Déclarent. Annoncent. d'eux ne passe
Ils n'arrosent sans toi que les dehors de l'âme ; Mais sa fécondité veut ton bras souverain ; Et tout ce qui l'éclairé et tout ce qui l'enflamme Ne part que de ta main.
Ces prophètes enfin ont beau crier et dire ; Ce ne sont que des voix, ce ne sont que des cris, Si pour en profiter ^ l'esprit qui les inspire Ne touche nos esprits.
Silence donc, Moïse, et toi, parle en sa place -, Eternelle, immuable, immense Vérité ; Parle, que je ne meure enfoncé dans la glace De ma stérilité.
C'est mourir en effet qu'à ta faveur céleste Ne rendre point pour fruit des désirs plus ardents ; Et l'avis du dehors n'a rien que de funeste S'il n'échauffe au dedans.
Cet avis écouté ^ seulement par caprice. Connu sans être aimé, cru sans être observé. C'est ce qui vraiment tue, et sur quoi ta justice Condamne un réprouvé.
Parle donc, ô mon Dieu ! ton serviteur fidèle Pour écouter ta voix réunit tous ses sens. Et trouve les douceurs de la vie éternelle En ses divins accents.
Parle, pour consoler mon âme inquiétée ; Parle, pour la conduire à quelque amendement ^ ; Parle, afin que ta gloire ainsi plus exaltée Croisse éternellement.
{Ibid., Hvre III, chap. n)
1. Pour en profiter. Pour que nous remment en sa place ou à sa place. en profitions ou pour qu'ils (nos es- 3. Cet avis écouté, etc. Cf. p. 12, prits) en profitent. Cf. p. 54, n. 1. n. 7. De même connu et cru.
2. En sa place. On disait indiffé- 4. Amendement. Amélioration.