‹ Laurier, sa vie, ses œuvresChapitre 34 sur 55 · AU CIMETIERE · texte numérisé non relu

AU CIMETIERE

Le retour au cimetière se fit en voiture. Le défilé suivit les rues Guigues, Dalhousie et Rideau. La foule, quoiqu’en nombre moins grand que le matin, se pressait sur les trottoirs pour assister au dernier passage de sir Wilfrid. La ville d’Eastview avait orné ses demeures du portrait de l’illustre défunt. Le conseil municipal avait fait draper de noir le frontispice de 1 hôtel de ville et un arc composé d’immortelles et de fleurs funéraires, aux drapeaux alliés, et portant l’inscription: “Requiescat” encadrait la rue.

“Le frontispice de l’église de Notre-Dame de Lourdes, près du cimetière, était aussi drapé de noir.

“Le cortège funèbre arriva au cimetière à 2 heures 15. Lady Laurier, accompagnée de M. Robert Laurier, de Mme Hamilton et de la révérende soeur Saint-Valère, de la Congrégation des Soeurs Grises, attendait en automobile près de la tombe.

LAURIER

“ Lady Laurier, qui n’avait pas assisté au service funèbre à la basilique, attendait au cimetière, près de la tombe creusée, les restes mortels de son cher époux. Elle avait voulu assister à son dernier voyage. Le R. P. Lejeune, O.M.I., assisté de MM. les abbés Myrand et Thériault, récitèrent les dernières prières liturgiques : “Que les anges vous conduisent dans le paradis.” Le cercueil est ensuite descendu lentement dans la tombe, tandis que les parents et les amis de l’illustre défunt jettent un suprême regard sur ce qui contient les restes de celui qui “aima passionnément son pays” et qui était parmi nous “le survivant d’un autre âge”. Laurier est dans la tombe. Il n’appartient plus au présent; il appartient au passé et à

avenir.

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