LE CIRQUE
Igor Strawinsky, Tristan-Bernard, Lucien Guitry et tant d'autres Picassos, comme vous avez raison d'aimer le Cirque, que Lautrec aima encore plus que vous !
Ah! qui ne peut chérir le Cirque où tout est pittoresque, contraste', brillant; où tout est imprégné de cette « odeur de Cirque », que l'on ne respire nulle part ailleurs ?
Le Cirque! C'est-à-dire toute la fantaisie acrobatique, les écuyers, les écuyères, les clowns^ les trapézistes, les barristes, les sauteurs, les équilibristes et les dresseurs de phoques, les jongleurs et les avaleurs de sabres!
Le Cirque! C'est-à-dire les chevaux dressés, le jockey du Derby, la voltige indienne aux sauts d'obstacles, the wentworth trio i?i a novel
LA UTREC
equestrian act; le Cirque, Tauto-bolide et le bilboquet humain, ^/z^ sensation of ail sensations, par the fearless yoiing and fascinating Parisian, Mauricia de Thiers; le Cirque, les jeux icariens et l'empereur de la magie, Captain Breydson perillous trape:{ist equilibrist act et The Ari^ :{ona's tomahaivk' s jugglet^s !
Quand on aime le Cirque, j'entends le véritable Cirque populaire, le Cirque où du vrai peuple est sensible à la force, à l'adresse, et acclame et tempête; le véritable Cirque, où de la musique, et quelle musique! ronronne ou fracasse ou susurre ou endort; le véritable Cirque où se perpétuent d'ancestrales et puériles traditions; le véritable Cirque où tout est pailleté, en oripeaux, en franges fanées d'or ou d'argent; où tout est clinquant, bariolé et vif! Ah! quand on aime ce Cirque-là, on frémit en entrant, en respirant l'odeur des écuries ; et Ton attend les rires, ces tempêtes de rires qui dégringolent des gradins et qui s'écrasent au milieu de la piste !
Lautrec, qui chérissait le Cirque, à pleine )oie, représenta les clowns, les acrobates, les i^
Pn'-' 1 1-' DRUCT