‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 959 sur 1225 · GOG · texte numérisé non relu

GOG

godille ldi, Il mil., e] n. f. Aviron placé à l'arrière d'im canot, et auquel on imprime des mouvements hélicoïdaux : avancer à la godille.

— Encyol. Mar. La godille est fondée sur le principe du mouvement des poissons, et en représente la queue. En Europe, l'aviron se place dans une engoujure pi-atiquée à la partie supérieure du tableau de l’arrière. En Chine, on fait porter l’aviron sur la tète d’un clou rond . Celte fa çon de ramer al’avantage de n’exiger pour passer que la largeur du bateau , et les Chinois godillent même en travers à 4, 6, 8, 10 rameurs. Godille.

On dit qu’une embarcation

va ù la godille ou qu'on la conduit à la godille.

godiller [dî, il mll., é] v. n. Faire avancer une embarcation en se servant de la godille.

godüleur [di, il mil.] n. m. Celui qui godille.

godillot [rfi, il mil., oj n. m. (du n. de l’inventeur . Chaussure militaire sans tige. Gros soulier.

G O d 1 U (Louis), astronome français, né à Paris, m. à Cadix (1704-1760). Il fit partie, avec La Condamine Godillot,

et Bouguer, de la commission

envoyée au Pérou pour mesurer le degré du méridien.

Godin (Jean -Baptiste -André), industriel et homme politique français, né à Esquehéries (Aisne), m. à Guise (1817-1888). Il créa la fabrication des appareils de chauffage en fonte; imbu des idées fouriéristes, il fonda le familistère de Guise ; auteur d’études sociales.

Godin dos Odonals (Jean), voyageur français, né et m. à Saint-Amand (Cher) [1713-1792J.

godinette [n^.-te\ n. f. Fille galante. (Vx.)

Godinne) bourg de Belgique (prov. de Namur, avr. adm. de Namur), sur la Meuse, dont les rives sont particulièrement pittoresques jusqu’à Binant, située plus au sud ; 349 hab. en 1914. Combats entre Français et Allemands au milieu du mois d'août 1914, après l’invasion du Luxembourg belge par les soldats du kaiser, avant la bataille de Charleroi.

Godi'Va (lady), femme de Léol’ric, comte de Chester '.XI® s.). Ayant supplié son mari de diminuer les impôts qui accablaient Coventry, le comte n’y consentit que si elle traversait la ville entière toute nue, sur un cheval ; ce qu’elle fit, vêtue seulement de

Lady Godiva, tableau de J. Lefebvre.

sa longue chevelure. Lady Godiva avait ordonné à tous 1 s habitants de s’enfermer chez eux ; tout le monde obéit ; personne ne la vit, sauf un indiscret « peeping Tom >■. — Cette légende a fait le sujet de nombreux tableaux. Citons la belle toile de Jules Lefebvre (1890) ; la jeune comtesse est assise sur un cheval blanc, qu’une femme conduit par la longe ; avec son expression de douceur résignée et i#n attitude pudique, elle est une des plus heureuses créations de l’artiste.

godi’veau [ud] n. m. Boulette de hachis de viande, pochée au bouillon. Farce à quenelles.

— Encycl. Godiveau à la parisienne. Hacher très fin 1 kilogramme de graisse de rognon de bœuf avec 50 grammes de farine. Hacher et piler au mortier 500 grammes de veau dénervé et dégraissé: ajouter la graisse, et incorporer peu à peu en pilant 4 œufs frais : descendre à la cave, et repiler le lendemain en ajoutant par petits morceaux 150 grammes de glace. Etendre ensuite le godiveau sur une table farinée, en faire des quenelles, que l’on fait pocher au moment de servir.

Godjam ou Gojam région monta¬

gneuse de l'Abyssinie méridionale. "

Godolphin (Sidney), homme d’Etat anglais, premier lord de la Trésorerie sous la reine Anne, m. à Saint-Alban (1645-1712).

Godounof (Boris), tsar de Russie. Ministre du tsar Fédor Ier, jj remplaça celui-ci, après l’avoir empoisonné. Le peuple s’étant soulevé contre lui, malgré son ailministration bienveillante, il se suicida (1552-1605).

