GALLES
A. lævigatum. Forme une galle du bourgeon terminal du Logfia subulata ou Füago Gallica.
d. scittriiare. Détermine la formation d’une galle autour des pousses encore herbacées de YUlex nanus.
A. frumentarium. — Provoque une galle sur les feuilles et les pétioles de la petite Oseille.
A. semivittatiim. Amène souvent un plus grand renflement des nœuds de la Mercurialis anniia.
A. Schmidti. Obtenu par Miller d’une galle d' Aslragalus Austriacus.
A. sulcifrons. — Je tiens de M. Giraud qu’il se transforme dans une galle qu’il provoque sur les tiges de VArtemisia campestris.
A. minimum. — Voir à la section •. Feuilles.
Apoderns Oi.iv.
A. coryli. Sa larve vit dans un rouleau de feuilles de Noisetier façonné par la mère.
A. intermedium. — J’ai pris plusieurs fois ce rare insecte en battant des Chênes voisins des eaux. 11 est probable qu’il roule, pour pondre, les feuilles de cet arbre.
A<telaliu8 L.
La femelle de l’d. curculionoides roule brièvement les feuilles du Chêne cl y pond un œuf.
Kyitcliitcs Herbst.
Les HliynckUes, que l’on trouve ordinairement sur les arbres fruitiers
398 L.ilWES DE COLÉOPTÈRES
ol sur ceux do la famille dos Amentacées. ont des mœurs assez variées dont
voici le résumé.
R. axiratiis. Sa larve, d’après Goureau, vit dans les noyaux des fruits de Prunus spinosa,
R. bacchus. Cette espèce, sur laquelle on a commis plus d’une erreur y compris celle de son nom, pond ses œufs dans les jeunes Pommes ouPoires qui nourrissent ensuite sa larve.
R. cœrideocephalus . Je le prends assez communément en battant les Chênes tauzins, mais je n’ai pu découvrir si, comme cela est probable, il roule les feuilles pour y pondre.
R. prœustus. Il a été pris aussi sur le Chêne tauzin.
R. cupreus. Je l’ai capturé abondamment en avril sur les Pommiers et le Prunellier et je n’y ai pas observé plus tard des feuilles roulées. Il confie probablement ses œufs aux fruits.
R. conicus. Ses mœurs sont connues depuis longtemps des horticulteurs. Il coupe à moitié les jeunes pousses des Poiriers dont le sommet se flétri^ et c’est dans cette partie, qui finit par tomber, qu’un œuf est pondu et que la larve se développe.
R. pauxillus. 11 se tient sur les arbres fruitiers et les Prunelliers.
R. Germanims. Je l’ai surpris coupant de jeunes pousses de Chêne tauzin pour les faire flétrir et y pondre.
R. nanus. — R. p/uutrosi'm. J’ai rencontré ces deux espèces sur l’Aulne ; on les a prises aussi sur le Bouleau.
R. populi. 11 roule en cornet, pour pondre, les feuilles de divers Peupliers.
R. beluleli. Il façonne en forme de cigare, après avoir rongé à moitié le pétiole, une feuille de Vigne qui reçoit un ou plusieurs œufs. On le trouve aussi sur le Hêtre, le Bouleau, le Saule marceau et le Poirier ; sur ce dernier arbre, où je l’ai observé, il coupe à moitié une pousse terminée par plusieurs feuilles, réunit plus ou moins régulièrement quelques-unes de celles-ci et pond dans le faisceau qu’elles forment.
R. æneovirens. — R. sericeus. — R. ophthalmicxis . — R. pubescens. Se trouvent ordinairement sur le Chêne, d’après M. Desbrochers. M. Leprieur a pris abondamment \ Ophthalmicus en battant les branches de Bouleaux récemment abattus.
R. tristis. M. Puton l’a capturé à la Grande-Chartreuse snr Y Acer f seudoplatanus.
R. betulce. Il roule en cornet, après un« découpure transversale très-
CURGULIOMIDES
bien entendue et après érosion de la nervure médiane pour déterminer la flétrissure, la moitié antérieure de feuilles de Bouleau, d’ Aulne et de Charme.
