‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 276 sur 511 · BEAUFORT · texte numérisé non relu

BEAUFORT

M. de Beaufort n'en était pas jusqu'à l'idée - des grandes affaires : il n'en avait que l'intention ; il en avait ouï parler aux Importants ^, et il avait un peu retenu de leur jargon ; et cela, mêlé avec les expressions qu'il avait tirées très fidèlement de M. de Vendôme *, formait une langue qui aurait déparé le bon sens de Caton. Le sien était court et lourd, et

d'autant plus qu'il était obscurci pas la présomption Il

me fallait un fantôme, mais il ne me fallait qu'un fantôme ; et, par bonheur pour moi, il se trouva que ce fantôme était petit-fils de Henri le Grand, qu'il parla comme on parle aux halles (ce qui n'est pas ordinaire aux enfants de Henri le Grand), et qu'il eut de grands cheveux bien longs et bien blonds. Vous ne pouvez vous imaginer le poids de ces circonstances, et vous ne pouvez concevoir l'effet qu'elles firent dans le peuple \

1. Voilà pour le public. Voilà râbles de vie, d'éclat, de finesse, de pour ce qui regarde son rôle dans ressemblance, car l'impartialité s'y les afTaires de l'Etat. trouve, même quand il peint des

2. N'en était pas insqii'à Vidée. ennemis... Celte galerie, dont les N'allait pas jusqu'à se faire une idée. traits cent fois répètes et reproduits

o 4 T t I r^ 14^ depuis remplissent toutes nos nis-

. 3-. ^^"•^- Importants. On appelait / ^ j^ l^j^^ ^^ pinceau fran-

ainsi une faction qui se forma contre . ^^ ^^ ^^^ ^-^^ qu'avant Saint-

Mazarm au début de la Régence. ^^^'^^ .^ ^^ ^,.^^.^ H^^ ^^^^^.^ ^^

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