Je ne m'v applique ou ne m'v Cf p 68 n
intéresse presque pas. ; '7. b"e'/e me /afs.Que je ne me fais.
3. Resserre. Au sens de reserve, „, ^on a -^ ■> mais plus fort. Cf. p. 130, n. 4.
4. Après m'être corrigé. Après que 8. Mon chagrin me preocccupe je serai corrigé. Cf. p. 54, n. 1. si fort, m'absorbe à ce point.
La conversation des honnêtes gens, est un des plaisirs qui me touchent le plus. J'aime qu'elle soit sérieuse, et que la morale en fasse la plus grande partie. Cependant, je sais la goûter aussi, lorsqu'elle est enjouée ; et si je ne dis pas beaucoup de petites choses pour rire, ce n'est pas du moins que je ne connaisse pas ce que valent les bagatelles bien dites, et que je ne trouve fort divertissante cette manière de badiner, où il y a certains esprits prompts et aisés qui réussissent si bien. J'écris bien en prose, je fais bien en vers ^; et, si j'étais sensible à la gloire qui vient de ce côté-là, je pense qu'avec peu de travail je pourrais m'acquérir assez de réputation.
J'aime la lecture, en général ; celle où il se trouve quelque chose qui peut façonner l'esprit et fortifier l'âme est celle que j'aime le plus. Surtout, j'ai une extrême satisfaction à Ure avec une personne d'esprit : car, de cette sorte, on réfléchit à tout moment sur ce qu'on lit ; et des réflexions que l'on fait il se forme une conversation la plus agréable du monde et la plus utile.
Je juge assez bien des ouvrages de vers et de prose c^ue l'on me montre ; mais j'en dis peut-être mon sentiment avec un peu trop de liberté. Ce qu'il y a encore de mal en moi, c'est que j'ai quelquefois une délicatesse - trop scrupuleuse et une critique trop sévère. Je ne hais pas entendre disputer ', et souvent aussi je me mêle assez volontiers dans la dispute : mais je soutiens d'ordinaire mon opinion avec trop de chaleur ; et, lorsqu'on défend un parti injuste contre moi, quelquefois, à force de me passionner pour la raison, je deviens moi-même fort peu raisonnable,
J'ai les sentiments vertueux, les inchnations belles, et une si forte envie d'être tout à fait honnête homme ^, que mes amis ne me sauraient faire un plus grand plaisir que de m'avertir sincèrement de mes défauts. Ceux qui me connaissent un peu particuhèrement, et qui ont eu la bonté de me
1. Citons au moins le distique qu'il ^^^'^^^ '^ ^^^"^ ^^leTdJ^x ?e'ux • Y!^^:^^^^^^^^ ^^7^ Mais, pou. un tel ^^T^^
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