de sa mort ou de sa vie. Après le combat, morts et mourants étaient enlevés de l'arène, et l’on achevait les seconds. Les combats de gladiateurs ne prirent fin qu'après l’empereur Honorius.
Dans l'histoire, le plus célèbre des gladiateurs est Spartacus, qui, en soulevant les esclaves, mit Rome à deux doigts de sa perte.
Gladiateur combattant {le), statue antique, au Louvre ; figure d'athlète plutôt que de gladiateur ; mouvement hardi, exécution fine et savante. La statue, trouvée à Antium au xvii® siècle, est l’œuvre du sculpteur grec Agasias, élève ou imitateur de Lysippe.
Gladiateur mourant {le), statue antique, au Capitole ; figure d’une vérité saisissante, que la plupart
des critiques croient représenter un soldat gaulois ou germain.
gladiatorial, e, aux ou gladiatoire
adj. Qui a rapport aux gladiateurs.
gladié, O adj. Bot. Comprimé en forme de laive, en arête vive. (On it aussi ENSIFORME.)
gladiolé, e adj. Bot.
Qui ressemble au glaïeul.
gladius fuss] n. m.
Zool. Lame cMtineuse affectant la forme d'un fer de lance, qui, dans les calmars et autres céphalopodes du même groupe, représente l'osselet calcaire des seiches.
Gladstone cwiiiiam- Ewart), homme politique anglais, chef des libéraux, né à Idverpool, m. à Ha- ■warden (1809-1898). Il fit les efforts les plus louables pour Gladstone,
améliorer le sort de l'Irlande, et montra un remarquable talent d’orateur. Sincère admirateur de la France, il fut un des plus méritants serviteurs de la cause de la liberté au XIX' siècle.
glæosporium [glé-os-po-ri-om'] ou glæo- Sporion n. m. Genre de champignons pyrénomycptes, qui se développent sous l’épiderme des tiges ou des feuilles des végétaux, et dont une espèce cause l'antrachnose de la vigne. CV. antracunose.)
Glageon, comra. du Nord, arr. et à 14 Itil. d’Avesnes ; 3.000 h. {Glageonnais). Ch. de f. N. Marbre ; brasserie.
glagolitique adj. (de glagol, quatrième lettre ;j7] de l'alphabet slave et russe). Se dit d’une écriture usitée dans les premiers monuments de la littérature slave.
Encycl. Le mot glagolitique désigne un alphabet slave particulièrement employé aujourd’hui chez les Slaves catholiques des bords et des îles de l’Adriatique. Des érudits font dériver cette écriture d’un ancien alphabet albanais, d’autres de l’écriture
Oh
dz
Jh
TU
ÜD
np
t f ch O
Alphabet glagolitique.
cursive .grecque du vit' ou viii® siècle. Les papes proscrivaient l’alphabet cyrillique, qu’ils considéraient comme schismatique. Ils toléraient, au contraire, l’alphabet glagolitique. L’Evangéliaire de Reims, sur lequel les rois de France prêtèrent serment jusqu'à la Révolution, est divisé en deux parties, l'une cyrillique, l'autre glagolitique.
glai [ÿlé] n. m. Glaïeul. CVx.) glaie f ÿ iè] ou glai se fÿ u-ze] n. f. 'Voûte d’un four de verrerie.
glaïeul [gla-i-eul] n. m.
(lat. gladiolus, dimin. de gladius, glaive). Genre d'iridacées, à feuilles longues, étroites et pointues, dont il existe de nombreuses espèces, cultivées comme ornementales.
— Encycl. Les glaïeuls Igladiolus) sont des herbes vivaces, dont on connaît environ quatrevingt-dix espèces de l’Europe moyenne et méditerranéenne, et du Cap. En France, on rencontre le glaïeul commun, et le glaïeul ^ ’
rfes moisïions, réputé comme em- ' ménagogue. Le glaïeul à grandes fleurs ou de Gand, originaire du Cap, a donné naissance à de nombreuses variétés, cultivées comme ornementales.
Glain, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 2.700 h.
glairage [glè] n. m. Action de glairer. glaire [ÿ7è-re] n. f. (du lat. clair). Matière
blanchâtre et gluante, sécrétée par les membranes muqueuses. Matière visqueuse. Blanc de l’œuf non cuit. Blanc d'œuf battu, dont se servent les relieurs.
Glaire (l’abbé Jean-Baptiste), orientaliste et exégète français, né à Bordeaux, m. à Issy (1798-1879) ; traducteur de la Bible.
glairer \glè-ré] v. a. Bel. Frotter de glaire ou blanc d’œuf la couverture d’un livre, pour lui donner un certain éclat, ou la préparer à recevoir la dorure.
glaireux, euse [glè-reû, eu-ze] adj. De la nature de la glaire : liquide glaireux.
g'iairine n. f. Chim. Syn. de barégine. glairure n. f.^Bel. Syn. de glaire.
Grlais-Bizoin (Alexandre-Olivierl, homme politique français, né à Quintin (Côtes-du-Nord), m.à Lamballe (1800-1877); membre, en 1871, du gouvernement de la Défense nationale.
glaise [glè‘ze] n. f. V.
GLAIE.
glaise ïglè~zé] n. f. (du lat. giis, glitis, terre tenace).
Terre grasse et compacte, très argileuse, que l’eau ne pénètre point, et dont on fait les tuiles et la poterie: les sculpteurs modèlent dans la glaise l'ébauche de leurs statues. Adjectiv. : terre glaise.
— Encycl. Agric. La glaise, ou terre glaise pour les agriculteurs, est la terre argileuse imperméable à l’eau et sur laquelle il est imprudent de bâtir, parce qu’elle est glissante. La glaise peut être employée comme amendement. {V. ARGILE.) Les terrains qui en contiennent en trop forte proportion peuvent aussi être amendés par l'adjonction de sable, calcaire, etc.
glaiser [glè-zé] v. a. Enduire de terre glaise : glaisev un bassin. Amender avec de la glaise : glaiser un champ.
glaiseux, euse [glè-zeû, eu-ze] adj. De la nature de la glaise.
glaisiëre [glè-zi-è-re] a. f. Endi’oit, carrière d'où l’on tire la glaise.
glaiteron n. m. Syn. de GRATERON outîardane. glaive [j/^è-ue] n. m. (lat. gladius). Epée tranchante. Fig. La guerre. Tirer le glaive, déclarer, faire la guerre. Le droit de vie et de mort : le glaive des lois. Puissant moyen d’action : de Glaive.
l'éloquence. Le
glaive de Dieu, sa justice, sa puissance. Le glaive spirituel, le pouvoir qu’a l'Eglise d'excommunier, etc.
Glaive ! {Par lé), drame en cinq actes, en vers, de Jean Richepin. Guido, duc de Ravenne, dépossédé par l’aventurier Conrad le Loup, prépare un soulèvement qui lui rendra son royaume. Il triomphe grâce au dévouement de son frère naturel, Strada, et à riiérolque sacrifice de son ancienne fiancée Rinalda. Ce drame, d une couleur romantique, est traité dans une belle forme dramatique (1892).
Glais-Bizoin.
Glaize (Auguste-Barthélemy), peintre français d’histoire et de genre, né à Montpellier, m. à Paris 1807-1893). Citons, parmi ses œuvres : Dante écrivant son poème sous l'inspiration de Déatrix et de \irgile, le Pilori, etc.
Glamorgan, comté d’Angleterre (pays de Galles) ; 478.000 h. Ch.-I. Cardiff. Grande production de houille.
glanage n. m. Action de glaner.
— Encycl. Dr. L’art.
471, 10», du Code pénal, punit d'une amende de 1 franc à B francs « ceux qui auront glané, râtelé ou grappillé dans les champs non encore entièrement dépouillés et vidés de leurs l’éeoltes, ou avant le moment du lever ou après celui du coucher du soleil ». La peine de l’emprisonnement pendant trois jours au plus pourra, en outre, être prononcée, et elle le sera obligatoirement en cas de récidive.
Sous les rései'ves de l’art. 471, le droit de glanage, de râtelage et de grappillage est licite ; mais 1 Autorité municipale peut en limiter l’exercice, par exemple aux indigents, aux vieillards, etc.
Le glanage, le râtelage et le grappillage sont interdits dans tout enclos.
gland [glan] n. m. (lat. glandis).
Fruit du chene : certaines espèces de chênes produisent des glands doux. Pop. Rossignol à gland, le cochon. Ouvrage de bois, de passementerie, etc., destiné à rester pendant, et qui a plus ou moins la forme Gland d'un gland : gland de cordon de rideau.
Anat. Extrémité de la verge, du clitoris. Techn. Pince ou mâchoire en bois, dont se servent les archeminiers et les farioants de peignes.
— Encycl. Le gland est un akène contenant une grosse graine ; il est enveloppé à sa base d’une cupule formée par un bourrelet émané du pédioelle. Les glands torréfiés entrent dans la composition du racahout arabe.
glandage n. m.