Toutes les larves de ce genre, comme celles des genres précédents, quittent le lieu où elles se sont nourries pour se transformer sous terre.
Auletcs Scii.
Les premiers états des espèces de ce genre sont inconnus. VA. mnculipennis habite les Tamarix — VA. pubescens les Cistes, et M. EcolFet prenait VA. tubicen a Nîmes sur les Cyprès.
niodyrliyiirhus Germ.
Le D.Austt'iacas se trouves ur les Pins; ses mœurs sont peut-être celles du genre suivant.
KliinoniRcer Gf.OFF.
Le R. nltelaboides, dont j’ai donné l’histoire dans les insectes du Pin maritime, confie ses œufs aux chàtons mâles des pins abattus au moment opportun.
flagdalimis Germ.
Les espèces de ce genre, sans exception je crois, sont lignivores dans leur premier état, et ce qu’il y a de remarquable, c’est que les larves de toutes celles qui me sont connues vivent non sous l’écorce épaisse des tiges, mais sous l’écorce ou dans le canal médullaire des rameaux d’une faible épaisseur. Elles y accomplissent leurs métamorphoses.
M. memnonius. Espèce pinicole. La larve habite les pousses de l’année précédente du Pin maritime et du Pin sylvestre. Elle creuse une longue galerie dans le canal médullaire exclusivement.
M. linearis — M. Heydeni — M. niiidus — M. violaceus — M. carbonarius — M. duplicalus — M. rufus. Espèces étrangères aux Landes, amies des Pins, des Sapins, des Mélèzes, mais surtout des Pins. Elles doivent se comporter sur ces arbres ainsi qu’il a été dit pour memnonius. Cela paraît
4üü
LAKVKS DK COLÉOPTÈRES
certain, d’après les observations, de Ratzebnrg. pour le vivlacens et de Van Heyden pour le Heydeni.
M. aterrimus. J’ai trouvé ses larves en très grande quantité dans les rameaux d’un Orme récemment mort. Elles vivent assez rapprochées et après avoir miné quelque temps sous l’écorce, elle plongent dans le bois.
M. cerasi. Je l’ai obtenu de rameaux de Poirier, de Pommier, d’ Aubépine et même de Rosier.
M. barbicornis. J’ai observé sa larve dans des rameaux de Pommier,
M . pruni. J'ai constaté que sa larve habite les rameaux du Pommier et de l’Aubépine.
M. flavicornis. Sa larve vit dans les rameaux du Chêne.
M. exaratus. Se trouve, d’après la monographie de M. Desbrochers, sur le Chêne et le Néflier. Je suis tenté de croire que ses préférences sont pour ce dernier #t autres arbres fruitiers.
M. nitidipennis. Se prend sur le Peuplier noir.
ESalaninus Gebm.
On sait depuis longtemps que des larves de ce genre se développent les unes dans des fruits, les autres dans des galles. Il y a cependant cette particularité que ces dernières ne sont pas les auteurs des galles qui les nourrissent.
Le B. elephas attaque les Châtaignes ; — le 6. nuciim les Noix et les Noisettes ; — le B. glandüim les glands. ■— La larve du B. cerasorum a été observée dans les noyaux des fruits du Prunellier, et je ne serais pas étonné qu’il en fût de môme de celle du B. rubidus. — Le B. villosuspoiid sur les Chênes, .dans la galle en pomme de VAndricus terminalis où, comme M. Goureau, je l’ai observée; — le B. brassicæ dans la galle produite sur les feuilles des Osiers par un Nematns; — le B. pyrrhoceras dans quelque galle des feuilles du Chêne. — Le B. ochrp.atus qui se trouve sur le Salix rosmarinifolia, y est peut-être attiré par une galle, et je soupçonne aussi le B. crux d’être gallicole.
Toutes les larves de ce genre, sans exception je crois, se transforment sous terre.
