LES VRAIS MALHEUREUX
Sous tous les cieux où l’homme affligé se promène, Croyant laisser son mal obstiné loin de lui,
Il entend, comme un grand vent triste qui le suit, La navrante chanson de la souffrance humaine.
Puisque la douleur fait du monde son domaine, Que du cercle fatal nul ne s'évade et fuit,
Et que l’universel destin qui nous conduit Vers une fin toujours lamentable nous mène,