Lieu où l’on recueille le gland. Droit de ramasser des glands, ou de faire séjourner les porcs dans une forêt, pour qu’ils y mangent des glands. Art vétér. Hypertrophie du ganglion sous-glossien : le glandage est un des caractères de la morve.
glaudalre [dè-re] adj. Anat. Qui a l’aspect, la forme et la texture d'une glande. Pathol. Qui affecte les glandes.
glande n. f. (lat. glandula). Organe dont la fonction est de produire une sécrétion : glandes salivaires. Vulgairem., ganglion lympathique, enflammé et tuméfié, du eou, de l’aisselle, etc.
— Encycl. Les glandes sont des dérivés épithéliaux, dont les cellules ont pour fonction d’élaborer des produits spéciaux. Les glandes sont dites tubuleuses (glandes sudoripares), composées ou en grappes (estomac), acineuses, etc. On les distingue aussi en ouvertes, si elles ont un conduit excréteur, et fermées, si leur sécrétion passe directement dans le sang ; excrémentitielles, quand la sécrétion débarrasse l’organisme de divers déchets (rein); récrémentitielles, quand leur produit est réabsorbé par l’organisme (estomac). Le rôle des glandes est très important ; c’est dans leur intérieur que s’effectuent les phénomènes principaux de l’organisme, tant au point de vue de l'absorption qu’à celui de l'élimination.
glandé, e adj. (de glande ou gland). Vétér. Se dit d’un cheval qui a les glandes lympathiques et la ganache tuméfiées.
glaudée [dé] n. f. Récolte de glands : aller à la glandée. Syn. de glandage.
— Encycl. Dr. Les adjudications de glandées sont faites par les soins de l'administration des forêts. Si elles ne donnent pas de résultats, les glands sont délivrés aux indigents. Il est défendu ' d'abattre, de ramasser ou d’emporter des glands, faînes ou autres fruits, sous peine d'amende.
glander [dé] (se) V. pr. Vétér. Devenir glandé, glandifère adj. Bot. Qui porte, qui produit des glands.
glandiforme adj. Qui a la forme d’un gland, glandi’trore adj. Qui se nourrit de glands, glandulaire \iè-re] ou glanduleux, euse [len, eu-ze] adj. Qui a l’aspect et la texture d'une glande ; corps glandulaire.
glandule n. f. (lat. glandula). Petite glande, glandulifère adj. Bot. Qui porte de petites glandes.
glanduliforme adj. Bot. Qui a la formé d'une petite glande.
glandulocilié, e adj. Se dit d’une partie d'une plante dont chaque cil se terminepar une petiteglande.
glane n. f. (de glaner). Poignée d’épis glanés. Droit de glaner dans un champ. Groupe de petites poires rangées autour d’une branche, d’oignons ou d'aulx attachés à une torche de paille.
glanée [né] n. f. Piège à prendre les canards sauvages, avec du blé pour appât.
glanement [man] n. m. Action de glaner, glaner [né] v. n. (lat. glenare). Ramasser les épis qui traînent dans les champs. Fig. Trouver des restes. \. a. Ramasser après la moisson : glaner du bié. Recueillir par bribes, glaneur, euse [eu-ze] n. Qui glane.
Glaneuse {la), tableau célèbre de Jules Breton (musée du Luxentbourg [1877]).
Glaneuses (les), tableau de François Millet, au Louvre (1857) ; peinture réaliste et en même temps pleine de lumière et de poésie (v. p. 1005) ; — le Rappel des glaneuses, tableau de J. Breton. Composition bien ordonnée, et peinte avec beaucoup de talent (v. p. 980),
Gland ; A, coupe ; g, graine ; c, cupule.
Le Guidd (2^Ieissoniei*j, v j). 1060.
L Assassinat du duc de Guise (Paul Dolaroche), v. p. 1063.
Grenadier (Chariot), v. p. 1040.
Le Gué 'La Touche), v. p. lOTio.
Le Giu'iiicr Tloufrviereau v. p. lo.)7.
Le G\u* .Teaii-Rapliste Corot), v. p, 1050.
GLO
Glaneuse, tableau de J. Breton.
Armes du canton de Glaris.
GLA
glanure n. f. Ce que l'on glane après la moisson. Glaoui ( s i Madani;, un des principaux seigneurs féodaux du lirand Allas marocain. m. à Marrakech en 1920. Il a faitdeMouIay Hafid le sultan du Maroc à la place d'Abd-el-Azix, en 1908, et a décidé les grands caïds de l'Atlas à se ranger a côté de la France en 1914, au début de la Grande Guerre.
glape adj. Se dit, chez les chamoiseurs, de l'huile qui, adhérant fortement aux peaux, en sort difflcilement par la pression ou la torsion.
(Se dit par opposition à ftui ie surge. ) glapMque Ifi-ke] adj. (du gr.
glaphein, tailler). ...
Se dit d'une variété de talc qui sert aux Chinois pour la fabrication de leurs figurines.
glapir V. n. (lat. glattire). Crier, en parlant des renards et des tout petits chiens. Fig. Crier d'une voix aigre. Activera. : glapir des injures.
glapissant [pi-san], e adj. Qui glapit : voix glapissante.
glapissement [pi-se-man] n. m. Cri des renards et des petits chiens, des personnes criardes, etc. Fig. Réclamations criardes.
glaréble n. f. Genre d’oiseaux échassiers, dits aussi hirondelles de marais, poules des sables, perdrix de mer, et qui vivent sur les plages de sable et les terrains salés.
glaréolidés [dé] n. m. pl. Famille d'échassiers, dont le type est la glaréole. S. un glaréolidé.
Glaris [nssj, v. de Suisse, ch.-l. du c. de ce nom, sur la Linth ; B.OOO h. [Glaronais). Etoffes. — Le cant. a 32.500 h.
Glaris 1 Alpes de) ou Glaronaises, chaîne de montagnes de Suisse, qui fait partie des Alpes centrales, et dont les plus hauts sommets .dépassent 3.6110 mètres (Toedi, 3.623 m.j.
glas [glâ\ n. m. (du lat. classicum, sonnerie de trompette).
Tintement d'une cloche qui annonce l'agonie ou la mort d’une personne : le glas funèbre. Salve d'artillerie, que l'on tire aux funérailles d’un souverain ou d’un militaire élevé en grade.
Glaser [zér] (Christophe), chimiste suisse, né à Bà(e '2® moit. du xvii® s.). Il vécut longtemps à Paris. On lui doit la découverte du sulfate de potasse.
glasérite [zé] n. f. sulfate anhydre naturel de potassium, que l’on trouve au Vésuve.
Glasgow ou Glascow, v. d’Ecosse, sur la Clyde: 1.111,500 h.Portdesplusactifs.Industrie(mélallurgie, filature, lainage, etc.) et commerce très considérables; université célèbre; cathédrale (xii et xin® s.).
GlaSSOn (Ernest), jurisconsulte et historien français, né à Noyon (Oise), m. à Paris (1839-1907) ; auteur d’une Histoire du droit et des institutions de la France, d’une Histoire du droit et des institutions de r. Angleterre, et de divers ouvrages de droit.
Glatigny fJoseph-Albert), poète français, né à Lillebonne, m. a Sèvres (1839-1873) ; auteur de : les Vignes folles, les Flèches d'or, œuvres d’improvisation, légères et brillantes.
glatir V. n. (lat. glattire]. Glapir. (Vx.) Se dit de l’aide qui crie.
Glattfelden, comm. de Suisse (cant. de Zurich), non loin du confluent de la Glatt et du Rhin ; 1 .600 h. Agriculture, viticulture. Fabrique de tissus de coton.
Glatz, V. forte de Prusqe (Silésie), sur la Neisse ; 16.000 h. Tanneries, draps.
Glauber [glô-bèr] (Jean- Rodolphe), médecin et chimiste allemand, né à Carlstadt, m.à Amsterdam (1604-1668). On lui doit la découverte du sulfate de soude, appelé souvent sel de Glauber, et qui est employé comme purgatif.
glaubérite [glô] n. f. (de Glauber, n. pr.). Sulfate anhydre naturel de soude et de chaux que Ton trouve dans les salines.
glaucescence [gld-sés-san-se] n. f. Propriété des végétaux ou de leurs organes d'affecter la couleur glauque.
glaucescent [gW-sés-san], e adj. Bot. Qui tire sur la couleur glauque.
Glaucbau, ville industrielle de la Saxe, sur la Mulde ; 25.000 h.
Glaucia (Servilius), préteur et agitateur romain. complice de Saturninus, m. en 100 av. J -C., lapidé par le" peuple après l’assassinat de Memmius, son concurrent au consulat.
giaucier [gtd-st-é] n. m. ou glaucière fg/d]
n. f. Genre de papavéracées, comprenant des herbes dont l’espèce la plus connue est le pavot cornu {glaucium flavum), qui croit dans les lieux maritimes et sablonneux d’Europe. (Ses fleurs sont jaune d or; ses graines fournissent une huile analogue à celle des pavots, et de même usage ; c'est aussi une plante oimementale.)
glaucine [gfd| n. f. Alcaloïde extrait des feuilles de la glaucière. Méd. Nom donné au cowpox, à cause de la teinte gris bleu des vésicules.
glaucique [gtd] adj. Se dit d'un acide extrait de la glaucière.
glaucodote n. m. Arsénio-sulfure naturel de cobalt et de fer.
glaucomateux, euse [gtô, teà, eu-ze] adj. Ati’ccté du glaucome.
