‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 58 sur 511 · LES DIFFERENTS AGES · texte numérisé non relu

LES DIFFERENTS AGES

Mon oncle * m'a conté que, montrant '" à Ronsard Tes vers ^ étincelants et de lumière et d'art, Il ne sut que reprendre en ton apprentissage ' Sinon qu'il te jugeait pour ^ un poète ^ trop sage.

Et ores ^° au contraire on m'objecte à péché Les humeurs ^^ qu'en ta Muse il eût bien recherché ^^. Aussi je m'émerveille, au feu ^^ que tu recèles, Qu'un esprit si rassis ait des fougues si belles ; Car je tiens comme lui que, le chaud élément ^^ Qui donne cette pointe ^^ au vif entendement, Dont ^^ la verve s'échaufïe et s'enflamme de sorte Que ce feu dans le ciel sur des ailes l'emporte. Soit ^" le même qui rend le poète ^^ ardent et chaud, Sujet à ses plaisirs ^^, de courage -^ si haut. Qu'il méprise le peuple et les choses communes. Et, bravant les faveurs, se moque des fortunes -^ Qui le fait débauché, frénétique -^, rêvant,

1. Ainsi. En disant ceci, au cas 11. Humeurs. Caprices, saillies du où les deux derniers vers seraient pro- tempérament.

nonces par le loup ; en votjunt la bête 12. Il eût bien recherché. Il eût

morte, si nous en faisons une ré- bien fait de chercher de nouveau,

flexion du poète. car il les y aurait trouvées (?). — Re-

2. Se réconforte. Se réconforter cherché. Invariable. Nos régies du dequelquechose,c'ests'en/roui;e7-tjen. participe n'étaient pas encore fixées.

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