Laurier brossé
alors qu’il était sincère encore dans ses convictions de catholique et de conservateur—äu moins, il le paraissait—le notoire ISRAËL TARTE avait pris à tâche de démolir son chef d'à-présent, M. Wilfrid Laurier, libéral politique et libéral catho!‘ vue, en exhibant à nu cette douteuse et flasque personnalité,
Aux jours de 1877-78, Tarte, en ce temps-là rédacteur du ‘Canadien,’ a brossé plus d’un portrait, triste ou gai, mais bien nature, de l'étrange monsieur auquel il sert maintenant de valet de pied. ‘
Comme M. Laurier reste encore au- Jjourd’h"1, après vingt ans de vie publique, qui l’ont plutôt gaspillé qu’amélioré, le même libéral-doctrinaire, indépendant de l'Eglise et du clergé, qu'il était alors,
le même politi-|
alors, les portraits qu'a tracés de lui son %excellent ami, son cher lieutenant Tarte” sont encore de toute actvalité, malgré que le peintre ait, depuis, déplorablement gâñché ses couleurs.
En voici quelques-uns, Il fera plaisir, et il sera assurément utile à l'électorat que tous ces jongleurs s'entendent pour tromper à présent, de faire l8 Connaissance du fétiche Laurier tel que dépeint par M. Tarte.
LAURIER DISCIPLE DU E ‘DICA- LISME (“Le Canadien,” 29 mai 1877)
“A propos de quelques phrases de mé-
“rite sur M. Laurier, les organes du Ii-
“béralisme se déchatnent contre M.
“Tarte. Notre crime n’est pas d'avoir
cien À vues étroites qu'il GA que le DEPUTE DE DRUMMOND
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“ET ARTHABASKA APPARTIENT A “T’ECOLE LAFLAMME-DOUTRE, ON “NE RELEVE PAS CETTE ACCUSA- “TION PARCE QU'ON LA SAIT ETA- “ELIE. Mais on se répand en injures “contre M. Tarte. Injurier n'est pas ré- ‘pondre. |
“Le directeur pour “rire” de l’“Evé- ‘“uement” (M. Lafrance), l'inspecteur ‘‘vatenté des gaz de Sa Majesté, a mis | “la main à son plus dur martinet pour | “nous infliger une punition. Il nous ‘‘enveloppe dans des couches épaisses | ‘ du mépris public ; selon lui, une ré-| “probation universelle écrase le ‘“‘Oana- ‘“dien.” Tout cela, parce que M. Tarte ‘est le rédacteur en chef, et “plus encore ‘parce qu’il a fait de ce journal un orga- ‘ne influent des doctrines ultramontai- “pes qu'il a défendues contre la meute ‘des libéraux qui attaquaient nos liber- ‘tés religieuses.”
(“Le Canadien,” 26 mai 1877) “It (M. Laurier) appartient de franc I FC “coeur à l’école Laflamme-Doutre. Son ‘idéal, c'est Papineau, mort en refu- 4 L / ‘sant la bénédiction d’un prêtre catho- “lique. ”
Se 757 Canadien,” 27 juin 1877)
“Le résumé de cette harangue (de M.
“Laurier), c’est que le clergé doit res- ‘ter dans le sanctuaire, et que LA RE- “LIGION NE DOIT PAS ETRE LA “RASE D'UN PARTI.”