Glaux ; a, fleur.
Glazounov.
glaucome ’glo] n. m. (du gr. glaukos, vert). ilèd. Trouble de nutrition de l'œil.
— Encycl. Cette all'ection se manifeste par la dureté du globe de l'œil, la dilatation et l’immobilité de la pupille, la diminution de l’acuité et du champ visuels, l’anesthésie de la cornée, les battements artériels insolites, etc. Souvent, le champ pupillaire prend une teinte verdâtre, qui a valu son nom à l'affection. Le glaucome, exceptionnel avant quarante ans, est d'un pronostic grave.
glauconie \glo-ko-nï\ n. f. Silicate hydraté naturel de fer et de potasse, que l'on rencontre sous forme de grains verts dans certains calcaires.
glaucophylle [gi6\ adj.
(du gr. glaukos, glauque, eiphullon, feuille). Bot. Qui a des feuilles glauques.
GlaUCOS ’glô-kos.s', pêcheur béotien, qui fut changé en dieu marin. [Myth.) Méprisé par la nymphe Scylla, il recourut aux sortilèges de Circé, qui, par jalousie, transforma Scylla en monstre marin.
GlaucoS, fils de Sisyphe et père de Bellérophon. Il fut dévoré par ses chevaux pour avoir méprisé la puissance de 'Vénus.
{Myth.)
glauque [glb-ke] adj. (gr. glaukos). De couleur verte tirant sur le bleu : mer glauque.
glaux [ptd] n. m. Genre de primulacées.
— Encycl. Les glaux sont de petites plantes à feuilles minces.
Le glauxmaritime, à fleurs blanches tachées de pourpre, est très commun dans les prairies maritimes ; on lui attribuait, à tort, la propriété d’augmenter la sécrétion lactée.
gla'Viau'ut-dJn.m. Nom vulgaire de la efauefée. glaviot [vi-o] n. m. Pop. Crachat, glayeul n. m. Autre orthogr. de glaïeul. Glazounov (Alexandre), compositeur russe, né à Pétrograd en 1865 ; auteur de symphonies, mélodies, cantates d'une rare puissance de composition.
glèbe n. f. (du lat. gleba, motte de terre). Motte de terre. Sol en culture.
f’éod.F’onds de terreauquel étaient attachés des serfs :
serfs de la glèbe. Droits de la glèbe, droits de patronage, de justice, etc.
glébé, e adj. Féod.
Qui a rapport à la glèbe.
gléehome [ko-me] ou gléeome n. m. Genre de plantes, de la famille des labiées, qu’on appelle aussi lierre terrestre, herbe de Saint-Jean, etc. (Il eomprend des plantes vivaces communes en Europe, dans les lieux humides, les buissons, le long des murs.)
glee [gli] n. m. (m. angl.). Composition à trois voix sans accompagnement, d'où se détache parfois une des voix en solo.
Glé-Glé, roi du Dahomey de 1858 à 1889 et père de Behanzin. Après avoir cédé Kotonou à la France, il voulut reprendre ce territoire, et ce fut l’origine du conflit qui se termina par la conquête du Dahomey (1892-1893).
GleiwitZ, v. d’Allemagne (Prusse, Silésie), sur la Klodnitz, afll.de l'Oder; 61.300 h.Métallurgie, filatures.
Gleize (La), comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers) ; 1.250 h.
Gleizé, comm. du Rhône, arr. et à 2 kil. de Villefranche, près du Morgon 1.700 h. Vignobles, glen [9 lèn'] n.m.EnEcosse.valléedepeud’ étendue. Glénàn (Iles), petit archipel de neuf îles, sur la côte du Finistère (comm. de Fouesnant).
Glénard (Frantz), médecin français, né à Lyon (1848-1920). Connu par ses travaux sur 1 entéroptose [maladie de Glénard), le traitement de la fièvre typhoïde, etc.
glèll6 n. f. (gr. glèné). Cavité d'un os. dans laquelle s’emboîte un autre os.
glène n. f. (prov.
9 (ena). Rond d’un cordage roulé sur luimême.
Glennes, comm.
de l’Aisne, arr. et à Gléue.
35 kilom. de Soissons ;
245 h. (en 1914). Prise par les Français le 14 seplembre 1918, au cours de la® poussée vers la position llindenburg » et partieU’ement détruite.
gléner [né] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Mar. Ployer un cordage en rond sur lui-même, gléno'ide ouglénoïdal, e, aux [no-i]’ adj.
Se dit de toute cavité servant à l’emboîtement d'un os dans un autre. N. f. : la glénoîde ou glénoïdale de l'humérus.
gleno'idien , enne
[di-in, è-ne\ adj. Qui appartient ou qui se rapporte aux cavités glénoïdes.
glessin [9(é-sin] n. m.
Au Croisic, petit poisson qui ressemble à l'anchois.
glette [g U-te,n .f. Chim .
Oxyde de plomb, litharge employée pour l'afflnage de la fonte.
gleucomètre n. m.
Syn. de glucométre.
Gleyre [9fè-re] (Gabriel-Charles), peintre français. d’origine suisse, né à Chevilly (Vaud), m. à Paris (1808-1874) ; d'un talent très pur, souvent sytn-
Glinka.
bolique, et plein d’élévation. Citons de lui: les lllllrsions perdues. Hercule aux pieds d'Otnphale, etc.
gliadine n. f. Gélatine végétale, que l'on extrait du gluten.
gline n. f. Panier couvert, où les pêcheurs mettent les poissons qu'ils ont pris.
GlingliU [la Saint-}. Pop. Fête imaginaire, date qui n'arrive jamais ; penses- tu que je vais attendre jusqu'à la Saint-Gling lin ?
Glinka (Michel-lvanovitch), fondateur de Técolo musicale russe moderne, né à Novospaskoié, m. à Berlin (1803-1857). Il s'inspira des chants populaires. On lui doit le célèbre opéra national la Vie pour le tsar, et l’oçéra Rousslane et Ludmilta.
gliôme n. m. (du gr.
g lia, glu, et du suffixe âme, qui marque le gonflement). Tumeur du tissu nerveux. (Sa structure se , rapproche de celle de la 4 nêvroglie ; elle se développe dans le cerveau et peut provoquer des accidents très graves.)
Glion, station climatique de la Suisse (cant. de Vaud), sur le chemm de fer à crémaillère de Territet aux rochers de Naye.
glirien, enne [ri-in, è-ne] adj. (du lat. glis, gliris, loir). Qui ressemble au loir.
gliron n. m. (du lat. glis, gliris, loir). Dialect. Loir.
glissade tgli-sa-de] n. f. Action de glisser. Sentier de glace, sur lequel les enfants glissent. Chorégr. Coupé que l’on fait pour aller de côté. big. Faiblesse, faux pas, faute.
glissage gli-sa-je] n. m. Opération consistant à faire descendre par des giissoirs, le long des montagnes, les bois abattus.
glissant [gli-san], -e adj. Sur quoi l’on glisse facilement : le verglas rend le sol glissant. ri<p terrain, sentier glissant, pente glissante, affaire hasardeuse ; circonstance délicate et difficile.
glissé [g(i-stf] n. m. Chorégr. Syn. de glissade. glissement [gli-se-man n. m. Action de glisser. Mouvement de ce qui glisse.
glisser [gii-se] V. n. (anc. h. all.glitan). Se déplacer parfois involontairement, en coulant sur une surface lisse : chaise qui glisse sur le parquet. Jouer à la glissade : savoir glisser. Passer furtivement, marcher sans bruit. Fig. Passer légèrement sur un sujet; glissez, n'appuyez pas. Passer sans entamer; coup de sabre glissant sur la cuirasse. S'avancer comme en glissant : le cygne glisse sur l'eau. Glisser des mains, échapper. V. a. Mettre légèrement oii furtivement une chose en un lieu : glisser une lettre à la poste. Fig. : glisser quelque chose dans l esprit de quelqu'un.
glissette [gli-sè-te] n. f. Géom. Se dit quelqim-
fois de la courbe engendrée par un point d une courbe
mobile ' qui roule en glissant sur une courbe fixe.
glisseur, euse [gli-seur, eu-ze] n. Celui, celle qui glisse sur la glace. . . x
elissière [gli-si] n. f. Pièce métalliquequi retient au moyen d’une rainure une autre pièce que le mouvement ferait dévier.
