‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 107 sur 511 · SCR LES YEUX DE SA MAITRESSE · texte numérisé non relu

SCR LES YEUX DE SA MAITRESSE

Ce ne sont pas des yeux, ce sont plutôt des dieux : Ils ont dessus ^ les rois la puissance absolue. Dieux ? Non, ce sont des cieux ; ils ont la couleur bleue Et le mouvement prompt comme celui des cieux.

Cieux ? Non, mais des soleils clairement radieux Dont les raj^ons brillants nous offusquent la vue. Soleils ? Non, mais éclairs de puissance inconnue, Des foudres de l'amour signes présagieux ;

Car s'ils étaient des dieux, feraient-ils tant de mal ? Si des cieux, ils auraient leur mouvement égal. Deux f^oleils ? ne se peut ^ ; le soleil est unique.

Eclairs ? non : car ceux-ci ^ durent trop et trop clairs *

Toutefois je les nomme, afin que je m'explique.

Des yeux, des dieux, des cieux, des soleils, des éclairs.

^ (Honorât Laugier de Porchères).

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