CURCULIOINÏDES
Aiittionoiniis Germ.
Ce sont des insectes amis des fleurs, comme leur nom l’indique, et c’est dans les fleurs non encore ouvertes et dont elles empêchent l’épanouissement que presque toutes les larves connues se développent et se transforment. On sait depuis assez longtemps que les larves de l’d. pomorum vivent dans les fleurs du Pommier et du Poirier; celles de VA. pyri dans les fleurs du Poirier ; celles del’d. druparum dans les fleurs du Cerisier, des Mérisiers et peut- être du Prunellier. J’ai observé celles de l'd . pruni dans les fleurs du Prunellier ; celles de l’d . pedicnlariu s dans les fleurs de l’Aubépine ; celles de VA.rubi dans les fleurs de la Ronce.
U A. spilotus, dont j’ai étudié les moeurs, procède autrement. Si l’on observe les feuilles naissantes du Poirier, on remarque qu’elles sortent du bourgeon avec leurs bords enroulés en dedans, de manière à former, vues en dessus, comme deux, tubes accolés. C’est un peu la forme d’un noyau de datte. Cet état dure de lui-même assez habituellement jusqu’à ce que les feuilles aient une longueur de deux à trois centimètres. C’est entre ces deux tubes juxtaposés et sur la nervure médiane que la femelle dépose un œuf blanchâtre, luisant et longuement elliptique. La larve, qui ne tarde pas à naître, se trouve abritée par le double enroulement de la feuille, et celle-ci demeure impuissante à se déployer, soit que la femelle l’ait blessée, soit que la présence de la larve paralyse son expansion. Quelquefois pourtant une portion apicale ou basilaire du ümbe se déroul® sous l’influence de la végétation. La larve, qui est jaunâtre avec la tête noire, se nourrit de la substance de la feuille, laquelle conserve sa verdeur pendant un certain temps, se ballonne un peu, puis se flétrit et môme finit par se dessécher et noircir en totalité ou en partie, selon les atteintes de la larve, le pétiole demeurant vivant et de couleur verte. Une seule feuille suffit à l’enlier développement de son nourrisson. Celuici ronge l’intérieur de l’espèce de fourreau dans lequel il est enfermé et il grandit assez rapidement. Lorsque sa croissance est complète et qu’il veut se préparer à la transformation en nymphe, il se fixe à un endroit quelconque du fourreau, rassemble autour de lui des excréments qui ressemblent à de tout petits granules noirs, les agglutine à l’aide d’un mucilage et se forme ainsi une coque assez dure. L’emplacement qu’occupe cette coque devient de plus en plus appréciable à mesure que la feuille se dessèche. Les érosions de la larve ayant plus ou moins entamé les tissus
PER
LARVES DE COLEOPTERES qui l’ont nourrie, il arrive assez souvent que la feuille, que je n’appellerai plus qu’un fourreau, tombe à terre où elle trouvera une humidité plutôt favorable que contraire aux dernières évolutions ; mais lorsque la larve a établi sa coque tout à fait à la base du fourreau, cette coque, qui tient au pétiole par un reste de vitalité, persiste à l’extrémité de ce pétiole, même quand le surplus du fourreau est tombé, comme une petite baie noirâtre et ellipsoïdale.
J’ai observé des larves durant tout le mois d’avril ; au commencement de mai on constate l’existence de quelques nymphes, et quelques jours après naissent des insectes parfaits. Ceux-ci attendront le printemps suivant pour pondre, et ils sont soumis jusque-là à tant de vicissitudes, que ceux que l’on prend à cette époque sont la plupart déflorés et quelquesuns même dépourvus de tous les caractères qu’on peut tirer des couleurs.
Pour en finir avec les Anthonomus j’ajoute que l’^. sorbi, qui se trouve sur le Sorbier, l’d. rufus sur le Prunellier, VA incurvus sur les Poiriers et les Pommiers, je crois, doivent confier leurs œufs aux fleurs ou aux feuilles de ces arbres; mais je ne sais que penser de VA. varians qui fréquente les Pins et les Sapins, et je recommande cet insecte à ceux qui sont à même de l’observer.
