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Le NID DE FAUVETTES"
Paroles de Berquin, - musique d’Albanèse accompagnement de piano de M. A. BLANCS
Je le tiens ce nid de fauvette :
Ils sont deux, trois, quatre petits.
Depuis si longtemps je vous guette,
Pauvres oiseaux, vous voilà pris !
Criez, sifflez, petits rebelles,
Débattez-vous; oh! c’est en vain :
Vous n’avez point encor des ailes ;
Comment vous sauver de ma main?
Mais quoi! n’entends-je pas leur mère?
Qui pousse des cris douloureux?
Oui, je le vois, oui, c’est leur père,
Qui vient voltiger autour d’eux.
Ah! pourrais-je causer leur peine,
Moi qui l’été, dans nos vallons,
Venais m’endormir sous un chêne Au bruit de leurs douces chansons?
Hélas ! si du sein de ma mère Un méchant venait me ravir,
Je le sens bien, dans sa misère Elle n’aurait plus qu’à mourir !
Et je serais assez barbare Pour vous arracher vos enfants .
Non, non, que rien ne vous sépare, Non! les voici, je vous les rends.
Apprenez-leur, dans le bocage,
A voltiger auprès de vous;
Qu’ils écoutent votre ramage,
Pour former des sons aussi doux.
Et moi, dans la saison prochaine, Je reviendrai dans les vallons Dormir quelquefois sous un chêne, Au bruit de leurs jeunes chansons.
temps, d’un
Idylle aussi naïve qu’innocente, qui jouit, dans sa n ™r-, - . grand succès; c’est à ce titre que nous la publio . siècle d’aujourd'hui prendrait en pitié de pareilles mnoc Berquin l pauvre ami des enfants l