• erlissoir \qli-soir] n. m. Petit coulant mobile, dahs lequel passe une chaîne. Couloir ménagé sur le penchant d’une montagne pour faire descend!^ le Lis coupé. (En ce sens, on dit egalement glissaire.)
srliSSOire [gli-soi-re] n. f. Jeux. Syn. de glissaL. Pièce d’un mécanisme, qui se meut avec frottement dans une glissière.
Glisson (Francis), philosophe et médecin anglais, né à Rampisham,ra. a Londres (1596-1677). On lui doit la découverte de 1 enveloppe fibreuse du foie, dite capsule de Glisson.
globaire [bè-re] adj. Formé de globules, global, e, aux adj. Pris en bloc ; le revenu global d'une terre ; impôt global sur le revenu. globalement [man] adv. En bloc, globba [gfo-èa] ou globbee [glo-b£\ n. f. Genre de zingibéracées de l'Asie et gionmalaise.
globe
n. m. (lat.
Corps sphérique : le globe de l'œil. Enveloppe sphéroîdale de verre, que l’on place sur un objet pour le préserver de la ,
poussière, sur une lampe pour atténuer la lumière, etc. Le globe terrestre, notre globe, la terre.
Globe de lampe
Globe de pendule.
Gleyre.
Globe terreslre (xv» s.). Globe céleste (xvm* s.).
Globe terreslre, céleste, globe sur lequel est dessinée une carte de la terre, du ciel.
GLO
GLO
— Excycl. Syinb. Le globe fut adopté par les empereui*s romains et, après eux, par les rois et empereurs, comme attribut de la souveraineté ; il signifiait sans doute que la puissance romaine embrassait le monde. Les princes chrétiens le surmontèrent d’une croix.
Globe {théâtre du)^ théâtre de Londres, fondé en 1599. Il était de forme octogonale, et construit en bois. Shakespeare était un des actionnaires de ce théâtre.
Globe (?e), un des principaux journaux conservateurs anglais, fondé en 1811.
Globe (/e), recueil philosoi hique. politique et littéraire français, fondé en 1824 par Dubois avec la collaboration de Thiers, Rémusat. Sainte-Beuve, Mignet, Ampère, etc. Ilfut, après 1830, l’organedu saint-simonisme, en même temps qu'un journal d’opposition. Il disparut en 1832.
globe-trotter [tro-teur] n.m. (motangl.). Qui voyage à travers le monde. PI. des globe-trotters.
globeuX, euse [beft, eu-ze] adj. Arrondi en globe : ovaire g lob eux ; capsule globeuse.
globicéphale n. m. Genre de mammifères cétacés, famille des delphinidés.
— Encycl. Les globicéphales habitent les mers du nord ; ce sont de grands dauphins à tête bombée. Le globicéphale grinde ou épautard est très commun. Ï1 vit par bandes ; un seul individu peut donner une tonne d'huile.
Globe impérial du sacre de Napoléon
globicepS [sèpss] n. m. Genre d’insectes hémiptères hétéroptères, comprenant de petites formes élancées, dont on connaît une dou2aine d'espèces de la région paléarctique. (Le globiceps flavo-maculatus vit sur les chênes de France.)
globiflore adj. Bot. Qui a des fleurs globuleuses, globiforme adj. Qui a la forme d'un globe, globigérine n. f. Moll. Genre de foraminifères, dont les débris accumulés constituent les argiles des grands fonds marins.
globulaire [lè-re] adj. (du lat. glohulus, petit globe). Qui est en forme de globe.
globulaire [lè-re] n. f. Genre de dicotylédones, comprenant des herbes à fleurs bleues, très communes en Europe, qui jouissent de propriétés purgatives. (On en connaît douze espèces, parmi lesuelies la plus répandue est la globulaire vulgaire, es coteaux stériles de l'Europe.) globularine n. f. Glucoside des feuilles de globulaire, qui agit sur le cœur comme la caféine.
globule n. m. (lat. globuLus). Très petit corps sphérique : globule d'air, d'eau. Pharm. Très petite pilule.
— Encycl. Anat. Le globule est une cellule demi -solide,' de forme variable, ordinairement circulaire ou elliptique, quelquefois aplatie. Il n’y a généralement pas de noyau. On trouve des globules dans le sang, la lymphe, le pus, le lait, etc. •
Globules au sang. On distingue les globules rouges hématies) et les globules blancs (leucocytes). La forme des globules rouges est variable avec l’espèce animale gue l’on considère. Chez l'homme, il- y a en moyenne 5.600.000 globules rouges par millimètre cube; leur nombre, leur forme, leurs propriétés varient avec les maladies.
— Pharm.
Les médicaments homéopathi|- Globules : 1. Du sang de ITiomme (A, rouques sont ges, B, blancs ; C, rouges empilés) ; 2. De souvent ad - pigeon ; 3. Du protée (A, rouges ; B, blancs) ; ministrés 4. Elliptiques ( du chameau ) ; 5 . Des sous la forme invertébrés,
globulaire.
Pour préparer les globules médicamenteux, on prend des globules inertes formés de sucre, puis on les arrose peu à peu en les remuant de l'une des dilutions alcooliques du médicament que l'on veut avoir en globules. Quand toute trace de liquide a disparu, on les enferme dans des flacons bien bouchés.
globuleux, euse [leû, eu-ze] adj. Composé de globules. En lorme de globules.
globulieide adj. (de globule, et du lat. cædere-, tuer). Se dit des substances capables de détruire le globule rouge, soit par action physique (liquides non isotoniques), soit par action chimique (bicarbonate de soude, quinine), soit par action biologique (hématozoaires du paludisme).
globuliforme adj. En forme de globule, globulin n. m. Elément figuré du sang, connu aussi sous le nom de lymphocyte.
globuline n. f. Matière albuminoïde qui existe dans les globules sanguins, le cristallin de l’œil, et dans certaines urines pathologiques.
globulinurie [rî] n. f. (de globuline, et du gr. ouron, urine). Albuminurie dans laquelle 1 albumine donne les réactions de la globuline.
globulolyse [H-ze] n. f. (de globule, et du %v.lusis, dissolution). Destruction des globules rouges ou hématies sous l'influence d'un sérum globulieide.
Glocester ou Gloucester v. d’Au-
glfiterre, ch.-l. de comté ; BO.OOO h. Port actil'^ur la Severn. Manufactures. Belle cathédrale gothique. — Le comté a 730.000 h.
Glocestor (comte et duo de), titre porté en Angleterre par plusieurs personnages historiques, dont le plus célèbre est le duc de Glocester, plus tard Kichard III. V. Richard.
glocbide n. f. (du gr. glokxs, pointe). Bot. Nom donné aux doubles crochets qui terminent les prolongements des massules contenues dans les microsporanges de certaines cryptogames.
glOCkenspiel [all. glo-khi-ehpîl] n. m. (mot allem. signif. jeu de cloches). Petit carillon à main.
Glogau, V. et place forte de Prusse (Silésie), sur roder ; 24-,000 h. Etoffes. Les Français, commandés par Vandammo, la prirent en 1800.
gloire n. f. (lat. gloria). Honneur, éclat acquis par les vertus, les talents, etc. : gloire littéraire, artistique. Prix qu'on attache à la réputation. Ellipliq. Ilonimage : gloire au vainqueur! Etat delà grandeur : la gloire du siècle de Louis XIV. Béatitude céleste dont jouissent les élus après leur mort. ' Peint. Cercle de lumière autour de la tète des saints. Représentation du ciel ouvert, avec Dieu, les anges, etc. Pendre gloire à la vérité, la proclamer hautement. Fam. Travailler pour la gloire, pour rien, sans profit. Aldus, littér. V. vaincre. Ant. Déshonneur, infamie, honte, ignominie.
Gloire {ordre de la), ordre de chevalerie turc et tunisien. 'V. Nichan-Iftikhar.
Gloire du paradis (la), chef-d'œuvre du Tintoret fpalais ducal de Venise). Cette composition gigantesque ne comporte pas moins de WO figures ; elle a 24 mètres de large sur 7“>,30 de haut,
glome n. m. Chez les solipèdes, chacune des deux plaques cornées qui se prolongent pour former le périople après avoir coiffé les taluns.
Glomel, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à B3 kil. de Guingamp ; 4.030 h. Elevage.
gloméridéS n. m. pl. Famille de myriapodes chilognathes, dont le genre gloméris est le type. S. un gloméridé.
glomériflore adj. Bot. Qui a des fleurs agglomérées en glomérules.
gloméris friss] n. m. Genre de myriapodes, comprenant des arthropodes qui ressemblent aux cloportes, peuvent se rouler en boule et vivent dans la terre et sous les pierres :
les gloméris se nourrissent de débris végétaux. (On en connaît une vingtaine d'espèces d'Europe.)
glomérocarpeadj.
Se dit des végétaux dont la fructification est composée de glomérules externes et nus.
glomérule n. m. (du
lat. glomus, eris, peloton).
Petit amas de corps de même nature. Bot. Agrégation compacte et irrégulière de fleurs ou de fruits.