Bradybatus Germ.
Le B. subfasciatus se prend sur les Érables en fleur. N’aurait-il pas les mœurs d’un Anthonomus ?
Orcliestes III.
Voici un genre dont toutes les larves, du moins celles des Orchesles vrais, sont mineuses de feuilles, c’est-à-dire vivent du parenchyme entre les deux épidermes, et le plus souvent près des bords, parce que là les nervures plus fines leur opposent moins de résistance. L’espace miné se boursoufle plus ou moins et, au dernier moment, la larve s’enveloppe d’un cocon qu’elle confectionne à l’aide de ses mandibules et de ses palpes avec une substance mucilagineuse qui sort par l’anus. Toutes les évolutions s’accomplissent en cinq ou six semaines.
On comprend que des larves qui ont ce genre de vie ne soient pas conformées tout à fait comme celles des fruits, des fleurs et des écorces ; elles sont, en effet, droites, plus souples, plus régulières dansleur forme, moins
CURCULIONIDES 403
pourvues de plis çt de mamelons latéraux, plus déprimées ; leur tête est plus petite et plus aplatie, leur mamelon anal un peu plus allongé.
Voici ce que l’on sait sur les mœurs de diverses espèces : les larves de 10. scutellaris et de l’O. alni minent les feuilles de 1 Aulne et de l’Orme ; celles de l’O. fagi les feuilles du Hêtre; celles de l’O. rufus, probablement le même que l’O. iilmi de de Geer,et celles de l’O. ferrugineus les feuilles de l’Orme; celles de l’O. quercus les feuilles des Chênes; celles de ro. populi les feuilles des Peupliers et des Saules; celles de l’O. pratensis les feuilles de la Campanula montana et de la Centaurea scabiosa;eX d’après mes observations, celles de l’O. ilicis les feuilles des Chênes; celles de VO.irroratus les feuilles du Chêne liège et du Quercus coccifera ; celles de l’O. sparsus les feuilles des drageons du Chêne tauzin ; celles de ro. iota les feuilles du Myrica gale.
Ce qui m’étonne, c’est qu’on n’ait pas encore signalé et que je n’aie pu trouver de larves du sous-genre Tachyerges. J’ai rencontré souvent, en très-grand nombre, le T. saliceti sur le Saule marceau, et malgré mes recherches à diverses époques de l’année, je n’ai pu mettre la main sur sa larve.
Tyeltius Gkrm.
Quoique ces insectes vivent assez généralement sur les plantes basses et les arbustes, que les espèces soient assez nombreuses et certaines d’entre elles fort communes, on ne sait presque rien sur leurs mœurs. Mes notes ne me fournissent, à ce sujet, d’autres observations que celles que j’ai faites moi-même et dont voici le résumé.
T. quinque punctatus. Je l’ai obtenu des gousses de Vicia angustifolia.
T. hæmatocephalus. — Gousses du Lotus corniculatus.
T. sparsutus et T. venustus, — Gousses du Genêt à balais.
T. squamulatus. — Gousses du Lotus corniculatus.
T. bivittatiis. — Très-probablement gousse d’un Genêt épineux de Corse sur lequel on le trouve.
T. deliciosus — Problablement gousses du Lotus Creticus de Corse.
T. suluralis. — Gousses du Dorychnium suffruticosum.
T. junceus. — Gousses du Melüotus macrorhiza.
T. argentatus. Probablement gousses du Lotus Creticus sur lequel on le trouve en Corse.
T. scabricoUis. — Capsules de Y Helianthemum guttatum.
T. meliloti. — Il pond sur la nervure médiane des feuilles du Melitotus macrorhiza et y détermine une galle dans laquelle vit la larve. En Corse, il se trouve sur le Melilotus sulcata.
T. tomentosuselT. picirostris. — Probablement dans les capitules des Trèfles.
On voit, par ce qui précède, que la plupart des Tychius sont sous la dépendance de plantes de famille des Légumineuses. Toutes les larves que je connais se transforment sous terre.
