‹ Le babillardChapitre 11 sur 356 · LÉANDRE, VALÈRE · texte numérisé non relu

LÉANDRE, VALÈRE

LÉANDRE

La bonne femme donc, j’ai son discours présent ; Ce qu’on retient alors reste profondément :

C’est une cire molle où tout ce qu’on applique S’écrit... Si, comme moi, vous saviez la physique, Je vous mettrais au fait ; car j'ai beaucoup de goût, Pour un homme de guerre, et sais un pou de tout. J’aime les tourbillons, le sec ell e liquide,

Des atomes...

VALERE, à part

Il va se perdre dans le vide.

LÉ AND RE

Le flux et le reflux exercent mon esprit ;

La matière subtile, elle me réjouit.

C’est une belle chose encore que l’histoire ;

Je la cite à propos, car j’ai de la mémoire,

Et n’ai rien oublié de tout ce que j’ai lu :

La bataille d’Arbelle, où César fut vaincu,

Et celle de Pharsale où périt Alexandre ;

Et Darius le Grand, qui mit Thebes en cendre... Dans la vivacité je crois que je confonds.

VALÉRE

Ma foi ! vous excellez pour les digressions,

Et j’admire votre art à changer de matières Par des transitions insensibles, légrèes.

Vous raisonnez de tout avec beaucoup d’esprit, Et vous citez l’histoire en homme bien instruit.

LÉ AN DRE

Il me brouille toujours.

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