‹ Laurier brosséChapitre 29 sur 29 · CERES · texte numérisé non relu

CERES

‘“ Non, ILS NE CROIENT PAS EUX MEMES A CE QU'ILS VEU- LENT FAIRE GOBER AU PU- BLIC.

“ Oui, ILS SAVENT QUE LEURS CALCULS SONT FAUX.

‘ Oui, ILS SAVENT QUE LEURS ALARMES SONT FEINTES.

“ Oui, ILS SAVENT QUE LEURS DENONCIATIONS SONT VAINES, leurs objections aux contrats pour la plupart sans fondement sérieux, QUELQUES-UNES D'UNE ETON- NANTE ABSURDITE.

“J, ISRAEL TARTE

OR Laurier nul, vide.

(Le Canadien, 2 votobre 1877)

M. LAURIER N’EST PAS UNE NULLITE, ENCORE MOINS EST- IL CE QU'ON EST CONVENU D'APPELER UN TALENT, C'EST UN HOMME VERNIS, GRATTEZ UN PEU ET VOUS DECOUVRI- REZ LA MEDIOCRITE. Il n’est pas instruit, ses discours le démontrent, sa pensée ne s'élève jamais au-dessus de l'exploitation des préjugés, dans ce genre réside sa force, c’est assez dire que sa carrière publique ne sera ni profitable pour son pays, ni brillante pour son parti, En faisant un ou deux discours par an, il s'est bâti une renommée, pourtant il n'est qu'un, vul-

gaire déclamateur. L'orateur est Laurier insulteur des l'homme probe, habile à dire de conservateurs bonnes choses, M. Laurier ne fait que M — \i débiter des phrases d'avance agencées (Le Canadien, 7 septembre 1878.) pour soulever dans le cœur du peuple! ]'Lonorable ministre du revenu de les instincts mauvais. * | Vintérieur (M. Laurier) en- prenant le Nous devons redouter le |premier la parole, a cru qu'il n'y avait changement pour lui rien de mieux à faire que de — jeter l'insulte à la face de la majorité Notre peuple est essentiellement | de ses auditeurs et des électeurs du. conservateur, Il est jeune, ses tradi- | comté 1e Québec. #* tions sont récentes. Il a toutes les! M. Laurier s'est fâché tout rouge libertés qu'il puisse désirer, Il veut en | parce que l'assemblée n’a pas voulu jouir avec sagesse, avoc prudence. Il|accepter les conditions de’ discussion respecte ses institutions et n'aime pas | qu'il voulait imposer à M. Caron, et le changement pour le plaisir de |finalement, forcé d'en passer par le changer. désir général il s’est écrié : Oui, c'est Satisfaite des conquêtes que le parti | bien ici encore: que l'on trouve 08 Que « conservateur lui a légués pendant les | Le pARTI CONSERVATEUR S'EST MONTRE trente années de son règne, la popula: | PARTOUT, LE PARTI DE LA VIOLENOR ET tion du Canada, comme le dit le Globe, | px L'inJusrtos. ne demande pas plus pour le moment qu'une bonne administration des affai-

LJ res publiques. (Quels sont les allies Peut-elle espérer ce résultat des ca hommes actuellement au pouvoir. In- de M Laurier. capables et inféconds comme légielateurs, les libéraux sont inhabiles et e:xtravagants comme administrateurs. Vo un article du “ Canadien,” de Comment attendre la sagesse et la | Québec, le 5 j janvier 1875 ; on le dirait. Û pureté de la part de ceux qui ont ins-| d'hier. ‘ | rit sur le dossier de leurs fautes admi-| M. Tarte s'étant demandé quels nistratives ie trop célèbre achat des | Staient les alliés du parti conservateur limes d'acier, les- sottises du fort | là province de Québec, il y répond = Francis, les jobs du havre de Gude- de l'ange manière suivante : “a rich, du chemin de la Baie Geor- “Veut-on sérieusement prétendre |: ES gienne, etc. Que LE PARTI CONSERVATEUR DU HAUT- He ss J.Isnagz Täanrs. | CANADA n’a pas été PLUS SYMPATHIQUE | | “ 1e Canadien, 24 sept. 1877) POUR NOUS QUE LE PARTI GRIT ? Pare. -

lons d’abord du passé, et nous traiterons ensuite le présent.

# Qui a essayé sous l’Union, de nous douaer la représentation basée sur la population ? Sinon George Brown et ses disciples ?

QUI A VOULU NOUS IMPOSER DES ECOLES SANS Dieu ? Sinon, G£oRGE BRowN, aidé des Papin, des Doniow, etc, etc.

4 Qui est-ce qui, en 1859 menagait de soulever le Haut-Canada, si le gouvernement faisait adopter un projet de loi pour le rachat définitif des droits seigneuriaux ? Sinon, George Brown et ses disciples ?

“ Qui est-co qui proposait que les LEas et LES DONS faits AUX INSTITU- TIONS RELIGIEUSES dans les six mois précédant la mort du testateur devraient être considérés comme NULS ?

Sinon, Gzorae Brown aidé des Donton, des DEssAULLES, etc., etc.

“ Qui est-ce qui, en 1859, convoquait dans Ontario des assemblées où L’ON DEMANDAIT L'ANÉANTISSEMENT DES CanaDtens-FRANoOAIS ? Sinon, GEORGE Brown, MaALooM CAMERON, eto., etc.

