‹ Le babillardChapitre 347 sur 356 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LE MARQUIS, LA FLEUR

Belfort vient-il? Réponds, tranquillise mon âme.

LA FLEUR

Il ne peut pas, monsieur, quitter sitôt madame.

Ils sont (je les ai vus) ils sont présentement

Tous deux dans des transports, dans un ravissement

Qu’on ne peut exprimer.

LE MARQUIS

J’étouffe, je suffoque.

LA FLEUR

Pour lien, pour garant d’une paix réciproque,

Elle vient à son bras d’attacher, à mes yeux,

Un bracelet tissu de ses propres cheveux.

« Mon cher petit mari, tenez, gardez, dit-elle,

« Gardez bien ce doux gage, et soyez-moi fidèle. » Tous deux en même temps viennent de s’embrasser.

LE MARQUIS

Tais-toi. Ce malheureux est fait pour m’annoncer Des choses, des détails, toujours désagréables.

LA FLEUR

Est-ce ma faute à moi, s’ils ne sont pas aimables ? Suis-je maître du sort et des événements?

S’ils dépendaient de moi, je les rendrais charmants. Un courrier cependant a suspendu leur joie :

Je crois que vers milord le parlement l’envoie. L’affaire est sérieuse, à ce que j’ai compris.

L'ÉPOUX PAR SUPERCHERIE

Milord a para même embarrassé, surpris,

Et je les ai laissés tous trois en conférence.

LE MARQUIS

Je respire; ces mots soulagent ma souffrance. SCÈNE XI

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