— Encycl. Anat. Le terme g lomérule, en anatomie, convient aux pelotons vasculaires et glandulaires, ou à la fois vasculaires et glandulaires, dont les types principaux se retrouvent dans la rate (glomérutes de Malpighi), les glandes sudoripares et les reins. V. rein.
glomérulé, e adj. Se dit des organes réunis en glomérule.
Glommen [mèn] (le), le plus grand fleuve de Norvège, qui se jette dans le Skager-Rack ; cours 567 kil.
Glons, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), sur la Gçer ; 2.020 h. Vannerie.
gloria n. m. (mot lat. signif. gloire). Liturg. Hymne que l'on chante à la messe et qui commence par les mots Gloria in excelsis Deo (Gloire à Dieu au plus haut des cieux : chanter un gloria. Pop.
Café ou thé sucré, mêlé d'eaude-vie. Tissu formé d'une chaine en organsin et d'une trame de fil.
Gloria patri
(mots lat. simif.;
Gloire au Père) ou par abrév.
Gloria, verset qui commence ainsi, et par lequel l'Eglise catholique tei'mine le chant de tous les psaumes.
Gloria victis, mots lat. signif. :
Gloire aux vaincus, antithèse de la locution latine Yæ victis.
Gloria victis, beau groupe en bronze de A. Mercié,à Paris(i87oJ. Gloria victis, oeuvre d'A. Mercié. L’artiste a représenté la Gloire emportant vers l'immortalité un humble soldat frappé à mort, qu'elle vient de relever sur le champ de bataille.
gloriette [ri-è-tei n. f. Pavillon, cabinet de verdure. Petite chambre derrière un four. Cage à oiseaux, en forme de pavillon.
glorieuse [eu-ze] n. f. Genre de liliacées.
— Encycl. Les glorieuses sont des plantes grimpantes à fleurs solitaires très belles, de couleur jaune ou orangée. On en connaît trois espèces d’Asie et d'Afrique, cultivées dans les serres chaudes d'Europe.
glorieusement [ze-marî\ adv. D'une manière glorieuse : Léonidas et ses Spartiates périrent glorieusement aux Thermopyles.
Glorieuses (îles), petit archipel français de l’océan Indien, au N. du cap d’Ambre (Madagascar).
glorieux, euse [ri-eü, eu-ze] adj. (lat. gloriosus). Qui s'est acquis de la gloire ; de glorieux soldats. Qui procure de la gloire : victoire glorieuse. Qui jouit de la gloire éternelle ; le glorieux saint Georges. Qui se l'ait honneur ; être glorieux de son enfant. Vain, superbe : esprits glorieux. N. Vaniteux : les glorieux se font haïr. Arg. Le glorieux, le soleil. N. f. I.es trois Glorieuses, les trois journées des 27, 2,8, 29 juillet 1830. Prov. : Il fait bon battre un glorieux, il ne s'en vante pas, un homme vain, plu¬
tôt que de se plaindre, endure les affronts qu'on lui inflige. Ant. Déshonorant, infamant, ignominieux.
Glorieux (le), comédie en cinq actes et en vers, une des meilleures pièces de Destouches fi732L Le comte de Tuflère, ruiné et désireux d'épouser la fllle d’un banquier, s’impose à force d'orgueil ; mais cet orgueil ne va pas jusqu'à renier son père, pi-o.scrit et malheureux. A la fin, il rentre dans ses biens et épouse Isabelle. C'est dans cette comédie que Ton trouve les deux vers souvent cités :
La critique est aisée, et Part est difficile...
Chassez le naturel, il revient au galop... gloriflable adj. Qui mérite d’être glorifié, gloriflcateur, trice n. Personne ou chose qu'on glorifie.
glorification [si-on]n. f, (de glorifier). Action de rendre gloire à quelqu'un ou à quelque chose. Elévation à la gloire étemelle: la glorification des élus.
glorifiement [fî-man] n. m. Etat de ce qui est glorifié. (Vx.)
glorifier [fi-é] v. a. (du lat. gloria, gloire, et facere, faire. — Se conj. comme prier.). Honorer, rendre gloire à; on glorifie trop aisément le succès. Appeler à la béatitude céleste. Se glorifier v. pr. Se faire gloire de quelque chose. Ant. Humilier, rabaisser.
gloriole n. f. (lat. gloriola, dimin. de gloria). Vanité qu'on tire de petites choses : la gloriole est une forme de V amour-propre.
glose [gl6-ze] n. f. fdu gr. glôssa, langue). Explication d'un texte obscur par des mots plus intelligibles : les gloses des Pères de l'Eglise sur l'Ecriture. Fam. Critique, interprétation maligne : les gloses des commères.
gloser [glo-zé] V. n. Faire des commentaires critiques : gloser sur les lois. V. a. Censurer, critiquer : gloser un auteur.
gloseur, euse [glo-zeur, eu-ze] n. (de glose). Qui interprète tout en mal. (Peu us.)
glossaire [ÿfo-sê-re] n. m. (lat. glossarium ; du gr. glôssa, langue). Dictionnaire expliquant les mots vieillis ou peu connus d'une langue : Bu Gange a laissé un précieux glossaire de la latinité. Simple nomenclatui-e des mots d'une langue.
Glossaire des écrivains de la moyenne et de la basse latinité, par Du Gange, vaste monument d'érudition, indispensable à consulter pour l'étude du moyen âge à tous les points de vue (1678). Le même auteur a publié un Glossaire des écrivains de la moyenne et basse grécité (1688).
glossalgie [glo-sal-jî] n. f. (du gr. glôssa, langue, et algos, douleur). Douleur à la langue.
glOSSalgiqU.8adj.Quiappartientàlaglossalgie.
glossanthrax [yZo-san-irato] n. m. Charbon ayant pour siège la langue et qui était assez commun autrefois chez les grands ruminants.
glossateur [ÿfo-sa] n. m. Auteur d'une glose. Les ylossateurs, nom donné aux anciens jurisconsultes qui, notamment à Bologne, commentèrent magistralement le droit romain.
glOSS6 [ÿto-se] n. f. (du gr. glôssa, langue). Langue de certains insectes hyménoptères ou diptères.
glossieu, enne [glo-si-in, è-ne] adj. Anat. Qui appartient à la langue : muscle glossien.
glossilie [glo-si-ne] n. f. Genre d'insectes diptères brachycères. de la famille des muscidés.
— Encycl. Le type de ce genre est la mouche tsé-tsé, qui rend impraticables aux chevaux et aux bestiaux les régrions marécageuses de 1 Afrique centrale et qui est l'agent de transmission de la maladie du sommeil. (V. TSÉ-TSÉ.)
glossite [glo-si-te] n. f. (du gr. glôssa, langue). Inflammation de la langue.
glOSSOCatOClie [pZo-so] n. m. (du gr. glôssa, langue, et katochè, action de retenir). Abaisse-langue muni d'une petite ampoule électrique, qui, par le moyen d'un réflecteur, éclaire l'arrière-bouche au moment même où l’instrument appuie sur la langue.
flOSSOCèle [ÿio-so] n. f. (du gr. glôssa, langue, êlè, tumeur). Saillie de la langue gonflée, hors de la bouche.
Glossiue.
glossodynie [pfo-so-di-nf] n. f. (du gr. glôssa. Tangue, et odunê, douleur). Douleur rhumatismale
de la langue ; névralgie linguale.
glosso-épiglottique adj. Anat. Muscles glossoépiglottiques, petits muscles qui rattachent 1 épiglotte à la base de la langue.
glossograplie [ÿio-so] n. m. (du gr. glôssa, langue, et graphein, inscrire). Celui qui recueille et explique les mots anciens ou obscurs d’une langue. Instrument qui a pour objet de reproduire la parole en utilisant les mouvements de la langue.
gloSSOgrapMe [glo-so-gra-fi] n. f. (de glosüographe). Description anatomique de la langue. Etude des mots anciens ou obscurs d’une langue.
glosSOgrapMque [y/o-soj adj. Qui appartient à la glossographie.
gloSSOÏde [ylo-so] adj. Qui a la forme d'une langue.
glosso-labio-pharyngé, e [g/o-so] adj.
Qui appartient à la langue, aux lèvres et au pharynx : paralysie glosso-laïno'pharyngée.
glossolale [^/o-so] n. personne qui possède la glossolalie.
g'iossolaliô {glo-so-la-lî\ n. f. {du gr. glôssa, langue, et lalein, parler). Bist. ecclés. Chez les premiers chrétiens, action de ceux qui, saisis d’un brusque enthousiasme, s’exprimaient tout d'un coup dans une langue inintelligible à rassemblée età eux-mêmes.
glossologie [glo-so, ji] n. f. fdu gr. glôssa, langue, et logos, traité). Etude des affections de la langue.
glOSSOlOgique [glo-so] adj. Qui appartient à la glossologie.
g*lossoniètre r.^^o-sol n. m. (du gr. 5r/«*ssa. langue, et metvon, mesure). Instrument utilisé par les apiculteurs pour mesurer la longueur de la trompe des abeilles et se rendre compte des aptitudes mellifcres de celles-ci.