Godoy frfo-i] y Alvarez de Faria (don Manuel de), prince de la Faix, né à Badajqz, m. à Paris (1767-1851}. Ministre de Charles IV d’Espagne et favori de la reine Marie- Louise de Parme, homme d’Etat ordinaire, mais bien intentionné, il joua un rôle dans les affaires d Espagne pendant la Révolution et le premier Empire.

godron n. m. (anc. fr.

goderon). Ornement renflé

ou creux, en forme d’olive, aux bords de la vaisselle d’argent ou sur d'autres ouvrages, notamment d’architecture. Pli rond, tuvau qu’on fait aux fraises, aux jabots. Fer qui sert à faire ces plis.

godroilIîag(6 [dro-na-je] n. m. Action de godronner. Résultat de cette action ; le godronnage de la vaisselle.

godronné [dro-né], 6 adj. Plissé en godron. godronner [dro-né] v. a. Faire des godions sur ; godronner de l'argenterie, une coiffe.

godronneur, euse [dro-neur, eu-ze] n. Celui, celle qui fait des godrons.

godronnoir [dro-noir] n. m. Molette pour former des godrons sur une pièce d’argenterie.

God save the king! {Dieu sauve le roi) ou the queen ! {la reine), chant national anglais, paroles et

Godrons.

Godoy.

musique de Henry Carey, qui le chanta pour la première fois en 174Ü.

godure n. m. Défaut de ce qui gode.

God’Win (WUliam), littérateur et romancier anglais, né à Wisbeach, m. à Londres (1756-1836) ; auteur des Recherches touchant la justice sociale et des Aventures de Caleb Williams, roman social qui eut un prodigieux succès. — Sa femme. Mary .Woll- STONEORAPT, née à Epping, m. à Londres (T759-1797), est l’ancêtre des féministes contemporains. Sa fille fut la femme du poète Shelley.

Goeben (le) et Breslau (le), nom de deux croiseurs cuirassés allemands qui, le 6 août 1914, poursuivis par les Alliés, se réfugièrent dans les Dardanelles, où ils prirent respectivement les noms turcs de Sulta7i Javoits Setim et de Midilli. Le Rreslau fut coulé à Moudros en janvier 191 8, et leGoeben fut pris à Ismid après l’armistice.

goéland [/an]

n. m. (bas bret. gxvélan). Nom vulgaire des grosses mouettes, oiseau.x de mer dont les plumes de la tète ne forment pas capuchon.

goélette [lé-te] n. f. Petit bâtiment à deux mâts : les goélettes sont des navires rapides. Voile aurique de ce bâtiuient. Hirondelle de mer.

— Encycl. Les goélettes sont de petits bâtiments aux formes fines et élancées, très en usage en Angleterre et en Amérique, où l’on est arrivé à leur donner de bonnes vitesses. Beaucoup de yachts sont

Guélaiifl.

gréés en goélette : c’est une voilure gracieuse et maniable. Les deux mâts inclinés sur l’arrière portent des voiles auriques, et un beaupré permet de hisser deux ou trois focs. D’autres navires à voile dérivent de la goélette : le brick-goélette, la goélette à huniers. Le trois-mâts-goélette est un bâtiment qui ne porte à aucun de ses mâts de voile carrée fixe. En Amérique, on trouve souvent des goélettes à quatre et cinq mâts, comprises dans la classe générale des clippers.

goeliche Igoi-U-che] n. f. Petite goélette.

goémon n. m. (bas bret. gwémon). Nom donné aux herbes marines, varech, algues, que la mer rejette sur le rivage.

— Encycl. Les goémons appartiennent au genre fucus (varech) et à d’autres genres d’algues brunes ou rouges. Les populations riveraines de l’Océan et de la Manche l’utilisent surtout comme engrais. Le goémon-épave appartient à celui qui le recueille ; le • goémon de fond est celui qui ne peut être atteint de pied sec, et dont la récolte, toujours permise, ne peut être faite que par des inscrits maritimes. Enfin, le goémon de la côte appartient aux communes riveraines, et sa récolte est autorisée une fois l’année, après l’éclosion du frai. Le goémon s’emploie à l’état frais (après égouttage), ou après qu’on l'a laissé fermenter. On le répand â la dose de 60 à 80 mètres cubes à l’hectare : c’est un engrais assez riche en azote et en potasse ; en tout cas, il constitue pour les terrains des bords de la mer un amendement d’autant plus précieux qu’il ne coûte pas grand’chose. On l’utilise aussi à l’état sec, et pour l’amener à ce point on le dispose en meules sur des tas de pierrea entre lesquelles l’air circule facilement. Le goémon de fond est utilisé pour la préparation de l’algine. On en retire aussi des sels de potasse, principalement du chlorure de potassium, des sels de magnésie, de chaux, etc., et encore l’iode et le brome.

goémonier rnî-é] n. m. Matelot employé à la, récolte du goémon".