Sibines Sch.
Encore des insectes des plantes basses sur lesquels j’ai fait les observations suivantes :
Les larves du S. canus habitent les capsules du Lychnisvespertina, souvent plusieurs dans la même.
Celles du S. silenes les capsules du Silene Portensis.
Celles du S. attalicus les capsules du Silene Lusitanica,(ii à Madrid du Silene Upartita.
Celles du S. viscarice les capsules du Silene inflata.
Celles du S. variatus probablement dans les capsules de la Spergularia riibra sur laquelle on trouve l’insecte.
Celles du S. gallicolus dans une galle qui se forme sur la tige du Silene alites (Giraud.)
Les S. arenarice et phaleratus se prennent en Corse sur un Helychrysum et à Mont-de- Marsan le S. primitus sur V Helychrysum stœchas. J’ai vainement cherché sa larve.
Les espèces dont les mœurs sont bien connues seraient, on le voit, parasites des Silénées ; mais je comprendrais qu’il en fût autrement des dernières qui ont une forme et une livrée différentes. Les larves que j’ai observées se transforment sans déplacement, ce qui, indépendamment de leurs goûts, les distingue de celles de Tychius.
Ciomis Claikv.
Insectes presque tous inféodés aux Verbascum et aux Scrophularia. Les larves se nourrissent en plein air de leurs feuilles. Elles sont habituellement recouvertes d’une substance mucilagineuse qui s’échappe par l’anus
CÜRCULIOMDES
et se répand sur leur corps par le jeu péristaltique des segments. Au dernier moment elles produisent cette substance en plus grande quantité, la laissent sécher et se trouvent ainsi enfermées dans unecoque parcheminée qui demeure fixée aux feuilles, aux tiges ou aux fleurs.
Les C. verbasci, Olivieri, longicollis, ungulatus et thapsus vivent sur les Verbascum. Il en est de même du C. olms, avec cette différence que j’ai trouvé ses larves non à l’air libre, mais chacune à l’état de mineuse dans une bourse formée par les jeunes feuilles.
Les C. Schænherri. blattariæ et pulchellus sur la Scrophularia canina.
Les C. Scrophulariæ, hortulanus et distinctus sur la Scrophularia aqiiatica.
Le C. solani sur la Scrophularia nodosa.
Le C. fraxini sur les feuilles du Frêne probablement et certainement de l’Olivier, d’après l’observation de M. Peragallo.
Il ne serait pas bien difficile de savoir à quoi s’en tenir sur les autres, si ceux qui sont à même de les observer voulaient s’en occuper.
tlTanophies Scn.
Les larves du N. tamariscis vivent et se transforment dans les ovaires des Tamarix et très-probablement aussi celles des N. quadrivirgalus, pallidulus, posticus, tetrastigma et transversus. D’après mes observations, celles du JV. lythri se développent dans les ovaires de la Salicaire ; celles du JV. Duricei dans une hypertrophie galliforme du pétiole des feuilles de [’Umbüicus pendulinus; celles du N. siculus dans une galle qu’elles provoquent sur les tiges de VErica scoparia et celles du N. hemisphæricus dans une galle des tiges du Lythrum hyssnpi folium.
Cymnefron ScH.
Insectes des plantes herbacées et de mœurs assez variées.
Le G. villosulus pond sur les boutons à fleurs de la Veronica anagallis qui s’hypertrophient en une sorte de galle dans laquelle vit la larve.
La larve du G. linarice se développe dans une galle au collet de la racine de Linaria vulgaris.
Celle du G. pilosus dans une galle de la tige de la même plante.
Celle du G. campanules, dans l’ovaire hypertrophié de la Campanula
rhomboidalis (Laboulbène) des Campanula trachelium et patvla d’après
mes observations.
Celle du G. noctis dans la fleur déformée de la Linaria geMütifolia et dans les capsules de la Linaria vulgaris.