GLO
GLY
GlOSSOp, V. d'Angleterre (Derby), dans la vallée de l’Ktherop ; 22.500 h. Fonderies.
glOSSO-palatin, e [jZo-so] adj. Qui appartient à la langue et au palais.
glOSSO-pétale [glo-so] adj. Qui a des pétales ligulés.
gloSSOpètre {glo-$o\ n. ra. (du gr. glüssa, langue, et petra, pierre). Dent fossile de poisson : Bernard Palissy fit connaître la vraie nature des giossop'^tres.
glOSSOphage [plo-so] n. m. Genre de mammifères chiroptères comprenant des .chauves-souris américaines à langue très longue, munie de papilles.
glosso-pharyngien, enne [glo-so] adj.
Qui a son origine au pharynx et se termine à la langue : nerf glosso-pharyngien. N. m. : le glossopharyngien.
gloSSOphytie \glo-so-â-t{] n. f. (du gr. glôssa, langue, et phuton. plante). Affection cryptogamique de la langue, appelée aussi langue noire pileuse.
glOSSOplégie [glo-so-plé-ii] n. f. (du gr. glôssa, langue, et piégé, choc). Paralysie de la langue.
glosSO-Stapliylill [gfo-,so] adj. m. Se dit de deux muscles appelés aussi glosso-palatins, et qui s'étendent des parties latérales et postérieures de la langue au voile du palais.
glossotomie [glo-so-to-mî] n. f. (du gr. ghlssa, langue, et tomé, section). Amputation de la langue.
glossotomiquo [gZo-so] adj. Relatif à la glossotomie.
glotte [glo-te] n. f. (du gr. glâtta, langue). Oriflee du lai^nx, circonserit par les deux cordes vocales inférieures.
glottique [glo-ti-ke] adj. Qui a rapport à la glotte : orifice gloUique.
glOttite [g?o-fî'-fe] n. f. Inflammation des cordes vocales inférieures.
glottorâUt [glo-to-ran\ e adj. Qui imite le cri de la cigogne.
glottorer [glo-to-ré\ v. n. Crier comme la cigogne.
Gloucester. Géogr. et hist. 'V. Glocester. glouglou n. m. (onomat.). Bruit d’un liquide s'échappant d'une bouteille. Cri du dindon. Roucoulement du pigeon.
glouglouter ou glougloter [£é] v. n. Crier,
en parlant du dindon.
glousSRUt [glou-san\, 6 adj. Qui glousse, gloussement [glou-se-man] n. m. Cri de la poule qui appelle ses petits.
glousser [glo«-sé] v. n. (lat. glocire). Sc dit de la poule qui appelle ses petits ou qui annonce par son cri qu'elle veut couver.
gioussète ou gloussette [glou-sè-te] n. f. Nom vulgaire de la poule d'eau commune ou petit foulque.
glout [glou], e n. Glouton, gloutonne. CVx.) glouteron n. m. Nom vulgaire de la bardane et du gaillet. (Syn. glaiteron.)
glouton, onne [o-ne] adj. et n. (lat. glutto). Qui mange beaucoup et avec avidité : enfant glouton. Ant. Sobre, tempérant. N. m. pl. Impuretés dans le grain.
Slouton n. m. Genre de mammifères carnivores, répandus dans la région arctique.
— E.vcyol. Le glouton est un fort animal, brun châtain, qui atteint 1 mètre de long ; sa fourrure est luisante et serrée, de couleur marron, beaucoup plus
foncée et même souvent noire sur le dos. Jadis, il vivait dans toute l'Europe ; aujourd’hui, il se rencontre tout à fait au Nord; il est très chassé, car il commet de nombreux dégâts parmi les provisions et les troupeaux. Quoique n'attaquant pas l'homme, il se défend courageusement contre lui.
gloutonnement [to-ne-man] adv. D'une manière gloutonne :
manger gloutonnement.
gloutonnerie [to-ne-rî] n. f.
■Vice du glouton : la gloutonnerie porte en soi son châtiment. Sobriété, tempérance.
glouze n.f.
Affaissement dans un banc de sable imbibé d’eau.
gl oxinie
(pfo/c-st-nf Jn . f. Genre de g*esnériacées.
— Knctcl. Les gloxinies sont des herbes vivaces des légions tropicales américaines. On en connaît douze especes, cultivées dans les serres pour leurs fleurs à corolle en tube légèrement ventru ou campanulé.
Glozinie.
glu n. f. (du lat. glus, glatis, colle). Matière visqueuse et tenace, obtenue principalement en pilant 1 écorce intérieure du houx épineux, et qui sert surtout à prendre les oiseaux. Glu marine, sorte de colle pour les bois, formée de caoutchouc, d'huile de goudron et de gomme laque. Fig. Ce qui séduit, caplive, retient : le plaisir est une glu. Fam. Collant comme la glu, très importun. Avoir de la glu aux doigts, être très maladroit ; garder quelque chose des fonds que l'on manie.
— En'cycl. La glu se fabrique avec l'écorce extérieure du houx épineux bouillie dans l'eau et formant une pâte qui, abandonnée à elle-même, se tran.sforine en glu à la suite d'un commencement de utréfaction. On obtient aussi ce produit en faisant ouillir de l'huile de lin à l'abri de l'air. Enfin, les tiges de gui peuvent aussi fournir de la glu.
gluant [glu-an]', © adj. Qui colle comme la glu : liquide gluant. Visqueux. Fig. Tenace, persistant; la pauvreté est gluante. Pop. Importun. N. m. Arg. Enfant à la mamelle.
gluau [glu-6] n. m. (de glu). Branchette frottée de glu, pour prendre les oiseaux. Arn. Piège: arrestation. Pop. Ci-achat.
— Encycl. Chass. Les gluaux sont destinés à capturer de petits oiseaux en toute saison. On les confectionne au moyen de brindilles de bois, que l'on enduit de glu, et que l'on place sur le sol. On a aussi recours à des épis de blé également englués, et disposés comme les brindilles. On sème de menus grains autour et à proximité de ces brindilles ou de ces épis : les petits oiseaux viennent pour picorer les graines, mais leurs plumes se prennent aux gluaux, en rendant toute fuite impossible. La loi de de protection des petits oiseaux interdit cette chasse.
glucine n. f. oxyde de glucinium que l'on extrait de l émei-aude.
glucinit© n. f. Fluophosphate naturel de calcium et glucinium. Syn, herdérite.
glucinium [ni-om'l n. m. Corps simple métallique, que l'on extrait de la glucine. Syn. béryllium.
— Encycl. Le . glucinium a pour notation chimique Gl : c'est un métal inaltérable à lair sec; lia pour poids atomique 9,1, pour densité 1,9, et fond à une température inférieure à celle de l'argent ; il brûle avec éclat dans l'oxygène, quand il est divisé. Oii peut l’unir à divers métaux, pour former des alliages.
Gluck (Christophe- Willibald) (pron. allem ; glouk], célèbre compositeur tchèque, né à Weidenwang, ra. à 'Vienne (1714-1787), auteur des opéras : Orphée, Alceste,
Iphqénie en Aulide, Armide,
Iphigénie en 2’auride. etc.
Il réforma l'opéra français, dont il fit un drame plein de force et d’émotion. Génie puissant et un peu fruste, Gluck, par la simplicité antique et l’élévation magnifique de son style, est un des plus grands compositeurs dramatiques" de tous les temps.
glueklsm© [glu-kis-me] n. m. Opinion des gluckistes.
gluckist© [glu-kis-te] n. et adj. Partisan de la musique de Gluck, par opposition à piccinniste, partisan de Piccinnl, lors de la querelle qui mit aux prises, sous Louis XVI, les amis respectifs des deux compositeurs.
GluckstRdt, V. de Prusse (prov. de Holstein), ano. cap. du Holstein, sur l’Elbe; 6.200 h.
glUCOmètr© n. m. (du gr. glukus, doux, et metron, mesure). Aréomètre destiné à évaluer la quantité de sucre que renferme un moût. Syn. gleu-
COMÈTRE, PÈSE-MOÜT.
gluconiçtu© adj. Se dit d'un acide produit par oxydation des sucres.
glucossm© n. m. Substance provenant de la déshydratation des glucoses à 160o ; le glucosane donne aux caramels un goût amer.
glUCOS© ou rarement glycos© [kô-ze] n. f. d'après l'Acad. ; n m. d’après les chimistes (du gr. glukus, doux). Sucre de raisin, de fécule. Terme général par lequel on désigne les sucres qui ont pourtype le glucose ou sucre de raisin.
