SIGISMOND, FÉDÉRIC, ARLEQUIN
FÉDÉRIC
Prince, dont le noble courage...
, SIGISMOND
Epargnez-vous un vain hommage,
Qui gêne votre cœur et révolte le mien.
FÉDÉRIC
Seigneur, vous offensez le duc de Moscovie. L’hommage qu’il vous rend ne le contraint en rien, Puisqu’il vient vous prier d’approuver le lien Qui doit l’unir à Sophronie.
LA VIE EST UN SONGE
SIGISMOND
Ah! téméraire! oses-tu bien Me parler d’approuver un lien qui m’outrage? Renonces-y toi-même, ou mon juste courroux.
FEDERIC
Je demeure surpris d’un accueil si sauvage !
SIGISMOND
Apprends qu’à cet objet si doux Ma main destine un autre époux.
fédér ic .
Qui peut me disputer la princesse que j’aime?
SIGISMOND
Un rival indigné de ton audace extrême,
Seul digne d’obtenir sa foi,
Puisqu’il est au-dessus de toi,
Et puisqu’enfin c’est Sigismond lui-même.
FÉDÉRIC
Seigneur, à votre rang je sais ce que je doi;
Mais j’ai le suffrage du roi,
Et vous-même y devez souscrire.