Celles du G. netus et du G. antirrhini dans les capsules de cette dernière plante. Vantirrhini se trouve chez nous dans les capsules des Verbascum et le netus dans celles de Linaria spart ea.
Celle du G. beccabungœ dans les capsules des Veronica beccabunga et scutellata.
Celle du G. spilotus dans les capsules de Scrophularia aquatica.
Celle du G. teter dans les capsules de Verbascum.
Celle du G. littoreus dans les capsules des Linaria Ihymifolia et supina.
Celle du G. griseo hirtus, de Corse, dans les capsules de la Linaria triphylla.
Celle du G. plantarum dans les ovaires de Linaria vulgaris et en Corse de Linaria triphylla.
Celle du G. meridionalis dans les ovaires de Linaria striata et, à Ma drid, de Linaria fili folia.
Celle du G. micros dans les capitules de Jasione montana.
Celle du G. asellus dans les tiges des Verbascum où, quoiqu’elles soient souvent très-nombreuses, elles ne produisent pas de déformation.
Toutes ces larves se transforment sans déplacement.
Derelomus ScH.
Se trouve à Alger sur les fleurs du Chamcerops humüis et pond sans doute dans les ovaires.
Acentruü Sch.
VA. histrio est commun, en Provence, sur le Glaucium luteum, dont il ronge les fruits. M. Peragallo, qui m’a envoyé cet insecte de Nice en très-grand nombre, a vainement cherché sa larve dans la tige. Elle vit peut-être dans le fruit.
Orobitis Germ.
Je lis dans le Généra de Duval que M. Hardy a pris plusieurs fois l’O cyaneus et sa larve dans les fruits de la Viola canina.
CURCULIONIDES
Camptorhinus Sca.
Vu les conditions dans lesquelles se trouvent ces insectes, je ne doute pas que leurs larves ne se nourrissent du bois de Chêne, mais elles n’ont pas encore été observées, ,
Clasteroeercus Cast.
Le G. depressirostris vit, dit-on, dans le bois du Hêtre.
Cryptorhynchiis III.
Le C. lapathi est un insecte très-nuisible aux jeunes Saules et aux jeunes Peupliers souffreteux qu’il fait périr en y déposant les germes de ses larves dont plusieurs auteurs ont parlé et dont j’ai bien des fois vu les dégâts. Je les ai trouvées aussi dans des souches de Saules récemment abattus.
Ramplius Clairv.
La larve du R. flavicornis est mineuse des feuilles du Saule raarceau où je l’ai trouvée en abondance et où elle accomplit toutes ses métamorphoses. On doit s’attendre aussi à ce qu’elle diffère des autres larves de Curculionides. Elle ressemble même peu à celles des Orchestes. Elle est plus déprimée, régulièrement elliptique, et se fait remarquer par les deux grandes taches brunes de son prothorax.
Je prends fréquemment le R. ænetis sur les haies d’Âubépine, mais sa larve a échappé jusqu’ici à mes recherches.
Jflonoiiychus Germ
On sait depuis longtemps que la larve du M.pseiidoacori vit et se transforme dans les graines de ï’iris pseudoacorus.
Cœliodes ScH.
Ces insectes se trouvent, les uns sur les arbres et principalement les Chênes, d’autres sur les plantes basses. On n’a rien publié, je crois, sur
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leurs mœurs. Mes recherches m’ont conduit à la découverte de deux larves, celle du G , quadrimaculatus dans la tige de l’Ortie dioïque et celle du G. lamii dans la tige du Lamium maculatum. Il est probable que celles des G. exigms et geranii vivent au collet des racines des Géranium.
Ceatorhynctius Germ.
Ici nous n’avons guère affaire qu’à des insectes des plantes herbacées et tout au plus de quelque arbuste comme la Bruyère. Les larves connues ont été trouvées le plus grand nombre dans les tiges, d’autres dans des galles, quelques-unes dans les fleurs ou les fruits.
TIGES ou COLLET DE LA RACINE
G. raphani — Symphytum officinale.
G. cynoglossi — Cynoglossum officinale.