‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 17 sur 511 · Cœur. Courage. — C'est après avoir lu cette pièce · texte numérisé non relu

Cœur. Courage. — C'est après avoir lu cette pièce

10. Dedans. Dans. Cf. p. 18, n. 5. qu'Henri IV chargea M. de Belle-

11. Envieillir. Archaïque. Propre- garde, son grand écuyer, de s'attainentdevenirvieux,etpaTsuiteJanguir. cher Malherbe avec mille francs

12. Oppressaient. Opprimaient; d'appointement et l'entretien d'un sens tombé en désuétude. homme et d'un cheval.

Loin des mœurs de son siècle il bannira les vices,

L'oisive nonchalance et les molles délices

Qui nous avaient portés jusqu'aux derniers hasards ^ ;

Les vertus reviendront de palmes couronnées,

Et ses justes faveurs, aux mérites données,

Feront ressusciter l'excellence des arts.

La foi de ses aïeux, ton amour et ta crainte ^, Dont il porte dans l'âme une éternelle empreinte, D'actes de piété ne pourront l'assouvir ; Il étendra ta gloire autant que sa puissance ; Et, n'ayant rien si cher ^ que ton obéissance *, Où tu le fais régner il te fera servir ^.

Tu nous rendras alors nos douces destinées ;

Xous ne reverrons plus ces fâcheuses années

Qui pour les plus heureux n'ont produit que des pleurs.

Toute sorte de biens comblera nos familles ;

La moisson de nos champs lassera les faucilles,

Et les fruits passeront la promesse des fleurs.

La fin de tant d'ennuis ^ dont nous fûmes la proie Xous ravira les sens de merveille ^ et de joie ; Et, d'autant que le monde est ainsi composé Qu'une bonne fortune en craint une mauvaise, Ton pouvoir absolu, pour conserver notre aise ^, Conservera celui qui nous l'aura causé.

Quand un roi fainéant, la vergogne des princes ^, Laissant à ses flatteurs le soin de ses provinces. Entre les voluptés indignement s'endort, Quoique l'on dissimule ^°, on n'en fait point d'estime;

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