MORT PEU GLORIEUSE, S'IL EN “FUT JAMAIS
“Nous avons plus d’une fois averti “nos amis les libéraux qu'ils rendaient ‘un bien mauvais service à M. Laurier, ven l’élevant aux, nues AVANT QUIL “EUT FAIT QUELQUE CHOSE POUR “SE DISTINGUER DE LA FOULE, “AVANT QU'IL EUT ACCOMPLI UNE “SEULE OBUVRE REMAKQUABLE.
Nous leur avons dit qu'une “réputation “qui n’a d'autre fondation que la ré- “clame, n’est pas plus solide qu'une
‘maison bâtie sur le sable ; l’une et “l'autre s'écroulent et ne laissent que ‘“‘des ruines ; suivant leur malheureuse ‘coutume, les feuilles rouges ont dédali- “gné nos conseils; ELLES ONT CONTI- “NUE A ENIVRER LEURS HEROS “D'ARNCENS A BON MARCHE, LE ré- ‘“‘sultat était facile à prévoir : Lorsque “M. Laurier est entré dans le minis- “tère, les rouges nous ont dit en choeur :
“Vous allez voir comme la chose pu- “blique va être bien administrée ; vous “allez voir la province de Québec re- ‘’prendre bien vite son ancien prestige ; ‘vous allez voir ce que c'est qu’un hom- “me d'Etat.”
“NOUS SAVIONS TRES BIEN QUE “M. LAURIER NE FERAIT RIEN “DE MERVEILLEUX ; NOUS SA- “VYIONS TRES BIEN QU'IL DESAP- “POINTERAIT LES NAIFS QUI “AVAIENT CRU AUX ELUCOUBRA- “TIONS DE LA PRESSE ROUGE; “MAIS NOUS NE PENSIONS PAS “QUE LES EVENEMENTS NOUS *“DONNERAIENT SITOT RAISON.
“Il nous semblait . que M.
“Laurier, rélégué par son chef ‘et maître dans un département secon- ‘““daire, conserverait, grâce à un habile “silence sa réputation d'homme d'Etat “pendant au moins une éession. Sa “chute, au contraire a été subite et ‘lourde. IL EST TOMBE DU PIEDES- ‘“TAL OU SES AMIS L'AVAIENT RI- “DICULEUSDMENT HISSE, ET IL “EST TOMBE AU MILIEU DES RI- “RES ET DES MOQUERIES DE LA “JHAMBRE ET DU YUBLIC.