— Encycl. Le glucose proprement dit (C®H**0“) se trouve dans le miel, les fruits ; il se forme dans la transformation de l’amidon, de la dextrine, sous l'influence des acides minéraux, dans l’hydratation du sucre de canne ou saccharose {interversion), en même temps, d’ailleurs, qu'une pai-üe égale de cellulose. Dans l'industrie, on l'obtient par saccharification acide de la fécule ou de l'amidon. Le glucose est soluble dans l'eau bouillante en toute proportion ; il fond à U5». Le glucose est employé dans la fabrication de la bière, dans celle de l’alcool, dans la préparation des conserves de fruits, des liqueurs, des confitures, du pain d'épice. Il sert d'épaississant aux fabricants de couleurs, etc.
En chimie, le terme générique de glucose s'emploie pour désigner un grand nombre de matières sucrées ayant presque toutes pour constitution celle d'un polyaloool lié à une fonction aldhéhyde ou atonique.
SluCOSeri© [ze-rt] n. f. Etablissement industriel où Ton fabrique le sucre de fécule.
&lllCOSide [st'-de] n. m. Nom générique donné à chacun des composés que Ton rencontre dans de nombreux végétaux et qui, par hydrolyse, donnent du glucose,
gluer [glu-é] V. a. Enduire de glu. Poisser : les confitures g tuent les mains.
glui n. m. Paille de seigle, dont on couv-re les toits, ou dont on fait les liens. Paille longue avec laquelle on emballe le poisson,
Gluiras, comm. de TArdèche, at-r. et it 13 kil. de Privas, non loin de TErieux ; 2.520 h.
Glukhov ou Gluchov, v. de la Russie d Europe (Ukraine, gouv. de Tchernigov; ; 16.500 h. Draps.
gluuiac©) © adj. Dont le fruit est pourv-u d'une glume.
glum© n. f. (lat. gluma). Enveloppe des fleura des graminées.
glumé, © adj. Se dit d’une fleur dont les organes sexuels sont entourés de glumes.
gluni©ll© [mè-le\ n. f. Une des deux bractées verdâtres qui enveloppent les fleurs des graminées.
gluiïl©llul© [mè-lu-le] n. f. Une des paillettes presque incolores ou transparentes, ordinairement au nombre de deux, qui paraissent représenter les rudiments d’un périanthe dans une fleur de graminée.
Sllltfi on gluta n. f. Genre de térébintltacéoa de Tarcbipel indien et de Madagascar, dont une espèce a une écorce résineuse qu on utilise pour faire dos torches.
glutamiçju© adj. Se dit d'un acide provenant de l'action de Tacide sulfurique sur le gluten, glutéin© n. f. V. GLUTEN, gluten [tén\ n. m. (m. lat. signif. colle). Substance qui colle ensemble les parties des corps solides. Matière visqueuse qui reste dans la farine des céréales, après qu’on a retiré Tamidon.
— Encycl. Chim. La nature des blés influe considérablement sur leur rendement en gluten. La nature de celui-ci se reconnaît à Taide de Valeuromètre. Le gluten est une substance très alimentaire : on en fabrique dvi pain destiné aux diabétiques ; il est constitué par deux matières albuminoïdes, la gliadine et la glutéine.
gluti©r [£i-é] n. m. Nom vulgaire des sechium. glutinatlf, l'y© adj. Syn. de AGGLUTiNATiF. glutination [si-on] n. f. Chir. Action de joindre les pai-ties divisées, comme le bord des plaies, glutinatoire adj. Qui colle, qui agglutine, glutin© n. f. Syn. de gélatine. glutin©ux, eus© [ncü, eu-ze] adj. De la nature du gluten. Qui en contient. Gluant, visqueux : suc glutineuÆ.
glutinosité [zî] n. f. (de gluiineux).'SAa.t\ire de ce qui est visqueux, gluant. (Peu us.).
glutol n. m. Gélatine formolée, employée comme antiseptique.
glycémie \niî] n. f. (du gr. glukus, doux, et haima, sang). Physiol. Présence de sucre dans le sang. (Quand la quantité de glucose du sang est anormale, on a l'hyperoglucémie.)
glycérat© n. m. Sel de Tacide glycérique.
, glycéré n. m. Médicament à base de glycérine. Syn. de glycérat ou glycérolb.
glycère ou glycera [sé] n. f. Genre d'annélides, renfermant des vers marins cylindriques et composés de nombreux segments.
Glycèr©, courtisane athénienne, connue surtout pour sa liaison avec Ménandre (iv® s. av. J.-C.).
glycérides n. m. pi. Nom générique des éthers de la glycérine. S. un glycéride.
glycéri© [rî\ n. f. Genre de graminées, ordinairement aquatiques.
— Encycl. Les glycéries sont des herbes vivaces, dont on connaît une trentaine d’espèces. La glycérie flottante vit au bord des étangs et dépasse souvent 1 mètre de haut ; c'est un fourrage trè? estimé quand il est encore tendre. Ses graines sont consommées en Pologne, d'où son nom de manne de'Pologne.
glyeérin© n. f. (du glukeros, doux.) Liquide incolore, sirupeux, de formule chimique C® H“ (OH)*.
— Encycl. La glycérine s’obtient par la saponification des corps gras, dans les fabriques de savons et de bougies stéariques. Cette saponification se fait par la chaux ou, mieux, par un courant de vapeur d’eau à 300». Dans le premier cas, les acides du corps gras se trouvent engagés avec la chaux dans une combinaison insoluble ; la glycérine reste en dissolution. Dans le second cas, le corps gras est décomposé ; Tacide gi-as et la glycérine sont entraînés par la vapeur d’eau ; Tacide se solidifie à la surface du liquide obtenu. Dans cette dernière préparation on peut remplacer la vapeur d’eau par de Teau acidulée ; ce procédé s’appelle saponification sulfurique. On obtient encore la glycérine en décomposant les corps gras en autoclave. La glycérine est un liquide incolore, soluble dans Teau ou Téther ; elle fond à ' 20“, et bout à 290“ en se décomposant ; sa densité est 1,26 à ISO. Elle dissout Tiode, la potasse, la chaux, beaucoup d'essences, de matières colorantes, etc. Elle sert, en pharmacie, à préparer les glyçérolés ; elle entre aussi dans la composition d'un grand nombre d'encres, de couleurs, de vernis ; elle est utilisée pour la préparation de la nitroglycérine, éther trinitrique de la glycérine, qui sert a la fabrication de la dynamite, de la cordite, de la balistite, etc. En thérapeutique, elle est employée comme antiseptique ; elle assouplit la peau, prévient les crevasses et les gerçures. Grâce à sa saveur sucrée, on Tutilise également pour édulcorer les vins, les liqueurs et la bière. On l'emploie aussi comme bainmarie dans certaines cuisines, à cause de son point d'ébullition élevé ; c’est un remarquable lubrifiant ; dans l’industrie des vins mousseux, on Tutilise a la préparation de mélanges que Ton refroidit à 18 ou 20“ au-dessous de zéro et dans laquelle on plonge les goulots des bouteilles pour y congeler le dépôt avec quelques centimètres cubes du vin à dégorger . Elle sert à assouplir les apprêts, les cuirs, a cause de sa propriété d'absorber la vapeur d’eau de Tatmosphcre jusqu'à ce qu'elle enrenfermeÆO p. 100, etc. gly cérin©r [né] v. a. Enduire de glycérine, glycériqu© adj. Acide glycérique, acide obtenu en oxydant la glycérine.
glycérolén. m. Syn. de glycéré.
glycérophosphat© \fos-fa te] n. m. Sel délivant de l'acide glyeéropbosphorique.
Glycérie lloUaiUe :
U, épillet; b, fleur.
GLY
— Encycl. Les glycérophosphates qu’on administre en sirop, cachets, poudres granulées, injections hypodermiques, sont, en raison de leur facile absorption, très employés pour réaliser la médication phosphorée.
glyeérophospliorique \fos-fo-ri-ke] adj.
Se dit d’un acide obtenu par la combinaison de l'acide phosphorique et de la glycérine.
glycine [st-ne] n. f. Composé obtenu en faisant réagir de l’acide chloro-acétique sur de l’amidophénol. (C’est une matière pulvérulente brillante, peu soluble dans l’eau, que l’on emploie comme révélateur en photographie.)
glycine
n. f. (du gr.
glukus. doux).
Genre de légumineuses papilionaeées.
— Encycl.
Les vraies glycines, voisines des haricots, sont des herbes volubiles.à fleurs en grappes.Lap/j/cine de Chine est voisine des galegas ; c’est elle que l’on cultive comme ornementale. Ses fleurs apparaissent d’avril à mai ; elle gèle facilement.
glyciné, e adj. Qui ressemble ou se rapporte au genre glycine.
glyeinium n. m. Chim. Syn. de glucinium.
glyciphage n. m. Genre d’acariens qui s’attaquent d’ordinaire aux fruits sucrés, mais qui peuvent causer à l'homme des affections cutanées (gale des épiciers).
glycocholique [ko-ko] adj. Se dit d’un acide, que l'on extrait de la bile du bœuf.