4 Qui est-ce qui, en 1860, s’opposA AUX SUBSIDES ACCORDÉS A NOS INSTITU- TIONS RELIGIEUSES ? Sinon, GEoxGE BROWN ET 888 AMIS |

‘ Qui est-ce qui, en 1860, voulait briser l'Uünion, sous prétexte que le Bas-Canada était plus favorisé qu'Ontario ? Sinon, George Brown et ses amis |

“Qui est-ce qui pronongait en Chambre les paroles suivantes : ‘Je

n’approuve pas le régime monastique, il est le fléau de tous les pays où il existe, |J'OBJEOTE A CE QUE L'ÉDUOA- TION SOIT PLACÉE SOUS LE CONTROLE DE L'EGriss. L'EDUOATION N’EST PAS L'AFFAIRE DU CLERGÉ, celui-ci est un mauvais instituteur et son enseignement n’est propre qu’à rétrécir l'esprit et conduit à l’athéisme. Sinon, GEORGE Brown !

‘ Qui présenta des résolutions pour rappeler les peines imposées aux usuriers ? Sinon, George Browa |

“ Quiest-ce qui en 1856 vota pour diviser les comtés suivant le chiffre de la population ? Sinon, George Brown, Malcom Cameron, McKeuzis |

‘ Qui est-ce qui PRoPOSA, EN 1856, de RAPPELER L’AOT& QUI AUTORISAIT L'ÉTABLISSEMENT D'ÉOOLES SÉPARÉES?

Sinon, Gsonas BROWN BT 588 AMIS | “ Qui est-ce qui déclarait en Chambre, en 1857,qu'il était DANG=R=Ux d'établir EN HauT-CANADA des COUVENTS et des MOoNASTERSS ? Sinon, Gxzonds Browx !

“Qui est-co Qui; EN 1861, vora CONTRE L'INCORPORATION DU COUVENT px Jésus-MaARIE, À Lévis ? Sinon, le parti GeorGs BROWN!

Qui est-ce QUI, EN 1863, RÉDUISAT:

LES OOTROIS AUX COMMUNAUTÉS RELI- GtgusEs ? Sinon, le MINIST£RE GRIT- LIBÉRAL, SOUS LA PRESSION DE GEORGR Brown!

“ Qui est-06 QUI, ENFIN, SOULEVA AU Nonp-Ouxsr LES TROUBLES QUI ONT AMENÉ DE SI TRISTES RÉSULTATS ?

Sinon, Gsonce Brown, MoKenzre,

BLake, eto, EN METTANT À PRIx LA TETE DE RIEL, en blémant le gotver nement fédéral de ne pas avoir pani les meurtriers de Scott ! :

. Qui oserait dire que si George Brown n'eut pas excité dans Ontario les haines et les préjugés religieux, Lépine et Naud ne seraient pasanjourd'hui dans les cachots !.

“Qui, PENDANT CETTE LONGUE LUTTE que nous avons soutenua POUR Nos

INSTITUTIONS RELIGIEUSES, s’est montré NOTRE AMI CONSTANT ET DÉVOUÉ ?

Sinon, Jon A. MaAocponazp et "les CONSERVATEURS DU HAUT-.C'ANADA !

* Nous METTONS AU Der LE PLUS ENRAGÉ DES LIBÉRAUX, DE NIER AU- CUN DES FAITS QUE N US AVONS MIS À LA CHARGE DE GEORGE BROWN ET Ds GRITS | ”

Nous ajouterons un seul mot à cette dénonciation en règle du parti grit ; c'est que ce même parti, sauf George Brown dispara, est celui qui est rallié aujourd’hui à l'honorable M. Laurier, avec le ‘Globe ” comme son organe :

c'est que ce qui était vrai des ‘ grits” d'Ontario en 18765 l’est encore aujour:

d’hui, et même avec plus d'intensité ; C'estenfin que M. Taure lui-même

BST DEVENU aujourd'hui l'ALLIÉ px. :

CE PARTI qu'il combattait avec tant de vigueur eu 1875,

Tarte qualifié par M. Laurier.

Pour mettre le. bouquet aux dénonciations de Mtre J. Israël Tarte contre son chef Laurier, voici un certificat de “traître et de renégat” décerné par le | Chef, 4 son tour, au vaillant lieutenant l'arte et ses pareils les transfuges conservateurs. Il décochait les traits sulvants à ces futurs valets de son service, dans une séance du club libéral ‘“National”, en mai 1884.

—“Nous qui sommes du parti libéral, Lous avons un privilègé, UN PRIVI- LEGE QUI EST PAUT-ETRE EN MEME TEMPS NOTRE MALHEUR:

Comme l’a dit M. Préfontaine, i] ya un instant, N’EST PAS LIBERAL QUI VEUT.—-Horace disait de son temps :

“Nascuncur poetae.” Eh ! bien, MOI JE DIS: ON NAIT LIBERAL, CELUI QUI N’A PAS LE PRIVILEGE D’ETRE LI- RERAL A SA NAISSANCE NE POUR- A JAMAIS LE DEVENIR; et celui qui u’étant pas né libéral le devient par la suite, manquera aux principes libéraux, et deviendra UN TRAÏITRE ET UN RENEGAT...IL NE POURRA PAS RESTER PARMI NOUS.”

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