AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR
6 d. tie x 3 YANT esquiseé, dans la biographie de du Guesclin, une grande figure héroïque du moyen âge, j'ai
Césiré mettre en regard un guerrier des temps modernes, et j'ai chcisi entre tous le général Hoche, qui fut l'honneur des armées françaises à l'époque où toutes les gloires de la France semblaient s’ûtre réfugiées et comme concentrées dans ses armées.
Pour peindre un grand homme, pour le mettre dans son vrai jour, ii n’est pas possible de l’isoler du milieu où il a vécu; il faut faire connaître et bicn Comprendre l'époque où il s'est produit ; tâche toujours Jaborieuse, difficile surtout lorsque cette époque est la Æévo/ution française, et qu'il faut se restreindre pour en parler.
Quoi qu'il en soit, je me suis attaché à rappeler brièvement les caractères généraux de cette grande époque ; j'ai cherché à la faire comprendre en con- Sidérant la Révolution dans son objet et dans ses causes, et j'ai renvoyé le lecteur, pour de pius ainples informations, au livre où j'ai présenté, dans leur en-
semble, ia série des événements principaux de notre histoire nationale. *
* Histoire de France, Depuis
l’origine jusqu'à nos jours, 12» édition.
viil AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR.
Je me suis aidé, pour le travail que je publie aujourd’hui, des travaux antérieu:s qui ont eu Hoche pour objet, et particulièrement du livre de M. Bergounioux, auquel jai fait, en le citant, quelques emprunts et dont j'ai constamment apprécié la sincérité sans adopter toujours les conclusions. Ce livre m’a fourni de nombreux documents et l'indication des meilleures sources. J'ai consulté aussi avec fruit l’estimable ouvrage de M. Claude Desprez, extrait en partie du précédent, mais beaucoup plus méthodique, et je lui dois quelques intéressants détails.
J'ai indiqué mes principales sources dans le cours de l'ouvrage : ia plus éonsidérable est la correspondance de Hoche publiée en 1798, avec ses proclamations et ses ordres du jour, par Rousselin ; mais la plus précieuse pour moi, sans contredit, est la collecticn des lettres intimes de Hoche, religieusement collationnées par son petit-fils, M. le vicomte des Roys, à qui j'en dois la communication. Je me plais à lui exprimer ici ma vive reconnaissance pour l’obligear empressement avec lequel il a mis ce recueil à ma disposition. J'ai trouvé à y moissonner encore après M. Bergounioux et j'y ai puisé tout ce qui m'a paru propre à remplir mon objet, qui est de retracer aux yeux du lecteur la courte er glorieuse carrière du général Hoche dans des proportions modestes, mais suffisantes pour faire apprécier son caractère, ses talents et ses vertus.