Glycine :
, fleur.
glycocolle [ko-U] n. m. Composé [CH»(AzH») — CO»H] soluble dans l’eau de nombreuses matières animales, et que l’on obtient en traitant la gélatine par l'acide sulfurique.
glyeoémique adj. (de glycose, et du gr. haima, sang). Méd. Qui concerne, qui cause la présence du glycose dans le sang,
glycogène n. m. (de glucose, et du gr. gennân, engendrer). Matière organique ayant la composition de l'amidon, découverte (1856) par Claude Bernard, et que l’on rencontre dans le foie et un grand nombre de matières cellulaires des animaux.
glycogénèse [nè-ze] ou glycogénie [nf] n. f. Production du glycogène dans le foie.
— Encycl. La glycogénie est une fonction régulière et normale du foie ; elle forme, dans cet organe, une réserve nutritive, où l’organisme puise selon ses besoins. La formation du glycogène est surtout abondante dans l’alimentation par les hydrocarbones. Pour utiliser cette réserve, le foie transforme, au moyen d’un ferment diastasique, le glycogène en glycose, qui passe dans le sang.
glycogénique adj. Qui a rapport à la glycogénie : fonction glycogénique.
glycoi n. m. Alcool organique biatomique (CH^OH'OH) dérivant de l’éthane.
glycolate n. m. Sel de l’acide glycolique. gly colique adj. Se dit d’un acide (CH^OH — C’O^H) dérivant de l’acide acétique, et qui s'obtient en faisant réagir du glycocolle sur l’acide azoteux.
glycolyse [li-ze]n. f. {icglxicose, etdugr. lusis, dissolution). Destruction intra-organique du glucose.
glycolytique adj. Ferment glycolytique, enzyme ou ferment soluble capable de dédoubler ou de détruire la molécule de glucose.
glycomètre n. m. Syn. de GLUCOMÈTRE.
Glycon, statuaire grec établi à Rome au début de l'Empire, auteur de V Hercule Famése.
glyconien [m-m] ou glyconique adj. m.
Mét'riq. gr. et lat. Se dit d’un vers composé d’une base, d’un dactyle, d’un trochée et d'une syllabe indifférente.
glycose [kô-ze] n. m. V. glucose.
glycosurie [zu-rl] n. f. (de glucose, et du gr. ouron, urine). Emission de sucre par les urines.
— Encycl. La glycosurie peut être alimentaire, due à une ingestion considérable de sucre, ou d’origine nerveuse, due à des lésions traumatiques du cerveau. Elle est alors transitoire ; quand elle est persistante, elle devient un des principaux symptômes du diabète.
glycosurique \zu-ri-ke] adj. et n. Qui se rapporte à la glycosurie. Qui est affecté de glycosurie : un glycosurique.
&lycyrrtliza [si-ri] n. m. Nom scientiflque du genre réglisse.
gly cyrrhizine [si-ri] n. f. Matière sxicrée de la réglisse.
glycyrrhizlte [si-ri] n. f. Réglisse sucrée d Amérique,
Glykas (Michel), chroniqueur byzantin du xii« siècle ; auteur d'une Chronique d’un caractère populaire, et d’un poème qui compte parmi les plus anciens monuments de la littérature en grec vulgaire (1159).
glyphe n. m. (du gr. gluphê, ciselure). Trait gravé en creux, dans un ornement quelconque.
Slypllisodoïl [)î-co] n. m. Genre de poissons
acanthoptères, comprenantdes formes propresau^ieis
chaudes, et dont on connaît de nombreuses espèces.
&lypllOCrailgon n. m. Genre de crustacées décapodes macroures, comprenant des formes à carapace rugueuse, qui vivent, à d'assez grandes profondeurs, dans les océans Pacifique et Indien.
glyphographie [/f] n. f. gr. givphé, ciselure, et grapliè, action de tracer). Nom donné à divers procédés galvanoplastiques, qui permettent d'obtenir des planches gravées en relief et propres à 1 impression,
glyphorliynque [rin-ke] n. m. Genre d’oiseaux passereaux ténuirostres, comprenant des formes de taille médiocre élancées, roussâtres ou grises, qui habitent l’Amérique du Sud.
g’lyptique n. f. fgr. gluptiké). Art de graver sur les pierres fines : la glyptique, connue des Egyptiens et des Ckaldéens, fut pratiquée par les Grecs, puis par les artistes de la renaissance.
— Enctcl. Avant de graver une pierre, on lui donne soit la forme ronde, soit la forme ovale. Cette dernière est la plus fréquente. La surface affecte la forme concave ou convexe. Pour graver, l'artiste place devant lui son modèle en cire, ou bien, afin de se guider pour le relief du camée, il plonge dans un liquide le modèle qu'il ve>’t reproduire, et copie la partie qui dépasse la surface de l'eau. C'est au moyen de la poudre de diamant qu'il fait le tracé de son dessin : puis, après avoir enchâssé la pierre sur un morceau de bois, il présente successivement à la bouterolle les différentes faces qu’il veut user à l'extrémité.
glyptodon ou glyptodonte n. m. Genre de mammifères édentés , comprenant des animaux gigantesques, fossiles dans le quaternaire américain.
glypto gnosie [zî\ Glyptodon.
n. f. (du gr.
gluptos, gravé, et gnôsis, connaissance). Connaissance des pierres gravées.
glyptograplie n. m. (du gr. gluptos, gravé, et graphein, écrire). Celui qui s'occupe de la glyptographie.
glyptographie [fi] n. f. (de glyptograpke). Science qui a pour objet l'étude et la connaissance des pierres gravées antiques.
glyptograpMque adj. Qui appartient à la glyptographie.
glyptolépis [piss] n. m. Genre de poissons crossoptérygiens fossiles, comprenant des formes courtes qui habitaient les Etats-Unis.
glyptologie [ji] n. f. Traité sur les pierres gravées antiques.
glyptologique adj. Qui concerne la glyptologie.
^lyptOSternô [stèr ne] n. m. Genre de poissons physostomes, comrenant des silures à ouche ouverte très en dessous. ( Les glyptosternes sont propres aux torrents ou aux rapides des montagnes de l’Inde et de la Malaisie.)
glyptoth èque
n. f. (du gr. gluptos, gravé, et thékê. boîte).
Cabinet de pierres gravées. Musée de sculpture : la glyptothèque de Munich.
Glyptothèque de Munich (la), musée de sculpture, fondé à Munich par Louis de Bavière, de 1805 à 1816, dans un édifice construit par Klenze, et dont la collection renferme surtout les œuvres antiques d'Assyrie. d'Egypte, de Grèce et de Rome.
Gmelin, célèbre famille de savants allemands du XVIII8 siècle. — Le plus fameux, Jean-Georges, né et m. à Tubingue (1709-1855), accomplit plusieurs voyages dans l’Asie orientale.
GmÜHd, v. d'Allemagne (Wurtemberg), sur la Rems, affl. du Neckar ; 20.600 h. Bijouterie, cotonnades.
gnaf fgn mil.] n. m. Pop. Savetier, gnaffer [gn mil., a-fé] V. a. Pop. Saveler, rapetasser.
gnafle [gn mil.] n. f. Mauvais coup de dés : faire une gnafle.
Gnafron, compère de Guignol dans les marionnettes lyonnaises.
gnan-gnan ou gnangnan [gn mll.J n. et adj. invar. Mou et lent dans ses mouvements et dans ses actions : un gnan-gnan; une personne gnan-gnan.
gnaphale ou gnaphalium [ghna-fa-k-om'] n. m. Genre de composées, comprenant des plantes dont les organes sont couverts d'un duvet tomenleux blanchâtre : l edelweiss appartient au genre gnaphale.
gnapllOS© [ghna-fô-ze] n. m. Genre d’arachnides aranéides, renfermant de grosses araignées qui vivent sous les pierres et dans les bois, sous la mousse. (On en connaît plus de cinquante espèces, de l’hémisphère boréal.)
Gnari Kliorsouin, partie occidentale du Tibet chinois, plateau désolé et sauvage.
gnatliocère [ghna] n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des scarabéidés, comprenant des cétoines africaines de taille médiocre, d’un jaune cireux, dont on connaît six espèces.
gnathophausie [ghna-to-fô-zî] n. f. Genre de crustacés schizopodes, comprenant des formes phosphorescentes, qui habitent les grands fonds de l'océan.
guatllOpÉlore [ghna'\ adj. (du gr. gna’hos, mâchoire, et phoros, qui porte). Se dit des mollusques qui possèdent des mâchoires : la buline est gnathophore.
gnathopode n. m. (du gr. gnathos, mâchoire, et nous, podos, pied). Appendice des crustacés, plus ordinairement appelé patte-mâchoire.
gnatliorragi© [ghna-to-ra-jî\ n. f. idugr. gnathos, mâchoire, et rhagè, rupture). Hémorragie de la paroi interne de la joue.
jgliattlotllèC[Ue \ghna] n. f. (du gr. gnathos, mâchoire, et thèkè, boite). Segment de la mâchoire inférieure des oiseaux.
Gnaton, c‘est-à dire le Glouton, le Parasite, personnage des comédies de Térence, dont le nom indique asse? le caractère.