Triens d'or; Musée impérial à Paris
A.) LOSON— NA m — Téte de face.
R.) GA — - vs MVNiT — Croix psttée , haussée
sur deux degrés qui entrent dans le champ de la légende, et accostée sur tes côtés latéraux du chiffre V-II partagé.
T.Xni, pi«ei 16| 17 et la- PéfiiKie MéiWNV^ «oloiMNiie, par M. il.pB. dPAagrefiUe.
190 MONNAIES DE LAUSANNE
4. La dernière monnaie mérovingienne de Lausanne qui soit connue a été donnée au musée de l'Etat par M. Morel- Fatio. (V. pL n« 2) :
A.) BLVKEivs IIVNITARIY — Téte ssns diadème tournée
à droite.
R.) LAVSONNO civiTATE — Croix pallée, surmontée d'ua soleil; le chiffre V dans chacun des cantons supérieurs et seulement un besant dans les deux autres.
Cette pièce avait été offerte à la collection cantonale comme provenant d'une trouvaille faite aux environs de Genève, mais les Conservateurs du Musée ayant élevé des doutes sur son authenticité, elle ne fut pas achetée.
Charles-Martel, 715-741, fut le premier souverain de cette dynastie; Charlemagne, son petit-hls, s'étant fait sacrer empereur a» 800, ses descendants régnèrent jusqu'en 887, année où la démence de Gharles-le-6ros occasionna le démembrement (le l'empire carlovingion.
Jusqu'à ce Jour on ne peut signaler, en fait de monnaies carlovingiennes trouvées à Lausanne, que les dix pièces de l'empereur Charlemagne, découvertes par M. F. Troyon, en 1842, dans le cimetière de Bel-Air. — Elles sont décrites à la page 26 du mémoire sur les monnaies des pays voisins du Léman.
VMode rodolplileiuie«
Le royaume de la Bourgogne-transjurane a toujours vivement intéressé les populations de la Suisse romande , c'est un peu l'âge d'or de notre histoire. Le doyen Bridel
a consacré dans le Conservateur suisse une notice à l'étude
MONNAIES DE LAUSANNE
de ce sujet pour ce qui se rattache à la ville d'Orbe (vol. V©). M. Rod. Blanchet voulant aussi payer son tribut de recherches» a décrit les Monnaies des rois de la Bourgognetransjurane (travail publié dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Zurich, Tome XI, 1856); après avoir réuoi un grand nombre de monnaies de cette époque si peu connue de notre histoire nationale» il vient d'ofirir sa collection au Musée de l'Etat*.
En donnant la description de ces documents historiques, nous ferons observer que le type des monnaies frappées à Lyon par R15dolphe II, le temple d'un côté et la croix de Fautre, a pris un caractère national dans la Suisse romande ; il s'est conservé sur les pièces de l'Evêché de Lausanne jusqu'à Guy dePrangins (1375)» et à Genève pendant le Xl^siècle sur les monnaies des évéques Conrad et Aldagondus II.
L'obole de Lausanne que nous avons figurée (pl. n^ 3) offre un exemple de ce type.
Royaume de la Bourgogne4ransjurane.
Rodolphe /er fonda ce royaume» a® 888, en se faisant sacrer roi à St-Maurice» mais ce fat seulement en 894 qu'il put être reconnu; ce souverain, naort en 912, fut enterré à St-Mauiice.
Il n'y a pas de monnaies attribuées à Rodolphe I^^".
Rodolphe II, son fils, lui succéda a*' 912, il prit en 922 le titre de roi d'Italie; forcé d'abandonner ce pays» il ajouta» en 9SS, à son patrimoine, la Bourgogne-cisjurane» soit la Provence» qui lui fut cédée par Hugues , comte
* Ces pièces sont très rares dans les coUections Stnases ; le Musée impérial de Paris n'en possède que deux, le denier et Pobole de Rodolphe.
i9S MOmUlES DS ULUSANNS
d'Ârles et de Vienne, son soccessenr an royaume d'Italie.
Rodolphe II mourut en 937 et fut inhumé, paraît-il, dans l'église abbatiale de Payeme.
A. MonnaieB fle Rodolphe II pour len»yaiiiiii de Bontgogne.