Expérience. Art. Cf., p.40, ce que dit Racan de ^a^'er
10. Fantastiques. Se rapporte au sion qu'avait INIalherbe pour les sujet de disent. — Cf. p. 66, n. 8. fictions poétiques.
os LE AT//' SIECLE PAR LES TEXTES
C'est proser de la rime ^ et rimer de la prose
Que l'art lime et relime, et polit de façon
Qu'elle rend à Toreille un agréable son ;
Et, voyant qu'un beau feu leur cervelle n'embrase -,
Ils attifent leurs mots, ajolivent ^ leur phrase ^,
Affectent leur discours tout si relevé d'art ^,
Et peignent leurs défauts de couleur et de fard.
Aussi je les compare à ces femmes jolies
Qui par les afiiquets se rendent embellies ^,
Qui. gentes en habits et sades " en façons.
Parmi leur point coupé * tendent leurs hameçons,
Dont l'œil rit mollement avec afféterie ,
Et de qui le parler n'est rien que flatterie ;
De rubans piolés ^ s'agencent ^^ proprement ^^,
Et toute leur beauté ne gît qu'en l'ornement ;
Leur visage reluit de céruse et de peautre ^'- ;
Propres ^^ en leur coiffure, un poil ^^ ne passe ^^ l'autre ^®.
Où ^" ces divins esprits, hautains et relevés, Qui des eaux d'Hélicon ont les sens abreuvés, De verve et de fureur^* leur ouvrage étincelle ^^ ; De leurs vers tout divins la grâce est naturelle, Et sont 2°, comme l'on voit, la parfaite beauté. Qui, contente de soi -^, laisse la nouveauté Que l'art trouve au Palais -- ou dans le blanc d'Espagne. Rien que le naturel sa grâce n'accompagne -^ ;
l.Proserde/arjme.Rabaisserjusqu'à Ne passe pas. Cf. p, 18, n.'J3. la prose ce qui est matière de poésie. IG. Tout ce que dit ici Régnier
2. Leur cervelle n'embrase. Cf. p. 12, s'appliquerait bien mieux àDesportes n. 6, et p. 18, n. .3. qu'à Malherbe. Si Malherbe a beau-