HENRI FABRE
Donc, tu n'auras connu de cette affreuse guerre
Que les combats sanglants, que la haine et ses maux, Doux vieillard, amoureux des paisibles hameaux, Toi que le grand Mistral saluait : mme un frère!
Adieu, les jours féconds où, couché sur la terre,
Sous le soleil torride, avec de simples mots,
Tu disais l'infini des petits animaux,
Leurs travaux, leurs amours, leur art et leur mystère !..
70 HENRI FABRE attente Pour la première Jois, ton labeur s’interrompt !
Tu ne lèveras Plus ton vénérable front
De l’insecte observé vers la tremblante étoile! è
Entre dans la demeure éternelle de Dieu, Toi qui cherchas le Vrai Parlout sous le ciel bleu: Le voici tout entier, Fabre, qui se dévoile!
FLEURS DE Lys