‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 159 sur 511 · Job. 3. Incessamment. Sans cesse. Cf · texte numérisé non relu

Job. 3. Incessamment. Sans cesse. Cf

2. Sans commerce qu'avec. Sans ^\^\outes 'insensibles. Tout insenautre commerce qu'avec (sans com- sj^ies. Construction du temps, merce avec d'autres que).Cf. p. 30, 5. D'une. Par une. Cf. p. 11, n. 2. n, 4. 6. Mot de Salomon.

160 LE A' 17/'- SIECLE l'AR LES TEXTES

le temple de Clémence, que les Romains élevèrent à cette vertu triomphante en la persomie de Jules César, est un plus grand et un plus beau nom encore. Si cette vertu n'offre ^encore un temple à Votre Majesté, elle lui promet du moins Tempire des cœurs, où Dieu même désire de régner et en ^ fait toute sa gloire. Elle se vante d'être la seule entre ses compagnes qui ne vit et ne respire que sur le trône. Courez hardiment, sire, dans sa belle carrière : Votre Majesté n'y trouvera que des rois, comme Alexandre le souhaitait quand on lui parla de courir aux jeux Olympiques. Que Votre Majesté nous permette un peu d'orgueil et d'audace. Comme elle, sire, quoique non autant qu'elle, nous serons justes, vaillants, prudents, tempérants, même libéraux ; mais comme elle nous ne saurions être cléments. Cette vertu, toute douce et tout humaine qu'elle est, plus fière, qui le croirait ? que toutes

les autres, dédaigne nos fortunes privées

Que Votre Majesté rappelle, s'il lui plaît, pour un moment en sa mémoire ce grand et beau jour que la France vit avec tant de joie, que ses ennemis, quoique enflés de mille vaines prétentions, quoique armés et sur nos frontières, virent avec tant de douleur et d'étonnement ^ ; cet heureux jour, dis- je, qui acheva de nous donner un grand roi en répandant sur la tête de Votre Majesté, si chère et si précieuse à ses peuples, l'huile sainte et descendue du ciel. En ce jour, sire, avant que Votre Majesté reçût cette onction divine, avant qu'elle eût revêtu ce manteau royal qui ornait bien moins Votre Majesté qu'il n'était orné de Votre Majesté même, avant qu'elle eût pris de l'autel, c'est-à-dire de la propre main de Dieu, cette couronne, ce sceptre, cette main de justice ^, cet anneau qui faisait l'indissoluble mariage de Votre Majesté et de son royaume, cette épée nue et flamboyante, toute victorieuse sur les ennemis, toute puissante sur les sujets, nous vîmes, nous entendîmes Votre Majesté, environnée des pairs et des premières dignités ^ de l'Etat, au milieu des prières, entre les bénédictions et les cantiques, à la face des autels, devant

1. N'offre. N'offre pas. Cf.p. 18, n.3. 4. Main de justice. Sceptre termio 17^ r»',r ^A,^«^ né par une main, qui était l'emblème

Page 1