Gœneutte (Norbert), peintre et graveur français, né à Paris, m. à Auvers-sur-Oise (1854-1894). Il a représenté les aspects de la rue parisienne.

Gœppingen, v. du Wurtemberg, sur le Fils ; 21.000 h. Poterie, toiles.

Gœrgey (Arthur). "V. Georgey.

Gœrlitz [gheur-Uts], v. de Prusse (Silésie), sur laNeisse, affi. de l’Oder; 83.700 h. Importants tissages.

GœrroS [gheu-ress] (Jacob-Joseph de), publiciste allemand, né à Coblence, m. à Munich (1776-1848) ; défenseur du catholicisme et de l’unité allemande.

Gœrtz [gheurts] (Georges-Henri), ministre de Charles XII, né en Franconie, m. à Stockholm (1668- 1719). Il fut un des plus fidèles serviteurs de Charles XII, mais, après la mort de ce prince, il fut condamné à mort et exécuté.

Gœrtz (Jean-Eustache), comte de Schlitz, diplomate prussien, né à Schlitz (Hesse), m. à Ratisbonne (1737-1821). 11 a écrit des Mémoires intéressants.

Goes [pr. flam. ghouss] (Hugo ’Vander), peintre flamand, né à Gand, m. au couvent de Rouge-Cloître, près de Soignies (vers 1420-1482). Son chef-d’œuvre est une Adoration des bergers.

goeth.© [g/ieii-tel n. m. Variété de cépage américain, à maturité tardive.

Gœthe (pr. allem. gheu-tê] (Johann Wolfgang), le plus grand écrivain de l’Allemagne, né à Francfort-surle-Mein, m. à Weimar (1749-1832) ; auteur de Faust,. de Werther, d'Hermann et Dorothée, des Années d'apprentissage de Wilhelm Meister, d'Iphigénie, de poésies lyriques, etc. Ses premières producti’ons lui valurent l’amitié de Charles-Auguste, duc de 'Weimar , qui le combla de Saveurs . Il le suivit en France, lors de l’invasion de 1792, et devint son conseiller, puis son ministre d'Etat. Il fut aussi Tami de Schiller. Gœthe est le plus grsmd poète de l’Allemagne moderne. Sa carrière offre l’image d’un Gœthe.

développement continu et

harmonieux. La pureté et l’élégance du style se rencontrent chez lui à côté de l’imagination la plus étendue et des idées les plus profondes. Il fut aussi un savant de grande valeur et annonça ou pressentit. en histoire naturelle, plusieurs des grandes découvertes contemporaines.

gœtbée [gheu-té] n. f. (de Gœt/ie). Genre de malvacées, comprenant des arbustes originaires du Brésil et dont certains sont cultivés dans les serres d’Europe.

goétie [sf] n. f. fgr. goéleia). A^itig. gr. Incantation lugubre, par laquelle on invoquait les esprits malfaisants.

goétiqu© adj. Qui concerne la goétie : magie goétique.

GoBttlngue [gheu-tin-ghe] (allem. Gottingen),

V. de Prusse (Hanovre), sur la Leine ; 41.300 h. Université célèbre.

Goetz de BerUchingen, drame de Gœthe, suite de tableaux épisodiques, dont le principal pei-sonnage est le héros de la guerre des paysans (1773). V. Berlichingen.

goffe adj. (ital. goffo). Mal fait ; maladroit. (Vx.). Gog, nom donné par Ezéchiel au roi de la terre de Magog. V. Magog.

gogaille [gha. Il mll.,€] n. f. (de gogue). Repas

joyeux.

Gogh (Vincent van), peintre hollandais, né à. Zundert, m. à Auvers-sur-Oise (1853-1^90) ; un des. représentants du néo-impressionnisme {Portrait del'artiste.lesOliviers, Pommiers en fleurs. Marine), gogo n. m. Personne crédule, facile à tromper, surtout dans les spéculations. (V. l’art, suiv.)

Gogo {Monsieur), personnage de Robert Macaire, type devenu populaire sous le règne de Louis-Philippe. Il personnifie l’actionnaire crédule, toujours prêt à mordre à l’appât que lui présentent les faiseurs d’entreprises et de spéculations.

gogo (à) loc. adv. Fanv

A souhait, dans l’abon- Gogol-Janovski.

dance ; avoir tout d gogo.

GogOl-JanO’VSki (Nicolas), poète, auteur dramatique et romancier russe, né à Sorotchinzy, m. &

Page 1