Dedans. S'employait régulière- fait empoisonner
ment comme préposition. De même 11. Contre fortune. Omission de
dessus, dessous. l'article. Cf. n. 2.
0. D'être... et enfermer. La prépo- 12. Instruit. Préparé, muni,
sition exprimée devant le premier 13. A. Pour. Cf. p. 12, n. 13.
Leur camp, qui la Durance avait presque tarie '
De bataillons épais -, Entendant ^ sa constance eut peur de sa furie,
Et demanda la paix.
De moi ^, déjà deux fois d'une pareille foudre
Je me suis vu perclus ^, Et deux fois la raison m'a si bien fait résoudre ^
Qu'il ne m'en souvient plus.
Non c^u'il ne me soit grief ' que la terre possède
Ce qui me fut si cher ; Mais en un accident qui n'a point de remède,
Il n'en faut point chercher ^.
La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.
Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre.
Est sujet à ses lois ; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend point nos rois.
De murmurer contre elle et ^ perdre patience,
Il est mal à propos ; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science
Qui nous met en repos.
1. Qui la Durance avait... tarie. Malherbe avait perdu deux enfants :
Qui avait tari la Durance. Cf. p. 12, un fils, Henri, mort à deux ans (1587)
n. 5. — En 1536, après avoir envahi et une fille, Jourdaine, morte à huit
la Provence jusqu'à ce fleuve, ans (1599).
Charles-Quint perdit une partie de 6. M'a fait si bien résoudre. M'a
son armée à la suite de maladies épi- fait si bien me résoudre, prendre mon
démiques et dut demander la paix. parti. Après les verbes faire, laisser,
2. I>e. Par des(parses).Cf. p.ll, n.2. sentir, le pronom s'omettait devant